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Arcan, Nelly
:
Putain -
Bouchard, Jacques
:
Les 36 nouvelles cordes sensibles des Québécois -
Brown,
Dan : Da Vinci Code -
Anges & Démons -
Deception Point -
Forteresse digitale -
Caldwell, Ian &
Dustin Thomason: La règle de
quatre -
Coelho, Paulo :
L'Alchimiste -
Connelly, Michael :
La défense Lincoln -
Courtemanche, Gil :
Un dimanche à la
piscine à Kigali -
DALLAIRE, Roméo :
J'ai serré la main du
diable -
DEKKER, Dennis :
In the Studio with The Beatles: Nagra Tapes
-
Dépatie, Andy :
De
pathétique à athlétique... à 60 ans -
GERMAN, Bill :
Under Their Thumb -
GRANDFILS, Dominique :
Paul McCartney, Morceaux choisis -
Grisham, John :
Le clandestin -
L'accusé -
Haley, Alex :
Racines -
Queen -
Hosseini, Khaled :
Les cerfs-volants de Kaboul -
Jardin, Alexandre :
Le roman des Jardin -
King, Stephen :
Roadmaster -
Lacoursière, Jacques :
Histoire populaire du Québec - Tome 1: Des origines à 1791 -
Laferrière, Dany :
Vers le sud -
Lapierre, Dominique & Larry Collins:
New York brûle-t-il?
-
Lester, Normand :
Le Livre Noir du Canada Anglais -
Levy, Marc :
Et si c'était vrai... -
Vous revoir -
McIVER, Joel :
The 100
Greatest Metal Guitarists -
OHL, Paul :
Black : Les chaînes
de Gorée -
O'Shea, Mick :
The Early Days Of The Sex Pistols: Only Anarchists Are Pretty
-
PRATO, Greg :
Grunge is Dead -
Reeves, Hubert
(avec Frédéric Lenoir) : Mal de
Terre -
RENDELL, Ruth :
Rottweiler -
Roy, Mario :
Gerry Boulet:
Avant de m'en aller -
Sebold,
Alice : La nostalgie
de l'ange -
SENÉCAL, Patrick :
Le vide -
Tessier, Marcel :
Chroniques d'histoire: Tome 1 -
Chroniques d'histoire: Tome 2 -
Thomas, Richard :
Nirvana de A à Z -
Twelve Hawks, John :
Le voyageur
Légende pour les étoiles
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Nelly Arcan,
Putain (2001)
Avec tout le succès qu'a connu Nelly Arcan grâce à son premier
roman Putain, je me devais de le lire avant de découvrir son plus
récent Folle.
Il s'agit en fait d'un roman autobiographique dans lequel elle exorcise ses
démons du passé essentiellement vis-à-vis ses parents. Elle raconte son mal de
vivre et ses frustrations par rapport aux hommes en général qui ne veulent que
coucher avec elle et par rapport aux femmes en général qui ne servent qu'à
exciter les hommes. Elle va passablement dans le détail de sa vie d'escorte
alors que les hommes défilaient dans sa chambre d'hôtel pour se soulager. Des
rumeurs veulent que ce soit des récits mis par écrit pour son psychologue qui
aient servi de base à ce livre qui propose plus un défoulement pour son
auteure que pour le lecteur. En effet, à moins d'avoir le même genre de vie
que le personnage, il est plutôt difficile d'être touché par l'histoire.
Peut-être que les femmes le seront plus que je l'ai été. Nelly Arcan nous
propose un style très littéraire où la forme prend les devants sur le fond.
Elle réussit à nous présenter une seule phrase sur 3 ou 4 pages alors qu'elle
énumère sans fin. Le style est intéressant, original et demeure facile à lire,
mais le contenu tourne un peu en rond alors que ce sont les mêmes états d'âme
à la fin qu'au début. J'ai lu la 2è moitié pour me débarrasser et n'ai plus du
tout le goût de lire son plus récent livre, alors que le titre me donne déjà
une bonne idée de ce qui m'attend. Malgré certains éléments particulièrement
intéressants, je n'embarquerai pas dans la vague de "elle est bonne, elle est
belle, elle est fine et je l'aime" et me contenterai plutôt de dire que vous
pouvez vous le procurer si vous aimez lire quelqu'un qui se plaint pendant 185
pages. Comme je l'écrivais plus tôt, les femmes apprécieront peut-être, plus
particulièrement celles qui ont vécu la prostitution de près et les relations
père-fille difficiles. (février 2005)
  

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Jacques
Bouchard,
Les 36 nouvelles cordes sensibles des Québécois (2006)
Jacques Bouchard, un publiciste reconnu, avait présenté Les 36 cordes
sensibles des Québécois en 1978. Il revient avec une nouvelle édition
revue et corrigée de ces 36 cordes alors que certaines ont été remplacées au
cours des 28 dernières années. C’est un livre qui permet de rire de nos
travers, mais aussi de mieux nous comprendre nous-mêmes. Il permet de mieux
saisir ce qui différencie les Québécois des autres Canadiens, des Américains
et des Européens, nos ancêtres. Le principal point agaçant que j’ai rencontré
tout au long du livre c’est que Bouchard parle clairement des Québécois comme
des francophones d’origine française, en oubliant toutes les autres
communautés culturelles qui peuplent le Québec. On comprend aisément qu’il
généralise, mais il ne le mentionne jamais et ça ressemble beaucoup à de
l’exclusion. Donc, il s’agit d’un livre qui s’adresse exclusivement aux
Québécois francophones qui s’y reconnaîtront sans problèmes, alors que
d’autres Québécois se sentiront vraisemblablement laissés de côté. Un autre
point où j’ai quelque peu accroché c’est que certains arguments se répètent
textuellement dans 2 cordes sensibles ou plus. On peut deviner aisément qu’il
y a eu plusieurs moments où on a utilisé la fonction copier-coller. En bout de
ligne, c’est tout de même un livre qui vous permettra d’en apprendre un peu
plus sur vous-mêmes, membre de la société québécoise francophone. (mars 2007)
  ½

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Dan Brown, Da Vinci Code (2004)
Depuis sa sortie en
2003, le Da Vinci Code est devenu l'un des romans les plus vendus au
monde. Comme il était difficile de résister à la tentation de constater
moi-même ce qui avait provoqué ce succès, j'ai profité de sa sortie en
format de poche pour me le procurer. Il a fallu 18 mois avant que le
Vatican réagisse et dénonce les propos du livre au sujet de l'Église. Pourtant
Brown a toujours été très clair: il s'agit d'un roman. C'est que le livre
traite d'un grand nombre d'éléments historiques à travers sa romance, ce qui
peut grandement porter à confusion. D'ailleurs, tout au long du roman, on a
inévitablement la même question en tête: qu'est-ce qui est vrai et qu'est-ce
qui ne l'est pas? Ce doute peut parfois être passionnant, mais peut aussi être
totalement agaçant. Il peut également être légèrement dangereux pour un
lecteur naïf qui en rapporterait les propos comme s'ils étaient véridiques. Ce
qui est certain, c'est que l'histoire ne manque pas de suspense et de
rebondissements, avec une fin totalement imprévisible. Le roman est écrit avec
un rythme en temps réel, un peu à la façon de la série télévisée américaine
24. Donc, la durée des événements sera pratiquement la même que le temps
que vous prendrez à lire le livre. L'histoire en gros est celle d'un homme,
Jacques Saunière, qui, avant de mourir assassiné dans la Grande Galerie du
Louvre, a pris bien soin de laisser des indices pour qu'un secret historique
ne soit pas totalement oublié. Sa fille Sophie et un spécialiste des symboles,
Robert Langdon, auront tout un défi à relever que d'essayer de déchiffrer tous
ces mystères très souvent un peu trop subtils. Les hypothèses historiques que
soulève ce roman ont inspiré plusieurs auteurs et historiens à pousser la
recherche un peu plus en avant. C'est alors qu'on a vu l'apparition de livres
comme
Les secrets du Code Da Vinci par Dan Burstein,
L'énigme sacrée et
Le message par Henry Lincoln,
Le Code Da Vinci décrypté par Simon Cox,
Code Da Vinci: l'enquête par Frédéric Lenoir,
Vérité historique derrière le Code Da Vinci par Sharan Newman,
Les sources secrètes du Da Vinci Code par Jean-Jacques Bedu et
Sur les pas du Code Da Vinci: le guide par Peter Caine. Tous
ces livres devraient vous aider à démêler les faits véridiques de la fiction,
ce qui vous aidera à mieux dormir ensuite. Comme je n'en ai encore lu aucun,
je ne pourrais dire lequel est préférable par rapport à l'autre, mais j'ai
l'impression qu'ils se complètent assez bien. Pour revenir à notre sujet
d'intérêt, le Da Vinci Code, il plaira assurément aux amateurs de
suspense, de mystère, de conspirations, sans oublier les passionnés
d'histoire. Un livre qu'il est bien difficile de déposer une fois qu'on en a
commencé la lecture, un livre du type "si je lisais un dernier petit
chapitre". En résumé, il est tout à fait passionnant et je n'ai eu d'autres
choix que de me lancer sur le seul autre roman de Dan Brown qui est traduit en
français pour l'instant,
Anges et démons, même s'il n'est pas encore sorti en format de poche.
Je vous en parlerai le mois prochain. Il reste maintenant à voir ce que le
cinéma nous offrira alors qu'on sait déjà que Tom Hanks jouera le rôle
de Robert Langdon. J'ai de gros doutes qu'on réussira à rendre l'histoire à sa
juste valeur, et on ne pourra s'empêcher de nous offrir une histoire d'amour
et quelques effets spéciaux qui n'auront rien à voir avec le livre et sauront
nous faire décrocher comme seul le cinéma américain en est capable. (novembre
2005)
   ½

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Dan Brown, Anges & démons
(2005)
Attention, Anges &
démons n'est pas la suite du
Da Vinci Code, mais a plutôt été écrit 3 ans plus tôt. C'est le succès
du
Da Vinci Code qui a amené enfin cette traduction française. Pour les
connaisseurs de son livre à succès, on retrouve à nouveau son héros, Robert
Langdon. Cette fois-ci, sa mission consiste à sauver l'Église catholique de
son élimination par une société secrète qui est ressurgie après une
disparition de 4 siècles. C'est donc au Vatican qu'il devra tenter de résoudre
l'énigme alors que les cardinaux sont en conclave et que la menace plane. Pour
ceux qui avaient aimé le
Da Vinci Code (et il y en a plusieurs dont moi), vous ne serez pas
dépaysé. La recette est la même avec de nombreuses énigmes à résoudre et
autant de rebondissements inattendus. On est donc aussi captivé par l'histoire
et ce sont les 700 pages que vous lirez le plus rapidement dans votre vie. Par
contre, un peu avant la fin, j'ai complètement décroché. Une cascade en
hélicoptère était totalement ridicule et je n'ai plus été capable de rentrer à
nouveau dans l'histoire ensuite puisqu'elle avait perdu tout son intérêt. La
fin est tout de même intéressante et aussi surprenante que dans le
Da Vinci Code, mais le coeur n'y était plus et il m'est resté un goût
amer dans la bouche. C'est dommage, parce que je commençais à apprécier
passablement cet auteur. Mais, je lirai quand même probablement ses 2 autres
romans qui en passant ne sont toujours pas traduits en français. (décembre
2005)
  ½

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Dan Brown,
Deception Point (fr.) (2006)
Entre
Anges et démons et le best-seller
Da Vinci Code, Dan Brown nous offrait son 3e roman
intitulé Deception Point. Il est enfin disponible en version
française et c’est tant mieux pour nous puisqu’il est largement supérieur
à
Anges et démons. Le thriller est tout aussi excellent que les 2
autres, mais avec une fin un peu plus réaliste qu’Anges
et démons. Cette fois-ci, ce n’est pas l’église catholique qui est
visée, mais plutôt la NASA et la présidence américaine. Un satellite de la
NASA détecte une rare météorite dans les glaces du cercle arctique, une
découverte qui tombe à pic puisque l’organisation essuie échec par-dessus
échec depuis beaucoup trop longtemps. Des experts sont dépêchés sur les
lieux pour vérifier l’authenticité de cette découverte. Ils finiront par
réaliser qu’ils sont devant une falsification d’une telle ampleur que
certaines personnes sont prêtes à les assassiner pour que la vérité
demeure cachée. Ils se retrouveront donc dans un véritable cauchemar dans
lequel la fuite est la seule solution. Le suspense y est d’une grande
efficacité encore une fois alors que Brown use de tout son talent pour
nous mettre l’eau à la bouche à la fin de chaque chapitre et nous obliger
à toujours lire le suivant. Ce n’est donc pas si difficile de passer les
575 pages du roman qui se lit avec une rapidité déconcertante. J’aime la
façon avec laquelle il réussit à décrire l’action alors que les moments
sont critiques. Par exemple, dans le cas d’une noyade, il réussit à nous
l’amener de telle sorte qu’on a presque l’impression de manquer de souffle
en lisant l’action. C’est certainement la meilleure description de noyade
que j’ai lue dans ma vie. C’est à croire que l’auteur est déjà mort par
noyade! Encore une fois, comme dans tous ses livres, on retrouve quelques
exagérations qui nous éloignent vraiment de notre vie de tous les jours.
Mais, il réussit à conserver notre intérêt de belle façon, et après tout
c’est un peu ça le but d’un roman de nous faire décrocher de notre vie
quotidienne… Deception Point est un livre à lire pour tout amateur
de Dan Brown, ainsi que tout amateur de thriller. (septembre 2006)
   

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Dan Brown,
Forteresse digitale (2007)
Il fallait bien le succès mondial du
Da Vinci Code pour qu’on se décide à traduire en français les
romans précédents de Dan Brown. Donc, après
Anges et démons et
Deception Point, voici la traduction de son tout premier roman
paru en 1998. Contrairement à
Da Vinci Code et
Anges et démons, Forteresse digitale ne va pas explorer
l’histoire catholique, mais il y est encore question de décryptage de
codes. Cette fois-ci, l’action se passe dans l’agence ultrasecrète des
renseignements américains, la NSA, qui est en mesure de surveiller les
moindres faits et gestes de tous et chacun grâce à l’ordinateur le plus
puissant du monde, le Transltr,
qui sert à décrypter les messages terroristes. Un ancien employé en
désaccord avec ces façons de brimer la liberté des individus lance un jour
un programme impossible à décrypter et menace de le rendre disponible au
monde entier sur Internet. La survie même du
Transltr est donc en jeu
ainsi que la sécurité de tout le pays, à moins qu’on trouve à temps la clé
de ce programme, un code gravé sur une bague. David, un professeur
linguiste et génie des langues, est appelé à aller récupérer cette clé en
Espagne, une simple formalité qui se transformera en aventure périlleuse.
Pendant ce temps, Susan, sa fiancée et cryptographe à la NSA, tente de
résoudre l’énigme de Forteresse digitale afin d’éviter la catastrophe.
Comme dans tous les romans de Dan Brown, le suspense y est constant et
l’aventure ne manque pas, ce qui fait qu’on passe à travers les 500 pages
en très peu de temps. Par contre, il y a encore une fois des éléments un
peu tirés par les cheveux qui risquent de faire décrocher certains
lecteurs. Mais, la fin est tout de même un peu plus réaliste que celle de
Anges et démons, malgré le fait que j’avais trouvé la solution
avant ces supposés spécialistes. Selon moi, ce premier roman est largement
supérieur à
Anges et démons qui m’avait totalement fait décrocher avant la fin
et que j’avais terminé plus par nécessité que par intérêt. Ici, au moins,
cet intérêt demeure au rendez-vous jusqu’au bout. (février 2007)
  ½

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Ian Caldwell et Dustin Thomason, La règle de quatre (2005)
La règle de quatre
est un best-seller américain qu’on retrouve enfin en version française. On
peut le comparer en partie au Da Vinci Code par ses nombreuses
références historiques et ses codes à déchiffrer, mais là s’arrête la
comparaison. C’est un roman sur la vie d’étudiants de l’Université
Princeton (affiliée à Harvard) dont un qui rédige sa thèse sur le
mystérieux livre Le songe de Poliphile qui date de 500 ans. Ce
livre a suscité beaucoup d’intérêt tout au long de l’histoire alors que
beaucoup de savants ont tenté de le décoder. La poursuite de cette quête
en a même poussé plusieurs à commettre des crimes allant jusqu’au meurtre.
C’est donc dans un univers dangereux que se retrouvent plongés les amis
inséparables qui en auront vite plein les bras. J’ai malheureusement
trouvé que le rythme un peu lent du roman favorisait le décrochage,
contrairement au fameux Da Vinci Code (même s’il s’agit de
complètement autre chose). Le suspense, qui règne dès le début du roman,
ne réussit pas à nous tenir en haleine jusqu’à la fin alors qu’on a le
goût de dire aux 2 auteurs d’aboutir à quelque chose. Il est quand même
très bien écrit et contient quelques bons moments intéressants. La
règle de quatre plaira certainement à beaucoup de francophones, comme
elle a su plaire aux américains. Mais pour ma part, je devais faire un
effort particulier de concentration tout au long pour pouvoir demeurer
dans l’histoire. Un effort que je déteste devoir faire, surtout en lisant
un simple roman. (avril 2006)
  

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Paulo Coelho,
L'Alchimiste
(1988)
Pour ma
première chronique livre, j'ai choisit un incontournable, même s'il date de
quelques années. Depuis une dizaine d'années, L'Alchimiste (O Alquimista
dans sa version originale portugaise) a été traduit dans 47 langues et publié
dans plus de 120 pays. Il a donné à son auteur, le brésilien Paulo Coelho, un
succès mondial qui le transporte littéralement depuis ce temps. En résumé,
L'Alchimiste
raconte l'histoire du jeune berger Santiago qui part à la recherche d'un
trésor enfoui au pied des Pyramides. Dans le désert, grâce à l'alchimiste, il
apprendra à écouter son coeur et les signes du destin, et surtout, il
apprendra à aller au bout de ses rêves. Il s'agit donc d'un merveilleux conte
philosophique souvent comparé au Petit Prince de Saint-Exupéry. L'histoire
nous captive rapidement et on se retrouve à chercher le trésor avec Santiago.
Elle est bien difficile cette route jusqu'au trésor et le découragement qui se
fait parfois sentir chez ce jeune berger nous pousse seulement à lire quelques
pages de plus, ce qui fait qu'il est bien difficile de déposer ce livre. Plus
l'histoire avance, plus elle amène à nous questionner sur notre propre vie,
nos propres rêves. En plus d'être un excellent divertissement des plus
captivants, L'Alchimiste nous force à nous remettre en question et voir la
vie différemment. Non seulement j'ai adoré ce livre, mais l'envie de le relire
me revient régulièrement, ce qui ne m'arrive généralement pas, lisant
habituellement les livres une seule fois. En plus, je ne pourrais plus m'en
départir. Il fait donc partie des grands romans de notre époque et est un
incontournable. Il est désormais disponible en format de poche et vous pouvez
vous le procurer à bas prix, donc n'hésitez pas une seconde et vous n'en serez
que gagnant! (juillet 2004)
   ½
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Michael Connelly, La défense Lincoln (2006)
Mickey Haller, un avocat de la défense spécialisé dans les cas de
chauffards, motards, prostituées, etc., croit un jour avoir décroché le
gros lot. Accusé d’avoir défiguré une femme, Louis Roulet, un riche fils
de famille de Beverly Hills désire qu’il assure sa défense. Très excité
des honoraires qu’il en toucherait, Haller découvre qu’il pourrait en plus
défendre un innocent, alors que tout porte à croire que Roulet a été
victime d’un coup monté. Il découvre malheureusement un peu plus tard que
ce cadeau du ciel risque de lui coûter la vie. Haller se retrouve coincé
entre l’appât du gain et la lutte pour sa vie et celle de sa famille. Il a
également la possibilité de racheter une erreur du passé, alors qu’il
découvre qu’un ancien client a été faussement accusé et emprisonné. La
défense Lincoln est un thriller judiciaire de grande qualité qui nous
montre tous les rouages derrière la machine judiciaire criminelle, en plus
de nous tenir en haleine jusqu’à la fin. Sans être un suspense très
rapide, la montée fait en sorte qu’on en vient à ne plus pouvoir nous
arrêter de lire la suite. Ce nouveau roman de Michael Connelly contient
des éléments qui pourraient être choquants pour certains lecteurs,
puisqu’on y traite des bas-fonds du milieu criminel. Malgré tout, il est
tout simplement captivant!
(juin 2007)
   

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Gil Courtemanche, Un dimanche à la piscine à Kigali (2000)
Gil Courtemanche nous présentait son tout premier roman avec Un
dimanche à la piscine à Kigali et il allait connaître un immense
succès. Il a remporté le Prix des libraires du Québec en 2001 et le livre
a même été traduit dans une douzaine de pays. Il s’agit d’un roman plutôt
sombre présentant tout de même une belle histoire d’amour entre un
Québécois, le journaliste Bernard Valcourt, et une jeune Rwandaise,
Gentille. Cette rencontre ayant eu lieu au Rwanda, elle devait
malheureusement se présenter sur fond de génocide, de sida et de
corruption. Les origines mélangées de Gentille, officiellement hutue mais
ayant l’apparence d’une tutsie, ont fait en sorte que sa vie s’est
rapidement retrouvé menacée. En effet, les extrémistes hutus, majoritaires
au pays, ont décidé d’éliminer tous les tutsis qu’ils considéraient comme
des cafards. Alors que leurs amis mouraient tour à tour du sida ou de la
machette, Bernard et Gentille se devaient de s’enfuir pour survivre. Ils
auraient très bien pu revenir au Canada, mais Bernard possédait désormais
un grand attachement pour ce pays, grâce à Gentille et à ses nombreux
amis. Dès les premières pages du roman, l’humour ironique et corrosif de
l’auteur m’a particulièrement plu. Le regard de Bernard Valcourt sur
l’hypocrisie et la corruption qui régnait au Rwanda était plutôt
intéressant. Ce roman présente donc un portrait sombre mais réaliste de la
crise qui a eu lieu au Rwanda en 1994 lors du génocide. Sans être un roman
léger (loin de là, car il est plutôt violent et explicite!), il vous
procurera de très bons moments alors que vous passerez les 280 pages
rapidement et en sortirez bouleversés et touchés. (août 2006)
   

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Roméo Dallaire, J’ai serré la main du diable (2003)
(Avec la participation du major Brent Beardsley)
Le général Dallaire est devenu célèbre après avoir dirigé les troupes des
Nations-Unies dans une mission de paix au Rwanda pendant qu’un génocide
faisait 800 000 morts en 3 mois au printemps 1994. Au ton que prend son
récit, on comprend facilement qu’il aurait préféré demeurer dans
l’anonymat plutôt que de vivre cet enfer. Dès le début de ce compte-rendu
de son aventure au Rwanda, on réalise qu’il a été complètement abandonné
là-bas avec sa petite troupe, sans ressources matérielles ni humaines. Les
grands pays industrialisés, principalement les États-Unis et la France,
n’étaient pas prêts à prendre quelque risque que ce soit dans ce conflit,
n’ayant aucun intérêt particulier au Rwanda (il n’y a pas de pétrole
là-bas!). On lui aura promis du renfort tout au long du conflit et il n’en
aura finalement jamais reçu. Pourtant les évaluations faites par le
général en termes de ressources nécessaires ont été jugées comme correctes
par des experts après le conflit, et elles auraient pu au pire diminuer
l’ampleur du conflit et au mieux l’empêcher complètement. L’échec de l’ONU
dans ce conflit a contribué à remettre en question l’utilité de cet
organisme, qui allait également s’avérer inutile au lendemain du 11
septembre 2001 lors de la décision des Américains de débarquer en
Afghanistan. J’ai débuté ce livre avec l’intention d’en connaître un peu
plus sur ce terrible génocide, et les détails ne manquent pas tout au long
de ces 650 pages. On commence même par un résumé de l’enfance et de la
carrière du général avant qu’il se rende au Rwanda. Mais, rapidement on
entre dans les détails militaires, souvent très stratégiques, de toutes
les actions, discussions et négociations qui ont eu lieu autour des
événements. Il y a tellement de détails que j’en ai perdu l’intérêt à un
certain moment, étant un peu mélangé dans les noms des différentes
personnes et des différents organismes impliqués, ainsi que leur rôle
exact dans le conflit. Il y a bien des passages particulièrement touchants
où le général a été complètement ébranlé par l’horreur qui l’entourait,
autant les Rwandais décapités que les autorités étrangères qui fermaient
les yeux sur ces atrocités tout en promettant de l’aide. Sauf qu’en bout
de ligne, j’ai lu la dernière portion du livre par dépit plus que par
intérêt. À 350 ou 400 pages, j’ai l’impression qu’on aurait pu avoir
autant de détails, mais que l’intérêt aurait été mieux conservé du début à
la fin. C’est quand même un excellent livre pour rapporter les atrocités
de ce génocide, un livre qui nous fait réfléchir sur la façon de voir les
choses dans les pays industrialisés. Alors qu’on devrait croire qu’un tel
événement dramatique devrait faire changer des choses, on réalise que ce
n’est pas le cas lorsqu’on voit à nouveau une situation semblable se
produire au Darfour et qu’encore une fois, les médias sont absents tout
comme les grandes puissances mondiales (il n’y a pas de pétrole au Darfour
non plus!). (juillet 2007)
  

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Dennis Dekker -
In the Studio with The Beatles: Nagra Tapes
(2009)
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Entre le 2 et le 31 janvier 1969, les
Beatles étaient en studio pour les répétitions de l’album qui
devait s’intituler
Get Back, mais qui est finalement paru en
1970 sous le titre
Let It Be. Certains enregistrements de ces sessions allaient
aussi voir le jour sur
Abbey Road un peu plus tard cette année-là. Les sessions de
janvier 1969 ont été filmées par
Michael Lindsay-Hogg pour un
éventuel documentaire. Les enregistrements audio ont été effectués
grâce au système Nagra sur des rubans d’une durée de 16 minutes
chacun. Ce sont ces enregistrements inédits qui ont servi de base à
ce livre. Dennis Dekker y reprend un par un les différents rubans et
fait une description détaillée de ce qu’on peut y entendre. Ils
permettent de nous retrouver carrément avec les Beatles en studio et
de découvrir les dessous de leurs séances de répétition et
d’enregistrement. On peut également découvrir quelque peu le type de
relations que l’on pouvait retrouver à l’intérieur du groupe à ce
moment.
Paul McCartney prenait de plus en plus le titre de
leader, alors que
George Harrison était prêt à partir dans
une carrière solo et que
John Lennon était totalement
hypnotisé par
Yoko Ono, constamment en studio avec eux. Les
descriptions de Dekker sont précises et réussissent à recréer
habilement l’ambiance du studio. Il ajoute également des
informations précieuses sur certaines pièces jouées qui ne sont
jamais parues ou qui ont été interprétées par d’autres artistes. Par
contre, étant Hollandais, Dekker fait de nombreuses fautes
d’orthographe et de grammaire en anglais, un problème qui n’est
probablement pas présent dans la version hollandaise du livre. Malgré
ces légers défauts, le livre atteint parfaitement son objectif de
nous projeter en studio, 40 ans en arrière, avec le plus grand
groupe de l’histoire. Ce livre présente donc un élément essentiel
pour les plus grands fans des
Beatles.
(février 2010) |
   ½
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Andy Dépatie, De pathétique à athlétique… à 60 ans (2005)
Voici un livre sans prétention qui ne fait que présenter l’expérience d’un
homme, un homme d’affaires de Québec qui a toujours eu un sérieux problème
de poids. Au seuil de la soixantaine, Andy Dépatie a décidé de se remettre
en forme une fois pour toutes. Il s’est établi un plan clair, a suivi un
régime de son cru et un programme d’entraînement intensif avec la promesse
d’écrire un livre pour raconter son aventure. Il a pris les précautions
qui s’avéraient nécessaires compte tenu de son état et de son âge et s’est
entouré de médecins et des meilleurs spécialistes en culture physique,
dont l’ex-champion de boxe Fernand Marcotte et Raymond Veillette,
qui entraîne des olympiens. Résultat : il a perdu 50 livres en quatre mois
et est même passé sous le bistouri pour faire enlever les surplus de peau.
Il se promet maintenant de continuer l’entraînement et de maintenir une
bonne alimentation pour ne pas reprendre les livres perdues. Son but est
donc atteint : prouver qu’on peut, à tout âge, s’arracher à l’oisiveté et,
en l’occurrence, à l’obésité pour recouvrer une forme éblouissante. Ce
n’est pas pour l’argent que M. Dépatie a voulu écrire ce livre, puisque
tous ses droits d’auteur seront versés à deux fondations qui s’occupent de
cardiaques et d’enfants handicapés. Le livre est écrit plutôt sobrement,
mais de toute façon, il écrit lui-même à plusieurs moments qu’il n’est pas
un auteur et qu’on doit lui pardonner son style littéraire. Sauf que son
expérience est extrêmement encourageante pour quiconque aurait un surplus
de poids et voudrait y remédier. Contrairement à tous les régimes miracles
qu’on nous propose souvent et qui sont trop compliqués pour qu’on puisse
les appliquer pendant une longue période, la solution employée par M.
Dépatie est simple, remplie de gros bon sens et peut facilement s’intégrer
à notre style de vie particulièrement chargé et ce, à long terme. Bien
sûr, vous ne serez peut-être pas en mesure d’aller aussi loin que lui et
de vous entourer de tous ces spécialistes de renom. Sauf que si vous vous
contentez de mettre en application certains de ses trucs en termes de
nutrition et d’exercice physique, vous verrez rapidement des résultats,
même s’ils seront peut-être moins impressionnants qu’ils l’ont été pour
lui. C’est donc un très bon coup de pied au derrière, peut-être celui qui
vous manquait, pour que vous preniez enfin les moyens de perdre vos livres
en trop. Même si le livre s’adresse essentiellement aux nouveaux retraités
ou préretraités, les solutions présentées sont applicables aux personnes
de tous âges. Un livre particulièrement intéressant. (août 2006)
   

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Bill German -
Under Their Thumb (2009)
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Beaucoup de matériel a été
écrit au cours des années au sujet des
Rolling Stones. Il
pouvait donc sembler inutile d’en rajouter, jusqu’à la lecture de ce
livre autobiographique par Bill
German.
En 1978, alors âgé de seulement 16 ans, cet adolescent de Brooklyn,
New York se lançait dans la plus grande aventure de sa vie en
publiant sa première édition d’un fanzine entièrement consacré aux
Rolling Stones,
Beggars Banquet. Ce
fanzine allait devenir le magazine officiel du groupe, en plus de
permettre à German
de côtoyer ses idoles de très près, voire même de devenir leur ami.
Dans
Under Their Thumb, Bill
German
révèle un grand nombre de détails intéressants sur le groupe vus de
l’intérieur. Il a non seulement été témoin du conflit entre
Keith Richards et
Mick Jagger, mais il en
a carrément payé le prix, faisant partie du camp de
Keith.
Lorsque
Ron Wood a décidé
d’écrire son livre,
The Works, c’est à
Bill German
qu’il a offert de devenir son auteur fantôme. En plus d’assister à
un nombre incroyable de spectacles du groupe à travers le monde,
German
a eu la chance de visiter régulièrement les loges et
partys
du groupe. Étant le plus sobre de la bande, il est le seul à s’en
rappeler dans bien des cas et peut donc raconter le tout avec maints
détails. En 1995, après 17 années à rédiger le magazine officiel des
Rolling Stones,
Bill German
tire sa révérence avant que cette vie infernale ne lui soit fatale.
Le suicide lui avait en effet traversé l’esprit à plusieurs reprises
au cours des derniers mois, lui qui avait l’impression de ne pouvoir
se sortir de cet environnement dans lequel il s’était volontairement
plongé le jour de ses 16 ans. Voici un livre captivant présentant
les
Rolling Stones
sous un angle différent, souvent plus personnel. (juillet 2009)
Édition anglaise, 355 pages |
Random House
   ½

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Dominique Grandfils,
Paul McCartney, Morceaux choisis (2006)
Ce que nous propose ici Dominique Grandfils est un portrait de Sir Paul
McCartney à travers ses souvenirs et réflexions sur sa carrière, sa vie et
certains sujets de société. Il s'agit essentiellement de citations de
McCartney, commentées en partie par l'auteur. On y parcourt ainsi ses
débuts avec les Beatles,
toutes les années du groupe jusqu'à sa séparation en 1970, ainsi que sa
carrière avec Wings et en solo. C'est une excellente façon de
découvrir le cheminement des
Beatles du point de
vue de McCartney, et on y trouve de nombreux éléments intéressants sur
l'ensemble de sa vie. En plus des citations, on retrouve une chronologie
complète des événements qui nous permet de remettre en contexte les
différents éléments importants de la vie de Paul McCartney. Finalement, on
retrouve une discographie assez complète de tous ses enregistrements.
C'est un livre particulièrement intéressant qui nous présente un point de
vue différent sur Paul McCartney et les
Beatles, un livre
qu'on dévore d'une couverture à l'autre. (octobre 2007)
   ½

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John
Grisham,
Le clandestin (2006)
Joel Backman a été condamné à 20 ans de prison pour avoir vendu à une
puissance étrangère un super logiciel capable de contrôler un ensemble de
satellites espions. Il est gracié par le président 6 ans plus tard, à sa
plus grande surprise, et on l’expédie dans une petite ville d’Italie sous
une nouvelle identité. Alors qu’il se croit libre, il est en fait
transformé en appât puisque la CIA désire savoir qui le tuera entre les
Israéliens, les Saoudiens et les Chinois. En plein milieu d’une terrible
chasse à l’homme, celui qui s’appelle désormais Marco Lazzeri apprend
rapidement à se détacher de ceux qui le surveillent, mais parviendra-t-il
à s’en échapper? Avec Le clandestin, John Grisham revient encore
une fois avec un grand thriller d’espionnage. Je l’avais d’abord connu
avec
La firme et je dois dire que Grisham n’a rien perdu de ses
capacités à nous tenir en haleine du début à la fin. C’est un roman qui
peut avoir un certain côté choquant lorsqu’on constate le fonctionnement
du gouvernement américain et de la CIA, mais c’est avant tout l’histoire
d’un homme qui, tout en se sentant parfaitement libre, est traqué plus
qu’il ne l’a jamais été dans sa vie. Un excellent roman que je conseille
fortement à tout amateur de thrillers! (mai 2007)
   

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John
Grisham,
L'accusé (2007)
Depuis le méga
succès de
La firme en 1991,
John Grisham
nous a offert quelques-uns des meilleurs thrillers contemporains (Le
couloir de la mort,
Le dernier juré,
Le clandestin,
etc.). Sauf que cet avocat de carrière ne pouvait rester insensible au cas
Ron Williamson
qui a été condamné à la peine de mort et a passé 12 ans en prison suite à
l’accumulation de faux témoignages, de mensonges et de pseudoexpertises
dans le cas du viol et de l’assassinat d’une jeune femme de 21 ans du nom
de Debbie Carter.
Williamson n’avait rien à
voir avec ce meurtre, qui a eu lieu le 7 décembre 1982 dans une petite
ville de l’Oklahoma, et il a finalement été libéré suite à de nouveaux
tests d’ADN. Ce séjour dans le couloir de la mort l’aura fait vieillir à
un rythme hallucinant en plus de le rendre complètement fou. Suite au
décès de Williamson
à l’âge de 51 ans, Grisham
a senti le besoin de mettre de côté la fiction pour raconter cette
histoire affreuse. Du même coup, il pose la question suivante : « Combien
y a-t-il d’innocents qui traînent dans le couloir de la mort des prisons
américaines? ». Grisham
réussit à nous présenter cette triste histoire avec le même sens du
suspense qu’on lui connaît dans ses romans habituels. Ron Williamson
avait beau être un personnage un peu spécial, on réussit à être grandement
touché par son histoire, au point de craindre qu’une telle catastrophe
nous arrive ou arrive à un de nos proches. Une histoire invraisemblable,
mais malheureusement bien réelle…
(septembre 2007)
   

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Alex Haley,
Racines
(1977)
Voici un livre qui mérite que j’en fasse une chronique bien spéciale, même
s’il est paru il y a 30 ans et qu’il est difficile de le trouver
aujourd'hui en librairie (à moins de se le procurer dans les bouquineries
de livres usagés, et encore!). C’est très rare que je lis un livre à 2
reprises, mais je n’ai pu m’en empêcher avec Racines que j’avais
dévoré il y a une quinzaine d’années, malgré un nombre de pages
impressionnant pour un adolescent (500 pages), et que j’ai redécouvert
récemment. Pendant des années, je l’ai considéré comme mon livre préféré,
toutes catégories confondues, et c’est encore le cas aujourd’hui après
cette deuxième lecture. Il s’agit d’un livre basé sur la vie des ancêtres
de l’auteur, le tout débutant en Afrique alors qu’un adolescent était
capturé pour devenir esclave en Amérique, terre totalement inconnue pour
lui. Kounta Kinté a vécu l’enfer, autant sur le bateau qui l’amenait il ne
savait trop où, qu’une fois utilisé à titre d’esclave dans une plantation
du Sud des États-Unis. Ne comprenant même pas la langue de son nouveau
pays, il a dû s’adapter du mieux qu’il le pouvait, même si son désir de
s’échapper était plus fort que tout et lui a apporté bien des problèmes.
Après la majeure partie du livre consacrée à sa vie, on y découvre aussi
celle de ses descendants pour qui c’était très important de ne pas oublier
leurs racines africaines. À travers cette vie d’esclavage de génération en
génération, c’est une réalité pénible qu’on découvre, une réalité
poignante qui ne peut qu’enlever toute trace de racisme à quiconque en
aurait avant de débuter la lecture du livre. À travers cette difficile
histoire de famille, on décortique chaque génération jusqu’à la mère de
l’auteur. C’est non seulement la dure histoire d’un clan qu’on découvre,
mais en quelque sorte celle de l’esclavage. En effet, tout descendant
d’esclave découvrira un peu la vie de ses ancêtres à travers les
racines d’Alex Haley. La suite de cette grande épopée est parue 17 ans
plus tard dans le livre Queen (aussi difficile à trouver en
librairie). (juin 2006)
    

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Alex Haley & David Stevens, Queen (1994)
Tout comme Racines, Queen vient explorer à nouveau les
ancêtres de l’auteur, mais cette fois-ci du côté de son père. Un immigrant
irlandais s’est épris d’une de ses jeunes esclaves et de cette union
allait naître la fameuse Queen, une mulâtre à la peau pâle qui allait
avoir toutes les difficultés du monde à se faire accepter autant des noirs
que des blancs. De ses descendants allait naître le père de l’auteur. Pour
ce nouveau livre, Alex Haley, qui se faisait vieillissant, a demandé
l’aide de David Stevens qui a dû finir le livre seul suite au décès de
Haley. Il s’est servi de tout ce qui lui avait été communiqué par Haley
pour conclure l’histoire en respectant le plus possible la réalité de la
famille. Même si Queen est moins captivant que Racines étant
donné qu’on est déjà accoutumés au style, il possède tout de même des
moments particulièrement touchants qui ne laisseront personne indifférent.
Passer à travers les 770 pages du livre n’est donc pas un aussi gros défi
qu’on le croirait au départ. (juin 2006)
   

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Khaled
Hosseini,
Les cerfs-volants de Kaboul
(2004)
À Kaboul dans les années 60, deux jeunes amis ont comme principal défaut d'appartenir à deux groupes ethniques différents. La société veut que les deux groupes ne se fréquentent pas, ce qui fait que Amir et Hassan n'ont d'autres choix que de cacher leur relation à leurs communautés respectives pour éviter les préjugés de celles-ci. Un jour, Hassan sera victime d'une violente agression devant le regard de son ami qui restera là sans broncher. Honteux de sa lâcheté, Amir fera tout pour repousser son ami et oublier sa culpabilité. Suite au déménagement de la famille de Amir aux États-Unis, les deux amis perdront totalement le contact. Vingt ans plus tard, Amir aura la possibilité de sauver le fils de Hassan des griffes des Talibans. Ce sera l'opportunité pour lui de corriger son erreur passée.
Les cerfs-volants de Kaboul est un magnifique roman basé sur la profondeur de l'amitié, avec comme toile de fond les conflits historiques en Afghanistan et l'influence que ces conflits peuvent avoir sur une amitié aussi profonde. C'est un roman qui porte à réfléchir et qui montre le ridicule des conflits raciaux et ethniques, non seulement en Afghanistan, mais à travers le monde. Khaled Hosseini, un afghan installé aux États-Unis depuis 1980, nous présente la véritable situation dans son pays d'origine et réussit à nous toucher droit au coeur. J'ai lu ce roman avec un plaisir sans borne et avec beaucoup de difficulté à le mettre de côté. Avec cette envie constante de lire le chapitre suivant, les 375 pages sont passées à la vitesse de l'éclair. Il s'agit probablement du meilleur roman que j'ai lu dans les derniers mois et je le conseille à tous. (novembre 2004)
Ajout en juin 2005: le livre vient enfin de sortir au Québec dans toutes les
librairies.
   

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Alexandre Jardin, Le roman des Jardin (2005)
Après plusieurs romans dans lesquels le romantisme était à l’avant-plan,
Alexandre Jardin a décidé de nous présenter sa famille pour le moins
particulière. Des êtres totalement éclatés, ayant le sexe libre au cœur de
leur vie et avec une vision plutôt originale de la vie. On y découvre
particulièrement sa grand-mère qui s’est fait transféré un ver solitaire
pour lui permettre de manger tout ce qu’elle voulait sans prendre du
poids. Elle a alors commencé à parler au « nous » plutôt qu’au « je ». Il
y a celui qui a fait de sa maîtresse une guenon héroïnomane et que même
les bizarres de Jardin avaient de la difficulté à accepter dans la
famille. Il ne faut pas non plus oublier son père qui pouvait laisser un
chèque en blanc signé dans une cabine téléphonique pour voir s’il allait
se retrouver ruiné. Jardin a beau dire que c’est un roman inspiré de sa
famille, mais là où c’est intrigant, c’est de savoir à quel point c’en est
inspiré. Est-ce que tous ces hurluberlus sont le fruit de son imagination
ou s’ils ont vraiment existé et s'ils étaient comme il le décrit? Ça peut
être intrigant ou carrément agaçant de ne pas savoir. Mais ce qui est
clair, c’est que ça donne un livre plutôt divertissant qui nous sort
littéralement de notre vie banale et sans histoire. Peu de gens risquent
de se reconnaître dans ces personnages excentriques, ce qui favorise
l’évasion. Il s’agit d’un bon livre qui réussira à vous faire sourire en
plusieurs occasions. (novembre 2006)
  ½

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Stephen King, Roadmaster (2004)
Après un grave accident
de voiture, Stephen King a annoncé qu'il cesserait d'écrire après ce roman.
Est-ce que ce sera le cas? Peut-être pas, mais rien n'empêche de lire
Roadmaster comme si c'était son dernier. Ce qui a fait la renommée de King
au cours de sa carrière est d'avoir souvent animer des objets qui sont
généralement sans vie. C'est encore le cas ici, même si le sujet est bien
différent de Christine, un autre de ses livres où il donnait la vie à
une vieille auto bonne pour la casse. Ici, c'est plutôt une vieille Buick
Roadmaster modifiée qui est abandonnée dans une station-service du fin fond de
la Pennsylvanie et ensuite rangée dans un hangar de la police locale. Pendant
des années, des tas de phénomènes mystérieux allaient survenir dans le hangar
B sans que personne puisse avancer une solution logique à tous ces événements.
Disparitions de collègues, apparitions de créatures bizarres, changements de
température et spectacles de lumière extraordinaires ne sont qu'un aperçu de
ce que vont observer avec une curiosité et une peur extrême les policiers de
la Compagnie D. Curtis est entre autres de ceux qui voudront toujours être
présents et ne rien rater de ces événements, jusqu'à ce qu'il meurt un jour,
heurté par une voiture et écrasé contre un camion qu'il venait d'arrêter.
Plusieurs années plus tard, son fils Ned fait maintenant partie de la
Compagnie et il veut en savoir plus sur son père. C'est alors qu'on doit lui
raconter l'histoire du hangar B et de son contenu. Ce que j'ai toujours trouvé
avec les livres de Stephen King, c'est qu'ils n'ont rien de l'horreur de
certains de ses romans adaptés pour le cinéma, et c'est encore le cas ici. Le
suspense est loin d'être constant et à part quelques moments captivants,
essentiellement vers la fin, on y trouve surtout des descriptions et des mises
en situation. Donc, si vous croyez avoir peur en lisant Roadmaster,
oubliez ça tout de suite. Même si à certaines occasions vous pourrez grimacer,
ce sera dans une transposition cinématographique éventuelle que vous pourrez
avoir vraiment la chair de poule. En attendant, c'est quand même un livre qui
se lit très bien et sait conserver notre attention jusqu'à la fin, sans être
toutefois parmi les meilleurs romans de Stephen King. (octobre 2005)
  ½

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Jacques Lacoursière, Histoire
populaire du Québec - Tome 1: Des origines à 1791
(1995)
Voici un des livres les plus complets jamais écrits sur l'histoire du Québec. Celui-ci est le tome 1 qui s'arrête en 1791, mais trois autres tomes sont déjà sur le marché: de 1791 à 1841, de 1841 à 1896 et de 1896 à 1960. Jacques Lacoursière nous présente donc ici l'histoire des découvreurs du Canada et des premiers colons en abordant les différents aspects de la vie de l'époque. Il présente avec de nombreux détails les difficultés que les gens ont eu à faire face, les nombreuses guerres qui ont eu lieu en Amérique en incluant la fin du régime français en 1760 et les principaux personnages qui ont façonné l'histoire de l'époque. Vous découvrirez la naissance des premières villes et la façon dont on a tassé avec le temps les amérindiens dans des réserves à l'extérieur de ces villes. Les nombreux détails peuvent devenir un peu trop longs à lire par moments, mais il s'agit certainement d'un des meilleurs livres pour découvrir notre beau pays dans ses moindres détails et faire le lien avec la situation actuelle au Québec et au Canada. Je n'ai pas encore lu les tomes suivants, mais ça fait partie de mes projets dans les prochains mois. (septembre 2004)
  ½

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Dany Laferrière,
Vers le sud (2006)
Dany Laferrière nous a habitué à traiter ses origines haïtiennes sous
différents angles, parfois osés (nous n’avons qu’à penser à
Comment faire l’amour avec un Nègre sans se fatiguer). Avec
Vers le sud, il nous présente un certain nombre de femmes occidentales
qui partent à la recherche de dépaysement et se laissent séduire par de
beaux jeunes hommes. Compte tenu de la pauvreté d’Haïti, il n’est pas
difficile de comprendre pourquoi des jeunes séduisent aussi facilement ces
femmes blanches en échange d’un montant d’argent particulièrement apprécié
ou de toute autre possibilité d’améliorer leur condition. La majorité des
femmes présentées perdent carrément la tête et sont prêtes à abandonner
totalement leurs vies passées derrière elles pour repartir à zéro. Ce
sujet risque de choquer bien des femmes qui se diront que c’est impossible
dans la réalité, sauf qu’elles savent fort bien que non seulement ça
existe bel et bien, mais ça pourrait leur arriver à elles aussi. Le
tourisme sexuel est effectivement en hausse un peu partout à travers le
monde, et dans les Antilles, ce sont de plus en plus des femmes qui
recherchent l’aventure. C’est donc un livre qui présente un visage de
nous-mêmes qu’on préférerait ne pas montrer. Le style littéraire utilisé
m’a quelque peu déboussolé. Plusieurs histoires s’entremêlent sans être
réellement en parallèle, et vient un moment où on ne s’y retrouve plus.
Certains passages plutôt sexuellement explicites ne manquent pas de nous
accrocher, mais la structure nous fait décrocher ensuite. Par contre, si
vous aimez l’œuvre de Laferrière, ce nouveau roman vient s’amalgamer
parfaitement à ses livres précédents. (octobre 2006)
  

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Dominique Lapierre & Larry Collins,
New York brûle-t-il? (2004)
Voici un roman fortement influencé des menaces terroristes qui "pèsent" sur les États-Unis depuis les attentats du 11 septembre 2001. New York est à nouveau menacé, mais cette fois-ci par une bombe nucléaire. Le président Bush se retrouve donc une fois de plus dans une situation délicate, particulièrement vis-à-vis son ami Ariel Sharon, le leader israélien. Comment se sortira-t-il de cette nouvelle crise? Dans ce roman de Lapierre et Collins, les noms sont réels, mais les décisions qui sont prises ne correspondent pas vraiment avec la réalité. Avant d'en commencer la lecture, je m'attendais à un bon suspense, mais j'ai été plutôt déçu de ce côté. C'est que les dénouements viennent beaucoup trop rapidement et sont souvent bien prévisibles. En plus, le scénario m'a un peu trop rappelé la deuxième saison de la série télévisée
24 dont une intrigue semblable prenait place à Los Angeles, mais avec l'intensité et le suspense en prime. En bout de ligne, c'est une bonne petite histoire qui se lit bien et qui plaira à ceux qui suivent de très près la politique américaine vis-à-vis les extrémistes musulmans. Mais, parmi les nombreux ouvrages parus sur le sujet, on peut certainement trouver mieux.
(décembre 2004)
  

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Normand Lester, Le Livre
Noir du Canada Anglais 1, 2 et 3
(2001, 2002 et 2003)
Au
départ, Le Livre Noir du Canada Anglais se voulait essentiellement une
réponse aux "Minutes du Patrimoine" qui utilisaient notre argent pour
présenter le côté rose de notre histoire. Normand Lester a voulu faire le contre-poids en nous présentant non seulement les atrocités qu'on fait subir
les anglais aux français tout au cours de l'histoire du Canada, mais aussi
qu'ils ont fait subir à un grand nombre d'autres minorités (indiens, japonais,
juifs, etc.). Le premier volume de la série présente différents faits entre la
période de la Conquête anglaise de 1760 jusque vers la fin de la 1ère Guerre
Mondiale. Dans le deuxième volume, on traite des années 20 à la Révolution
Tranquille des années 60. On passe aussi à travers ce qui s'est passé entre la
saga de l'Accord du Lac Meech de la fin des années 80 et le référendum de 1995
sur la souveraineté du Québec, en passant par l'Entente de Charlottetown.
Finalement, le troisième volume de la série nous présente un portrait plutôt
sombre de la situation dans le sport, autant amateur que professionnel, ainsi
que l'agitation autour de la nomination de David Levine comme directeur de
l'Hôpital d'Ottawa alors qu'il a déjà fait partie du parti Québécois. Surtout,
ce dernier volume nous montre les efforts qui ont été mis depuis le non au
référendum de 95 pour remettre le Québec à sa place, les injures, insultes et
affronts atteignant des sommets d'intensité (pourtant ils sont venus nous dire
qu'ils nous aimaient en très grande quantité à la veille du référendum). Ce
qui est particulièrement intéressant avec les 3 volumes du Livre Noir du
Canada Anglais c'est qu'ils nous présentent des faits importants à savoir,
mais qu'on n'aurait pu recevoir dans les médias traditionnels,
particulièrement Radio-Canada qui a d'ailleurs congédié Normand Lester lors de
la parution du premier volume par manque de neutralité. Ce sont donc des faits
qui peuvent modifier l'opinion publique et selon moi, si ces faits avaient été
présentés avant le référendum de 1995, le résultat aurait pu être totalement
différent et le Québec serait peut-être un pays aujourd'hui. Le principal
point négatif de cette série est qu'elle ne présente qu'un côté de la
médaille, et que l'objectivité, plutôt rare au début, devient totalement
inexistante dans le 3è volume. Par exemple, on y parle de la discrimination au
Canada anglais vis-à-vis les joueurs de hockey francophones. On y mentionne
que toute équipe du Canada anglais, à talent égal, choisira assurément le
joueur anglophone au détriment du francophone. Sauf que ce que l'auteur ne
mentionne pas, c'est que ce sera également le cas à l'inverse pour le Canadien
de Montréal qui privilégiera toujours le joueur francophone au joueur
anglophone, puisque les communications publiques en seront facilitées. Les
faits présentés dans les 3 volumes sont particulièrement intéressants et bien
documentés avec de nombreuses références. Par contre, il ne faut pas oublier
qu'ils proviennent d'un francophone et qu'un seul côté de la médaille nous est
présenté. Je crois que ces faits devraient être connus de tous et donc, que
tout le monde devrait se permettre de lire Le Livre Noir du Canada Anglais.
Normand Lester nous prépare un quatrième volume couvrant la Révolution
Tranquille, la naissance du parti Québécois et son élection en 1976, le
référendum de 1980 et le rapatriement de la Constitution canadienne de 1982
sans l'accord du Québec. Ce 4è livre de la série risque donc d'être le plus
intéressant de tous. À surveiller... (août 2004)
   

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Marc Levy,
Et si c'était vrai... (2000)
Marc Levy est un
dirigeant d'entreprise français qui partage son temps entre son pays natal et
les États-Unis. En 2000, il a publié son premier roman, Et si c'était
vrai..., qui a connu un immense succès et a été porté à l'écran. Il s'agit
d'une comédie romantique qui peut sembler assez légère au premier abord, mais
qui va beaucoup plus loin. Une touche de fantastique (ou de spiritualité) vous
obligera à vous poser des tas de questions sur l'âme humaine. C'est qu'au
coeur de cette histoire on retrouve un homme, Arthur, qui découvre une femme,
Lauren, dans son placard. Elle est surprise qu'il puisse la voir et prétend
être plongée dans un profond coma à l'autre bout de la ville. Elle a en plus
la faculté d'apparaître et de disparaître à sa guise. L'aventure ne fait que
commencer, au grand désespoir du meilleur ami d'Arthur, Paul, qui croit que ce
pauvre Arthur a complètement perdu la tête. En fait, c'est le cas puisqu'il
est profondément en amour... avec un fantôme. Abracadabrant tout ça? C'est
vrai et on trouve le tout un peu déboussolant au début, mais on finit par s'y
habituer. On entre rapidement dans le coeur de cette histoire invraisemblable
qui contient même des éléments intéressants de suspense nous obligeant à lire
le roman en entier en un très court laps de temps. Ceux qui recherchent une
certaine profondeur littéraire risquent de rester sur leur faim, mais pour une
histoire captivante et facile à lire qui vous fera passer une agréable soirée
d'hiver dans le confort de votre salon, Et si c'était vrai... est le
choix par excellence. Un film a été fait à partir de ce roman et vous le
trouverez en cliquant
ici. En 2005, Levy en publiait la suite intitulée
Vous revoir, dont vous trouverez la chronique plus bas. (janvier 2006)
   

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Marc Levy,
Vous revoir (2005)
Après le succès retentissant de son premier roman,
Et si c’était vrai…, Marc Levy a connu le succès avec la plupart
de ses romans. Mais là, il décide de porter un grand coup en revenant avec
la suite du premier. Cette suite était nécessairement espérée des amateurs
du précédent puisque
Et si c’était vrai… se terminait d’une façon plutôt abrupte nous
laissant quelque peu sur notre appétit. Dans Vous revoir, Lauren et
Arthur se croisent à nouveau, 7 ans plus tard, dans un contexte tout à
fait différent. La femme a repris son travail de médecin et l’homme rentre
d’un exil en France où il a tenté tant bien que mal d’oublier la femme
qu’il avait tant aimée. Par un étrange concours de circonstances (comme
seul Levy peut nous en concocter), Arthur se retrouve à l’urgence où
travaille Lauren. Ils ont donc une chance de plus de se revoir. Dans cette
nouvelle comédie romantique, Levy reprend les mêmes ingrédients qui ont
fait le succès de son premier livre, soit le romantisme, l’humour et un
tas d’imprévus plus abracadabrants les uns que les autres (certains diront
même tirés par les cheveux, et avec raison). Malheureusement, la magie du
premier livre ne s’y retrouve plus. On arrive même à deviner pas mal
d’éléments de l’intrigue à l’avance, ce qui n’est jamais bien intéressant
et enlève passablement au suspense pourtant bien présent dans le
précédent. En fait, le seul véritable élément positif de ce roman est de
pouvoir enfin découvrir ce qui est arrivé aux personnages qu’on a tant
aimé dans l’aventure précédente. Évidemment, c’est encore une fois une
histoire légère et facile à lire qui vous fera tout de même passer un bon
moment. Mais, après en avoir complété la lecture, vous ne devriez pas
attendre trop impatiemment la suite (qui ne viendra probablement jamais de
toute façon). En passant, pour ceux qui penseraient peut-être lire Vous
revoir sans avoir lu
Et si c’était vrai…, ce n’est vraiment pas une bonne idée, puisque
vous n’y comprendrez rien et trouverez l’histoire plutôt insignifiante.
(février 2006)
  

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Joel McIver -
The 100
Greatest Metal Guitarists (2008)
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Joel
McIver a écrit une douzaine de livres par rapport au rock et au
métal, incluant des biographies de
Metallica,
Slayer,
Black Sabbath et
Slipknot. Il contribue également à différents magazines dont
Total Guitar et
Bass Guitar. Ses connaissances inégalées
de la musique métal lui ont permis d’établir un palmarès des
meilleurs guitaristes, les 100 premières positions nous étant
présentées ici. McIver laisse volontairement de côté tous les
guitaristes de hard rock et de
hair
metal, incluant les virtuoses
comme
Eddie Van Halen,
Joe Satriani,
Yngwie
Malmsteen et
Steve Vai. Ce sont donc plutôt des
guitaristes aux riffs lourds et agressifs qui nous sont présentés,
même si plusieurs peuvent aussi donner dans le solo à
l’emporte-pièce, prouvant leur grande virtuosité. Le livre dépeint
le portrait autant de guitaristes rythmiques que solistes, et il
explore avec passablement de détails le black
metal scandinave et le
death
metal, 2 styles reconnus pour leur vitesse d’exécution. Si
vous n’êtes pas complètement plongés de façon constante dans le
monde du métal, plusieurs noms risquent de vous être inconnus.
Aussi, plusieurs des premières positions risquent de vous surprendre
grandement, incluant la toute 1re position (que je ne dévoilerai pas
ici). Ce n’est pas que ce sont de mauvais guitaristes, mais disons
que peu de spécialistes les auraient classés aussi haut dans un
palmarès contenant tous ces guitaristes de grand talent. Même si les
positions en tant que telle peuvent être discutables, il reste que
voici un livre qui présente 100 des meilleurs guitaristes au monde,
et très certainement les 100 meilleurs du
heavy
metal. Le livre de
grand format présente de nombreuses photos, des descriptions des
guitaristes, de leur style et des groupes dont ils ont fait partie,
ainsi que des moments forts de leur carrière. Voici donc un livre
vraiment intéressant, contenant beaucoup de détails et
d’informations pertinentes. Veuillez noter que le livre est
disponible seulement en version originale anglaise. (mars 2009) |
Jawbone
   
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Paul Ohl,
Black : Les chaînes de Gorée (2000)
Après le fameux
Racines d’Alex Haley, Paul Ohl a décidé de nous présenter un
roman sur les différentes facettes de l’esclavage environ un siècle avant le
drame de Kounta Kinté, l’ancêtre d’Alex Haley et premier esclave du clan. Ce
roman met plus particulièrement en évidence Souma, un Sénégalais devenu
esclave qui allait refuser toute soumission à ses maîtres et ainsi devenir
le symbole de la liberté pour tout un peuple. On y présente aussi les
Français qui commandaient la capture d’esclaves à Versailles et à Nantes,
jusqu’aux maîtres sans pitié en Martinique, en passant par l’île de Gorée.
Ce roman brosse un portrait passablement réaliste de l’esclavage à la fin du
17e siècle à tous les points de vue. Par contre, le roman a
difficilement réussi à capter mon attention, alors que l’auteur va un peu
trop dans toutes les directions. Le début en Afrique m’a semblé beaucoup
trop long et pas toujours intéressant. Par la suite, on laisse tomber
l’Afrique pendant un bon moment pour se concentrer sur ce qui se passe en
France pour aller chercher les esclaves dont on a besoin. Encore là, ça m’a
semblé beaucoup trop long et j’en ai presque oublié Souma… Et c’est comme ça
jusqu’à la fin des 500 pages. Je crois qu’il aurait été préférable de
présenter les histoires en parallèle avec des chapitres plus courts, mais
c’est le choix de l’auteur. Aussi, le fait que ce ne soit pas une histoire
vécue, comme c’était le cas pour
Racines, rend l’histoire beaucoup moins intéressante et
touchante. Black montre tout de même les côtés les plus sombres de la
période esclavagiste en nous laissant une note positive en conclusion. Le
roman peut donc permettre à un néophyte de l’esclavage d’en savoir un peu
plus sur cette triste période de l’histoire. Mais, il faut un peu de courage
pour le lire d’une couverture à l’autre. (septembre
2007)
 ½

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Mick O'Shea,
The Early Days Of The Sex Pistols: Only Anarchists Are Pretty (2004)
Comme le
dit si bien le titre, il s’agit d’un livre présentant les débuts des Sex
Pistols. Présenté sous forme de roman, les lieux, noms et événements sont
réels, alors que les dialogues sont fictifs. On y découvre comment les gars
se sont connus, l’arrivée de Johnny Rotten (John Lydon) dans
le groupe et leurs premiers pas sur scène (pas toujours fructueux). On suit
les 4 gars dans leur ascension vers le succès, alors que le célèbre bassiste
Sid Vicious et leur premier album (et seul album studio) n’arriveront
que plus tard. Le plus intéressant de ce roman est de nous permettre de
découvrir les dessous du célèbre groupe punk britannique, dans un livre qui
se lit aisément et rapidement. Par contre, tout au long de la lecture, il
est extrêmement difficile de faire la différence entre la réalité et la
fiction, ce qui devient agaçant à la longue. Sachant que Mick O’Shea n’était
pas dans l’entourage du groupe, il est certain qu’il a dû en inventer
beaucoup. Mais, où est-ce que ça s’arrête exactement? C’est quand même une
bonne façon d’en découvrir un peu plus sur le groupe, en faisant bien
attention toutefois de ne pas tout prendre pour de l’argent comptant.
Veuillez noter que le livre est en anglais et qu’il n’en existe toujours
aucune version française. Pour plus de plus amples informations concernant
les Sex Pistols, vous pouvez visiter ma musicographie sur le groupe à l’adresse
suivante :
www.musicomania.ca/sexpistols. (avril 2005)
Helter Skelter
  ½

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Greg Prato -
Grunge is Dead: The Oral History of Seattle Rock Music (2009)
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Au début des années 1990, un nouveau style
musical est venu chambarder l’industrie, le grunge. Dirigé par 4
groupes principaux qui ont su amener le genre à un autre niveau (Nirvana,
Pearl Jam,
Soundgarden et
Alice In Chains), le
grunge a complètement fait disparaître le mouvement hard rock / hair
metal qui dominait les palmarès à la fin des années 1980. Même que
la plupart de ces groupes ont réorienté leur style musical en
fonction de la nouvelle vague de musique alternative qui avait pris
possession des palmarès avec l’arrivée du grunge. Ce livre par Greg
Prato fait non seulement une rétrospective des années prolifiques de
ce style développé à Seattle, mais remonte également à ses origines
dans les années 1960, 70 et 80 avec le rock garage, le punk rock et
le métal qui ont été à la base de ce nouveau genre musical. Le livre
est en fait entièrement constitué de citations par les différents
acteurs qui ont vécu de près ou de loin la montée et la descente du
son grunge.
À travers
ces citations, on peut découvrir comment le genre a évolué jusqu’à
devenir la musique la plus en demande de la planète. On passe
également par certains côtés sombres comme le décès surprenant et
bouleversant d’Andrew Wood (Malfunkshun,
Mother
Love Bone) d’une surdose de drogue, lui qui était un des
personnages les plus flamboyants et respectés de la scène grunge de
Seattle et qui est disparu peu de temps avant que le mouvement
prenne véritablement son envol. À cause de sa structure
particulière, le livre peut sembler quelque peu décousu par moments.
Par contre, il fait un excellent survol de l’histoire du grunge et
permet ici d’en connaître tous les tenants et aboutissants. Si
l’histoire de la musique vous passionne ou que vous ayez été
simplement de grands fans de musique grunge, voici un livre qui
devrait s’ajouter à votre bibliothèque. (août 2009)
Édition anglaise, 478 pages |
ECW Press
   

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Hubert Reeves (avec Frédéric Lenoir), Mal de Terre (2005)
L’astrophysicien Hubert Reeves est devenu un des scientifiques les plus
respectés au Québec et en France. Après nous avoir parlé de l’espace,
voilà que c’est de l’état de notre planète qu’il a décidé de nous
entretenir. Présenté sous forme d’entrevue alors que Reeves se fait
questionner par Frédéric Lenoir, ce livre nous présente un portrait plutôt
sombre de ce qui attend l’humanité. L’humain, qui est considéré comme
l’animal le plus nuisible de l’histoire, devra faire des ajustements à sa
façon de vivre pour ralentir sa propre extinction, qui est inévitable dans
un avenir pas si éloigné. C’est bien beau pelleter les problèmes pour les
générations futures, mais lorsqu’on réalise qu’il y aura bien peu de
générations après nous, on se dit qu’il est peut-être temps de se
responsabiliser un peu. Reeves ne fait pas que nous présenter le portrait
sombre de notre monde, mais il présente aussi des solutions concrètes,
applicables dès maintenant, même si j’aurais aimé en lire un peu plus. Le
problème, comme il le dit si bien, c’est que pour les appliquer, il doit y
avoir une parfaite entente entre le milieu scientifique, la classe
politique et la population. Alors que la population est de plus en plus à
l’écoute des scientifiques, les politiciens demeurent des gens assoiffés
de pouvoir qui ne voient l’avenir qu’à l’intérieur de leur propre mandat
de 4 ou 5 ans. Tant qu’on ne verra l’avenir qu’à si court terme, il sera
impossible d’entreprendre des changements drastiques à long terme qui
pourront vraiment améliorer et prolonger la vie sur terre. Des moyens
concrets existent déjà. Il ne nous reste qu’à les utiliser et à dépenser
l’argent intelligemment. Ce livre, qui nous est maintenant offert en
format de poche, nous permet de prendre conscience de certains aspects de
notre vie de tous les jours qu’on ne voit pas facilement. Le seul reproche
que je peux lui faire est l’utilisation excessive de termes et d’études
scientifiques qui nous éloignent par moments du concret de la vie qui est
le côté le plus intéressant du livre. (mars 2006)
  ½

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Ruth Rendell,
Rottweiler
(2006)
Une morsure au cou
de sa première victime a donné le surnom de Rottweiler au tueur qu'on
recherche activement dans tout Londres. À chaque nouvelle victime qu'il
fait, il s'assure de conserver un petit objet qui lui appartient. Le
thriller amènera les soupçons dans différentes directions, jusqu'à ce que
le meurtrier se retrouve coincé. Ruth Rendell possède une excellente
capacité à nous décrire sa ville dans les moindres détails, ce qui nous
donne pratiquement l'impression de nous y retrouver. Par ailleurs, les
personnages possèdent tous des traits de caractère uniques qui en font des
personnes qui sont tout sauf ordinaires. Elle réussit donc, à travers ces
personnages colorés et une ville de Londres rendue plus belle, à nous
concocter une très bonne histoire qui se lit facilement et avec beaucoup
d'intérêt, malgré les 545 pages du roman. Une bien belle découverte... (juillet
2007)
  ½

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Mario Roy,
Gerry Boulet: Avant de m'en aller
(1991) (réédition de 2005)
Cette biographie de
notre plus grand rockeur québécois a été publiée pour la première fois en
1991, quelques mois seulement après son décès prématuré du cancer le 18
juillet 1990 à l'âge de 44 ans. Elle a été écrite par Mario Roy qui est
journaliste à La Presse. Ce livre va bien au-delà de la biographie en nous
présentant la vie de Gerry Boulet sous forme de roman. On découvre sa
jeunesse, ses premiers pas en tant que musicien (aux côtés de son frère
Denis), les Gants Blancs, les débuts d'Offenbach,
l'aventure en France, le succès d'Offenbach,
sa carrière solo et sa maladie (l'ennemi comme il l'appelait). Tout ça à
travers ses aventures amoureuses, ses enfants, son caractère de cochon et
ses soirées de débauche dans l'alcool et la drogue. Gerry Boulet était en
soi tout un personnage, un gars que tout le monde aimait et qu'on suivait
dans ses délires sans se poser de questions. Bien plus que l'histoire de
Gerry Boulet, ce livre présente carrément l'histoire du rock au Québec en
mentionnant au passage les courants musicaux de chacune des époques et les
artistes en vogue. Après tout, Gerry était au coeur de l'histoire du rock
au Québec dans les années 60, 70 et 80. Ce qu'on retient surtout de sa
vie, c'est qu'il la vivait sans aucune retenue et qu'il a fallu la maladie
pour l'arrêter. Le livre se lit facilement malgré ses 500 pages et on n'y
retrouve aucun moment ennuyant. (février 2006)
   ½

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Alice Sebold,
La nostalgie de l'ange (2003)
un
texte de Édith Sénéchal
Le 6 décembre 1973, Susie Salmon, âgée de 14
ans, prit un raccourci pour retourner à la maison et tomba nez à nez avec M.
Harvey, un homme du voisinage. Ce dernier l’entraîna, malgré elle, dans une
sorte de « cachette secrète souterraine » qu’il avait construite dans un
champ de maïs. C’est à cet endroit qu’elle a été violée et cruellement
assassinée. Les autorités policières n’ont trouvé qu’une petite partie de son
corps et aucun suspect n’a été arrêté dans cette histoire, faute de preuve.
Susie, maintenant au paradis, regarde tout ce qui se passe et elle nous décrit
la suite des événements. Elle voit sa famille se déchirer sous ses yeux.
Impuissante, elle voit son père qui tente par tous les moyens de prouver la
culpabilité de M. Harvey. Elle voit aussi sa mère qui sombre dans une sorte de
dépression et qui quitte la maison. Elle suit les aventures de sa sœur avec
son nouvel amoureux et elle voit son petit frère qui devient tranquillement un
adolescent. Elle voudrait bien revenir sur terre afin de pouvoir rassurer sa
famille pour que chacun puisse reprendre un rythme de vie normal. Cependant,
Susie doit apprendre à se détacher de la vie terrestre et au paradis, des gens
l’aideront à comprendre et à lâcher prise. Ce roman de Alice Sebold est un
cadeau pour l’âme. L’auteure nous fait passer par toute la gamme des émotions.
On ressent facilement toute la souffrance et la peine des proches de Susie et
simultanément, on sent la détermination et le courage de cette famille. Ce
livre se lit avec une grande facilité. Personnellement, je l’ai dévoré d’un
bout à l’autre et je ne semble pas être la seule; cette œuvre a été traduite
dans trente pays et vendue à plus de trois millions d’exemplaires. Je vous le
conseille fortement. (janvier 2005)
   

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Patrick Senécal,
Le vide (2007)
Patrick Senécal est définitivement devenu le maître du suspense
au Québec et il le prouve à nouveau avec Le vide. Miroir d’une société
malade qui se cherche, Le vide présente la détresse à l’extrême sur
fond de critique sociale. On écorche au passage la télé-réalité qui captive
tant les auditoires que les participants. Les 3 personnages principaux de ce
roman, Pierre Sauvé, Frédéric Ferland et Maxime Lavoie, n’ont rien en commun
jusqu’à ce que Maxime, un milliardaire désabusé décide d’animer une
télé-réalité controversée réalisant les fantasmes les plus fous des gens.
S’installera alors une tension extrême tout au long de ces 650 pages où l’on
découvrira les pires atrocités que l’humain est capable de réaliser. Parfois
extrêmement dur, et certainement pas conseillé à un jeune public, Le vide
réussira à vous tenir en haleine jusqu’à la fin, tout en vous faisant
réfléchir à l’absurdité de certains aspects de notre société. Âmes sensibles,
s’abstenir, mais pour les autres, il s’agit véritablement d’un livre à
découvrir.
(janvier 2008)
   ½

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Marcel
Tessier,
Chroniques d'histoire: Tome 1
(2004)
Marcel Tessier est probablement le meilleur conteur pour nous parler du Québec et de notre histoire, ce qu'il fait régulièrement dans diverses chroniques télévisées. Avec le tome 1 de ses
Chroniques d'histoire, il utilise à merveille son talent pour nous faire découvrir certains passages de notre histoire et les personnages qui l'ont marquée. Excellent vulgarisateur, il nous présente le tout dans un langage simple qui permettra à quiconque de bien saisir l'importance des différents moments de l'histoire qu'il nous présente. Même les plus jeunes pourront sans problème utiliser ce volume pour approfondir leurs connaissances de leur pays. Toujours intéressant et captivant, il est bien difficile de laisser tomber ce livre avant de l'avoir lu jusqu'au bout. On a toujours envie de lire la chronique suivante avant de s'arrêter, ce qui peut durer des heures. Il s'agit définitivement du meilleur achat pour ceux qui trouvent habituellement que la lecture de livres d'histoire est beaucoup trop fastidieuse. Le tome 2, qui est également sur le marché, vous intéressera certainement lorsque vous arriverez à la dernière page de celui-ci. (octobre 2004)
   

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Marcel
Tessier,
Chroniques d'histoire: Tome 2
(2004)
Deuxième tome des
chroniques d'histoire de Marcel Tessier, celui-ci m'a beaucoup moins captivé
que le premier. Pourtant, les chroniques sont toutes aussi intéressantes, sauf
que la structure du livre lui-même a quelque peu évolué, et malheureusement
pas pour le mieux. Certaines chroniques sont passablement longues et
conservent moins notre intérêt. En plus, on a ajouté des petits flashs
d'informations intitulés "Saviez-vous que...", ce qui en soit est intéressant.
Le problème, c'est qu'ils sont placés n'importe où en plein milieu d'une
chronique, au bas d'une page. De cette façon, on doit interrompre la lecture
d'une chronique pour un "Saviez-vous que..." qui n'a absolument aucun rapport
avec cette même chronique, ce qui devient passablement agaçant à la longue,
surtout quand la phrase allait se compléter sur la page suivante. Si ces
informations avaient été placées entre les chroniques, je n'aurais eu aucune
plainte à formuler. Donc, à cause de ces petits changements de structure, la
lecture de ce tome 2 est moins fluide et, par le fait même, moins
passionnante. Malgré tout, vous en apprendrez encore beaucoup sur certains
personnages et passages de l'histoire du Québec, ce qui est toujours utile. Et
après tout, Marcel Tessier demeure notre meilleur conteur...
  

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Richard Thomas,
Nirvana de A à Z (2005)
Édité pour la première fois en 2001, voilà qu’on a mis à jour Nirvana de
A à Z pour nous le présenter à nouveau. Comme tous les autres ouvrages
de la série, c’est un petit livre qui nous présente tous les faits et
personnes entourant le groupe, sous la forme d’un mini-dictionnaire, ce qui
permet une recherche rapide. On y retrouve la discographie complète de
Nirvana et différentes citations des membres du groupe, plus
particulièrement de son regretté chanteur Kurt Cobain. Écrit dans un
langage simple et facile à lire, il peut autant s’adresser aux jeunes qu’aux
moins jeunes qui passeront tous à travers rapidement et pourront ensuite le
conserver comme livre de référence sur ce légendaire trio grunge. Malgré ses
apparences simplistes, qui laissent présager un survol du groupe, on a la
surprise de le trouver extrêmement complet. On ne va évidemment pas très
loin dans les sentiments des musiciens ainsi que dans des détails qui leur
seraient arrivés au cours des années, mais les faits qui y sont présentés
sont justes et répondent à nos questions très terre à terre sur le groupe et
son entourage. Il n’y a qu’une erreur que j’ai recensée à quelques endroits
dans le livre : c’est que l’auteur français semble avoir un problème avec la
géographie américaine, puisqu’il parle du nord-est des États-Unis pour la
scène grunge de Seattle. Mis à part ce détail, les renseignements sont
exacts et vous en apprendront probablement un peu plus sur le groupe, même
si vous le connaissez déjà bien. (juillet 2005)
  ½

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John Twelve
Hawks,
Le voyageur (2006)
John Twelve Hawks est un pseudonyme d’un auteur anonyme que même son agent
et son éditeur ne connaissaient pas. Le voyageur, son premier roman,
est un roman d’aventure et d’action d’une grande efficacité, avec des
éléments de fantastique. Les Voyageurs sont des humains avec des dons
particuliers, pouvant sortir de leur corps pour visiter d’autres mondes. Ils
sont des hommes sages qui doivent changer le monde. Les Voyageurs
sont supposés être éteints, sauf qu’il en reste 2, deux frères quelque part
aux États-Unis qui ignorent qu’ils ont ce don puisque leur père, lui-même
Voyageur, est disparu un jour sans leur dire. Les Arlequins
possèdent un autre don unique, soit l’art du combat rapproché. Ces guerriers
étaient chargés de protéger les Voyageurs. Maya est donc appelée à
partir aux États-Unis pour protéger les derniers Voyageurs restants
de ceux qui les recherchent pour éventuellement utiliser leur don. Grâce à
la grille, ils sont en mesure de surveiller tous leurs faits et
gestes. La grille est un peu ce qui est craint par bien des
américains, soit le big brother et le fait qu’on peut vous suivre
dans tous vos déplacements en fonction des actions que vous posez et des
caméras de surveillance qui vous surveillent partout. Tout ça peut paraître
bien bizarre, mais c’est une histoire captivante qui nous est proposée et
qui nous tient en haleine jusqu’à la fin. Certains éléments un peu spéciaux
vous feront peut-être décrocher de l’histoire selon vos préférences
littéraires, mais on vous y ramènera rapidement. C’est un livre qui se lit
d’une couverture à l’autre sans efforts et avec beaucoup de plaisir. Une
bien belle découverte!
(janvier 2007)
   

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