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MAI 2016

 

Chronique principale :  Prince    Découverte du mois :  Ferraro

 

20-26 mai :

The Abrams - Lorraine Klaasen - Andy Shauf - Les Sombres Héros

 

13-19 mai :

Maryanne Côté - Élété - Escondido - Vox Sambou - White Lung

 

Spécial Fête des Mères :

France D'Amour - Lorraine Desmarais - Cyndi Lauper - Marie-Annick Lépine -

Renée Martel & Patrick Norman - Richard Séguin - Phil Collins - French Kiss

Enfants :  Atlas GéoCircus - Brimbelle (DVD)

En bref :  Foreigner - Romance à Paris

 

6-12 mai :

The Gloaming - MEghan Patrick - Royal Tusk - Kyra Shaughnessy - Cole Swindell

 

1-5 mai :

Mathieu Bérubé - Blue Man Group - Deftones - D-Track - Frightened Rabbit - PJ Harvey -

King Gizzard and the Lizard Wizard - Last Shadow Puppets - Lights - MCC -

Tim Moxam - Jonathan Painchaud - Yann Perreau - Ludo Pin - Renaud - RYMZ -

The Strumbellas - Victoria + Jean - VioleTT Pi - Rufus Wainwright - Yes We Mystic

 

Chroniques à venir le mois prochain :

Beyoncé - Drake - Ariana Grande - Goo Goo Dolls - Champion

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CHRONIQUE PRINCIPALE :

 

 Prince – HITnRUN Phase Two

PrinceHITnRUN Phase Two

La parution au Canada du dernier album du prince de la musique prend toute une signification puisqu’elle survient huit jours après son décès. Le prolifique compositeur n’a pas ralenti le rythme ces dernières années, même si son état de santé s’aggravait. HITnRUN Phase Two est en effet son quatrième album depuis 2014 pour un total s’approchant des 40 en carrière. Moins pop que la phase 1, HITnRUN Phase Two présente un son funk et soul qui rappelle The Revolution. On peut aussi entendre des moments de jazz et une pièce rock énergique en « Screwdriver ». Même s’il est très éclectique, le disque présente de très bons passages, possiblement son meilleur assemblage de chansons depuis 3121 paru il y a 10 ans. Prince est peut-être disparu, mais parions que plusieurs enregistrements inédits traînent dans ses tiroirs, lui qui composait et enregistrait constamment dans son studio de Minneapolis. On devrait donc voir apparaître du matériel inédit de Prince au cours des prochaines années. En attendant, profitons du très bon dernier album qu’il nous a offert.

Republic / Universal

½

   

     

 

 

 

 

DÉCOUVERTE DU MOIS :

 

 Ferraro – Losing Sleep

Ferraro Losing Sleep

Ferraro est un quatuor de Toronto formé des frères Cosmo, Gianni et Tally Ferraro, accompagnés du guitariste Tom Ionescu. Ils proposent un son indie rock qui peut rappeler The Strokes, mais qui s’inspire grandement de l’âge d’or du rock avec de nombreuses références aux années 1950 et 1960, les Beatles en tête. Leur musique est entraînante et son effet dynamisant est immédiat. Losing Sleep s’avère être particulièrement contagieux et il donne assurément le goût de les voir sur scène. Parions que vous aurez plusieurs des 10 chansons de l’album en tête longtemps. Le seul problème de Losing Sleep c’est qu’il est trop court avec seulement 32 minutes.

Cadence

½

   

 

20-26 mai :

 

 The Abrams – The Abrams

The Abrams The Abrams

Le duo canadien formé des frères John et James Abrams a déjà fait paraître trois albums sous le nom de Abrams Brothers. Ils prennent maintenant une direction un peu moins country pour plutôt offrir un folk rock à tendance pop, beaucoup plus orienté vers un large auditoire. Ce mini-album éponyme propose six titres aux mélodies grandement accrocheuses qui les rendront immédiatement attrayants pour les amateurs de Mumford & Sons et The Lumineers. Il s’agit d’une belle carte de visite pour leur ouvrir toutes grandes les portes des radios commerciales.

Lightbox / Warner

     

 Lorraine Klaasen – Nouvelle journée

Lorraine Klaasen Nouvelle journée

Pour la première fois, Lorraine Klaasen présente une chanson en français, la chanson-titre de son nouvel album. Pour le reste, Nouvelle journée contient des chansons en anglais, mais aussi dans des langues tribales de son pays natal, l’Afrique du Sud (tsonga, sotho, isizulu et xhosa). Lorraine rend hommage à sa mère, Thandie Klaasen, en reprenant « Izani Nonke », une de ses chansons les plus critiques vis-à-vis les élus qui nous gouvernent. La chanteuse présente aussi « Where to Now », une ballade soul qu’elle avait écrite il y a près de 30 ans implorant la compassion et condamnant la cupidité. Sur Nouvelle journée, Lorraine Klaasen offre à nouveau un excellent mélange entre musiques du monde et soul pour un disque ensoleillé, optimiste et dansant.

Justin Time / SIX

½

   

 Andy Shauf – The Party

Andy Shauf The Party

Le jeune auteur-compositeur et interprète de Regina en Saskatchewan s’inspire autant de Neil Young que d’Elliott Smith et de Wilco. Par contre, il réussit à créer son propre univers grandement fantaisiste sur The Party. Il propose une musique pop sophistiquée, généralement acoustique, mais aux arrangements tout de même riches. Certains titres se démarquent du lot comme « The Magician » et « The Worst in You », mais l’ensemble devrait être écouté attentivement à quelques reprises pour être totalement assimilé. La récompense n’en sera que meilleure puisqu’il s’agit certainement de l’un des meilleurs albums canadiens à paraître depuis le début de 2016. À découvrir!

Arts & Crafts / SIX

½

   

 Les Sombres Héros – Les Sombres Héros à Santiago de Cuba

Les Sombres HérosLes Sombres Héros à Santiago de Cuba

Les Sombres Héros, ce sont deux Québécois amoureux de musique cubaine : Mathieu Leduc et Nicolas Gareau. Ils mélangent habilement l’humour joual aux chansons typiquement cubaines en espagnol. Le duo s’est envolé pour Santiago de Cuba au printemps 2015 pour enregistrer aux Studios Egrem en compagnie d’un groupe de maestros cubanos. Ils ont aussi eu l’idée d’immortaliser cette aventure sur vidéo afin d’en produire un documentaire qui parait simultanément avec l’album. Le CD de 9 titres contient deux reprises de chansons cubaines et sept nouvelles compositions. Il arrive que le passage entre l’espagnol et le joual (ou le français chanté à l’espagnol) égratigne quelque peu l’oreille, mais le disque propose généralement une belle fusion entre les deux cultures.

 

 

13-19 mai :

 

 Maryanne Côté – 1949

Maryanne Côté1949

La jeune auteure-compositrice et interprète présente un tout premier album dans le style folk teinté de pop rock. Elle s’est d’abord fait découvrir en présentant ses compositions guitare à la main sur diverses plateformes web. De sa voix soul et mélancolique, Maryanne Côté possède une façon unique de livrer des textes sincères bien de sa génération. Dans le premier extrait, « Ma petite sœur », elle exprime tout ce qu’elle n’a jamais pu dire à sa sœur. Avec « Ton nom », ce sont ses blessures d’une ancienne relation qui refont surface avec une mélodie extrêmement accrocheuse. Quant à la chanson-titre, elle permet à Maryanne de se dévoiler et de livrer ses états d’âme. L’album a été réalisé par Hubert Maheux (Rémi Chassé), et on y retrouve les collaborations de Miro Belzil (Blé) pour la musique de « C’est avec ça que j’ai grandi », ainsi que Bobby John (Olivier Dion, Serena Ryder, Andie Duquette, Sarah May) pour la composition de « Ton nom » et « Coule ».

Kay

½

 Élété – Taar

Élété – Taar

L’artiste d’origine tchadienne présente son premier album solo avec Taar. Maintenant installé à Montréal, le chanteur et percussionniste Élété fusionne sa culture d’origine à celle de sa terre d’accueil. Il propose 11 titres en français, en anglais et en sara. Réalisé par son frère, Caleb Rimtobaye (H’Sao), qui signe les paroles et la musique de la majorité des pièces, l’album propose un mélange entre rythmes traditionnels africains, reggae et hip hop. Notons les participations d’Élage Diouf (Les Colocs), Ilam, le rappeur sénégalais Didier Awadi et Tibass Kazematik. On retrouve aussi la chanteuse sénégalaise maintenant établie au Québec, Sarahmée (petite sœur de Karim Ouellet), sur la pièce « Je cours vers la radio », chanson qu’elle a coécrite avec Caleb. Élété nous offre un album ensoleillé qui ne peut que nous mettre le sourire aux lèvres à l’approche de la saison estivale.

Ndjam / SIX

 

 Escondido – Walking With a Stranger

Escondido Walking With a Stranger

Escondido est un duo de Nashville formé de Tyler James et Jessica Maros. Ils proposent un son pop rock teinté de quelques touches de country et même de musique mexicaine. Suite à l’excellent album The Ghost of Escondido paru en 2013, le duo revient maintenant avec son deuxième enregistrement. Encore une fois, ils nous présentent plusieurs excellentes chansons dans un ensemble cohérent et très agréable à écouter. La voix de Jessica nous séduit rapidement, dès la première pièce, « Footprints ».

Kill Canyon / Cadence

½

   

 Vox Sambou – The Brasil Session

Vox SambouThe Brasil Session

The Brasil Session est le troisième album de l’auteur-compositeur et interprète montréalais d’origine haïtienne. Vox Sambou représente de façon irréprochable le métissage des genres pour une musique du monde riche de diverses influences. Comme son titre l’indique, on peut bien sûr entendre de la musique brésilienne, mais on retrouve aussi des éléments de rock de diverses origines, des rythmes traditionnels, des éléments afro-latins, du reggae et du rap. Les textes naviguent entre l’anglais, le français, l’espagnol et le créole. Avec The Brasil Session, celui qui est très impliqué auprès des adolescents du quartier Côte-des-Neiges à Montréal solidifie sa position de leader de la nouvelle musique du monde au pays.

Ndjam / SIX

½

 

 White Lung – Paradise

White Lung Paradise

Après 10 ans de carrière, le groupe indie rock de Vancouver semble enfin véritablement prendre son envol avec ce quatrième album. Dynamique à souhait, Paradise capte rapidement notre attention avec des rythmes accrocheurs, malgré un son rock qui n’a rien de conventionnel. Leurs racines punk et noise ne sont en effet jamais bien loin, avec aussi quelques expérimentations à la guitare, qui voyage entre punk et métal. La voix de Mish Barber-Way se démarque tout au long du disque, malgré une guitare grinçante et une section rythmique remarquable. Les influences de Hole et des Pixies sont évidentes, mais White Lung semblent avoir enfin trouvé leur propre voie. Dommage qu’on ait seulement droit à 10 pièces totalisant 28 minutes. Pas le choix : il faut le réécouter en boucle, mais ce sera avec un véritable plaisir! Un superbe album, très divertissant!

Vidéoclips : « Hungry » - « Below »

Domino

½

   

 

Spécial Fête des Mères :

 

 France D’Amour – Bubble Bath & Champagne 2

France D’AmourBubble Bath & Champagne 2

Suite au succès de son album Bubble Bath & Champagne en 2011, France D’Amour revient avec un deuxième opus dans le style jazz s’inspirant de la musique des années 1920 à 1940. Cette fois, la chanteuse québécoise ne présente que des pièces originales (11), incluant aussi trois titres en français. Parmi les morceaux en français, notons plus particulièrement « Un sou noir », une chanson beaucoup plus pop que le reste et qui risque fort de conquérir les radios. Le premier extrait quant à lui, « 1, 2, 3 et voilà », cadre beaucoup plus dans l’atmosphère générale du disque. Sur « And I’ll Be Singing », France chante en duo avec Jason Lang. En compagnie de son fidèle complice Guy Tourville, France coréalise et joue toutes les guitares et banjos. Il faut aussi noter la collaboration de Corinne Simon-Duneau pour l’aider à l’écriture de plusieurs textes en anglais. Si vous avez aimé le premier volume de cette série, vous y retrouverez la même atmosphère chaude et agréable.

 

 Lorraine Desmarais Big Band – Danses Danzas Dances

Lorraine Desmarais Big Band – Danses Danzas Dances

La pianiste virtuose Lorraine Desmarais nous offre un nouvel album de compositions originales pour big band. Il s’agit d’un premier disque en formation big band depuis Lorraine Desmarais Big Band qui s’est mérité un Félix en 2009. Danses Danzas Dances est son 12e album en carrière. Sur ce nouveau disque, elle nous propose un tour du monde dansant en compagnie des meilleurs jazzmen montréalais. Elle est entourée de Jean-Pierre Zanella (saxophones alto et soprano, flûte), Alexandre Côté (saxophone alto, flûte), Jean Fréchette (saxophone baryton, clarinette), Ron Di Lauro (trompette, flugelhorn), Richard Gagnon (trombone), Bob Ellis (trombone basse), Frédéric Alarie (contrebasse), et plusieurs autres. C’est d’abord le tango qui lui a donné le goût d’écrire des pièces de danse, mais on trouve aussi sur l’album un triple swing, une habanera, une milonga, un boléro romantique, une samba, etc. Il y en a 10 en tout totalisant 57 minutes. Même si tout ne se danse pas nécessairement, c’est un véritable délice pour les oreilles et un incontournable pour tout amateur de jazz.

Scherzo / SIX

½

 

 Cyndi Lauper – Detour

Cyndi Lauper Detour

Celle qui rivalisait avec Madonna dans les années 1980 pour le titre de reine de la pop effectue un véritable « détour » musical sur ce nouvel album. Cyndi Lauper présente en effet ses standards country préférés des années 1940, 1950 et 1960. Si sa voix se prête bien à l’exercice, ses interprétations par contre n’ont rien de très lumineux et on se demande même si c’est un album qui était nécessaire. On peut entendre quelques moments intéressants comme « Funnel of Love », « Heartaches by the Number » et « Hard Candy Christmas » en conclusion. Par contre, l’ensemble s’avère quelque peu décousu et serait probablement plus intéressant sur scène dans une revue musicale. Detour est avant tout pour Cyndi un disque pour se faire plaisir à elle-même. Notons la présence d’artistes invités de renom : Willie Nelson, Vince Gill, Jewel, Alison Krauss et Emmylou Harris (pour la chanson-titre).

Vidéoclip : « Funnel of Love »

Rhino / Warner

   

 Marie-Annick Lépine – J’ai brodé mon cœur

Marie-Annick LépineJ’ai brodé mon cœur

La violoniste et multi-instrumentiste des Cowboys Fringants présente un deuxième album solo tout en douceur. C’est un disque touchant et apaisant qui s’adresse avant tout aux nouveaux parents et à leurs enfants. On y retrouve 13 chansons que Marie-Annick a écrites, mises en musique, réalisées et illustrées. Elle peut compter sur l’appui précieux de deux complices, Catherine Durand et Gaëlle, sans oublier Karl Tremblay, chanteur des Cowboys (et son amoureux), qui ajoute sa voix en plusieurs occasions. Les jeunes enfants risquent fort d’apprécier la voix douce de Marie-Annick et ses très belles mélodies.

Vidéoclip : « J’ai brodé mon cœur »

La Tribu

 

 Renée Martel & Patrick Norman – Nous

Renée Martel & Patrick NormanNous

Après 40 ans d’une profonde amitié, les deux légendes du country, Renée Martel et Patrick Norman, unissent enfin leurs voix sur un même album. Avec la collaboration du réalisateur et arrangeur Éric Goulet, le duo présente des chansons originales de Nelson Minville, Albert Babin, Luc De Larochellière et Michel Rivard. La thématique de l’album tourne autour de l’amitié, de la tendresse et de l’amour qui unit ces deux icônes de la musique québécoise. Sans égaler certaines œuvres précédentes des deux artistes, Nous procure avant tout le plaisir de voir ces deux légendes réunies pour la première fois sur un album de chansons originales.

Martin Leclerc

 

 Richard Séguin – Les horizons nouveaux

Richard SéguinLes horizons nouveaux

Après plus de 40 ans de carrière, Richard Séguin présente son 14e album solo. On y trouve 11 chansons originales dont le premier extrait, « Le manteau ». L’auteur-compositeur et interprète s’entoure de fidèles complices musiciens en Hugo Perreault et Simon Godin aux guitares, Myëlle au violoncelle et Marc-André Larocque à la batterie. Il peut aussi compter sur des collaborateurs de renom : Bears of Legend sur « Quand on ne saura plus chanter », ainsi que Vincent Vallières et Patrice Michaud sur « Roadie », en hommage aux techniciens de scène. La poésie de Séguin témoigne toujours d’une grande préoccupation humanitaire. Et sa voix n’a pas vieilli, demeurant toujours aussi efficace après toutes ces années. Sans se réinventer, Séguin ne décevra certainement pas ses fans avec Les horizons nouveaux.

Spectra

 

 Phil Collins – No Jacket Required (Remastered Version) (2 CD)

Phil Collins No Jacket Required (Remastered Version) (2 CD)

En 1985, le batteur de Genesis atteignait des sommets en solo avec son album le plus populaire en carrière, No Jacket Required, récipiendaire d’un Grammy pour l’Album de l’année. On y retrouvait des succès incontournables, souvent considérés comme des hymnes des années 1980 : « Sussudio », la ballade « One More Night », « Don’t Lose My Number » et « Take Me Home ». Plus de 30 ans plus tard, voici une réédition de l’album, remasterisé et avec un deuxième CD en boni. Sur le CD intitulé Extra Large Jacket Required, on peut découvrir 10 pièces en concert, la plupart tirées de l’album, mais aussi le succès « Easy Lover » avec Philip Bailey. Le CD se termine avec trois versions démos de « Only You Know and I Know », « One More Night » et « Take Me Home ». Si son premier album, Face Value, est considéré par plusieurs comme son chef-d’œuvre, No Jacket Required était certainement l’album le plus important de la carrière de Phil Collins, à tel point qu’il n’a jamais pu obtenir un tel succès par la suite. No Jacket Required représente le meilleur du pop rock des années 1980. À noter que la plupart des albums de Phil Collins ont été réédités au cours des derniers mois avec un deuxième CD en boni, dont Face Value, Hello I Must Be Going, Both Sides et Testify.

Vidéoclips : « Sussudio » - « One More Night » - « Don’t Lose My Number » - « Take Me Home »

Atlantic / Rhino / Warner

½

   

 French Kiss

French Kiss

Plusieurs artistes anglophones se sont permis une chanson dans la langue de Molière au cours de leur carrière. Ce sont 14 de ces chansons qui sont assemblées sur cette compilation unique. Dans certains cas, ce sont des reprises de chansons françaises comme « La vie en rose » par Grace Jones, « Tous les garçons et les filles » par Eurythmics, « La complainte de la butte » par Rufus Wainwright et « Avec le temps » par Belinda Carlisle. Dans d’autres cas, il s’agit d’une version française d’un de leurs succès comme « Waterloo » d’ABBA, « Heroes » de David Bowie, « Diamond Sun » de Glass Tiger et « Sunday Girl » de Blondie. Finalement, certaines chansons ont été écrites en français comme « Embrasse-moi » de Sam Roberts, l’excellente « Jolie Louise » du premier album de Daniel Lanois et « Quand je pense à toi » qui a été écrite par Chris de Burg spécifiquement pour le marché québécois. On peut aussi entendre sur l’album Julio Iglesias, Olivia Newton John et Elton John. Voici donc un bel assemblage de matériel francophone par des superstars de la musique pop.

Vidéoclips : « La vie en rose » - « Jolie Louise » - « Avec le temps »

Amusic / Sony / SIX

½

 Atlas GéoCircus – Le monde est petit

Atlas GéoCircusLe monde est petit

À peine revenu d’un tour du monde, Atlas GéoCircus (alias Yan Imbault) propose un album unique avec des chansons drôles et parfois touchantes. Son jeune auditoire se promènera d’un continent à l’autre alors qu’Atlas GéoCircus chante ses expéditions et fait part de ses souvenirs souvent loufoques. Les chansons entraînantes et amusantes sont inoubliables et risquent fort de rester en tête des enfants (et de leurs parents). En plus, elles donnent envie de voyager tellement ça semble agréable de découvrir le monde. À noter la présence de deux collaborateurs : le magicien Daniel Coutu qui a participé à l’écriture de « C’est comment? » et la cantatrice Natalie Choquette qui prête sa voix à la pièce « Au cirque ».

PrestiGO

 

 Brimbelle – La ferme de Foin-Foin (DVD)

BrimbelleLa ferme de Foin-Foin (DVD)

L’auteure-compositrice et interprète Guylaine Bouthillette (alias Brimbelle) présente son premier DVD (aussi disponible en CD) sur lequel elle invite les tout-petits (1 à 6 ans) à découvrir la ferme de Foin-Foin. On y retrouve 13 chansons accrocheuses aux airs country et folk. Ce film musical permet aux petits de vivre une journée à la ferme en compagnie du fermier Foin-Foin. Ils peuvent ainsi découvrir les différentes tâches, les animaux, mais aussi l’importance de bien se nourrir. Un très beau DVD à faire découvrir aux enfants!

Introduction

Gregg

 

Foreigner – I Want To Know What Love Is: The Ballads

Foreigner I Want To Know What Love Is: The Ballads

Plusieurs compilations sont parues pour couvrir la carrière de Foreigner, mais cette fois-ci, il s’agit surtout de présenter de nouveaux enregistrements de leurs plus grands succès, plusieurs en versions acoustiques.

Concord / Universal

 Romance à Paris

Romance à Paris

Compilation remasterisée de 16 des plus grandes chansons françaises par des artistes comme Charles Aznavour, Jacques Brel, Édith Piaf, Yves Montand, Jean Ferrat et Charles Trenet.

 

 

6-12 mai :

 

 The Gloaming – The Gloaming 2

The Gloaming The Gloaming 2

Le groupe irlandais nous offre son deuxième album. The Gloaming présentent toujours leur mélange de musique traditionnelle irlandaise, de classique contemporain, de post-rock, de jazz et de musique expérimentale. Ce n’est donc définitivement pas une musique commune qu’ils nous proposent alors qu’ils demeurent absolument incomparables. Le violoniste Martin Hayes souligne que ce deuxième disque est encore plus expressif et chargé d’émotions que le premier. Peut-être un peu plus ancré dans la musique traditionnelle que le précédent, The Gloaming 2 nous offre encore une fois une expérience musicale hors du commun.

Justin Time / SIX

½

   

 Meghan Patrick – Grace & Grit

Meghan Patrick Grace & Grit

Meghan Patrick est une chanteuse country ontarienne qui arrive avec son tout premier album, Grace & Grit. Elle a débuté en tant que chanteuse du groupe bluegrass The Stone Sparrows. Elle propose un country pop contemporain grandement énergique, auquel s’ajoute sa voix puissante. Parmi les collaborateurs à l’album, notons Chad Kroeger qui a co-écrit et réalisé plusieurs titres dont le premier extrait, « Bow Chicka Wow Wow ». On retrouve aussi Joe Nichols qui chante en duo avec Meghan sur « Still Loving You ». C’est un premier album très réussi que nous offre Meghan Patrick, elle qui risque fort de devenir la prochaine Shania Twain.

Vidéoclip : « Bow Chicka Wow Wow »

Warner

   

 Royal Tusk – Dealbreaker

Royal Tusk Dealbreaker

Royal Tusk est un groupe d’Edmonton qui présente son premier album complet. Réalisé par Eric Ratz (Big Wreck, Monster Truck, Arkells, Billy Talent), Dealbreaker offre un son rock contemporain énergique. Leur côté rock ‘n’ roll n’est pas sans nous rappeler Billy Talent en plusieurs occasions. Ils ont aussi une énergie à la Collective Soul, un groupe pour qui ils font d’ailleurs quelques premières parties de spectacles. Sans déborder d’originalité, Royal Tusk proposent une musique entraînante et divertissante.

Vidéoclip : « Fever »

Cadence / Universal

   

 Kyra Shaughnessy – Passage

Kyra Shaughnessy Passage

Originaine de la région de Lac-Mégantic, Kyra Shaughnessy est une poète, auteure-compositrice et interprète qui fait carrière depuis une dizaine d’années. Sur son troisième album, conçu avec le réalisateur Dany Placard, elle propose toujours une musique folk, mais intégrant des sonorités et influences d’Irlande, d’Afrique de l’Ouest et des Premières Nations. Elle alterne entre le français et l’anglais (avec aussi du gaélique irlandais), et elle évolue dans une atmosphère enveloppante. Les arrangements magnifiques enrichissent l’ensemble qui met parfaitement en valeur la voix pure de Kyra. Passage est un très bel album, à la fois personnel et universel.

½

 Cole Swindell – You Should Be Here

Cole SwindellYou Should Be Here

Le chanteur country américain est de retour avec son deuxième album, You Should Be Here. Dès la première pièce, « Flatliner », il est accompagné de Dierks Bentley, question de donner un peu d’énergie à ce début d’album. Par contre, il revient tout de suite à une chanson mid-tempo sans grand intérêt avec « Middle of a Memory ». C’est un peu le sentiment qui nous habitera tout au long du CD avec plusieurs morceaux faciles à ignorer entre mid-tempo et ballades. Ce sont toujours les chansons entraînantes qui sont les plus réussies pour Cole Swindell, mais il n’en présente malheureusement que trop peu. Ceux qui avaient aimé son premier disque ne seront pas trop déstabilisés alors que l’on retrouve la même recette sur You Should Be Here.

Vidéoclip : « You Should Be Here »

Warner

½

     

 

1-5 mai :

 

 Mathieu Bérubé – Saudade

Mathieu BérubéSaudade

L’auteur-compositeur et interprète de Saint-Eustache présente son tout premier album avec Saudade. Il s’agit d’un album intimiste aux sonorités folk, avec une très belle poésie. Les superbes arrangements contribuent à mettre de l’avant la qualité de l’écriture de Mathieu Bérubé. L’album de 13 titres totalise 55 minutes, dont 8 minutes et 30 secondes pour la seule dernière pièce, la presque progressive « Parachute ». C’est un premier album impressionnant que nous offre ce nouveau visage des plus talentueux. Il réussit à se démarquer par son écriture dans un style qui a pourtant été largement exploité depuis longtemps. Mathieu Bérubé demeurera assurément un nom à se souvenir pour les années à venir.

Ad Litteram / SIX

½

 Blue Man Group – Three

Blue Man Group Three

Le Blue Man Group a été formé il y a 25 ans à New York. Conçu avant tout pour la scène, le projet a aussi apporté de sa musique originale et voici le troisième album studio offert par la bande d’hommes en bleu. Totalement instrumentale, leur musique s’avère plutôt expérimentale, avec l’utilisation de nombreux instruments créés par eux, surtout des percussions. Cette musique s’écoute très bien seule, mais il faut dire que leurs spectacles très visuels manquent considérablement. C’est donc préférable d’avoir déjà vu leurs spectacles hauts en couleur, ce qui donne une nouvelle dimension à l’album.

Vidéoclip : « The Forge »

Rhino / Warner

 

 Deftones – Gore

Deftones Gore

Après plus de 20 ans de carrière, le groupe métal californien continue d’offrir cette musique lourde et sombre, mise de l’avant par le titre de l’album, Gore. Par contre, l’envolée de flamands roses de la couverture semble créer une dichotomie avec les thèmes explorés par le quintet. Deftones ont encore confié la réalisation de l’album à Matt Hyde qui avait travaillé sur leur disque précédent. Chino Moreno navigue entre une voix d’une grande beauté et une voix démoniaque, montrant du même coup toute sa versatilité. C’est toujours sur un fil de fer que le groupe semble gambader, entre musique attrayante et repoussante, entre musique grand public et musique pour les spécialistes de métal. En certaines occasions, le groupe rend hommage au métal du passé avec des riffs dignes de Judas Priest ou Iron Maiden. Mais en général, les gars de Deftones demeurent plutôt bien ancrés dans le 21e siècle. Gore est un album qui évolue habilement pour atteindre son summum au milieu avec « Hearts/Wires », « Pittura Infamante » et « Xenon ». Il termine tout de même en force avec la chanson-titre, l’excellente « Phantom Bride » (avec Jerry Cantrell à la guitare) et « Rubicon ». En fait, les moments faibles sont rares et il faut écouter l’album dans son ensemble pour véritablement apprécier la qualité de l’œuvre. Une belle réussite!

Vidéoclip : « Prayers/Triangles »

Reprise / Warner

½

     

 D-Track – Message texte à Nelligan

D-TrackMessage texte à Nelligan

Après des détours par le slam et la photo, le rappeur originaire de Gatineau maintenant établi à Montréal revient au rap de ses débuts. Il se différencie par la richesse de ses textes et de ses arrangements musicaux, même si des rimes faciles viennent parfois réaliser une cassure avec l’ensemble. Son débit peut aussi nous ennuyer par moments par sa redondance. À noter les collaborations d’Ogden (Alaclair Ensemble) et de Dramatik (Muzion). Malgré ses quelques faiblesses, Message texte à Nelligan brille par sa créativité, avec des influences jazz et funk. Il permettra certainement à D-Track de se maintenir parmi les meilleurs rappeurs au Québec.

Coyote

 

 Frightened Rabbit – Painting of a Panic Attack

Frightened Rabbit Painting of a Panic Attack

Le groupe écossais est de retour avec son cinquième album studio. Réalisé de main de maître par Aaron Dessner (The National), l’album réussit à transporter le son indie rock plutôt introspectif du groupe dans une ambiance de beaucoup plus grande envergure. On les retrouve ici quelque part entre The Killers et Arcade Fire. Il y a bien encore quelques pièces mid-tempo plus intimistes, mais l’ensemble se démarque par son pouvoir d’attraction rapide. Il s’agit certainement de leur album le plus accessible à ce jour, tout en étant peut-être leur plus solide, avec plusieurs compositions de premier plan. On n’a qu’à mentionner les quatre titres qui lancent les hostilités : « Death Dream », « Get Out », « I Wish I Was Sober » et « Woke Up Hurting ». Avec Painting of a Panic Attack, il n’y a plus aucun doute que Frightened Rabbit viennent de faire leur entrée dans les grandes ligues. Voyons voir maintenant ce qui nous attend pour la suite.

Vidéoclips : « Get Out » - « Woke Up Hurting »

Atlantic / Warner

½

   

 PJ Harvey – The Hope Six Demolition Project

PJ Harvey The Hope Six Demolition Project

L’auteure-compositrice et interprète anglaise est de retour avec son premier album en cinq ans. Elle propose à nouveau un son cru qui mélange blues et rock, mais avec des éléments de jazz et même de spiritualité. Comme sur son album précédent, Let England Shake, les meilleurs moments demeurent ses passages chargés d’émotion faisant un retour sur les désastres de la guerre. Par contre, en certaines occasions, elle semble dénoncer de façon un peu gratuite, voire même accuser en pointant du doigt. S’il y a un sentiment qu’on ne désire pas en écoutant de la musique, c’est bien de se sentir jugés… En ce sens, quelques chansons comme « Medicinals » nous font décrocher de cet ensemble plutôt inégal sur lequel l’artiste ne prend qu’une position d’observatrice. On a entendu beaucoup plus satisfaisant et personnel de la part de PJ Harvey dans le passé.

Vagrant / Universal

   

 King Gizzard and the Lizard Wizard – Nonagon Infinity

King Gizzard and the Lizard Wizard Nonagon Infinity

King Gizzard and the Lizard Wizard est un groupe australien formé il y a cinq ans. Très prolifiques, ils présentent déjà un cinquième album depuis 2014 seulement, et aucun ne peut être comparé au précédent. Ils proposent un rock alternatif psychédélique particulièrement original. Sur Nonagon Infinity, ils semblent en mesure de canaliser leurs diverses expérimentations des derniers albums dans un ensemble un peu plus cohérent. Les neuf pièces que compose l’album (pour un total de 42 minutes) ont été créées pour s’écouter en un seul temps, sans pauses, telles une boucle musicale sans fin. Le résultat est assurément hypnotisant avec un rythme rapide qui ne s’interrompt que rarement, chaque pièce reprenant un élément de la précédente. Au début du CD, on retrouve des traces de métal des années 1970, de Black Sabbath à Blue Oÿster Cult. Par la suite, on revient plutôt à un mélange de vieux rock progressif à la Frank Zappa et de plus contemporain à la Flaming Lips, avec aussi quelques éléments de jazz. Voici un groupe créatif à souhait qu’il faut découvrir à tout prix, surtout avec cet album incomparable!

ATO

½

   

The Last Shadow Puppets – Everything You've Come To Expect

The Last Shadow Puppets Everything You've Come To Expect

un texte de Jean Jean (Rocklegends)

Stylés entre Mods et petites frappes, détendus au possible - d’aucuns diront presque désinvoltes - Miles Kane et Alex Turner réaniment les Last Shadow Puppets attendus avec obstination par la presse et le public depuis 2008. Des lustres donc… Sans stress ni pression, les deux néo-californiens se sont retrouvés pour ériger une nouvelle collection de chansons classieuses et sensuelles. Pour évacuer le doute, les Puppets frappent direct dans le buffet. « Aviator » offre une profondeur mélodique, la grandiloquence attendue et prouve encore le génie musical du binôme. Impressionnant, le riff de fond est simplement dément, les deux voix se télescopent et les arrangements de cordes amènent la puissance. Un grand morceau pour mettre d’entrée tout le monde d’accord. Le brelan de titres introductifs se poursuit avec l’élégante « Miracle Aligner » et surtout « Dracula Teeth » et sa basse chaloupée. Basse qui tient d’ailleurs une belle place dans cet album, comme marque de référence (avouée…) au Gainsbourg époque Mélody Nelson. À même de pousser la chansonnette avec un certain goût pour la ballade charnelle, Alex Turner sort le grand jeu et les mimiques crooners sur « Everything You’ve Come To Expect » et « Sweet Dreams ». Pas complètement assagi et porté par un jeu de guitare bigarré et une âme vicelarde, Kane lâche les chevaux sur l’honorable single « Bad Habits ». Mais c’est lorsqu’il casse ses propres modèles que le binôme dépasse ses limites comme sur « The Element of Surprise », sorte de « Let’s Dance » du disque, et « Pattern », pop sucrée assumée aux orchestrations corpulentes. Clairement, le travail parfaitement exécuté de James Ford à la production (habituel producteur des Arctic Monkeys et du premier Last Shadow Puppets) et Owen Pallett aux orchestrations (également sur le premier album et proche d’Arcade Fire) donne une ampleur et une forte valeur ajoutée à ce disque. Sans atteindre la fraîcheur et l’ébahissement en partie dus à l’effet de surprise sur The Age of The Understatement, ce deuxième album constitue un véritable retour en force qui réussit beaucoup de choses tout en évitant la déception et l’amertume.

   

 Lights – Midnight Machines

Lights Midnight Machines

La chanteuse ontarienne a encore une fois décidé sur Midnight Machines de laisser tomber sa dimension électronique pour plutôt offrir un album acoustique. Une tradition qu’elle perpétue désormais à chacun de ses albums, il s’agit surtout de relectures de pièces de Little Machines paru en 2014, ainsi que deux nouvelles chansons : « Follow You Down » et « Head Cold ». Il n’y en a que huit en tout pour un total avoisinant les 40 minutes. Une section de cordes vient ajouter de la richesse et de la magie à l’album qui réussit à nous conquérir rapidement par son atmosphère chaleureuse. En fait, on pourrait même dire que Lights est à son meilleur dans ce contexte. Un bien beau disque!

Vidéoclip : « Meteorites »

Interscope / Universal

½

   

 MCC – Charmant fiel

MCCCharmant fiel

MCC, alias Marie-Claudel Chénard, présente un premier mini-album de cinq titres. Mais MCC c’est aussi pour Montreal Cotton Company, une usine de coton de Valleyfield démolie en grande partie aujourd’hui, où son grand-père a travaillé. L’usine figure sur la pochette du CD, en plus d’avoir inspiré la chanson « MOCO ». Coréalisé par les frères Frédéric et Jean-Philippe Levac (Pandaléon), Charmant fiel comprend une musique acoustique ambiante caractérisée par le doigté unique de MCC à la guitare. Sa guitare et sa voix douce sont enrichies par des claviers et des percussions discrètes. Ce EP nous donne assurément le goût d’en entendre plus!

½

 Tim Moxam – Soft Summer

Tim Moxam Soft Summer

Suite à la séparation des Great Bloomers, le chanteur canadien s’est lancé dans une carrière solo dont voici le premier album. Accompagné de sa guitare acoustique, Tim Moxam présente un très beau mélange entre musiques folk et country rock. Soft Summer contient des chansons grandement personnelles dont plusieurs vivent depuis longtemps déjà ayant été remodelées plusieurs fois. Moxam a enfin pu les compléter et nous les offrir sur disque. Même si ces pièces datent de différents moments de sa vie, il a réussi à en faire un tout cohérent, cimenté par sa personnalité unique. Si vous aimez le genre country folk, l’ensemble tout en douceur s’écoute à merveille.

Vidéoclip : « Bones »

Fontana North

   

 Jonathan Painchaud – La tête haute

Jonathan PainchaudLa tête haute

Après plus de 20 ans de carrière, Jonathan Painchaud présente son cinquième album solo, La tête haute. Il est un quarantenaire profondément heureux qui savoure pleinement la vie, et ça fait du bien à entendre. Musicalement, l’auteur-compositeur et interprète semble plus libre que jamais et il en résulte un album lumineux qui se déguste avec plaisir. Réalisé par son frère Éloi, La tête haute inclut bien sûr des chansons folk douces, mais des mélodies pop viennent rendre l’ensemble accessible à un large auditoire. Le Madelinot comblera à nouveau ses fans de longue date, même si le disque ne contient que 10 titres totalisant 31 minutes.

L-A be / SIX

½

   

 Yann Perreau – Le fantastique des astres

Yann PerreauLe fantastique des astres

Pour son cinquième album, Yann Perreau nous fait visiter sa planète bien particulière. Le fantastique des astres offre un univers surprenant avec des élans dansants, presque latins ou à la Stromae. C’est le cas notamment pour le premier extrait, « J’aime les oiseaux », une véritable bouffée de fraîcheur. Très théâtral, c’est comme si Perreau avait pensé l’album en fonction d’une éventuelle comédie musicale. Il navigue de belle façon entre morceaux entraînants dominés par l’électro et des pièces plus touchantes dans lesquelles il rend hommage aux deux femmes de sa vie : sa mère (« À l’amour et à la mer ») et son amoureuse (« T’embellis ma vie »). Par contre, pour la première fois, Perreau semble se perdre entre sa poésie, ses prises de position et le désir du divertissement ultime. Il frappe donc dans toutes les directions, les yeux fermés, ce qui est déstabilisant et frustrant. Frustrant parce qu’on veut tant l’aimer ce cinquième opus, mais il nous laisse sur notre appétit. Réalisé par le mystérieux Tante Blanche, l’album inclut la participation de trois collaborateurs de talent : Pierre Kwenders, Inès Talbi et Laurence Nerbonne.

Vidéoclip : « J’aime les oiseaux »

Bonsound

 

 Ludo Pin – Les moyens du bord

Ludo PinLes moyens du bord

Il y a seulement six ans que Ludo Pin s’est installé au Québec et il présente déjà son troisième album depuis ce temps. La paternité et la lecture de L’usage du monde de Nicolas Bouvier ont donné un nouveau souffle à son écriture, lui faisant prendre du recul et lui permettant d’affronter ses doutes et ses questionnements sous un autre angle. Musicalement, l’artiste demeure dans des ambiances électro pop légères, à l’image du premier extrait, « Amour à mort ». Dans cette nouvelle aventure, Ludo Pin est encore une fois appuyé par son fidèle collaborateur Navet Confit qui semble avoir la touche pour faire sortir le meilleur de Ludo. Sa voix douce demeure chaleureuse et envoûtante et ses rythmes mid-tempo réussissent à nous faire taper du pied à tout coup. Les moyens du bord est donc encore un très bon disque pour Ludo Pin, un disque à la hauteur des attentes de ses fans.

Coyote

½

 

 Renaud – Renaud

RenaudRenaud

Le chanteur parisien demeure toujours bien actif à l’aube de ses 64 ans, « toujours debout » comme il le dit si bien dans le premier extrait de cet album éponyme. Pourquoi un album titré de son nom aussi tard dans sa carrière? Peut-être parce qu’il réussit à offrir l’un de ses albums les plus personnels à ce jour. Musicalement par contre, Renaud demeure dans le style folk rock qui l’a rendu célèbre tout au long de ses 40 ans de carrière. Il propose plusieurs très bonnes chansons, pour un album qui réussira certainement à satisfaire encore ses fans de longue date.

Vidéoclip : « Toujours debout »

Parlophone / Warner

   

 RYMZ – Petit prince

RYMZPetit prince

Le jeune MC de 27 ans possède une impressionnante feuille de route sur la scène hip hop québécoise. Avec Petit prince, il lance son deuxième album solo, deux ans après Indélébile. Les textes provocateurs et les compositions lourdes ne sont pas sans rappeler le rap américain. Véritable bête de scène, c’est dans ce contexte que la musique et le flow de RYMZ prennent tout leur sens, accompagné d’un DJ et d’un batteur. Pour ce nouvel album, le rappeur s’entoure de plusieurs collaborateurs, dont Souldia, Leïla Lanova et Maxime Gabriel. Les fans de rap québécois sauront assurément apprécier ce talentueux MC.

Silence d'Or / SIX

 

 The Strumbellas – Hope

The Strumbellas Hope

Le groupe indie de Toronto ne pensait certainement pas envahir les radios avec un succès instantané. C’est pourtant ce qui est arrivé avec le premier extrait de Hope, « Spirits », une chanson pop rock totalement inoubliable. Simon Ward et sa bande ont définitivement réussi à produire leur véritable hymne qu’ils devront interpréter le reste de leur carrière. Le reste de l’album offre un mélange d’indie pop, de folk et de rock. D’autres titres se comparent avantageusement à « Spirits ». C’est le cas notamment pour la suivante, « Shovels & Dirt », dont le refrain avec un chœur possède le même potentiel accrocheur. The Strumbellas présentent dans l’ensemble un album qui crée une dépendance et vous fera certainement chanter en chœur.

Vidéoclip : « Spirits »

Six Shooter / Universal

½

   

 

Victoria + Jean Divine Love

Victoria + Jean est un duo de Bruxelles qui présente son tout premier album avec Divine Love. Pour l’occasion, ils se sont entourés d’une liste impressionnante de réalisateurs : Ian Caple (Tricky, Kate Bush), John Parish (PJ Harvey, Goldfrapp), Rob Kirwan (Depeche Mode, U2), Christopher Berg (The Knife, Fever Ray, Depeche Mode), Joe Hirst (Florence + the Machine, Stone Roses, M.I.A.) et Alistair Chant (PJ Harvey). Leur musique est basée sur la voix envoûtante de Victoria et la guitare électrique de Jean. À noter que Victoria et Jean, qui forment aussi un couple dans la vie, ont voulu produire un vidéoclip pour chacune des 12 pièces de l’album. Il en résulte comme un ensemble de courts-métrages, tous plus intéressants les uns que les autres. Voici un premier album convaincant de la part de ce duo belge de grande talent.

Vidéoclips : « Divine Love » - « Härligt Sverige » - « Where We Belong »

Cadence / Universal

½

   

 

VioleTT PiManifeste contre la peur

VioleTT Pi est une bibitte indescriptible, le projet déjanté de Karl Gagnon. Des textes plus souvent qu’autrement absurdes et incompréhensibles sont accompagnés d’une musique mélangeant l’électro, le rock et le punk dans une désorganisation complète et déroutante. Assurément créatif, Manifeste contre la peur ne se compare à rien de connu sur cette planète. Il y a bien l’électro punk de Peaches qui peut nous venir en tête, mais les moments rock nous ramènent rapidement dans une atmosphère bien québécoise. Si vous recherchez désespérément une musique unique, vous visez juste avec VioleTT Pi que vous ne pourrez accuser de copier qui que ce soit.

L-A be / SIX

½

 

 Rufus Wainwright – Take All My Loves: 9 Shakespeare Sonnets

Rufus Wainwright Take All My Loves: 9 Shakespeare Sonnets

Take All My Loves n’est pas sa première incursion dans le monde de Shakespeare, mais dans ce cas-ci, Rufus Wainwright présente un habile mélange entre sa musique pop de chambre, l’opéra et des lectures. Trois des sonnets sont déjà parus sur , mais ils sont présentés ici dans de nouveaux arrangements. On retrouve 16 pistes en tout, donc plusieurs des poèmes se retrouvent en deux versions différentes. Parmi les artistes invités, notons d’abord la cantatrice Anna Prohaska, mais aussi Helena Bonham Carter, Carrie Fisher, Martha Wainwright et Florence Welch (Florence + the Machine). L’Orchestre symphonique de la BBC fait aussi de nombreuses apparitions. Certains fans pourraient être déçus de ne pas entendre Wainwright chanter très souvent sur l’album, mais il agit plutôt comme chef d’orchestre d’un album varié qui vise avant tout de mettre en avant l’œuvre de Shakespeare. En fait, Wainwright prouve surtout sa grande polyvalence en tant que musicien et arrangeur. Un très bel album empli de créativité!

Deutsche Grammophon / Universal

½

   

 

Yes We Mystic Forgiver

Forever est le premier album du groupe indie rock de Winnipeg, Yes We Mystic. Le groupe propose un mélange de brit pop à la Radiohead et Coldplay avec une musique indie introspective montréalaise comme Patrick Watson et Wolf Parade. L’album a d’ailleurs été réalisé par Jace Lasek qui a travaillé avec les deux derniers. Le groupe intègre aussi d’autres influences comme du folk et de la musique pop orchestrale qui peut parfois rappeler Arcade Fire. C’est un premier disque surprenant et vraiment intéressant qui nous est offert par Yes We Mystic, un groupe à surveiller de très près.

½

 

avril :

 

 

Gwen StefaniThis Is What the Truth Feels Like

Dix ans se sont écoulés depuis son dernier album solo, mais voilà que Gwen Stefani présente finalement son troisième enregistrement. Cette longue pause a été marquée par ses enfants, mais surtout par son divorce d’avec Gavin Rossdale (Bush). Ça s’entend rapidement sur This Is What the Truth Feels Like alors qu’une bonne poignée de chansons parlent de libération (« Used To Love You », « Me Without You », etc.). Musicalement, elle présente un son pop qui se veut moderne, mais avec des tendances un peu trop adultes par moments. Ses rythmes dansants s’approchent certainement plus de Kylie et Madonna que des nouvelles sensations pop. Le rock est malheureusement rayé de la carte et les fans de la première heure de No Doubt ne risquent pas de se sentir concernés. Ils devront attendre le nouvel album de leur groupe préféré à venir bientôt, mais avec un homme à la place de Gwen, Davey Havok (AFI)!? Pour revenir à ce nouvel album, après plusieurs pièces mid-tempo sans grand intérêt, Gwen plonge tête baissée dans une musique de club axée sur la basse et réalisée à la perfection. Même si on obtient enfin un peu d’excitation, ce n’est rien pour nous convaincre de la pertinence de ce nouveau disque et les chances de revenir immédiatement au titre #1 sont plutôt minces. Gwen présente certainement une pop de qualité, mais elle ne réussit pas à se démarquer autant qu’on l’aurait voulu. (chronique principale d'avril 2016)

Vidéoclips : « Used To Love You » - « Make Me Like You »

Interscope / Universal

   

     

Bullion – Loop the Loop

Bullion Loop the Loop

Après s’être fait connaître avec des échantillonnages des Beach Boys, Nathan Jenkins présente un premier album de musique originale. Le producteur londonien est depuis passé de rythmes hip hop à une musique électro beaucoup plus pop. Ce qui ne veut pas dire qu’il est devenu accessible pour autant. Au contraire, la musique de Bullion demeure plutôt champ gauche avec quelques bons rythmes, mais surtout, la nécessité d’écouter attentivement ce qu’il a à nous offrir si on veut véritablement adhérer à son œuvre. Par contre, une fois qu’on y a mis l’effort, on ne peut que se laisser convaincre de l’efficacité de ses compositions. N’attendez rien pour la radio, mais sa musique électro pop aux influences new wave, parfois à la Gary Numan (l’excellente « Speed »), devrait arriver à vous séduire. L’intégration occasionnelle de cuivres aide aussi à rendre sa musique plus terre à terre. Voici un très bon exemple que la musique métissée des années 2010 peut être particulièrement créative et toute aussi agréable à écouter. Bullion nous offre une musique d’ambiance incomparable. (découverte du mois d'avril 2016)

Deek

½

   

 3 Doors Down – Us and the Night

3 Doors Down Us and the Night

Après cinq ans d’absence, le groupe américain est de retour sur disque. Ils ont deux membres d’importance en moins par contre suite au départ du guitariste Matt Roberts (un membre fondateur) et du bassiste de longue date Todd Harrell qui ont dû être remplacés. Aussi, pour donner de la vie à la musique du groupe devenue franchement monotone sur Time of My Life, ils ont embauché le réalisateur Matt Wallace. En ce sens c’est réussi puisque le groupe revient à des rythmes énergiques, des refrains puissants et des riffs pour emplir les stades sur leur chemin. Par contre, on repassera pour l’originalité avec 11 chansons qui rappellent toutes plus Nickelback les unes que les autres. C’en devient gênant, et ce très rapidement avec les premières pièces, « The Broken » et « In the Dark ». 3 Doors Down n’ont peut-être jamais été des génies de la création, mais là leur réservoir est vide. Seul point positif : Us and the Night ne nous fait pas autant bailler que leur précédent CD, réussissant même à nous faire taper du pied à l’occasion. (avril 2016)

Vidéoclip : « In the Dark »

Republic / Universal

½

   

 Matthew Barber & Jill Barber – The Family Album

Matthew Barber & Jill Barber The Family Album

Après une douzaine d’années à avoir fait carrière chacun de leur côté, le frère et la sœur se retrouvent enfin sur un même album. Ils avaient bien collaboré à différents disques l’un de l’autre et avaient tourné ensemble, mais The Family Album est un premier enregistrement conjoint. Ils présentent cinq nouvelles chansons, deux de Matthew et trois de Jill, dans un style country folk. Les six autres pièces de l’album sont des reprises soigneusement choisies dans un répertoire folk des années 1960 et 1970. Notons entre autres « If I Needed You » de Townes Van Zandt et « Comes a Time » de Neil Young. On peut aussi entendre la version anglaise de « La complainte du partisan » de Leonard Cohen. L’album a été réalisé de main de maître par Michael Piersante (Willie Nelson, Robert Plant & Allison Krauss, Elvis Costello) et on peut y découvrir tant leurs influences du folk canadien que de l’americana. Même s’ils demeurent grandement efficaces chacun de leur côté, il semble que Matthew et Jill gagnent en solidité lorsqu’ils s’assemblent. (avril 2016)

Outside / SIX

½

   

 Bibio – A Mineral Love

Bibio A Mineral Love

Le Britannique Bibio, de son vrai nom Stephen Wilkinson, mélange habilement l’électronique et l’acoustique pour une musique indie folk électro unique. Sur A Mineral Love, il explore à nouveau la modernité de la musique du 21e siècle, mais en la joignant à des ambiances R&B et funk qui nous ramènent tout droit aux années 1970. Il laisse quelque peu de côté l’échantillonnage pour jouer de vraies chansons en studio. C’est quand il utilise de vieux synthétiseurs ou une guitare funky d’une autre époque qu’il présente ses meilleurs moments. Bibio nous offre une musique empreinte de douceur et de subtilités qui crée une ambiance bien particulière et extrêmement agréable. Parmi les participations à l’album, notons Gotye, Olivier St Louis et Wax Stag. (avril 2016)

Warp

½

   

 Jean-Michel Blais – Il

Jean-Michel Blais Il

Le pianiste et compositeur québécois présente un tout premier album de musique néo-classique ou classique contemporaine. Il s’agit d’un album minimaliste où seulement le piano s’exprime. À travers les huit pièces totalisant 27 minutes, il réussit à faire passer admirablement l’émotion. C’est comme si un film défilait devant nos yeux. Jean-Michel Blais deviendra assurément un artiste grandement reconnu. (avril 2016)

Arts & Crafts / SIX

½

 

 Megan Bonnell – Magnolia

Megan Bonnell Magnolia

Après un premier album d’une grande efficacité avec Hunt and Chase, la jeune artiste ontarienne revient avec un disque plus abouti sur lequel elle étend un peu son champ d’action avec de solides mélodies pop sur un fond variant entre folk, indie pop et musique alternative plus adulte. Elle augmente son niveau de créativité en assumant sa propre personnalité et en offrant un album qui n’appartient qu’à elle. Un très bel accomplissement pour cette jeune artiste au talent infini... Et quel plaisir que d’entendre sa voix à nouveau! (avril 2016)

Maple / Universal

½

   

 Ariane Brunet – Stella

Ariane BrunetStella

Pour son troisième album, Ariane Brunet présente une musique pop aérienne dans laquelle le groove occupe une place prépondérante. Sa voix feutrée offre une grande part de soul et elle semble avoir atteint une belle maturité artistique. Elle s’entoure d’une équipe de collaborateurs masculins pour l’aider à l’écriture des textes et de la musique (Alexandre Désilets, Mathieu Lippé, le rappeur parisien Vincha et le guitariste Jean-Alexandre Beaudoin) et pour la réalisation (Marc Bell). À ses musiciens s’ajoute occasionnellement une section de cuivres, qui vient enrichir l’ensemble. Moins autobiographique que ses disques précédents, Stella raconte plusieurs histoires qui existent autour d’elle et qu’elle désire mieux comprendre. C’est encore un excellent album que nous propose la jeune artiste de 24 ans, un album qui comblera ses nombreux fans. (avril 2016)

Victoire

½

 

 Nicola Ciccone – Esprit libre

Nicola CicconeEsprit libre

Plus de trois ans après son dernier album en français, l’auteur-compositeur et interprète italo-québécois est de retour avec un nouveau disque de chansons originales dans la langue de Molière. Au cours de cette période, Nicola Ciccone a publié deux livres, couru deux marathons, donnée de nombreux spectacles, mais il a aussi traversé des épreuves dont un deuil important. Tout ce vécu teinte Esprit libre qui traduit son urgence de vivre, par exemple avec le premier extrait, « J’veux pas mourir avant d’être mort ». Il rend hommage à son père dans « Oh toi mon père » et il évoque les menaces contre la chanson francophone dans « Cette chanson-là, elle jouera pas à la radio ». On y trouve bien évidemment des chansons d’amour comme « J’veux plus quêter l’amour » et « La solitude à deux », mais on peut aussi y entendre des chansons festives comme « Quand on joue avec le feu » et « Les bons gars finissent derniers ». Avec Esprit libre et sa très bonne chanson-titre, Nicola Ciccone continue de suivre son propre chemin, sans se préoccuper des conventions. (avril 2016)

Matita

 

 Clarika – De quoi faire battre mon cœur

ClarikaDe quoi faire battre mon cœur

Voici le septième album de la chanteuse française Clarika. Son écriture demeure particulièrement précise, que ce soit dans les moments pop rock entraînants ou dans les passages plus doux.  Les superbes arrangements de cordes jouent assurément un rôle important dans l’ensemble avec un enrobage somptueux des textes de Clarika. Donnons le crédit au réalisateur, Fred Pallem. Parmi les 13 chansons de l’album, notons deux duos : « La cible » avec La Maison Tellier et « Dire qu’à cette heure » avec Alexis HK. Parmi les thèmes abordés, il y a la séparation, inspirée de sa séparation amoureuse et artistique d’avec le compositeur et arrangeur Jean-Jacques Nyssen avec qui elle était en couple depuis 25 ans. (avril 2016)

At(h)ome / SIX

 

 Matt Corby – Telluric

Matt Corby Telluric

L’auteur-compositeur et interprète de Sydney en Australie présente son premier album avec Telluric. Il propose un mélange de pop rock adulte et de rock alternatif plutôt introspectif. Des noms comme Jack Johnson et Josh Rouse peuvent nous venir en tête, mais Corby possède une voix particulière ainsi qu’un phrasé unique. Il présente un album de 11 pièces totalisant 46 minutes et l’ensemble demeure passablement cohérent jusqu’à la fin avec quelques très bons moments. (avril 2016)

Vidéoclip : « Monday »

Atlantic / Warner

   

 

Edward Sharpe and the Magnetic Zeros Person A

Le groupe indie psychédélique de Los Angeles présente son quatrième album en carrière. Pour l’occasion, la formation de 10 musiciens a changé son processus créatif en enfermant tout le monde dans la même pièce pour écrire et enregistrer. Il en résulte un travail d’ensemble un peu plus cohérent, malgré des envolées de certains instruments ou de voix qui ressortent parfois bizarrement du lot. Mais ces spasmes répondent après tout à leur envie de présenter une musique psychédélique presque expérimentale. Des élans jazz viennent aussi garnir l’ensemble plutôt indéfinissable. Même s’ils semblent réussir à resserrer leur œuvre, il reste que les Magnetic Zeros possèdent une personnalité échevelée qui continue de se démarquer, comme si on écoutait un grand jam interminable. Il faut donc avoir la capacité d’entrer dans leur univers éclectique pour pouvoir véritablement apprécier Person A. (avril 2016)

Community

½

   

 Frédéric Giroux – Le deuxième souffle

Frédéric Giroux – Le deuxième souffle

Ce membre fondateur de Mes Aïeux a profité de la pause du groupe pour travailler à son premier album solo. Frédéric Giroux présente 10 chansons originales aux sonorités folks dans lesquelles il se dévoile et fait part de ses préoccupations, ses réflexions sur l’existence et la quête du bonheur. Entouré d’une nouvelle équipe de collaborateurs, dont Denis Ferland à la direction artistique, il s’éloigne des sentiers battus par son groupe. Il se fait aider par l’auteur Daniel Beaumont pour quatre textes, ainsi que par Julie Ménard pour « Face au nord » et Marc-André Paquet pour « Des cendres dans la tête ». Par contre, Giroux signe toutes les musiques, qui peuvent parfois s’approcher du répertoire de Mes Aïeux, mais tirent généralement une ligne avec le passé. Le premier extrait, « T’es belle à voir aller », rend hommage à sa fille atteinte de fibrose kystique, et elle ne laisse personne indifférent. Avec ce premier disque, Frédéric Giroux trouve effectivement un « deuxième souffle » plus qu’intéressant à sa carrière. Un excellent album! (avril 2016)

Victoire

½

 

 Katerine – Le film

KaterineLe film

Sur ce 10e album, le chanteur fantaisiste français Philippe Katerine présente 16 chansons s’apparentant aux scènes d’un film, enregistrées dans le même ordre qu’elles lui sont venues en tête. Pour l’occasion, il laisse de côté les envolées électro des derniers albums pour une musique minimaliste piano-voix, avec quelques rares percussions, une chorale d’enfants et des sons d’animaux. Il revient donc à la base de ses chansons fantaisistes aux sonorités enfantines. Ses histoires rocambolesques n’en sont que plus mémorables alors que l’on entre avec plaisir dans son univers complètement éclaté. Katerine est une bibitte unique, un artiste à part entière qui réussit toujours à nous faire sourire. Voici donc un film/disque bien singulier et agréable à suivre jusqu’à sa conclusion. (avril 2016)

Cinq7 / Wagram / SIX

½

 

 Kendrick Lamar – untitled unmastered.

Kendrick Lamar untitled unmastered.

Lancé sans avertissement, untitled unmastered contient huit démos qui ne sont que numérotés et datés. D’après les dates, on comprend que l’essentiel de ce matériel a été enregistré pendant les séances en studio pour l’excellent album To Pimp a Butterfly paru en 2015. Avec un album d’une telle solidité, pas surprenant que les « restants » soient aussi efficaces. Mais surtout, les huit pièces s’enchaînent dans un ensemble cohérent, très agréable à écouter. Les musiques accompagnent magnifiquement les paroles de Lamar traitant essentiellement d’extinction et de survie. Son hip hop est toujours doux mais entraînant, puis il semble s’inspirer du jazz et du soul en de nombreuses occasions. Vocalement, il est appuyé à différents moments par Bilal et Cee Lo Green. Lamar a beau présenter cet album comme un disque de démos, il reste qu’il réussit encore une fois un tour de force avec un enregistrement de très grande qualité. Kanye West devrait peut-être s’inspirer de l’humilité de Kendrick Lamar au lieu de promettre le meilleur album de tous les temps. (avril 2016)

Aftermath / Interscope / Universal

½

   

 François Léveillée – La part des anges

François LéveilléeLa part des anges

Trois ans et demi après avoir fait un retour à la chanson sur Le deuxième rôle de ta vie, François Léveillée remet ça avec La part des anges, son cinquième album en carrière. L’auteur-compositeur et interprète (et humoriste à ses heures…) s’interroge sur l’amour à l’ère du virtuel, la génétique, etc., parfois avec humour mais souvent avec émotion. Il donne aussi des conseils à sa fille dans « Faut pas te décourager ». D’ailleurs, il interprète la chanson-titre avec sa fille Sarah Toussaint-Léveillé. François Léveillée présente certainement son album le plus personnel à ce jour. Malgré des arrangements sobres et doux, on peut entendre de belles orchestrations de cordes, du piano, de l’accordéon et une bonne dose de guitares acoustiques. Si vous avez apprécié son disque précédent, il devrait à nouveau vous séduire avec La part des anges. (avril 2016)

Orage

 

 Lost Love – Comfortable Scars

Lost Love Comfortable Scars

Formé en 2013, le jeune quatuor de Montréal nous arrive avec son deuxième album, Comfortable Scars. Lost Love proposent un son pop punk mélodique qui va droit au but. Les 11 chansons accrocheuses traitent de l’importance de faire la paix, de trouver son confort et de moments douloureux du passé. En fait, ils parlent de sujets de leur génération, ce qui n’a rien à voir avec le punk dénonciateur et revendicateur d’autrefois. Avec moins de 32 minutes, Comfortable Scars réussira assurément à vous divertir, sans trop d’efforts. (avril 2016)

Stomp / ULG / Warner

 Moran – Le silence des chiens

MoranLe silence des chiens

Moran revient avec un quatrième album ponctué de sa voix chaude et d’une guitare dominante. Les chansons introspectives traitent d’amour et de désir, pour son album le plus personnel à ce jour. Réalisé, enregistré et mixé avec son complice de longue date, le guitariste Thomas Carbou, Le silence des chiens offre une atmosphère feutrée, toute en douceur. Moran est appuyé par deux collaboratrices de renom : sa conjointe Catherine Major pour le premier extrait, « Tic-Tac », et Luce Dufault pour une reprise de son classique « Soirs de scotch ». Avec Le silence des chiens, Moran présente possiblement son album le plus cohérent à ce jour. Une très belle œuvre! (avril 2016)

Ad Litteram / SIX

½

 Kevin Morby – Singing Saw

Kevin Morby Singing Saw

Kevin Morby s’est d’abord fait connaître au sein de deux groupes de Brooklyn, The Babies et Woods. Maintenant établi à Los Angeles, il travaille en solo depuis 2013. Singing Saw est son troisième album et Morby y augmente l’étendue de son son avec l’ajout de claviers, de trompettes et d’éléments électroniques. Il s’agit bien toujours d’une musique rock alternative par un auteur-compositeur à la voix unique. Par contre, sa musique prend une toute autre dimension ici, gagnant agréablement en richesse. Ce nouveau son nous permet d’apprécier encore plus la qualité des compositions de Kevin Morby. C’est comme s’il passait à un autre niveau. Voici donc un album incomparable, qui risque fort de se retrouver parmi les meilleurs de l’année. (avril 2016)

Dead Oceans

½

   

 Motel Raphaël – System

Motel Raphaël System

Motel Raphaël est un trio féminin d’indie pop montréalais qui existe depuis 2012. On les compare avantageusement à Tegan and Sara, Feist et Arcade Fire. Après un premier album plutôt folk, Motel Raphaël prend une direction complètement nouvelle sur System avec des compositions beaucoup plus complexes. Les 14 pièces sont finement ficelées pour former un tout cohérent et tellement agréable à écouter. Leurs harmonies vocales savoureuses ajoutent à l’ensemble qui s’avère particulièrement excitant. Voici donc un excellent disque par un groupe dont on n’a pas fini d’entendre parler! (avril 2016)

Stomp / ULG / Warner

½

 

 David Myles – Here Now

David Myles Here Now

Le Canadien David Myles représente certainement l’un des meilleurs mélanges entre pop, folk et soul, quelque part entre Justin Timberlake et James Taylor. Avec le mini-album Here Now, il s’installe plus que jamais dans le monde pop avec six titres entraînants aux mélodies inoubliables. Il collabore encore une fois avec Classified qui réalise l’album, en plus de livrer un vers sur l’émouvante « Don’t Leave It Up To Me ». Ce très bon disque nous arrive pour nous faire patienter, alors qu’un album en français devrait voir le jour au printemps 2017. (avril 2016)

Little Tiny / SIX

½

   

 Laurence Nerbonne – XO

Laurence NerbonneXO

Suite à la fin d’Hôtel Morphée, Laurence Nerbonne se lance en solo avec un tout premier album, XO. L’auteure-compositrice et interprète présente une musique électro pop aux influences R&B, hip hop et indie pop. Surtout, elle propose une musique sophistiquée dans laquelle la richesse musicale n’a d’égal que la qualité de la production. Les mélodies accrocheuses à souhait s’accompagnent de rythmes entraînants mis en valeur par la réalisation de Philippe Brault. À noter la présence de Lary Kidd (Loud Lary Ajust) pour « Balade luxueuse ». Pour le reste, Laurence fait pratiquement tout elle-même, un vrai album solo quoi! Pour une musique pop de grande qualité, Laurence Nerbonne vous en mettra plein les oreilles. (avril 2016)

Coyote

½

 

 Karim Ouellet – Trente

Karim OuelletTrente

Après le succès du premier extrait, « Karim et le loup », voici enfin le nouvel album de Karim Ouellet, son troisième. Il est toujours accompagné par son ami Claude Bégin qui coréalise le disque, cosigne les musiques et joue de plusieurs instruments. Encore une fois, Ouellet réussit à présenter des musiques lumineuses accompagnant des textes plus tourmentés, traitant d’incertitude, d’amour à sens unique ou de la fragilité du temps. Avec « Karim et le loup », il fait un clin d’œil à l’œuvre intemporelle « Pierre et le loup » de Prokofiev, accompagné de la chorale de l’école l’Escale et du Plateau à Québec. Avec ce nouvel album, le jeune trentenaire s’interroge sur ce qui l’attend, puisque « tout ce qui monte va redescendre » comme il le dit si bien dans la chanson-titre. Par contre, l’auteur-compositeur et interprète ne semble pas sur le point de redescendre avec encore une fois un album à la hauteur de son talent. (avril 2016)

Coyote

½

 

 Parquet Courts – Human Performance

Parquet Courts Human Performance

Le groupe indie de Brooklyn, New York revient avec son troisième album, Human Performance. Après des enregistrements bien bizarres, surtout pour le mini-album Monastic Living, Parquet Courts revient avec un meilleur focus. Il en résulte possiblement son album le plus cohérent à ce jour. De très bons riffs et des rythmes entraînants réussissent même à nous faire taper du pied à travers une atmosphère qui demeure extrêmement exploratoire. C’est le cas notamment avec « One Man No City » qui intègre des bongos rythmés dans un long jam de plus de 6 minutes. Par contre, on se limite généralement à des pièces courtes dont plusieurs sous la barre des trois minutes. On retrouve même quelques moments de rock ‘n’ roll particulièrement captivants. Il s’agit d’un album de premier plan pour Parquet Courts, un album qui risque fort de se retrouver parmi les meilleurs de l’année. Le groupe fait certainement partie des groupes américains les plus créatifs en ce moment, et ils réussiront en plus à élargir leur auditoire avec Human Performance. Une belle réussite! (avril 2016)

Rough Trade

   

Iggy Pop – Post Pop Depression

Iggy Pop Post Pop Depression

un texte de Jean Jean (Rocklegends)

Définitivement, Iggy est autant iguane que caméléon. Notamment depuis la fin des années 90, Iggy a tout essayé. Le folk douteux d’Avenue B, le heavy metal poisseux de Beat ’Em Up, un premier rapprochement Stoogien avec Skull Ring, le disque crooner pour élite francilienne (Preliminaires) jusqu’au disque de reprises (Après). Iggy s’est paumé au passage, diluant son mythe dans les chemins sinueux de la recherche identitaire. Et puis Bowie est mort cette année. L’iguane n’est plus suspendu à son bienfaiteur. La fin? Non, c’est oublier qu’Iggy a de la ressource. Beaucoup de ses contemporains sont partis tôt, plus tôt, il y a parfois bien longtemps. Il est le dernier des Stooges originels, il est le dernier du quatuor Reed-Pop-Bowie-Warhol, il est le dernier des grands punks. Immortel? Peut-être pas mais il se faufile avec son allure reptilienne et il revient avec un nouvel exhausteur de rock : Josh Homme à la baguette (au manche et aux manettes surtout…). Iggy laisse planer le doute d’un dernier baroud d’honneur discographique avec ce Post Pop Depression. Du coup, il y a mis son cœur, ses textes et même ses foutues économies (l’album est autofinancé par Iggy et Josh). Ni vu, ni connu, les deux gonzes ont bossé d’arrache pieds sur un album classouille, façon rock en costard mais torse poil en dessous. Non seulement Josh a du goût, du flegme et un amour vache pour les arrangements subtils mais il a ramené des copains dans le désert : Dean Fertita (de QOTSA et The Dead Weather) et Matt Helders le batteur prodige des Arctic Monkeys. L’empreinte de Josh est aussi palpable que celle de Bowie sur The Idiot et Lust For Life mais l’intelligence du grand roux, c’est de mettre cette patte au service d’Iggy. Ses riffs sont ciselés, un peu froids, stoner quelque part et bluesy partout. Les arrangements sont fins et parfaitement bien sentis. Et puis, le respect de la parole donné : Iggy ne voulait plus beugler mais être fier de ce (potentiel) dernier album studio, il peut se réjouir : le trio introductif tutoie la perfection avec le riff lancinant de « Break Into Your Heart », la basse corpulente de « Gardenia » et le rock asiatique de « American Valhalla » (« China Girl », quelqu’un?). Plus surprenant, Iggy n’hésite pas à mêler sa voix de crooner aux chœurs de Josh, Matt et même des voix féminines (captivante « Sunday », somptueuse « Chocolate Drops »). Si l’Iguane ramène beaucoup de choses à l’âge et au vieillissement dans ce disque, il n’en garde pas moins son énergie dévastatrice qu’il crache impunément en conclusion : « For all your evil and poisonous intentions / Because I'm sick / And it's your fault / And I'm gonna go heal myself now / Yeah! ». La traversée du désert est bel et bien terminée. (avril 2016)

   

 Heather Rankin – A Fine Line

Heather Rankin A Fine Line

Heather Rankin fait partie de la célèbre famille Rankin originaire du Cap-Breton en Nouvelle-Écosse, qui a fait la pluie et le beau temps sur la scène folk canadienne dans les années 1990 avant de se séparer en 1999. Heather a poursuivi une carrière d’actrice et elle présente maintenant l’album A Fine Line. On retrouve toujours quelques traces du folk celtique qui a caractérisé la musique de sa famille, mais avec une direction beaucoup plus pop adulte. Elle renoue avec sa sœur Cookie et son frère Jimmy le temps d’une chanson, « We Walk As One ». On peut aussi entendre Quake Matthews sur sa reprise de « Everybody Wants To Rule the World » de Tears For Fears. Réalisé par David Tyson, qui collabore aussi à l’écriture de plusieurs chansons, A Fine Line offre quelques moments intéressants, sans grandes surprises. (avril 2016)

Back Street / Maple

   

 Redfoo – Party Rock Mansion

Redfoo Party Rock Mansion

Le plus jeune fils du fondateur de Motown, Berry Gordy Jr., présente un premier album solo, après le succès monstre de son groupe, LMFAO. Par contre, les différences sont plutôt rares alors qu’on peut entendre le même style de musique pour faire la fête avec des rythmes dansants et des paroles plus ridicules les unes que les autres (« Booty Man », « Juicy Wiggle »). On retrouve quelques incontournables qui risquent d’obtenir autant de succès que les « Party Rock Anthem », « Champagne Showers » et « Sexy and I Know It » de LMFAO. C’est le cas entre autres pour « Keep Shining », « Party Train », et bien sûr l’incontournable « Juicy Wiggle ». Par contre, l’album s’avère quelque peu inégal et ne procure pas toujours le même niveau de plaisir. Heureusement, il y a toujours « Juicy Wiggle » pour nous rendre le sourire… (avril 2016)

Vidéoclips : « New Thang » - « Juicy Wiggle » - « Where the Sun Goes » (feat. Stevie Wonder) – « Booty Man » (3600)

   

 Rednext Level – Argent légal

Rednext LevelArgent légal

Tork, le compositeur derrière Rednext Level, insiste pour dire que sa musique n’est pas du rap, mais plutôt du tropical gangster house pop rap. Il s’agit en fait d’un mélange de toutes les musiques électroniques et hip hop. Tork, Maybe Watson et Robert Nelson (alias Ogden), ces derniers découverts au sein d’Alaclair Ensemble, réussissent avec brio à créer une musique pour tous les publics, avec suffisamment de moments pop pour intéresser les radios et un vaste auditoire. En plus, ils peuvent compter sur deux collaborateurs de renom : Claude Bégin pour la néo-funk « Faible pour toi » et Karim Ouellet pour la dancehall « Partir ». Sur Argent Légal, Rednext Level rendent hommage à la classe moyenne avec des textes souvent ridicules, mais des musiques grandement divertissantes. (avril 2016)

Vidéoclips : « Sri Lanka » - « 40K »

Coyote

½

 

 Rose Bouche – En attente de toi

Rose BoucheEn attente de toi

Danyka présente un premier mini-album pour Rose Bouche avec En attente de toi. Elle offre trois chansons écrites en collaboration avec Gerry Stober, Dominiq Hamel (« Bar Hop ») et Yann Perreau (l’excellente chanson-titre). Antoine Gratton a aussi participé, entre autres aux arrangements de « L.A Tombée », qu’on retrouve en boni dans une version acoustique piano-chœurs. Rose Bouche propose une musique pop rock efficace et d’une grande richesse avec l’intégration de violons, de piano et d’accordéon. Le tout accompagne magnifiquement la puissante voix de Danyka. (avril 2016)

Vidéoclips : « L.A Tombée » (version acoustique) - « En attente de toi » (version acoustique en concert)

½

 

Sainte Rose Sweet Talk EP

Sainte Rose est un groupe indie rock québécois qui présente un deuxième mini-album après Bloodlines EP paru au printemps 2015. Il s’agit du second volet d’une trilogie. Sweet Talk EP contient quatre chansons et pour chacune seront tournés des vidéoclips. On peut déjà découvrir celui de « Wounded » qui se présente plus comme un court-métrage qu’un simple vidéoclip. Sainte Rose est composé de Marc Gebrayel et de deux duos de frères : Joey et Mikey Berlangieri, puis Corey et Bryan Blondi. Désirant conserver un parfait contrôle sur leur musique, ils ont refusé quelques offres et ont enregistré ce disque dans leur studio personnel. Leur musique emprunte énormément au pop rock avec des mélodies très efficaces et des rythmes entraînants. (avril 2016)

Vidéoclip : « Wounded »

Allen Stone – Radius (2016 Edition with Bonus Tracks)

Allen Stone Radius (2016 Edition with Bonus Tracks)

Radius nous est arrivé quatre ans après son premier album éponyme, soit au printemps 2015. Un an plus tard, une nouvelle édition voit le jour avec six nouvelles chansons en boni ainsi qu’une version alternative du succès « Freedom ». Allen Stone propose une musique soul intégrant du pop rock et quelques rares traces de blues. Même s’il a assurément du soul dans le ventre, Stone s’éparpille un peu trop avec des moments qui rejoignent presque Maroon 5. Et les chansons en boni n’aident en rien cet éparpillement qui se fait maintenant sur 21 titres totalisant près de 74 minutes. Allen Stone possède un grand talent d’interprète, mais il n’a toujours pas su l’exploiter correctement avec un style s’apparentant un peu trop à Bruno Mars. (avril 2016)

Vidéoclip : « Perfect World »

Capitol / ATO

 

 Suuns – Hold/Still

Suuns Hold/Still

Le groupe indie rock montréalais fête ses 10 ans cette année et pour l’occasion, il nous offre son troisième album (en excluant celui avec Jerusalem in My Heart paru l’an passé). Suuns se sont rendus à Dallas pour enregistrer Hold/Still avec le réalisateur John Congleton (St. Vincent, Swans). Les arrangements demeurent minimaux, mais ils réussissent à tout coup à nous hypnotiser. Le groupe se laisse un peu plus aller dans la voie électronique, avec des moments presque industriels (« Resistance »). Leurs rythmes électro lourds peuvent aussi rappeler PJ Harvey en certaines occasions. Si la première moitié de l’album réussit à nous captiver, la deuxième par contre s’étire quelque peu en longueur, notamment avec « Careful » qui dure 7 minutes interminables. Heureusement, le CD se termine de belle façon avec la concise et efficace « Infinity », parfaite pour nous donner le goût de réécouter l’album, ce qui nous permettra de mieux l’apprécier. (avril 2016)

Secret City / SIX

½

   

 They Call Me Rico – This Time

They Call Me Rico This Time

En 2009, le chanteur des Madcaps, Frédéric Pellerin (alias Rico), quitte momentanément le groupe pour lancer le projet solo They Call Me Rico. Deux albums studios et un en concert plus tard, il revient avec This Time. Il poursuit ainsi son exploration blues et folk, ses premières amours. Il signe les 10 nouvelles chansons, paroles et musiques, et il entame un virage plus rock. L’album a été enregistré de façon analogique et essentiellement live dans deux studios de la région de Lyon, dont son tout nouveau studio, Magnéto. L’homme-orchestre s’entoure pour l’occasion de musiciens québécois et français comme Dominic « Rock » Laroche (Voïvod), Nicolas Grimard (Caïman Fu) et le violoniste et claviériste lyonnais Charlie Glad. Le mastering a été réalisé à Londres par Ray Staff (Muse, Led Zeppelin, David Bowie). Le résultat est un son blues rock plutôt sale et extrêmement efficace, un son à la fois contemporain et garage. (avril 2016)

Voxtone / SIX

½

   

 Steve Veilleux – T’en souviens-tu encore, Godin?

Steve VeilleuxT’en souviens-tu encore, Godin?

Le chanteur et principal auteur-compositeur de Kaïn se permet pour la deuxième fois de présenter un album en solo. Cette fois-ci, il s’est plongé dans l’œuvre du député et poète Gérald Godin pour mettre en musique certains de ses poèmes et cantouques coups de poing, ainsi que de très beaux poèmes d’amour. Ce sont donc douze poèmes de Godin qui ont droit à une deuxième vie en musique. Veilleux assure aussi la coréalisation avec le multi-instrumentiste Davy Gallant. Les arrangements peuvent être parfois épurés, mais certains morceaux brassent passablement, question de bien accompagner les textes durs de Godin. Et si vous croyez que ce sont simplement des poèmes interprétés sur fond musical, détrompez-vous! Veilleux a su créer des musiques et des mélodies à part entière à partir des textes de Godin qui après tout avaient déjà leur part de musicalité. On peut aussi entendre quelques extraits de discours enflammés par Godin dans « Juin 68 ». Parmi les œuvres les plus célèbres présentées, notons le « Cantouque des hypothéqués », « Libertées surveillées » (traitant des arrestations arbitraires dont il a été victime en octobre 1970 avec sa conjointe Pauline Julien), ainsi que le fameux « T’en souviens-tu Godin? » (écrit en 1976 lors de son élection comme député du Parti Québécois). Avec cet album, non seulement Steve Veilleux rend un vibrant hommage à ce poète si près de ses racines et de la classe ouvrière, mais il transporte son œuvre à un autre niveau grâce à une musique de grande qualité, entraînante et divertissante. (avril 2016)

Introduction

R-Musik / SIX

½

 

 Weezer – Weezer (The White Album)

Weezer Weezer (The White Album)

Voici le 10e album en carrière pour Weezer, le quatrième simplement identifié par une couleur. Il faut se rendre à l’évidence que malgré quelques très bons disques, ce sont les albums bleu, vert et rouge qui se démarquent dans leur désormais impressionnante discographie. Il faut maintenant ajouter le blanc à cette liste. Le groupe a apporté une bouffée de fraîcheur en 2014 avec Everything Will Be Alright in the End, mais il réussit à nouveau à se renouveler avec de très bonnes expérimentations. La force de Rivers Cuomo et sa bande est de réussir à expérimenter tout en demeurant accessibles et divertissants. Des mélodies inoubliables et des rythmes porteurs atteignent à nouveau l’objectif, le tout dans un court ensemble de 10 pièces totalisant 34 minutes. (avril 2016)

Vidéoclips : « Thank God For Girls » - « King of the World » - « California Kids »

Crush / Atlantic / Warner

½

   

 Royal Wood – Ghost Light

Royal Wood Ghost Light

L’auteur-compositeur, chanteur, multi-instrumentiste et réalisateur de Toronto a pratiquement tout fait sur son nouvel album, jusqu’à la coréalisation avec Bill Lefler. Les seules autres collaborations sont celles de Hannah Georgas et Felicity Williams (Bahamas). Grâce à très peu d’assistance électronique, Ghost Light demeure essentiellement organique et chaleureux. Wood explore diverses sonorités de guitares et de percussions, y ajoutant du piano et des orchestrations, ce qui en fait une musique pop rock d’une grande richesse et extrêmement variée. Le premier extrait, « Long Way Out », en donne un excellent aperçu, mais c’est le cas tout au long des 13 titres. Avec Ghost Light, Royal Wood donne un nouveau souffle à sa carrière en prenant l’avant-scène du pop rock canadien. Un disque surprenant et combien agréable! (avril 2016)

Vidéoclip : « Long Way Out »

Cadence / Universal / SIX

½

   

 Fanny Bloom – Fanny Bloom

Fanny BloomFanny Bloom

En prévision d’une tournée solo, Fanny Bloom (ex-Patère Rose) a décidé de réenregistrer certaines de ses meilleures chansons dans une version dépouillée piano-voix. Cet album éponyme présente donc 10 chansons de l’artiste en toute intimité avec seulement quelques ajouts de contrebasse et de trompette pour enrober le tout. Il s’agit d’une nouvelle façon de découvrir cette chanteuse et pianiste de grand talent, en plus de redécouvrir certaines de ses meilleures chansons dans une version souvent émouvante. (avril 2016)

Grosse Boîte

½

 

 Born To Be Blue: Music From the Motion Picture

Born To Be Blue: Music From the Motion Picture

Born To Be Blue est un film de Robert Budreau dont le personnage principal est le légendaire chanteur et trompettiste jazz Chet Baker (joué par Ethan Hawke). Malheureusement, aucune musique originale de Baker n’a été utilisée dans le film (peut-être pour des raisons de droits d’auteur?). Ce sont plutôt les Canadiens David Braid (pianiste) et Kevin Turcotte (trompettiste) qui reprennent des standards jazz associés à Baker, et dans un style qui s’en apparente. Plusieurs des morceaux présentés sont interprétés dans une version courte d’à peine plus de deux minutes, ce qui ne rend pas vraiment hommage à l’œuvre originale et qui ne sert que le film. En plus des reprises de standards, on retrouve quelques nouvelles compositions de Braid, ainsi que des pièces originales de Charles Mingus (« Haitian Fight Song ») et Odetta (« Go Down Sunshine »). Mais le plus surprenant c’est d’entendre chanter Ethan Hawke sur deux pièces, dont la très réussie « My Funny Valentine », une des plus associées à Baker. Comme c’est souvent le cas avec les bandes originales de films, la musique ne sert qu’à accompagner le film et procure peu d’intérêt par elle-même. Ressortir les vieux disques de Chet Baker demeure de loin la meilleure option. (avril 2016)

Rhino / Warner

½

 

 God Don’t Never Change: The Songs of Blind Willie Johnson

God Don’t Never Change: The Songs of Blind Willie Johnson

Blind Willie Johnson est un chanteur et guitariste du Texas qui a vécu entre 1897 et 1945. Il proposait un mélange de blues et de gospel avec une intensité rare. Sur cet hommage, le réalisateur Jeffrey Gaskill a assemblé des musiciens de premier plan en provenance du folk, du country et du blues. Même Sinéad O’Connor vient offrir une version touchante de « Trouble Will Soon Be Over ». Les autres interprètes comprennent Tom Waits, Lucinda Williams, Cowboy Junkies, Luther Dickinson, Maria McKee et Rickie Lee Jones. Souvent repris par des artistes comme Led Zeppelin, Eric Clapton et Bob Dylan, Blind Willie Johnson a influencé toute une génération de musiciens. Ça s’entend sur cet album qui va bien au-delà de l’hommage. (avril 2016)

Alligator

½

   

 La Voix IV

La Voix IV

Pour la quatrième édition de la populaire émission, ce n’est rien de moins qu’un album double qui nous est présenté, contenant 25 pièces. On y trouve bien sûr la chanson des coachs, « Quand la musique est bonne » de Jean-Jacques Goldman, interprétée par Ariane Moffatt, Marc Dupré, Éric Lapointe et Pierre Lapointe accompagnés des gagnants des saisons précédentes (Valérie Carpentier, Yoan et Kevin Bazinet). Le reste est composé des chansons interprétées lors des auditions à l’aveugle par les 24 candidats qualifiés pour les directs, notamment Travis Cormier, Beatrice Keeler, Noémie Lorzema, Geneviève Leclerc, Markos Gonzalez Clemente, Yvan Pedneault, Soran Dussaigne, Alexander Brown, Tim Brink, Stéphanie St-Jean, Amélie Nault, Mélanie Cormier et Sabrina Bellemare. Par contre, il est important de noter que toutes les chansons ont été réenregistrées en studio dans leur version intégrale, ce qui est de loin préférable à la version écourtée entendue à la télévision, avec la foule qui prenait toute la place. Le principal défaut d’une telle compilation est qu’elle va dans toutes les directions avec tous les styles de musiques et tous les styles d’interprètes. Par contre, les plus grands fans de l’émission seront ravis d’entendre leurs artistes préférés. (avril 2016)

Productions J

   

 Sept jours en mai

Sept jours en mai

Sept jours en mai, ce sont sept artistes qui se sont retrouvés pendant sept jours à la campagne en mai 2015 pour écrire et enregistrer un album. On y retrouve Michel Rivard, Mara Tremblay, Luc De Larochellière, Éric Goulet, Gilles Bélanger et les Mountain Daisies. Réalisé par Goulet, l’album regroupe 14 titres sur lesquels les artistes ont collaboré à différents moments, en tandems. Il en résulte un album mélangeant folk, country et rock avec même de petites touches discrètes d’électro. Les univers des différents artistes se fondent à merveille dans cet ensemble magnifiquement produit. Le collectif offre de très bonnes compositions avec une poésie parfois passablement éclatée. Voici donc un très beau disque par un regroupement d’artistes incomparables qu’il sera possible de découvrir sur scène jusqu’à la fin de 2016. (avril 2016)

Documentaire

Spectra

½

 

 Southern Family

Southern Family

La compilation réalisée par Dave Cobb se veut un cri du cœur pour une musique du sud tournée vers l’avenir. On y trouve des artistes country contemporains présentant aussi des éléments de folk et d’americana. Même si les influences du passé demeurent bien présentes, on semble vouloir plus que jamais prouver que cette musique demeurera bien vivante dans le futur en brisant subtilement certaines conventions. L’idée de rafraîchir ce son d’une autre époque est intéressante, mais risque de faire grincer des dents. Parmi les artistes inclus sur l’album, on peut entendre John Paul White, Jason Isbell, Brent Cobb, Miranda Lambert, Morgane et Chris Stapleton, Zac Brown, Shooter Jennings et Rich Robinson. C’est un album intéressant et agréable à écouter, mais qui s’adresse à on ne sait trop qui… (avril 2016)

Elektra / Warner

½

   

 

MARS :

 

 Simple Plan – Taking One For the Team

Simple PlanTaking One For the Team

Cinq ans après Get Your Heart On!, le groupe montréalais lance son cinquième album studio. Après des escapades plus pop, Simple Plan revient avec un son rock à tendance pop punk, toujours dans une atmosphère légère et divertissante. Les chansons sont généralement énergiques, et même lorsque le groupe ralentit le rythme, les pièces conservent leur pertinence. Le groupe avoue avoir conservé les 14 meilleures compositions parmi des dizaines et des dizaines de chansons et on arrive facilement à y croire puisqu’il s’agit de leur meilleur assemblage de pièces depuis leurs débuts fracassants en 2002. On peut entendre plusieurs artistes invités dont Jordan Pundik de New Found Glory et Nelly (pour le succès instantané à la Maroon 5 « I Don’t Wanna Go To Bed » qu’on retrouve une deuxième fois en boni dans une version française). Taking One For the Team contient plusieurs moments forts (« Opinion Overload », « Everything Sucks », « I Dream About You » en duo avec Juliet Simms), mais c’est l’ensemble qui impressionne par sa constance, un exploit que Simple Plan n’a pas réussi souvent depuis quelques années. Voici donc un album de pop punk efficace qui soutire le meilleur du genre tout en étant tourné vers l’avenir. Un excellent divertissement! (chronique principale de mars 2016)

Vidéoclips : « Boom » - « I Don’t Wanna Go To Bed » - « Opinion Overload »

Atlantic / Warner

½

   

       

 BJ the Chicago Kid – In My Mind

BJ the Chicago Kid In My Mind

Bryan James Sledge (alias BJ the Chicago Kid) est déménagé de Chicago à Los Angeles à l’âge de 19 ans pour démarrer sa carrière en tant que chanteur gospel. Après avoir travaillé avec Stevie Wonder et différents artistes gospel et R&B, il présente enfin son tout premier album, plus de 10 ans après ses débuts. In My Mind contient plusieurs des simples qu’il a présentés précédemment pour un total de 15 titres totalisant au-delà de 62 minutes. BJ propose une musique R&B contemporaine avec de grandes influences de soul classique et de gospel. On y retrouve aussi quelques rares traces de hip hop. C’est un excellent album de R&B que nous propose BJ the Chicago Kid, un album riche, créatif et complet qui ne contient que bien peu de faiblesses. Il est peut-être seulement un peu trop long, puisqu’il est possible d’en venir à décrocher, surtout si on n’est pas parmi les plus grands fans de R&B. (découverte du mois de mars 2016)

Vidéoclips : « Church » - « Turnin Me Up »

Motown / Universal

½

   

 Amon Amarth – Jomsviking

Amon Amarth Jomsviking

Après neuf albums, le groupe métal suédois Amon Amarth présente finalement un premier album-concept. Jomsviking raconte l’histoire d’un brigand qui s’est fait expulsé de son village après avoir « accidentellement » disposé de l’homme qui allait épouser la femme qu’il aimait. On suit sa quête pour revenir conquérir son amoureuse. Les vikings nous offrent un excellent mélange de death metal et d’harmonies de guitares à la Iron Maiden. Certains riffs sont particulièrement efficaces, comme dans « Wanderer » par exemple. Peu de pièces vous laisseront indifférents sur cet album qui contient tout ce qu’on aime du groupe depuis une vingtaine d’années (rapidité, lourdeur, précision, virtuosité). Jomsviking est un excellent album de métal mélodique, certainement l’un des meilleurs de la carrière d’Amon Amarth. (mars 2016)

Metal Blade

½

   

 Jason Bajada – Volcano

Jason BajadaVolcano

Pour son deuxième album en français, le Montréalais Jason Bajada semble obsédé par le sommeil, le repos, etc. En plus, sa musique et surtout sa voix apaisante font en sorte de créer ce désir de faire la grasse matinée en compagnie de l’être cher. Il accélère seulement le tempo en quelques occasions, dont pour les excellentes « Pékin (les amitiés) » et « Des grenades dans les yeux » sur lesquelles les guitaristes Jocelyn Tellier et Olivier Langevin semblent se faire plaisir. L’album présente une musique pop aérienne très agréable avec quelques touches plus rétro ou même psychédéliques. Dans l’ensemble, il s’agit avant tout d’un disque de chansons d’amour, mais avec une orientation franchement contemporaine et une réalisation impeccable. Un excellent album! (mars 2016)

Vidéoclip : « Pékin (les amitiés) »

Audiogram

½

 

 

Betty Bonifassi Lomax

Sur son nouvel album, Betty Bonifassi poursuit son exploration de l’œuvre d’Alan Lomax en faisant revivre huit chants d’esclaves africains déportés vers l’Amérique. Elle reprend à nouveau trois chansons de son premier disque paru à l’automne 2014, ce qui ne laisse que cinq nouveaux titres. Avec un total de 31 minutes, Lomax ressemble donc plus à un mini-album qu’à un CD complet. Musicalement, Betty fonce un peu plus dans un blues pur avec des éléments de rock, ce qui enrichit ces chansons traditionnelles. Il faut aussi souligner l’importante présence de la chorale féminine Les Marjo’s qui donne une couleur particulière à l’album. Lomax se veut un compagnon idéal à son premier album éponyme. Par contre, il y manque quelques titres pour réussir à véritablement nous satisfaire. (mars 2016)

L-A be / SIX

   

 Jim Bryson – Somewhere We Will Find Our Place

Jim Bryson Somewhere We Will Find Our Place

L’auteur-compositeur et interprète natif d’Ottawa s’est fait une renommée avec son style country alternatif unique au Canada. Absent sur disque depuis quelques années, le voici de retour avec Somewhere We Will Find Our Place. Il s’agit d’un album de 10 pièces totalisant 39 minutes qui présente plusieurs bonnes compositions à tendance folk. Tout au long de l’album, sa voix semble nous souffler à l’oreille ses douces mélodies, ce qui est bien agréable. Il ne révolutionne assurément pas le genre, mais figure tout de même parmi les artistes les plus intéressants de la scène country folk canadienne actuelle. (mars 2016)

Maple / Universal

   

 Basia Bulat – Good Advice

Basia Bulat Good Advice

La chanteuse indie pop de Toronto présente son quatrième album avec Good Advice. Elle a décidé pour l’occasion de confier la réalisation du disque à son ami et collaborateur Jim James (My Morning Jacket) et elle s’est même rendue en voiture jusqu’à son studio de Louisville au Kentucky. Moins folk que ses œuvres précédentes, l’album contient une guitare électrique, des synthétiseurs et une section rythmique qui appuient un peu plus sa voix charmante. Elle présente donc un son plus pop, comme si elle sortait enfin de sa coquille pour montrer ce qu’elle peut vraiment faire avec sa voix, tant en émotion qu’en puissance. Assurément son disque le plus accessible à ce jour, Good Advice présente aussi Basia Bulat sous son meilleur jour. Un excellent album par une artiste au sommet de son art! (mars 2016)

Secret City / SIX

½

   

 Toronzo Cannon – The Chicago Way

Toronzo Cannon The Chicago Way

Après avoir enflammé les bars blues de Chicago et être devenue une star nationale au Festival blues de Chicago en 2015, Toronzo Cannon est prêt à conquérir le monde. Sur The Chicago Way, il présente 11 chansons originales et il fait honneur à la nouvelle génération de bluesmen en provenance de la ville des vents. Il propose un blues dans le plus pur style de Chicago dans lequel il démontre toute sa virtuosité. Sans révolutionner le genre, Toronzo Cannon réussit à poursuivre la tradition de belle façon avec The Chicago Way. Avis aux amateurs du genre, le blues est encore bien vivant à Chicago! (mars 2016)

Alligator

   

 Nick Carter – All American

Nick Carter All American

L’ex-membre des Backstreet Boys, le plus jeune du groupe, présente son troisième album solo, deux ans après son duo avec Jordan Knight. Il offre une musique pop mélodique, parfois énergique, avec des éléments de rock. Sur le premier titre, « 19 in 99 », on croirait entendre Simple Plan dans leurs moments les plus accessibles. Puis, sur « Get Over Me », Avril Lavigne vient lui porter main forte, alors qu’il nous rappelle le son new wave des Gogo’s dans « Tijuana ». Carter s’essaie même au reggae dans « Second Wind ». Très souvent sur le disque les enrobages ajoutés semblent superflus et surtout bon marché. « Swet » en donne le meilleur exemple avec des synthétiseurs cheaps et des cuivres étouffés à l’arrière. Une fois les quelques titres entraînants passés, Carter ne semble plus rien avoir à nous offrir d’intéressant. La bonne surprise n’aura pas duré longtemps! (mars 2016)

Vidéoclips : « I Will Wait » - « 19 in 99 »

Kaotic / Maple / Universal