La meilleure musique de la décennie 2000 - Achetez le livre en ligne !

 

 

   

 

   

 

 

 

Arcan, Nelly : Putain -

Bouchard, Jacques : Les 36 nouvelles cordes sensibles des Québécois -

Brown, Dan : Da Vinci Code - Anges & Démons - Deception Point - Forteresse digitale -

Caldwell, Ian & Dustin Thomason: La règle de quatre -

Coelho, Paulo : L'Alchimiste -

Connelly, Michael : La défense Lincoln -

Courtemanche, Gil : Un dimanche à la piscine à Kigali -

DALLAIRE, Roméo : J'ai serré la main du diable -

DEKKER, Dennis : In the Studio with The Beatles: Nagra Tapes -

Dépatie, Andy : De pathétique à athlétique... à 60 ans -

GERMAN, Bill : Under Their Thumb -

GRANDFILS, Dominique : Paul McCartney, Morceaux choisis -

Grisham, John : Le clandestin - L'accusé -

Haley, Alex : Racines - Queen -

Hosseini, Khaled : Les cerfs-volants de Kaboul -

Jardin, Alexandre : Le roman des Jardin -

King, Stephen : Roadmaster -

Lacoursière, Jacques : Histoire populaire du Québec - Tome 1: Des origines à 1791 -

Laferrière, Dany : Vers le sud -

Lapierre, Dominique & Larry Collins: New York brûle-t-il? -

Lester, Normand : Le Livre Noir du Canada Anglais -

Levy, Marc : Et si c'était vrai... - Vous revoir -

McIVER, Joel : The 100 Greatest Metal Guitarists -

OHL, Paul : Black : Les chaînes de Gorée -

O'Shea, Mick : The Early Days Of The Sex Pistols: Only Anarchists Are Pretty -

PRATO, Greg : Grunge is Dead -

Reeves, Hubert (avec Frédéric Lenoir) : Mal de Terre -

RENDELL, Ruth : Rottweiler -

Roy, Mario : Gerry Boulet: Avant de m'en aller -

Sebold, Alice : La nostalgie de l'ange -

SENÉCAL, Patrick : Le vide -

Tessier, Marcel : Chroniques d'histoire: Tome 1 - Chroniques d'histoire: Tome 2 -

Thomas, Richard : Nirvana de A à Z -

Twelve Hawks, John : Le voyageur

 

Légende pour les étoiles

 

 

Nelly Arcan, Putain (2001)

Avec tout le succès qu'a connu Nelly Arcan grâce à son premier roman Putain, je me devais de le lire avant de découvrir son plus récent Folle. Il s'agit en fait d'un roman autobiographique dans lequel elle exorcise ses démons du passé essentiellement vis-à-vis ses parents. Elle raconte son mal de vivre et ses frustrations par rapport aux hommes en général qui ne veulent que coucher avec elle et par rapport aux femmes en général qui ne servent qu'à exciter les hommes. Elle va passablement dans le détail de sa vie d'escorte alors que les hommes défilaient dans sa chambre d'hôtel pour se soulager. Des rumeurs veulent que ce soit des récits mis par écrit pour son psychologue qui aient servi de base à ce livre qui propose plus un défoulement pour son auteure que pour le lecteur. En effet, à moins d'avoir le même genre de vie que le personnage, il est plutôt difficile d'être touché par l'histoire. Peut-être que les femmes le seront plus que je l'ai été. Nelly Arcan nous propose un style très littéraire où la forme prend les devants sur le fond. Elle réussit à nous présenter une seule phrase sur 3 ou 4 pages alors qu'elle énumère sans fin. Le style est intéressant, original et demeure facile à lire, mais le contenu tourne un peu en rond alors que ce sont les mêmes états d'âme à la fin qu'au début. J'ai lu la 2è moitié pour me débarrasser et n'ai plus du tout le goût de lire son plus récent livre, alors que le titre me donne déjà une bonne idée de ce qui m'attend. Malgré certains éléments particulièrement intéressants, je n'embarquerai pas dans la vague de "elle est bonne, elle est belle, elle est fine et je l'aime" et me contenterai plutôt de dire que vous pouvez vous le procurer si vous aimez lire quelqu'un qui se plaint pendant 185 pages. Comme je l'écrivais plus tôt, les femmes apprécieront peut-être, plus particulièrement celles qui ont vécu la prostitution de près et les relations père-fille difficiles. (février 2005)

Jacques Bouchard - Les 36 nouvelles cordes sensibles des Québécois

Jacques Bouchard, Les 36 nouvelles cordes sensibles des Québécois (2006)

Jacques Bouchard, un publiciste reconnu, avait présenté Les 36 cordes sensibles des Québécois en 1978. Il revient avec une nouvelle édition revue et corrigée de ces 36 cordes alors que certaines ont été remplacées au cours des 28 dernières années. C’est un livre qui permet de rire de nos travers, mais aussi de mieux nous comprendre nous-mêmes. Il permet de mieux saisir ce qui différencie les Québécois des autres Canadiens, des Américains et des Européens, nos ancêtres. Le principal point agaçant que j’ai rencontré tout au long du livre c’est que Bouchard parle clairement des Québécois comme des francophones d’origine française, en oubliant toutes les autres communautés culturelles qui peuplent le Québec. On comprend aisément qu’il généralise, mais il ne le mentionne jamais et ça ressemble beaucoup à de l’exclusion. Donc, il s’agit d’un livre qui s’adresse exclusivement aux Québécois francophones qui s’y reconnaîtront sans problèmes, alors que d’autres Québécois se sentiront vraisemblablement laissés de côté. Un autre point où j’ai quelque peu accroché c’est que certains arguments se répètent textuellement dans 2 cordes sensibles ou plus. On peut deviner aisément qu’il y a eu plusieurs moments où on a utilisé la fonction copier-coller. En bout de ligne, c’est tout de même un livre qui vous permettra d’en apprendre un peu plus sur vous-mêmes, membre de la société québécoise francophone. (mars 2007)

½

Dan Brown, Da Vinci Code (2004)

Depuis sa sortie en 2003, le Da Vinci Code est devenu l'un des romans les plus vendus au monde. Comme il était difficile de résister à la tentation de constater moi-même ce qui avait provoqué ce succès, j'ai profité de sa sortie en format de poche pour me le procurer. Il a fallu 18 mois avant que le Vatican réagisse et dénonce les propos du livre au sujet de l'Église. Pourtant Brown a toujours été très clair: il s'agit d'un roman. C'est que le livre traite d'un grand nombre d'éléments historiques à travers sa romance, ce qui peut grandement porter à confusion. D'ailleurs, tout au long du roman, on a inévitablement la même question en tête: qu'est-ce qui est vrai et qu'est-ce qui ne l'est pas? Ce doute peut parfois être passionnant, mais peut aussi être totalement agaçant. Il peut également être légèrement dangereux pour un lecteur naïf qui en rapporterait les propos comme s'ils étaient véridiques. Ce qui est certain, c'est que l'histoire ne manque pas de suspense et de rebondissements, avec une fin totalement imprévisible. Le roman est écrit avec un rythme en temps réel, un peu à la façon de la série télévisée américaine 24. Donc, la durée des événements sera pratiquement la même que le temps que vous prendrez à lire le livre. L'histoire en gros est celle d'un homme, Jacques Saunière, qui, avant de mourir assassiné dans la Grande Galerie du Louvre, a pris bien soin de laisser des indices pour qu'un secret historique ne soit pas totalement oublié. Sa fille Sophie et un spécialiste des symboles, Robert Langdon, auront tout un défi à relever que d'essayer de déchiffrer tous ces mystères très souvent un peu trop subtils. Les hypothèses historiques que soulève ce roman ont inspiré plusieurs auteurs et historiens à pousser la recherche un peu plus en avant. C'est alors qu'on a vu l'apparition de livres comme Les secrets du Code Da Vinci par Dan Burstein, L'énigme sacrée et Le message par Henry Lincoln, Le Code Da Vinci décrypté par Simon Cox, Code Da Vinci: l'enquête par Frédéric Lenoir, Vérité historique derrière le Code Da Vinci par Sharan Newman, Les sources secrètes du Da Vinci Code par Jean-Jacques Bedu et Sur les pas du Code Da Vinci: le guide par Peter Caine. Tous ces livres devraient vous aider à démêler les faits véridiques de la fiction, ce qui vous aidera à mieux dormir ensuite. Comme je n'en ai encore lu aucun, je ne pourrais dire lequel est préférable par rapport à l'autre, mais j'ai l'impression qu'ils se complètent assez bien. Pour revenir à notre sujet d'intérêt, le Da Vinci Code, il plaira assurément aux amateurs de suspense, de mystère, de conspirations, sans oublier les passionnés d'histoire. Un livre qu'il est bien difficile de déposer une fois qu'on en a commencé la lecture, un livre du type "si je lisais un dernier petit chapitre". En résumé, il est tout à fait passionnant et je n'ai eu d'autres choix que de me lancer sur le seul autre roman de Dan Brown qui est traduit en français pour l'instant, Anges et démons, même s'il n'est pas encore sorti en format de poche. Je vous en parlerai le mois prochain. Il reste maintenant à voir ce que le cinéma nous offrira alors qu'on sait déjà que Tom Hanks jouera le rôle de Robert Langdon. J'ai de gros doutes qu'on réussira à rendre l'histoire à sa juste valeur, et on ne pourra s'empêcher de nous offrir une histoire d'amour et quelques effets spéciaux qui n'auront rien à voir avec le livre et sauront nous faire décrocher comme seul le cinéma américain en est capable. (novembre 2005)

½

Dan Brown, Anges & démons (2005)

Attention, Anges & démons n'est pas la suite du Da Vinci Code, mais a plutôt été écrit 3 ans plus tôt. C'est le succès du Da Vinci Code qui a amené enfin cette traduction française. Pour les connaisseurs de son livre à succès, on retrouve à nouveau son héros, Robert Langdon. Cette fois-ci, sa mission consiste à sauver l'Église catholique de son élimination par une société secrète qui est ressurgie après une disparition de 4 siècles. C'est donc au Vatican qu'il devra tenter de résoudre l'énigme alors que les cardinaux sont en conclave et que la menace plane. Pour ceux qui avaient aimé le Da Vinci Code (et il y en a plusieurs dont moi), vous ne serez pas dépaysé. La recette est la même avec de nombreuses énigmes à résoudre et autant de rebondissements inattendus. On est donc aussi captivé par l'histoire et ce sont les 700 pages que vous lirez le plus rapidement dans votre vie. Par contre, un peu avant la fin, j'ai complètement décroché. Une cascade en hélicoptère était totalement ridicule et je n'ai plus été capable de rentrer à nouveau dans l'histoire ensuite puisqu'elle avait perdu tout son intérêt. La fin est tout de même intéressante et aussi surprenante que dans le Da Vinci Code, mais le coeur n'y était plus et il m'est resté un goût amer dans la bouche. C'est dommage, parce que je commençais à apprécier passablement cet auteur. Mais, je lirai quand même probablement ses 2 autres romans qui en passant ne sont toujours pas traduits en français. (décembre 2005)

½

Dan Brown - Deception Point (fr.)

Dan Brown, Deception Point (fr.) (2006)

Entre Anges et démons et le best-seller Da Vinci Code, Dan Brown nous offrait son 3e roman intitulé Deception Point. Il est enfin disponible en version française et c’est tant mieux pour nous puisqu’il est largement supérieur à Anges et démons. Le thriller est tout aussi excellent que les 2 autres, mais avec une fin un peu plus réaliste qu’Anges et démons. Cette fois-ci, ce n’est pas l’église catholique qui est visée, mais plutôt la NASA et la présidence américaine. Un satellite de la NASA détecte une rare météorite dans les glaces du cercle arctique, une découverte qui tombe à pic puisque l’organisation essuie échec par-dessus échec depuis beaucoup trop longtemps. Des experts sont dépêchés sur les lieux pour vérifier l’authenticité de cette découverte. Ils finiront par réaliser qu’ils sont devant une falsification d’une telle ampleur que certaines personnes sont prêtes à les assassiner pour que la vérité demeure cachée. Ils se retrouveront donc dans un véritable cauchemar dans lequel la fuite est la seule solution. Le suspense y est d’une grande efficacité encore une fois alors que Brown use de tout son talent pour nous mettre l’eau à la bouche à la fin de chaque chapitre et nous obliger à toujours lire le suivant. Ce n’est donc pas si difficile de passer les 575 pages du roman qui se lit avec une rapidité déconcertante. J’aime la façon avec laquelle il réussit à décrire l’action alors que les moments sont critiques. Par exemple, dans le cas d’une noyade, il réussit à nous l’amener de telle sorte qu’on a presque l’impression de manquer de souffle en lisant l’action. C’est certainement la meilleure description de noyade que j’ai lue dans ma vie. C’est à croire que l’auteur est déjà mort par noyade! Encore une fois, comme dans tous ses livres, on retrouve quelques exagérations qui nous éloignent vraiment de notre vie de tous les jours. Mais, il réussit à conserver notre intérêt de belle façon, et après tout c’est un peu ça le but d’un roman de nous faire décrocher de notre vie quotidienne… Deception Point est un livre à lire pour tout amateur de Dan Brown, ainsi que tout amateur de thriller. (septembre 2006)

Dan Brown - Forteresse digitale

Dan Brown, Forteresse digitale (2007)

Il fallait bien le succès mondial du Da Vinci Code pour qu’on se décide à traduire en français les romans précédents de Dan Brown. Donc, après Anges et démons et Deception Point, voici la traduction de son tout premier roman paru en 1998. Contrairement à Da Vinci Code et Anges et démons, Forteresse digitale ne va pas explorer l’histoire catholique, mais il y est encore question de décryptage de codes. Cette fois-ci, l’action se passe dans l’agence ultrasecrète des renseignements américains, la NSA, qui est en mesure de surveiller les moindres faits et gestes de tous et chacun grâce à l’ordinateur le plus puissant du monde, le Transltr, qui sert à décrypter les messages terroristes. Un ancien employé en désaccord avec ces façons de brimer la liberté des individus lance un jour un programme impossible à décrypter et menace de le rendre disponible au monde entier sur Internet. La survie même du Transltr est donc en jeu ainsi que la sécurité de tout le pays, à moins qu’on trouve à temps la clé de ce programme, un code gravé sur une bague. David, un professeur linguiste et génie des langues, est appelé à aller récupérer cette clé en Espagne, une simple formalité qui se transformera en aventure périlleuse. Pendant ce temps, Susan, sa fiancée et cryptographe à la NSA, tente de résoudre l’énigme de Forteresse digitale afin d’éviter la catastrophe. Comme dans tous les romans de Dan Brown, le suspense y est constant et l’aventure ne manque pas, ce qui fait qu’on passe à travers les 500 pages en très peu de temps. Par contre, il y a encore une fois des éléments un peu tirés par les cheveux qui risquent de faire décrocher certains lecteurs. Mais, la fin est tout de même un peu plus réaliste que celle de Anges et démons, malgré le fait que j’avais trouvé la solution avant ces supposés spécialistes. Selon moi, ce premier roman est largement supérieur à Anges et démons qui m’avait totalement fait décrocher avant la fin et que j’avais terminé plus par nécessité que par intérêt. Ici, au moins, cet intérêt demeure au rendez-vous jusqu’au bout. (février 2007)

½

Ian Caldwell et Dustin Thomason, La règle de quatre (2005)

La règle de quatre est un best-seller américain qu’on retrouve enfin en version française. On peut le comparer en partie au Da Vinci Code par ses nombreuses références historiques et ses codes à déchiffrer, mais là s’arrête la comparaison. C’est un roman sur la vie d’étudiants de l’Université Princeton (affiliée à Harvard) dont un qui rédige sa thèse sur le mystérieux livre Le songe de Poliphile qui date de 500 ans. Ce livre a suscité beaucoup d’intérêt tout au long de l’histoire alors que beaucoup de savants ont tenté de le décoder. La poursuite de cette quête en a même poussé plusieurs à commettre des crimes allant jusqu’au meurtre. C’est donc dans un univers dangereux que se retrouvent plongés les amis inséparables qui en auront vite plein les bras. J’ai malheureusement trouvé que le rythme un peu lent du roman favorisait le décrochage, contrairement au fameux Da Vinci Code (même s’il s’agit de complètement autre chose). Le suspense, qui règne dès le début du roman, ne réussit pas à nous tenir en haleine jusqu’à la fin alors qu’on a le goût de dire aux 2 auteurs d’aboutir à quelque chose. Il est quand même très bien écrit et contient quelques bons moments intéressants. La règle de quatre plaira certainement à beaucoup de francophones, comme elle a su plaire aux américains. Mais pour ma part, je devais faire un effort particulier de concentration tout au long pour pouvoir demeurer dans l’histoire. Un effort que je déteste devoir faire, surtout en lisant un simple roman. (avril 2006)

Paulo Coelho, L'Alchimiste (1988)

Pour ma première chronique livre, j'ai choisit un incontournable, même s'il date de quelques années. Depuis une dizaine d'années, L'Alchimiste (O Alquimista dans sa version originale portugaise) a été traduit dans 47 langues et publié dans plus de 120 pays. Il a donné à son auteur, le brésilien Paulo Coelho, un succès mondial qui le transporte littéralement depuis ce temps. En résumé, L'Alchimiste raconte l'histoire du jeune berger Santiago qui part à la recherche d'un trésor enfoui au pied des Pyramides. Dans le désert, grâce à l'alchimiste, il apprendra à écouter son coeur et les signes du destin, et surtout, il apprendra à aller au bout de ses rêves. Il s'agit donc d'un merveilleux conte philosophique souvent comparé au Petit Prince de Saint-Exupéry. L'histoire nous captive rapidement et on se retrouve à chercher le trésor avec Santiago. Elle est bien difficile cette route jusqu'au trésor et le découragement qui se fait parfois sentir chez ce jeune berger nous pousse seulement à lire quelques pages de plus, ce qui fait qu'il est bien difficile de déposer ce livre. Plus l'histoire avance, plus elle amène à nous questionner sur notre propre vie, nos propres rêves. En plus d'être un excellent divertissement des plus captivants, L'Alchimiste nous force à nous remettre en question et voir la vie différemment. Non seulement j'ai adoré ce livre, mais l'envie de le relire me revient régulièrement, ce qui ne m'arrive généralement pas, lisant habituellement les livres une seule fois. En plus, je ne pourrais plus m'en départir. Il fait donc partie des grands romans de notre époque et est un incontournable. Il est désormais disponible en format de poche et vous pouvez vous le procurer à bas prix, donc n'hésitez pas une seconde et vous n'en serez que gagnant! (juillet 2004)

½

Michael Connelly - La défense Lincoln

Michael Connelly, La défense Lincoln (2006)

Mickey Haller, un avocat de la défense spécialisé dans les cas de chauffards, motards, prostituées, etc., croit un jour avoir décroché le gros lot. Accusé d’avoir défiguré une femme, Louis Roulet, un riche fils de famille de Beverly Hills désire qu’il assure sa défense. Très excité des honoraires qu’il en toucherait, Haller découvre qu’il pourrait en plus défendre un innocent, alors que tout porte à croire que Roulet a été victime d’un coup monté. Il découvre malheureusement un peu plus tard que ce cadeau du ciel risque de lui coûter la vie. Haller se retrouve coincé entre l’appât du gain et la lutte pour sa vie et celle de sa famille. Il a également la possibilité de racheter une erreur du passé, alors qu’il découvre qu’un ancien client a été faussement accusé et emprisonné. La défense Lincoln est un thriller judiciaire de grande qualité qui nous montre tous les rouages derrière la machine judiciaire criminelle, en plus de nous tenir en haleine jusqu’à la fin. Sans être un suspense très rapide, la montée fait en sorte qu’on en vient à ne plus pouvoir nous arrêter de lire la suite. Ce nouveau roman de Michael Connelly contient des éléments qui pourraient être choquants pour certains lecteurs, puisqu’on y traite des bas-fonds du milieu criminel. Malgré tout, il est tout simplement captivant! (juin 2007)

Gil Courtemanche - Un dimanche à la piscine à Kigali

Gil Courtemanche, Un dimanche à la piscine à Kigali (2000)

Gil Courtemanche nous présentait son tout premier roman avec Un dimanche à la piscine à Kigali et il allait connaître un immense succès. Il a remporté le Prix des libraires du Québec en 2001 et le livre a même été traduit dans une douzaine de pays. Il s’agit d’un roman plutôt sombre présentant tout de même une belle histoire d’amour entre un Québécois, le journaliste Bernard Valcourt, et une jeune Rwandaise, Gentille. Cette rencontre ayant eu lieu au Rwanda, elle devait malheureusement se présenter sur fond de génocide, de sida et de corruption. Les origines mélangées de Gentille, officiellement hutue mais ayant l’apparence d’une tutsie, ont fait en sorte que sa vie s’est rapidement retrouvé menacée. En effet, les extrémistes hutus, majoritaires au pays, ont décidé d’éliminer tous les tutsis qu’ils considéraient comme des cafards. Alors que leurs amis mouraient tour à tour du sida ou de la machette, Bernard et Gentille se devaient de s’enfuir pour survivre. Ils auraient très bien pu revenir au Canada, mais Bernard possédait désormais un grand attachement pour ce pays, grâce à Gentille et à ses nombreux amis. Dès les premières pages du roman, l’humour ironique et corrosif de l’auteur m’a particulièrement plu. Le regard de Bernard Valcourt sur l’hypocrisie et la corruption qui régnait au Rwanda était plutôt intéressant. Ce roman présente donc un portrait sombre mais réaliste de la crise qui a eu lieu au Rwanda en 1994 lors du génocide. Sans être un roman léger (loin de là, car il est plutôt violent et explicite!), il vous procurera de très bons moments alors que vous passerez les 280 pages rapidement et en sortirez bouleversés et touchés. (août 2006)

Roméo Dallaire - J'ai serré la main du diable

Roméo Dallaire, J’ai serré la main du diable (2003) (Avec la participation du major Brent Beardsley)

Le général Dallaire est devenu célèbre après avoir dirigé les troupes des Nations-Unies dans une mission de paix au Rwanda pendant qu’un génocide faisait 800 000 morts en 3 mois au printemps 1994. Au ton que prend son récit, on comprend facilement qu’il aurait préféré demeurer dans l’anonymat plutôt que de vivre cet enfer. Dès le début de ce compte-rendu de son aventure au Rwanda, on réalise qu’il a été complètement abandonné là-bas avec sa petite troupe, sans ressources matérielles ni humaines. Les grands pays industrialisés, principalement les États-Unis et la France, n’étaient pas prêts à prendre quelque risque que ce soit dans ce conflit, n’ayant aucun intérêt particulier au Rwanda (il n’y a pas de pétrole là-bas!). On lui aura promis du renfort tout au long du conflit et il n’en aura finalement jamais reçu. Pourtant les évaluations faites par le général en termes de ressources nécessaires ont été jugées comme correctes par des experts après le conflit, et elles auraient pu au pire diminuer l’ampleur du conflit et au mieux l’empêcher complètement. L’échec de l’ONU dans ce conflit a contribué à remettre en question l’utilité de cet organisme, qui allait également s’avérer inutile au lendemain du 11 septembre 2001 lors de la décision des Américains de débarquer en Afghanistan. J’ai débuté ce livre avec l’intention d’en connaître un peu plus sur ce terrible génocide, et les détails ne manquent pas tout au long de ces 650 pages. On commence même par un résumé de l’enfance et de la carrière du général avant qu’il se rende au Rwanda. Mais, rapidement on entre dans les détails militaires, souvent très stratégiques, de toutes les actions, discussions et négociations qui ont eu lieu autour des événements. Il y a tellement de détails que j’en ai perdu l’intérêt à un certain moment, étant un peu mélangé dans les noms des différentes personnes et des différents organismes impliqués, ainsi que leur rôle exact dans le conflit. Il y a bien des passages particulièrement touchants où le général a été complètement ébranlé par l’horreur qui l’entourait, autant les Rwandais décapités que les autorités étrangères qui fermaient les yeux sur ces atrocités tout en promettant de l’aide. Sauf qu’en bout de ligne, j’ai lu la dernière portion du livre par dépit plus que par intérêt. À 350 ou 400 pages, j’ai l’impression qu’on aurait pu avoir autant de détails, mais que l’intérêt aurait été mieux conservé du début à la fin. C’est quand même un excellent livre pour rapporter les atrocités de ce génocide, un livre qui nous fait réfléchir sur la façon de voir les choses dans les pays industrialisés. Alors qu’on devrait croire qu’un tel événement dramatique devrait faire changer des choses, on réalise que ce n’est pas le cas lorsqu’on voit à nouveau une situation semblable se produire au Darfour et qu’encore une fois, les médias sont absents tout comme les grandes puissances mondiales (il n’y a pas de pétrole au Darfour non plus!). (juillet 2007)

Dennis Dekker - In the Studio with The Beatles: Nagra Tapes

Dennis Dekker - In the Studio with The Beatles: Nagra Tapes (2009)

Entre le 2 et le 31 janvier 1969, les Beatles étaient en studio pour les répétitions de l’album qui devait s’intituler Get Back, mais qui est finalement paru en 1970 sous le titre Let It Be. Certains enregistrements de ces sessions allaient aussi voir le jour sur Abbey Road un peu plus tard cette année-là. Les sessions de janvier 1969 ont été filmées par Michael Lindsay-Hogg pour un éventuel documentaire. Les enregistrements audio ont été effectués grâce au système Nagra sur des rubans d’une durée de 16 minutes chacun. Ce sont ces enregistrements inédits qui ont servi de base à ce livre. Dennis Dekker y reprend un par un les différents rubans et fait une description détaillée de ce qu’on peut y entendre. Ils permettent de nous retrouver carrément avec les Beatles en studio et de découvrir les dessous de leurs séances de répétition et d’enregistrement. On peut également découvrir quelque peu le type de relations que l’on pouvait retrouver à l’intérieur du groupe à ce moment. Paul McCartney prenait de plus en plus le titre de leader, alors que George Harrison était prêt à partir dans une carrière solo et que John Lennon était totalement hypnotisé par Yoko Ono, constamment en studio avec eux. Les descriptions de Dekker sont précises et réussissent à recréer habilement l’ambiance du studio. Il ajoute également des informations précieuses sur certaines pièces jouées qui ne sont jamais parues ou qui ont été interprétées par d’autres artistes. Par contre, étant Hollandais, Dekker fait de nombreuses fautes d’orthographe et de grammaire en anglais, un problème qui n’est probablement pas présent dans la version hollandaise du livre. Malgré ces légers défauts, le livre atteint parfaitement son objectif de nous projeter en studio, 40 ans en arrière, avec le plus grand groupe de l’histoire. Ce livre présente donc un élément essentiel pour les plus grands fans des Beatles. (février 2010)

½

Andy Dépatie - De pathétique à athlétique... à 60 ans

Andy Dépatie, De pathétique à athlétique… à 60 ans (2005)

Voici un livre sans prétention qui ne fait que présenter l’expérience d’un homme, un homme d’affaires de Québec qui a toujours eu un sérieux problème de poids. Au seuil de la soixantaine, Andy Dépatie a décidé de se remettre en forme une fois pour toutes. Il s’est établi un plan clair, a suivi un régime de son cru et un programme d’entraînement intensif avec la promesse d’écrire un livre pour raconter son aventure. Il a pris les précautions qui s’avéraient nécessaires compte tenu de son état et de son âge et s’est entouré de médecins et des meilleurs spécialistes en culture physique, dont l’ex-champion de boxe Fernand Marcotte et Raymond Veillette, qui entraîne des olympiens. Résultat : il a perdu 50 livres en quatre mois et est même passé sous le bistouri pour faire enlever les surplus de peau. Il se promet maintenant de continuer l’entraînement et de maintenir une bonne alimentation pour ne pas reprendre les livres perdues. Son but est donc atteint : prouver qu’on peut, à tout âge, s’arracher à l’oisiveté et, en l’occurrence, à l’obésité pour recouvrer une forme éblouissante. Ce n’est pas pour l’argent que M. Dépatie a voulu écrire ce livre, puisque tous ses droits d’auteur seront versés à deux fondations qui s’occupent de cardiaques et d’enfants handicapés. Le livre est écrit plutôt sobrement, mais de toute façon, il écrit lui-même à plusieurs moments qu’il n’est pas un auteur et qu’on doit lui pardonner son style littéraire. Sauf que son expérience est extrêmement encourageante pour quiconque aurait un surplus de poids et voudrait y remédier. Contrairement à tous les régimes miracles qu’on nous propose souvent et qui sont trop compliqués pour qu’on puisse les appliquer pendant une longue période, la solution employée par M. Dépatie est simple, remplie de gros bon sens et peut facilement s’intégrer à notre style de vie particulièrement chargé et ce, à long terme. Bien sûr, vous ne serez peut-être pas en mesure d’aller aussi loin que lui et de vous entourer de tous ces spécialistes de renom. Sauf que si vous vous contentez de mettre en application certains de ses trucs en termes de nutrition et d’exercice physique, vous verrez rapidement des résultats, même s’ils seront peut-être moins impressionnants qu’ils l’ont été pour lui. C’est donc un très bon coup de pied au derrière, peut-être celui qui vous manquait, pour que vous preniez enfin les moyens de perdre vos livres en trop. Même si le livre s’adresse essentiellement aux nouveaux retraités ou préretraités, les solutions présentées sont applicables aux personnes de tous âges. Un livre particulièrement intéressant. (août 2006)

Bill German - Under Their Thumb

Bill German - Under Their Thumb (2009)

Beaucoup de matériel a été écrit au cours des années au sujet des Rolling Stones. Il pouvait donc sembler inutile d’en rajouter, jusqu’à la lecture de ce livre autobiographique par Bill German. En 1978, alors âgé de seulement 16 ans, cet adolescent de Brooklyn, New York se lançait dans la plus grande aventure de sa vie en publiant sa première édition d’un fanzine entièrement consacré aux Rolling Stones, Beggars Banquet. Ce fanzine allait devenir le magazine officiel du groupe, en plus de permettre à German de côtoyer ses idoles de très près, voire même de devenir leur ami. Dans Under Their Thumb, Bill German révèle un grand nombre de détails intéressants sur le groupe vus de l’intérieur. Il a non seulement été témoin du conflit entre Keith Richards et Mick Jagger, mais il en a carrément payé le prix, faisant partie du camp de Keith. Lorsque Ron Wood a décidé d’écrire son livre, The Works, c’est à Bill German qu’il a offert de devenir son auteur fantôme. En plus d’assister à un nombre incroyable de spectacles du groupe à travers le monde, German a eu la chance de visiter régulièrement les loges et partys du groupe. Étant le plus sobre de la bande, il est le seul à s’en rappeler dans bien des cas et peut donc raconter le tout avec maints détails. En 1995, après 17 années à rédiger le magazine officiel des Rolling Stones, Bill German tire sa révérence avant que cette vie infernale ne lui soit fatale. Le suicide lui avait en effet traversé l’esprit à plusieurs reprises au cours des derniers mois, lui qui avait l’impression de ne pouvoir se sortir de cet environnement dans lequel il s’était volontairement plongé le jour de ses 16 ans. Voici un livre captivant présentant les Rolling Stones sous un angle différent, souvent plus personnel. (juillet 2009)

Édition anglaise, 355 pages

Random House

½

Paul McCartney, Morceaux choisis

Dominique Grandfils, Paul McCartney, Morceaux choisis (2006)

Ce que nous propose ici Dominique Grandfils est un portrait de Sir Paul McCartney à travers ses souvenirs et réflexions sur sa carrière, sa vie et certains sujets de société. Il s'agit essentiellement de citations de McCartney, commentées en partie par l'auteur. On y parcourt ainsi ses débuts avec les Beatles, toutes les années du groupe jusqu'à sa séparation en 1970, ainsi que sa carrière avec Wings et en solo. C'est une excellente façon de découvrir le cheminement des Beatles du point de vue de McCartney, et on y trouve de nombreux éléments intéressants sur l'ensemble de sa vie. En plus des citations, on retrouve une chronologie complète des événements qui nous permet de remettre en contexte les différents éléments importants de la vie de Paul McCartney. Finalement, on retrouve une discographie assez complète de tous ses enregistrements. C'est un livre particulièrement intéressant qui nous présente un point de vue différent sur Paul McCartney et les Beatles, un livre qu'on dévore d'une couverture à l'autre. (octobre 2007)

½

John Grisham - Le clandestin

John Grisham, Le clandestin (2006)

Joel Backman a été condamné à 20 ans de prison pour avoir vendu à une puissance étrangère un super logiciel capable de contrôler un ensemble de satellites espions. Il est gracié par le président 6 ans plus tard, à sa plus grande surprise, et on l’expédie dans une petite ville d’Italie sous une nouvelle identité. Alors qu’il se croit libre, il est en fait transformé en appât puisque la CIA désire savoir qui le tuera entre les Israéliens, les Saoudiens et les Chinois. En plein milieu d’une terrible chasse à l’homme, celui qui s’appelle désormais Marco Lazzeri apprend rapidement à se détacher de ceux qui le surveillent, mais parviendra-t-il à s’en échapper? Avec Le clandestin, John Grisham revient encore une fois avec un grand thriller d’espionnage. Je l’avais d’abord connu avec La firme et je dois dire que Grisham n’a rien perdu de ses capacités à nous tenir en haleine du début à la fin. C’est un roman qui peut avoir un certain côté choquant lorsqu’on constate le fonctionnement du gouvernement américain et de la CIA, mais c’est avant tout l’histoire d’un homme qui, tout en se sentant parfaitement libre, est traqué plus qu’il ne l’a jamais été dans sa vie. Un excellent roman que je conseille fortement à tout amateur de thrillers! (mai 2007)

John Grisham - L'accusé

John Grisham, L'accusé (2007)

Depuis le méga succès de La firme en 1991, John Grisham nous a offert quelques-uns des meilleurs thrillers contemporains (Le couloir de la mort, Le dernier juré, Le clandestin, etc.). Sauf que cet avocat de carrière ne pouvait rester insensible au cas Ron Williamson qui a été condamné à la peine de mort et a passé 12 ans en prison suite à l’accumulation de faux témoignages, de mensonges et de pseudoexpertises dans le cas du viol et de l’assassinat d’une jeune femme de 21 ans du nom de Debbie Carter. Williamson n’avait rien à voir avec ce meurtre, qui a eu lieu le 7 décembre 1982 dans une petite ville de l’Oklahoma, et il a finalement été libéré suite à de nouveaux tests d’ADN. Ce séjour dans le couloir de la mort l’aura fait vieillir à un rythme hallucinant en plus de le rendre complètement fou. Suite au décès de Williamson à l’âge de 51 ans, Grisham a senti le besoin de mettre de côté la fiction pour raconter cette histoire affreuse. Du même coup, il pose la question suivante : « Combien y a-t-il d’innocents qui traînent dans le couloir de la mort des prisons américaines? ». Grisham réussit à nous présenter cette triste histoire avec le même sens du suspense qu’on lui connaît dans ses romans habituels. Ron Williamson avait beau être un personnage un peu spécial, on réussit à être grandement touché par son histoire, au point de craindre qu’une telle catastrophe nous arrive ou arrive à un de nos proches. Une histoire invraisemblable, mais malheureusement bien réelle… (septembre 2007)

Alex Haley - Racines

Alex Haley, Racines (1977)

Voici un livre qui mérite que j’en fasse une chronique bien spéciale, même s’il est paru il y a 30 ans et qu’il est difficile de le trouver aujourd'hui en librairie (à moins de se le procurer dans les bouquineries de livres usagés, et encore!). C’est très rare que je lis un livre à 2 reprises, mais je n’ai pu m’en empêcher avec Racines que j’avais dévoré il y a une quinzaine d’années, malgré un nombre de pages impressionnant pour un adolescent (500 pages), et que j’ai redécouvert récemment. Pendant des années, je l’ai considéré comme mon livre préféré, toutes catégories confondues, et c’est encore le cas aujourd’hui après cette deuxième lecture. Il s’agit d’un livre basé sur la vie des ancêtres de l’auteur, le tout débutant en Afrique alors qu’un adolescent était capturé pour devenir esclave en Amérique, terre totalement inconnue pour lui. Kounta Kinté a vécu l’enfer, autant sur le bateau qui l’amenait il ne savait trop où, qu’une fois utilisé à titre d’esclave dans une plantation du Sud des États-Unis. Ne comprenant même pas la langue de son nouveau pays, il a dû s’adapter du mieux qu’il le pouvait, même si son désir de s’échapper était plus fort que tout et lui a apporté bien des problèmes. Après la majeure partie du livre consacrée à sa vie, on y découvre aussi celle de ses descendants pour qui c’était très important de ne pas oublier leurs racines africaines. À travers cette vie d’esclavage de génération en génération, c’est une réalité pénible qu’on découvre, une réalité poignante qui ne peut qu’enlever toute trace de racisme à quiconque en aurait avant de débuter la lecture du livre. À travers cette difficile histoire de famille, on décortique chaque génération jusqu’à la mère de l’auteur. C’est non seulement la dure histoire d’un clan qu’on découvre, mais en quelque sorte celle de l’esclavage. En effet, tout descendant d’esclave découvrira un peu la vie de ses ancêtres à travers les racines d’Alex Haley. La suite de cette grande épopée est parue 17 ans plus tard dans le livre Queen (aussi difficile à trouver en librairie). (juin 2006)

Alex Haley & David Stevens - Queen

Alex Haley & David Stevens, Queen (1994)

Tout comme Racines, Queen vient explorer à nouveau les ancêtres de l’auteur, mais cette fois-ci du côté de son père. Un immigrant irlandais s’est épris d’une de ses jeunes esclaves et de cette union allait naître la fameuse Queen, une mulâtre à la peau pâle qui allait avoir toutes les difficultés du monde à se faire accepter autant des noirs que des blancs. De ses descendants allait naître le père de l’auteur. Pour ce nouveau livre, Alex Haley, qui se faisait vieillissant, a demandé l’aide de David Stevens qui a dû finir le livre seul suite au décès de Haley. Il s’est servi de tout ce qui lui avait été communiqué par Haley pour conclure l’histoire en respectant le plus possible la réalité de la famille. Même si Queen est moins captivant que Racines étant donné qu’on est déjà accoutumés au style, il possède tout de même des moments particulièrement touchants qui ne laisseront personne indifférent. Passer à travers les 770 pages du livre n’est donc pas un aussi gros défi qu’on le croirait au départ. (juin 2006)

Khaled Hosseini, Les cerfs-volants de Kaboul (2004)

À Kaboul dans les années 60, deux jeunes amis ont comme principal défaut d'appartenir à deux groupes ethniques différents. La société veut que les deux groupes ne se fréquentent pas, ce qui fait que Amir et Hassan n'ont d'autres choix que de cacher leur relation à leurs communautés respectives pour éviter les préjugés de celles-ci. Un jour, Hassan sera victime d'une violente agression devant le regard de son ami qui restera là sans broncher. Honteux de sa lâcheté, Amir fera tout pour repousser son ami et oublier sa culpabilité. Suite au déménagement de la famille de Amir aux États-Unis, les deux amis perdront totalement le contact. Vingt ans plus tard, Amir aura la possibilité de sauver le fils de Hassan des griffes des Talibans. Ce sera l'opportunité pour lui de corriger son erreur passée. Les cerfs-volants de Kaboul est un magnifique roman basé sur la profondeur de l'amitié, avec comme toile de fond les conflits historiques en Afghanistan et l'influence que ces conflits peuvent avoir sur une amitié aussi profonde. C'est un roman qui porte à réfléchir et qui montre le ridicule des conflits raciaux et ethniques, non seulement en Afghanistan, mais à travers le monde. Khaled Hosseini, un afghan installé aux États-Unis depuis 1980, nous présente la véritable situation dans son pays d'origine et réussit à nous toucher droit au coeur. J'ai lu ce roman avec un plaisir sans borne et avec beaucoup de difficulté à le mettre de côté. Avec cette envie constante de lire le chapitre suivant, les 375 pages sont passées à la vitesse de l'éclair. Il s'agit probablement du meilleur roman que j'ai lu dans les derniers mois et je le conseille à tous. (novembre 2004) Ajout en juin 2005: le livre vient enfin de sortir au Québec dans toutes les librairies.

Alexandre Jardin - Le roman des Jardin

Alexandre Jardin, Le roman des Jardin (2005)

Après plusieurs romans dans lesquels le romantisme était à l’avant-plan, Alexandre Jardin a décidé de nous présenter sa famille pour le moins particulière. Des êtres totalement éclatés, ayant le sexe libre au cœur de leur vie et avec une vision plutôt originale de la vie. On y découvre particulièrement sa grand-mère qui s’est fait transféré un ver solitaire pour lui permettre de manger tout ce qu’elle voulait sans prendre du poids. Elle a alors commencé à parler au « nous » plutôt qu’au « je ». Il y a celui qui a fait de sa maîtresse une guenon héroïnomane et que même les bizarres de Jardin avaient de la difficulté à accepter dans la famille. Il ne faut pas non plus oublier son père qui pouvait laisser un chèque en blanc signé dans une cabine téléphonique pour voir s’il allait se retrouver ruiné. Jardin a beau dire que c’est un roman inspiré de sa famille, mais là où c’est intrigant, c’est de savoir à quel point c’en est inspiré. Est-ce que tous ces hurluberlus sont le fruit de son imagination ou s’ils ont vraiment existé et s'ils étaient comme il le décrit? Ça peut être intrigant ou carrément agaçant de ne pas savoir. Mais ce qui est clair, c’est que ça donne un livre plutôt divertissant qui nous sort littéralement de notre vie banale et sans histoire. Peu de gens risquent de se reconnaître dans ces personnages excentriques, ce qui favorise l’évasion. Il s’agit d’un bon livre qui réussira à vous faire sourire en plusieurs occasions. (novembre 2006)

½

Stephen King, Roadmaster (2004)

Après un grave accident de voiture, Stephen King a annoncé qu'il cesserait d'écrire après ce roman. Est-ce que ce sera le cas? Peut-être pas, mais rien n'empêche de lire Roadmaster comme si c'était son dernier. Ce qui a fait la renommée de King au cours de sa carrière est d'avoir souvent animer des objets qui sont généralement sans vie. C'est encore le cas ici, même si le sujet est bien différent de Christine, un autre de ses livres où il donnait la vie à une vieille auto bonne pour la casse. Ici, c'est plutôt une vieille Buick Roadmaster modifiée qui est abandonnée dans une station-service du fin fond de la Pennsylvanie et ensuite rangée dans un hangar de la police locale. Pendant des années, des tas de phénomènes mystérieux allaient survenir dans le hangar B sans que personne puisse avancer une solution logique à tous ces événements. Disparitions de collègues, apparitions de créatures bizarres, changements de température et spectacles de lumière extraordinaires ne sont qu'un aperçu de ce que vont observer avec une curiosité et une peur extrême les policiers de la Compagnie D. Curtis est entre autres de ceux qui voudront toujours être présents et ne rien rater de ces événements, jusqu'à ce qu'il meurt un jour, heurté par une voiture et écrasé contre un camion qu'il venait d'arrêter. Plusieurs années plus tard, son fils Ned fait maintenant partie de la Compagnie et il veut en savoir plus sur son père. C'est alors qu'on doit lui raconter l'histoire du hangar B et de son contenu. Ce que j'ai toujours trouvé avec les livres de Stephen King, c'est qu'ils n'ont rien de l'horreur de certains de ses romans adaptés pour le cinéma, et c'est encore le cas ici. Le suspense est loin d'être constant et à part quelques moments captivants, essentiellement vers la fin, on y trouve surtout des descriptions et des mises en situation. Donc, si vous croyez avoir peur en lisant Roadmaster, oubliez ça tout de suite. Même si à certaines occasions vous pourrez grimacer, ce sera dans une transposition cinématographique éventuelle que vous pourrez avoir vraiment la chair de poule. En attendant, c'est quand même un livre qui se lit très bien et sait conserver notre attention jusqu'à la fin, sans être toutefois parmi les meilleurs romans de Stephen King. (octobre 2005)

½

Jacques Lacoursière, Histoire populaire du Québec - Tome 1: Des origines à 1791 (1995)

Voici un des livres les plus complets jamais écrits sur l'histoire du Québec. Celui-ci est le tome 1 qui s'arrête en 1791, mais trois autres tomes sont déjà sur le marché: de 1791 à 1841, de 1841 à 1896 et de 1896 à 1960. Jacques Lacoursière nous présente donc ici l'histoire des découvreurs du Canada et des premiers colons en abordant les différents aspects de la vie de l'époque. Il présente avec de nombreux détails les difficultés que les gens ont eu à faire face, les nombreuses guerres qui ont eu lieu en Amérique en incluant la fin du régime français en 1760 et les principaux personnages qui ont façonné l'histoire de l'époque. Vous découvrirez la naissance des premières villes et la façon dont on a tassé avec le temps les amérindiens dans des réserves à l'extérieur de ces villes. Les nombreux détails peuvent devenir un peu trop longs à lire par moments, mais il s'agit certainement d'un des meilleurs livres pour découvrir notre beau pays dans ses moindres détails et faire le lien avec la situation actuelle au Québec et au Canada. Je n'ai pas encore lu les tomes suivants, mais ça fait partie de mes projets dans les prochains mois. (septembre 2004)

½

Dany Laferrière - Vers le sud

Dany Laferrière, Vers le sud (2006)

Dany Laferrière nous a habitué à traiter ses origines haïtiennes sous différents angles, parfois osés (nous n’avons qu’à penser à Comment faire l’amour avec un Nègre sans se fatiguer). Avec Vers le sud, il nous présente un certain nombre de femmes occidentales qui partent à la recherche de dépaysement et se laissent séduire par de beaux jeunes hommes. Compte tenu de la pauvreté d’Haïti, il n’est pas difficile de comprendre pourquoi des jeunes séduisent aussi facilement ces femmes blanches en échange d’un montant d’argent particulièrement apprécié ou de toute autre possibilité d’améliorer leur condition. La majorité des femmes présentées perdent carrément la tête et sont prêtes à abandonner totalement leurs vies passées derrière elles pour repartir à zéro. Ce sujet risque de choquer bien des femmes qui se diront que c’est impossible dans la réalité, sauf qu’elles savent fort bien que non seulement ça existe bel et bien, mais ça pourrait leur arriver à elles aussi. Le tourisme sexuel est effectivement en hausse un peu partout à travers le monde, et dans les Antilles, ce sont de plus en plus des femmes qui recherchent l’aventure. C’est donc un livre qui présente un visage de nous-mêmes qu’on préférerait ne pas montrer. Le style littéraire utilisé m’a quelque peu déboussolé. Plusieurs histoires s’entremêlent sans être réellement en parallèle, et vient un moment où on ne s’y retrouve plus. Certains passages plutôt sexuellement explicites ne manquent pas de nous accrocher, mais la structure nous fait décrocher ensuite. Par contre, si vous aimez l’œuvre de Laferrière, ce nouveau roman vient s’amalgamer parfaitement à ses livres précédents. (octobre 2006)

Dominique Lapierre & Larry Collins, New York brûle-t-il? (2004)

Voici un roman fortement influencé des menaces terroristes qui "pèsent" sur les États-Unis depuis les attentats du 11 septembre 2001. New York est à nouveau menacé, mais cette fois-ci par une bombe nucléaire. Le président Bush se retrouve donc une fois de plus dans une situation délicate, particulièrement vis-à-vis son ami Ariel Sharon, le leader israélien. Comment se sortira-t-il de cette nouvelle crise? Dans ce roman de Lapierre et Collins, les noms sont réels, mais les décisions qui sont prises ne correspondent pas vraiment avec la réalité. Avant d'en commencer la lecture, je m'attendais à un bon suspense, mais j'ai été plutôt déçu de ce côté. C'est que les dénouements viennent beaucoup trop rapidement et sont souvent bien prévisibles. En plus, le scénario m'a un peu trop rappelé la deuxième saison de la série télévisée 24 dont une intrigue semblable prenait place à Los Angeles, mais avec l'intensité et le suspense en prime. En bout de ligne, c'est une bonne petite histoire qui se lit bien et qui plaira à ceux qui suivent de très près la politique américaine vis-à-vis les extrémistes musulmans. Mais, parmi les nombreux ouvrages parus sur le sujet, on peut certainement trouver mieux. (décembre 2004)

   

Normand Lester, Le Livre Noir du Canada Anglais 1, 2 et 3 (2001, 2002 et 2003)

Au départ, Le Livre Noir du Canada Anglais se voulait essentiellement une réponse aux "Minutes du Patrimoine" qui utilisaient notre argent pour présenter le côté rose de notre histoire. Normand Lester a voulu faire le contre-poids en nous présentant non seulement les atrocités qu'on fait subir les anglais aux français tout au cours de l'histoire du Canada, mais aussi qu'ils ont fait subir à un grand nombre d'autres minorités (indiens, japonais, juifs, etc.). Le premier volume de la série présente différents faits entre la période de la Conquête anglaise de 1760 jusque vers la fin de la 1ère Guerre Mondiale. Dans le deuxième volume, on traite des années 20 à la Révolution Tranquille des années 60. On passe aussi à travers ce qui s'est passé entre la saga de l'Accord du Lac Meech de la fin des années 80 et le référendum de 1995 sur la souveraineté du Québec, en passant par l'Entente de Charlottetown. Finalement, le troisième volume de la série nous présente un portrait plutôt sombre de la situation dans le sport, autant amateur que professionnel, ainsi que l'agitation autour de la nomination de David Levine comme directeur de l'Hôpital d'Ottawa alors qu'il a déjà fait partie du parti Québécois. Surtout, ce dernier volume nous montre les efforts qui ont été mis depuis le non au référendum de 95 pour remettre le Québec à sa place, les injures, insultes et affronts atteignant des sommets d'intensité (pourtant ils sont venus nous dire qu'ils nous aimaient en très grande quantité à la veille du référendum). Ce qui est particulièrement intéressant avec les 3 volumes du Livre Noir du Canada Anglais c'est qu'ils nous présentent des faits importants à savoir, mais qu'on n'aurait pu recevoir dans les médias traditionnels, particulièrement Radio-Canada qui a d'ailleurs congédié Normand Lester lors de la parution du premier volume par manque de neutralité. Ce sont donc des faits qui peuvent modifier l'opinion publique et selon moi, si ces faits avaient été présentés avant le référendum de 1995, le résultat aurait pu être totalement différent et le Québec serait peut-être un pays aujourd'hui. Le principal point négatif de cette série est qu'elle ne présente qu'un côté de la médaille, et que l'objectivité, plutôt rare au début, devient totalement inexistante dans le 3è volume. Par exemple, on y parle de la discrimination au Canada anglais vis-à-vis les joueurs de hockey francophones. On y mentionne que toute équipe du Canada anglais, à talent égal, choisira assurément le joueur anglophone au détriment du francophone. Sauf que ce que l'auteur ne mentionne pas, c'est que ce sera également le cas à l'inverse pour le Canadien de Montréal qui privilégiera toujours le joueur francophone au joueur anglophone, puisque les communications publiques en seront facilitées. Les faits présentés dans les 3 volumes sont particulièrement intéressants et bien documentés avec de nombreuses références. Par contre, il ne faut pas oublier qu'ils proviennent d'un francophone et qu'un seul côté de la médaille nous est présenté. Je crois que ces faits devraient être connus de tous et donc, que tout le monde devrait se permettre de lire Le Livre Noir du Canada Anglais. Normand Lester nous prépare un quatrième volume couvrant la Révolution Tranquille, la naissance du parti Québécois et son élection en 1976, le référendum de 1980 et le rapatriement de la Constitution canadienne de 1982 sans l'accord du Québec. Ce 4è livre de la série risque donc d'être le plus intéressant de tous. À surveiller... (août 2004)

Marc Levy, Et si c'était vrai... (2000)

Marc Levy est un dirigeant d'entreprise français qui partage son temps entre son pays natal et les États-Unis. En 2000, il a publié son premier roman, Et si c'était vrai..., qui a connu un immense succès et a été porté à l'écran. Il s'agit d'une comédie romantique qui peut sembler assez légère au premier abord, mais qui va beaucoup plus loin. Une touche de fantastique (ou de spiritualité) vous obligera à vous poser des tas de questions sur l'âme humaine. C'est qu'au coeur de cette histoire on retrouve un homme, Arthur, qui découvre une femme, Lauren, dans son placard. Elle est surprise qu'il puisse la voir et prétend être plongée dans un profond coma à l'autre bout de la ville. Elle a en plus la faculté d'apparaître et de disparaître à sa guise. L'aventure ne fait que commencer, au grand désespoir du meilleur ami d'Arthur, Paul, qui croit que ce pauvre Arthur a complètement perdu la tête. En fait, c'est le cas puisqu'il est profondément en amour... avec un fantôme. Abracadabrant tout ça? C'est vrai et on trouve le tout un peu déboussolant au début, mais on finit par s'y habituer. On entre rapidement dans le coeur de cette histoire invraisemblable qui contient même des éléments intéressants de suspense nous obligeant à lire le roman en entier en un très court laps de temps. Ceux qui recherchent une certaine profondeur littéraire risquent de rester sur leur faim, mais pour une histoire captivante et facile à lire qui vous fera passer une agréable soirée d'hiver dans le confort de votre salon, Et si c'était vrai... est le choix par excellence. Un film a été fait à partir de ce roman et vous le trouverez en cliquant ici. En 2005, Levy en publiait la suite intitulée Vous revoir, dont vous trouverez la chronique plus bas. (janvier 2006)

Marc Levy, Vous revoir (2005)

Après le succès retentissant de son premier roman, Et si c’était vrai…, Marc Levy a connu le succès avec la plupart de ses romans. Mais là, il décide de porter un grand coup en revenant avec la suite du premier. Cette suite était nécessairement espérée des amateurs du précédent puisque Et si c’était vrai… se terminait d’une façon plutôt abrupte nous laissant quelque peu sur notre appétit. Dans Vous revoir, Lauren et Arthur se croisent à nouveau, 7 ans plus tard, dans un contexte tout à fait différent. La femme a repris son travail de médecin et l’homme rentre d’un exil en France où il a tenté tant bien que mal d’oublier la femme qu’il avait tant aimée. Par un étrange concours de circonstances (comme seul Levy peut nous en concocter), Arthur se retrouve à l’urgence où travaille Lauren. Ils ont donc une chance de plus de se revoir. Dans cette nouvelle comédie romantique, Levy reprend les mêmes ingrédients qui ont fait le succès de son premier livre, soit le romantisme, l’humour et un tas d’imprévus plus abracadabrants les uns que les autres (certains diront même tirés par les cheveux, et avec raison). Malheureusement, la magie du premier livre ne s’y retrouve plus. On arrive même à deviner pas mal d’éléments de l’intrigue à l’avance, ce qui n’est jamais bien intéressant et enlève passablement au suspense pourtant bien présent dans le précédent. En fait, le seul véritable élément positif de ce roman est de pouvoir enfin découvrir ce qui est arrivé aux personnages qu’on a tant aimé dans l’aventure précédente. Évidemment, c’est encore une fois une histoire légère et facile à lire qui vous fera tout de même passer un bon moment. Mais, après en avoir complété la lecture, vous ne devriez pas attendre trop impatiemment la suite (qui ne viendra probablement jamais de toute façon). En passant, pour ceux qui penseraient peut-être lire Vous revoir sans avoir lu Et si c’était vrai…, ce n’est vraiment pas une bonne idée, puisque vous n’y comprendrez rien et trouverez l’histoire plutôt insignifiante. (février 2006)

Joel McIver - The 100 Greatest Metal Guitarists

Joel McIver - The 100 Greatest Metal Guitarists (2008)

Joel McIver a écrit une douzaine de livres par rapport au rock et au métal, incluant des biographies de Metallica, Slayer, Black Sabbath et Slipknot. Il contribue également à différents magazines dont Total Guitar et Bass Guitar. Ses connaissances inégalées de la musique métal lui ont permis d’établir un palmarès des meilleurs guitaristes, les 100 premières positions nous étant présentées ici. McIver laisse volontairement de côté tous les guitaristes de hard rock et de hair metal, incluant les virtuoses comme Eddie Van Halen, Joe Satriani, Yngwie Malmsteen et Steve Vai. Ce sont donc plutôt des guitaristes aux riffs lourds et agressifs qui nous sont présentés, même si plusieurs peuvent aussi donner dans le solo à l’emporte-pièce, prouvant leur grande virtuosité. Le livre dépeint le portrait autant de guitaristes rythmiques que solistes, et il explore avec passablement de détails le black metal scandinave et le death metal, 2 styles reconnus pour leur vitesse d’exécution. Si vous n’êtes pas complètement plongés de façon constante dans le monde du métal, plusieurs noms risquent de vous être inconnus. Aussi, plusieurs des premières positions risquent de vous surprendre grandement, incluant la toute 1re position (que je ne dévoilerai pas ici). Ce n’est pas que ce sont de mauvais guitaristes, mais disons que peu de spécialistes les auraient classés aussi haut dans un palmarès contenant tous ces guitaristes de grand talent. Même si les positions en tant que telle peuvent être discutables, il reste que voici un livre qui présente 100 des meilleurs guitaristes au monde, et très certainement les 100 meilleurs du heavy metal. Le livre de grand format présente de nombreuses photos, des descriptions des guitaristes, de leur style et des groupes dont ils ont fait partie, ainsi que des moments forts de leur carrière. Voici donc un livre vraiment intéressant, contenant beaucoup de détails et d’informations pertinentes. Veuillez noter que le livre est disponible seulement en version originale anglaise. (mars 2009)

Jawbone

Paul Ohl - Black : Les chaînes de Gorée

Paul Ohl, Black : Les chaînes de Gorée (2000)

Après le fameux Racines d’Alex Haley, Paul Ohl a décidé de nous présenter un roman sur les différentes facettes de l’esclavage environ un siècle avant le drame de Kounta Kinté, l’ancêtre d’Alex Haley et premier esclave du clan. Ce roman met plus particulièrement en évidence Souma, un Sénégalais devenu esclave qui allait refuser toute soumission à ses maîtres et ainsi devenir le symbole de la liberté pour tout un peuple. On y présente aussi les Français qui commandaient la capture d’esclaves à Versailles et à Nantes, jusqu’aux maîtres sans pitié en Martinique, en passant par l’île de Gorée. Ce roman brosse un portrait passablement réaliste de l’esclavage à la fin du 17e siècle à tous les points de vue. Par contre, le roman a difficilement réussi à capter mon attention, alors que l’auteur va un peu trop dans toutes les directions. Le début en Afrique m’a semblé beaucoup trop long et pas toujours intéressant. Par la suite, on laisse tomber l’Afrique pendant un bon moment pour se concentrer sur ce qui se passe en France pour aller chercher les esclaves dont on a besoin. Encore là, ça m’a semblé beaucoup trop long et j’en ai presque oublié Souma… Et c’est comme ça jusqu’à la fin des 500 pages. Je crois qu’il aurait été préférable de présenter les histoires en parallèle avec des chapitres plus courts, mais c’est le choix de l’auteur. Aussi, le fait que ce ne soit pas une histoire vécue, comme c’était le cas pour Racines, rend l’histoire beaucoup moins intéressante et touchante. Black montre tout de même les côtés les plus sombres de la période esclavagiste en nous laissant une note positive en conclusion. Le roman peut donc permettre à un néophyte de l’esclavage d’en savoir un peu plus sur cette triste période de l’histoire. Mais, il faut un peu de courage pour le lire d’une couverture à l’autre. (septembre 2007)

½

The Early Days of The Sex Pistols

Mick O'Shea, The Early Days Of The Sex Pistols: Only Anarchists Are Pretty (2004)

Comme le dit si bien le titre, il s’agit d’un livre présentant les débuts des Sex Pistols. Présenté sous forme de roman, les lieux, noms et événements sont réels, alors que les dialogues sont fictifs. On y découvre comment les gars se sont connus, l’arrivée de Johnny Rotten (John Lydon) dans le groupe et leurs premiers pas sur scène (pas toujours fructueux). On suit les 4 gars dans leur ascension vers le succès, alors que le célèbre bassiste Sid Vicious et leur premier album (et seul album studio) n’arriveront que plus tard. Le plus intéressant de ce roman est de nous permettre de découvrir les dessous du célèbre groupe punk britannique, dans un livre qui se lit aisément et rapidement. Par contre, tout au long de la lecture, il est extrêmement difficile de faire la différence entre la réalité et la fiction, ce qui devient agaçant à la longue. Sachant que Mick O’Shea n’était pas dans l’entourage du groupe, il est certain qu’il a dû en inventer beaucoup. Mais, où est-ce que ça s’arrête exactement? C’est quand même une bonne façon d’en découvrir un peu plus sur le groupe, en faisant bien attention toutefois de ne pas tout prendre pour de l’argent comptant. Veuillez noter que le livre est en anglais et qu’il n’en existe toujours aucune version française. Pour plus de plus amples informations concernant les Sex Pistols, vous pouvez visiter ma musicographie sur le groupe à l’adresse suivante : www.musicomania.ca/sexpistols. (avril 2005)

Helter Skelter

½

Greg Prato - Grunge is Dead

Greg Prato - Grunge is Dead: The Oral History of Seattle Rock Music (2009)

Au début des années 1990, un nouveau style musical est venu chambarder l’industrie, le grunge. Dirigé par 4 groupes principaux qui ont su amener le genre à un autre niveau (Nirvana, Pearl Jam, Soundgarden et Alice In Chains), le grunge a complètement fait disparaître le mouvement hard rock / hair metal qui dominait les palmarès à la fin des années 1980. Même que la plupart de ces groupes ont réorienté leur style musical en fonction de la nouvelle vague de musique alternative qui avait pris possession des palmarès avec l’arrivée du grunge. Ce livre par Greg Prato fait non seulement une rétrospective des années prolifiques de ce style développé à Seattle, mais remonte également à ses origines dans les années 1960, 70 et 80 avec le rock garage, le punk rock et le métal qui ont été à la base de ce nouveau genre musical. Le livre est en fait entièrement constitué de citations par les différents acteurs qui ont vécu de près ou de loin la montée et la descente du son grunge. À travers ces citations, on peut découvrir comment le genre a évolué jusqu’à devenir la musique la plus en demande de la planète. On passe également par certains côtés sombres comme le décès surprenant et bouleversant d’Andrew Wood (Malfunkshun, Mother Love Bone) d’une surdose de drogue, lui qui était un des personnages les plus flamboyants et respectés de la scène grunge de Seattle et qui est disparu peu de temps avant que le mouvement prenne véritablement son envol. À cause de sa structure particulière, le livre peut sembler quelque peu décousu par moments. Par contre, il fait un excellent survol de l’histoire du grunge et permet ici d’en connaître tous les tenants et aboutissants. Si l’histoire de la musique vous passionne ou que vous ayez été simplement de grands fans de musique grunge, voici un livre qui devrait s’ajouter à votre bibliothèque. (août 2009)

Édition anglaise, 478 pages

ECW Press

Hubert Reeves (avec Frédéric Lenoir), Mal de Terre (2005)

L’astrophysicien Hubert Reeves est devenu un des scientifiques les plus respectés au Québec et en France. Après nous avoir parlé de l’espace, voilà que c’est de l’état de notre planète qu’il a décidé de nous entretenir. Présenté sous forme d’entrevue alors que Reeves se fait questionner par Frédéric Lenoir, ce livre nous présente un portrait plutôt sombre de ce qui attend l’humanité. L’humain, qui est considéré comme l’animal le plus nuisible de l’histoire, devra faire des ajustements à sa façon de vivre pour ralentir sa propre extinction, qui est inévitable dans un avenir pas si éloigné. C’est bien beau pelleter les problèmes pour les générations futures, mais lorsqu’on réalise qu’il y aura bien peu de générations après nous, on se dit qu’il est peut-être temps de se responsabiliser un peu. Reeves ne fait pas que nous présenter le portrait sombre de notre monde, mais il présente aussi des solutions concrètes, applicables dès maintenant, même si j’aurais aimé en lire un peu plus. Le problème, comme il le dit si bien, c’est que pour les appliquer, il doit y avoir une parfaite entente entre le milieu scientifique, la classe politique et la population. Alors que la population est de plus en plus à l’écoute des scientifiques, les politiciens demeurent des gens assoiffés de pouvoir qui ne voient l’avenir qu’à l’intérieur de leur propre mandat de 4 ou 5 ans. Tant qu’on ne verra l’avenir qu’à si court terme, il sera impossible d’entreprendre des changements drastiques à long terme qui pourront vraiment améliorer et prolonger la vie sur terre. Des moyens concrets existent déjà. Il ne nous reste qu’à les utiliser et à dépenser l’argent intelligemment. Ce livre, qui nous est maintenant offert en format de poche, nous permet de prendre conscience de certains aspects de notre vie de tous les jours qu’on ne voit pas facilement. Le seul reproche que je peux lui faire est l’utilisation excessive de termes et d’études scientifiques qui nous éloignent par moments du concret de la vie qui est le côté le plus intéressant du livre. (mars 2006)

½

Ruth Rendell - Rottweiler

Ruth Rendell, Rottweiler (2006)

Une morsure au cou de sa première victime a donné le surnom de Rottweiler au tueur qu'on recherche activement dans tout Londres. À chaque nouvelle victime qu'il fait, il s'assure de conserver un petit objet qui lui appartient. Le thriller amènera les soupçons dans différentes directions, jusqu'à ce que le meurtrier se retrouve coincé. Ruth Rendell possède une excellente capacité à nous décrire sa ville dans les moindres détails, ce qui nous donne pratiquement l'impression de nous y retrouver. Par ailleurs, les personnages possèdent tous des traits de caractère uniques qui en font des personnes qui sont tout sauf ordinaires. Elle réussit donc, à travers ces personnages colorés et une ville de Londres rendue plus belle, à nous concocter une très bonne histoire qui se lit facilement et avec beaucoup d'intérêt, malgré les 545 pages du roman. Une bien belle découverte... (juillet 2007)

½

Mario Roy, Gerry Boulet: Avant de m'en aller (1991) (réédition de 2005)

Cette biographie de notre plus grand rockeur québécois a été publiée pour la première fois en 1991, quelques mois seulement après son décès prématuré du cancer le 18 juillet 1990 à l'âge de 44 ans. Elle a été écrite par Mario Roy qui est journaliste à La Presse. Ce livre va bien au-delà de la biographie en nous présentant la vie de Gerry Boulet sous forme de roman. On découvre sa jeunesse, ses premiers pas en tant que musicien (aux côtés de son frère Denis), les Gants Blancs, les débuts d'Offenbach, l'aventure en France, le succès d'Offenbach, sa carrière solo et sa maladie (l'ennemi comme il l'appelait). Tout ça à travers ses aventures amoureuses, ses enfants, son caractère de cochon et ses soirées de débauche dans l'alcool et la drogue. Gerry Boulet était en soi tout un personnage, un gars que tout le monde aimait et qu'on suivait dans ses délires sans se poser de questions. Bien plus que l'histoire de Gerry Boulet, ce livre présente carrément l'histoire du rock au Québec en mentionnant au passage les courants musicaux de chacune des époques et les artistes en vogue. Après tout, Gerry était au coeur de l'histoire du rock au Québec dans les années 60, 70 et 80. Ce qu'on retient surtout de sa vie, c'est qu'il la vivait sans aucune retenue et qu'il a fallu la maladie pour l'arrêter. Le livre se lit facilement malgré ses 500 pages et on n'y retrouve aucun moment ennuyant. (février 2006)

½

Alice Sebold, La nostalgie de l'ange (2003)

un texte de Édith Sénéchal

Le 6 décembre 1973, Susie Salmon, âgée de 14 ans, prit un raccourci pour retourner à la maison et tomba nez à nez avec M. Harvey, un homme du voisinage. Ce dernier l’entraîna, malgré elle, dans une sorte de « cachette secrète souterraine » qu’il avait construite  dans un champ de maïs. C’est à cet endroit qu’elle a été violée et cruellement assassinée. Les autorités policières n’ont trouvé qu’une petite partie de son corps et aucun suspect n’a été arrêté dans cette histoire, faute de preuve. Susie, maintenant au paradis, regarde tout ce qui se passe et elle nous décrit la suite des événements. Elle voit sa famille se déchirer sous ses yeux. Impuissante, elle voit son père qui tente par tous les moyens de prouver la culpabilité de M. Harvey. Elle voit aussi sa mère qui sombre dans une sorte de dépression et qui quitte la maison. Elle suit les aventures de sa sœur avec son nouvel amoureux et elle voit son petit frère qui devient tranquillement un adolescent. Elle voudrait bien revenir sur terre afin de pouvoir rassurer sa famille pour que chacun puisse reprendre un rythme de vie normal. Cependant, Susie doit apprendre à se détacher de la vie terrestre et au paradis, des gens l’aideront à comprendre et à lâcher prise. Ce roman de Alice Sebold est un cadeau pour l’âme. L’auteure nous fait passer par toute la gamme des émotions. On ressent facilement toute la souffrance et la peine des proches de Susie et simultanément, on sent la détermination et le courage de cette famille. Ce livre se lit avec une grande facilité. Personnellement, je l’ai dévoré d’un bout à l’autre et je ne semble pas être la seule; cette œuvre a été traduite dans trente pays et vendue à plus de trois millions d’exemplaires. Je vous le conseille fortement. (janvier 2005)

Patrick Senécal - Le vide

Patrick Senécal, Le vide (2007)

Patrick Senécal est définitivement devenu le maître du suspense au Québec et il le prouve à nouveau avec Le vide. Miroir d’une société malade qui se cherche, Le vide présente la détresse à l’extrême sur fond de critique sociale. On écorche au passage la télé-réalité qui captive tant les auditoires que les participants. Les 3 personnages principaux de ce roman, Pierre Sauvé, Frédéric Ferland et Maxime Lavoie, n’ont rien en commun jusqu’à ce que Maxime, un milliardaire désabusé décide d’animer une télé-réalité controversée réalisant les fantasmes les plus fous des gens. S’installera alors une tension extrême tout au long de ces 650 pages où l’on découvrira les pires atrocités que l’humain est capable de réaliser. Parfois extrêmement dur, et certainement pas conseillé à un jeune public, Le vide réussira à vous tenir en haleine jusqu’à la fin, tout en vous faisant réfléchir à l’absurdité de certains aspects de notre société. Âmes sensibles, s’abstenir, mais pour les autres, il s’agit véritablement d’un livre à découvrir. (janvier 2008)

½

Marcel Tessier, Chroniques d'histoire: Tome 1 (2004)

Marcel Tessier est probablement le meilleur conteur pour nous parler du Québec et de notre histoire, ce qu'il fait régulièrement dans diverses chroniques télévisées. Avec le tome 1 de ses Chroniques d'histoire, il utilise à merveille son talent pour nous faire découvrir certains passages de notre histoire et les personnages qui l'ont marquée. Excellent vulgarisateur, il nous présente le tout dans un langage simple qui permettra à quiconque de bien saisir l'importance des différents moments de l'histoire qu'il nous présente. Même les plus jeunes pourront sans problème utiliser ce volume pour approfondir leurs connaissances de leur pays. Toujours intéressant et captivant, il est bien difficile de laisser tomber ce livre avant de l'avoir lu jusqu'au bout. On a toujours envie de lire la chronique suivante avant de s'arrêter, ce qui peut durer des heures. Il s'agit définitivement du meilleur achat pour ceux qui trouvent habituellement que la lecture de livres d'histoire est beaucoup trop fastidieuse. Le tome 2, qui est également sur le marché, vous intéressera certainement lorsque vous arriverez à la dernière page de celui-ci. (octobre 2004)

Marcel Tessier, Chroniques d'histoire: Tome 2 (2004)

Deuxième tome des chroniques d'histoire de Marcel Tessier, celui-ci m'a beaucoup moins captivé que le premier. Pourtant, les chroniques sont toutes aussi intéressantes, sauf que la structure du livre lui-même a quelque peu évolué, et malheureusement pas pour le mieux. Certaines chroniques sont passablement longues et conservent moins notre intérêt. En plus, on a ajouté des petits flashs d'informations intitulés "Saviez-vous que...", ce qui en soit est intéressant. Le problème, c'est qu'ils sont placés n'importe où en plein milieu d'une chronique, au bas d'une page. De cette façon, on doit interrompre la lecture d'une chronique pour un "Saviez-vous que..." qui n'a absolument aucun rapport avec cette même chronique, ce qui devient passablement agaçant à la longue, surtout quand la phrase allait se compléter sur la page suivante. Si ces informations avaient été placées entre les chroniques, je n'aurais eu aucune plainte à formuler. Donc, à cause de ces petits changements de structure, la lecture de ce tome 2 est moins fluide et, par le fait même, moins passionnante. Malgré tout, vous en apprendrez encore beaucoup sur certains personnages et passages de l'histoire du Québec, ce qui est toujours utile. Et après tout, Marcel Tessier demeure notre meilleur conteur...

Richard Thomas, Nirvana de A à Z (2005)

Édité pour la première fois en 2001, voilà qu’on a mis à jour Nirvana de A à Z pour nous le présenter à nouveau. Comme tous les autres ouvrages de la série, c’est un petit livre qui nous présente tous les faits et personnes entourant le groupe, sous la forme d’un mini-dictionnaire, ce qui permet une recherche rapide. On y retrouve la discographie complète de Nirvana et différentes citations des membres du groupe, plus particulièrement de son regretté chanteur Kurt Cobain. Écrit dans un langage simple et facile à lire, il peut autant s’adresser aux jeunes qu’aux moins jeunes qui passeront tous à travers rapidement et pourront ensuite le conserver comme livre de référence sur ce légendaire trio grunge. Malgré ses apparences simplistes, qui laissent présager un survol du groupe, on a la surprise de le trouver extrêmement complet. On ne va évidemment pas très loin dans les sentiments des musiciens ainsi que dans des détails qui leur seraient arrivés au cours des années, mais les faits qui y sont présentés sont justes et répondent à nos questions très terre à terre sur le groupe et son entourage. Il n’y a qu’une erreur que j’ai recensée à quelques endroits dans le livre : c’est que l’auteur français semble avoir un problème avec la géographie américaine, puisqu’il parle du nord-est des États-Unis pour la scène grunge de Seattle. Mis à part ce détail, les renseignements sont exacts et vous en apprendront probablement un peu plus sur le groupe, même si vous le connaissez déjà bien. (juillet 2005)

½

John Twelve Hawks - Le voyageur

John Twelve Hawks, Le voyageur (2006)

John Twelve Hawks est un pseudonyme d’un auteur anonyme que même son agent et son éditeur ne connaissaient pas. Le voyageur, son premier roman, est un roman d’aventure et d’action d’une grande efficacité, avec des éléments de fantastique. Les Voyageurs sont des humains avec des dons particuliers, pouvant sortir de leur corps pour visiter d’autres mondes. Ils sont des hommes sages qui doivent changer le monde. Les Voyageurs sont supposés être éteints, sauf qu’il en reste 2, deux frères quelque part aux États-Unis qui ignorent qu’ils ont ce don puisque leur père, lui-même Voyageur, est disparu un jour sans leur dire. Les Arlequins possèdent un autre don unique, soit l’art du combat rapproché. Ces guerriers étaient chargés de protéger les Voyageurs. Maya est donc appelée à partir aux États-Unis pour protéger les derniers Voyageurs restants de ceux qui les recherchent pour éventuellement utiliser leur don. Grâce à la grille, ils sont en mesure de surveiller tous leurs faits et gestes. La grille est un peu ce qui est craint par bien des américains, soit le big brother et le fait qu’on peut vous suivre dans tous vos déplacements en fonction des actions que vous posez et des caméras de surveillance qui vous surveillent partout. Tout ça peut paraître bien bizarre, mais c’est une histoire captivante qui nous est proposée et qui nous tient en haleine jusqu’à la fin. Certains éléments un peu spéciaux vous feront peut-être décrocher de l’histoire selon vos préférences littéraires, mais on vous y ramènera rapidement. C’est un livre qui se lit d’une couverture à l’autre sans efforts et avec beaucoup de plaisir. Une bien belle découverte! (janvier 2007)

 

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