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NOVEMBRE 2019

 

Chronique principale :  James Blunt    Découverte du mois :  Dermot Kennedy

 

8-14 novembre :

Nick Cave - Jerry Leger - Alex Nevsky - Alexandre Poulin

 

1-7 novembre :

CHOCOLAT - Garou - Pierre Lapointe - Simon Morin - Jason Wilson

 

Octobre :

Lana Del Rey - Brittany Howard - Guillaume Arsenault - Guy Bélanger - Big Thief -

Émile Bilodeau - Comet Gain - Alexandre Da Costa - kIM gORDON - Laurence Jalbert -

Kaïn - LaF - Neil Little - Mazacote - Maria Mendes - Jacques Michel- Angel Olsen -

Katherine Penfold - Rocketship - Martin Roussel & MJ Cyr - Skydiggers -

Siobhan Sloane-Seale - Diane Tell - That Dog. - Patrick Watson - Jonathan Painchaud

 

 

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CHRONIQUE PRINCIPALE :

 

James Blunt – Once Upon a Mind

James Blunt – Once Upon a Mind

Après le très efficace The Afterlove paru il y a deux ans, James Blunt revient avec un nouvel album, son sixième. C’est encore une fois une production pop très polie que nous offre celui qui a connu la célébrité grâce à des pièces plus folk aux mélodies mémorables. La principale différence sur Once Upon a Mind par rapport au précédent, c’est qu’il n’y a plus beaucoup de matériel créatif. Il ne reste que la voix facilement reconnaissable de Blunt pour le différencier d’un nouveau groupe pop qui pourrait apparaître à tout moment. Après l’excellente pièce d’ouverture, « The Truth », on se retrouve donc à être rapidement distrait et à ne plus porter attention à une musique un peu trop insipide, entre Mumford and Sons, OneRepublic, Maroon 5, 5 Seconds of Summer et même Imagine Dragons. C’est bien beau avoir une voix distinctive, mais ce n’est malheureusement pas suffisant. De bonnes chansons comme il nous en a offertes auparavant seraient plus appréciées que cet ensemble plutôt commun et prudent.

Vidéoclip : « Cold »

Atlantic / Warner

½

   

     

 

DÉCOUVERTE DU MOIS :

 

Dermot Kennedy – Without Fear

Dermot Kennedy – Without Fear

Après du succès sur la toile et un mini-album en 2017, l’Irlandais Dermot Kennedy est en pleine éclosion. Il nous offre en effet son premier album, Without Fear, incluant l’immense succès « Power Over Me ». Kennedy propose un très bon mélange entre le folk et le rock, avec des mélodies résolument pop. Par contre, il ne faut surtout pas s’attendre à des pièces énergiques comme « Power Over Me » tout au long du disque. Au contraire, on peut entendre une majorité de pièces introspectives plutôt lentes, parfois au piano. Dans plusieurs des chansons offertes, on peut ressentir toute son intensité à travers sa voix parfois rugueuse. Il y a évidemment des parallèles à faire avec James Blunt et Vance Joy, mais Kennedy possède déjà une personnalité bien à lui qu’il lui faudra seulement développer pour demeurer à l’avant-garde dans le genre. Voici donc un premier essai plutôt réussi pour Dermot Kennedy, et qui établit le standard pour la suite.

Vidéoclips : « Power Over Me » - « Outnumbered »

Island / Universal

½

 

 

8-14 novembre :

 

 Nick Cave and the Bad Seeds – Ghosteen

Nick Cave and the Bad Seeds – Ghosteen

La légende australienne poursuit son impressionnante expérience de 35 ans sur disque avec un nouvel album exceptionnel. Le plus surprenant, c’est que Nick Cave réussit à aller encore un peu plus loin dans le thème de la mort, un des rares à avoir exploré aussi souvent ce thème avec succès. Avec Ghosteen, c’est rien de moins qu’un album double que Cave et sa bande nous proposent. La première partie parle des enfants alors que la deuxième s’attarde aux parents. En de nombreuses occasions, Cave récite les textes de sa voix grave plus qu’il ne les chante, mais la musique en accompagnement apporte toujours une grande profondeur musicale et une atmosphère unique. Oubliez les moments plus rock ‘n’ roll de la carrière du groupe, puisque c’est l’ambiance qui est la clé sur Ghosteen, une ambiance sombre mais tellement enrichissante émotionnellement et agréable à écouter. Encore un autre excellent disque pour Nick Cave and the Bad Seeds.

Ghosteen

½

 

 Jerry Leger – Time Out For Tomorrow

Jerry Leger – Time Out For Tomorrow

L’auteur-compositeur et interprète de Toronto Jerry Leger présente rien de moins que son neuvième album solo depuis ses débuts en 2005 (sans compter trois projets parallèles). Réalisé à nouveau par Michael Timmins des Cowboy Junkies, l’album propose un son folk rock aux influences country, avec une inspiration certaine de Roy Orbison qui n’est jamais bien loin, tant dans son style musical que sa façon de chanter. Avec 36 minutes, le disque s’avère plus concentré que le double album de 2017, Nonsense and Heartache, et c’est pour notre plus grand plaisir.

Latent

 

Alex Nevsky – Chemin sauvage

Alex Nevsky – Chemin sauvage

Obsédé par le voyage, la liberté et l’amour, Alex Nevsky est rentré pour enregistrer ce quatrième album. Il s’est entouré de nombreux collaborateurs, dont la chanteuse et comédienne Claudia Bouvette, l’artiste montréalaise Sophia Bel, le rappeur et producteur Benny Adam, ainsi que le collectif rap Alaclair Ensemble, qui l’accompagnent chacun pour une chanson. Chemin sauvage a été réalisé par Gabriel Gagnon et Clément Leduc, deux réalisateurs reconnus pour leur habileté à fusionner le synthétique et l’organique. Ruffsound et Realmind, deux mélodistes et arrangeurs d’exception, collaborent aussi à certains moments du disque. Il en résulte un album qui offre tant des sonorités folk et pop intégrant des cordes, que de l’électro et même du hip hop. Les mélodies demeurent toujours aussi efficaces, avec quelques succès radio garantis, mais plusieurs pièces acoustiques ou électros sont empreintes de douceur, sortant du même coup du style flamboyant qui nous l’a fait connaître. On pourrait dire que Nevsky prend un chemin audacieux avec Chemin sauvage, mais l’expérience s’avère encore une fois plutôt réussie.

Musicor

½

 

 

 Alexandre Poulin – Nature humaine

Alexandre Poulin – Nature humaine

Trois ans après Les temps sauvages et après une tournée de plus de 100 spectacles à guichets fermés, Alexandre Poulin revient avec son cinquième album en carrière. L’auteur-compositeur et interprète y développe ses réflexions personnelles à propos de la quête du grand amour, la perte d’un enfant, nos remises en question et nos destins discrets. Ces tranches de vie sont livrées avec la poésie unique qu’on lui connaît, si simple et touchante à la fois. Sa musique folk devient plus mélodique et même doucement électrique par moments, ce qui supporte magnifiquement ses textes construits comme de petites histoires. Poulin réalise lui-même l’album qui semble sur mesure pour donner un nouvel envol à une carrière qui continue d’évoluer constamment à chaque nouvelle œuvre. Nature humaine : un album d’une grande douceur qui touche droit au cœur.

Bleu Cardinal / SIX

½

 

 

1-7 novembre :

 

 Chocolat – Jazz engagé

Chocolat – Jazz engagé

Avec son cinquième album, le groupe de Jimmy Hunt fait un pari audacieux. Chocolat propose un album de 21 titres qui expose le processus créatif d’un album à la manière d’un mixtape rock. Le disque a été enregistré dans cinq studios différents avec autant de coréalisateurs pour accompagner Emmanuel Éthier. Les influences sont plutôt éclectiques allant de Black Sabbath à Dave Brubeck, en passant par Alice Cooper, Pat Benatar, Pierre Harel, Serge Fiori et Corridor. Les références au vieux rock ‘n’ roll sont nombreuses, mais avec aussi des moments plus jazzy, plus doux. Les clins d’œil manquent souvent de subtilités, à la limite de la copie, mais l’ensemble est tellement disparate qu’il en devient original. Voici une œuvre intéressante, complexe et définitivement osée pour Chocolat, qui nous en met plein les oreilles en allant dans toutes les directions. À noter les collaborations de Jackson Macintosh, Hubert Lenoir, Serge Brideau (des Hôtesses d’Hilaire) et Dominic Berthiaume (de Corridor).

Dare To Care

½

 

 Garou – Soul City

Garou – Soul City

Reconnu pour ses interprétations remarquables de classiques du rhythm and blues, Garou s’approprie cette fois le répertoire soul de Motown. Sur Soul City, on peut redécouvrir 13 incontournables du genre, de légendes comme Stevie Wonder, Marvin Gaye, The Temptations et The Supremes. Tous ces classiques incluent évidemment « My Girl », « You Can’t Hurry Love », « Signed Sealed Delivered », « Ain’t Too Proud to Beg », « I Heard it Through the Grapevine » et « Dancing in the Street ». On peut entendre un duo avec Aloe Blacc sur « Money » et un autre avec Marie-Mai sur « Ain’t No Mountain High Enough ». Les versions de Garou sont toujours de qualité et permettent de redécouvrir ces classiques avec un son d’aujourd’hui.

Panthéon / Wolfgang

½

 Pierre Lapointe – Pour déjouer l’ennui

Pierre Lapointe – Pour déjouer l’ennui

Pour son nouvel album, Pierre Lapointe voulait des chansons s’inspirant des grands classiques de la chanson francophone. Il présente donc 12 pièces toutes en douceur, des berceuses pour adultes en quelque sorte. En plus du réalisateur Albin de la Simone, Lapointe s’entoure de plusieurs collaborateurs de renom pour les textes et la musique : Hubert Lenoir, Julien Chiasson, Daniel Bélanger, Philippe B, Félix Dyotte, Amélie Mandeville et Clara Luciani. C’est un très beau huitième album que nous propose Pierre Lapointe avec Pour déjouer l’ennui.

Audiogram

½

 

Simon Morin – Ébène

Simon Morin – Ébène

Simon Morin s’était fait remarquer il y a quelques années à La Voix, notamment grâce à une version explosive de « Come With Me Now » de Kongos. Après avoir fait paraître plusieurs extraits radio au cours des dernières années (« Elle veut », « Reste », « C’est écrit dans le ciel » et « Ailleurs »), il les a réenregistrés pour qu’ils cadrent dans ce premier album pop rock aux sonorités électro. On peut aussi y découvrir ses premiers pas dans l’écriture avec « Les pieds dans le vide » en collaboration avec Kevin Goudreault. Avec Ébène, Morin propose un album tout en puissance et complètement en français qui met parfaitement en valeur sa voix.

Vidéoclip : « Noir »

MP3

 

 Jason Wilson – Sumach Roots

Jason Wilson – Sumach Roots

Avec Sumach Roots, c’est un projet multimédia que nous propose Jason Wilson. Il présente une musique folk rock ancrée dans la musique traditionnelle britannique, avec des éléments de jazz et des sonorités reggae. Sur ce fond musical, il raconte les histoires derrière la construction de Toronto, des grands incendies de 1902 et 1904 à la construction de la tour du CN au début des années 1970. C’est donc un projet métissé et d’une grande richesse qui nous est offert sur Sumach Roots.

Wheel

 

octobre :

 

Lana Del Rey – Norman Fucking Rockwell!

Lana Del Rey – Norman Fucking Rockwell!

Deux ans après Lust for Life, Lizzy Grant (alias Lana Del Rey) est de retour avec son sixième album en moins de huit ans. Elle revient avec sa pop adulte mélancolique, mais plus vulnérable que jamais. Lana propose en effet une musique dépouillée, toute en douceur. On peut entendre des influences de classiques du rock et de la pop des années 1970, mais le tout est mis au goût du jour et à la façon de Lana Del Rey. Par exemple, la relecture de « Doin’ Time » de Sublime qui intègre « Summertime » de Gershwin s’avère particulièrement réussie, mélangeant habilement le classique et le moderne. Parmi les autres pièces dignes de mention, on ne peut passer sous silence l’excellente « Venice Bitch », une chanson de près de 10 minutes qui débute avec des cordes toutes douces avant de voir sa mélodie grandir et de se terminer dans un mur de guitares. Un grand moment parmi tant d’autres sur un album savoureux à découvrir! Son meilleur à ce jour, sans contredit… (chronique principale d'octobre 2019)

Vidéoclips : « Fuck It I Love You & The Greatest » - « Doin’ Time »

Interscope / Universal

   

     

Brittany Howard – Jaime

Brittany Howard – Jaime

Membre d’Alabama Shakes depuis 10 ans, Brittany Howard nous arrive avec son premier album solo. Jaime était le prénom de sa sœur qui est décédée d’un cancer rare à l’âge de 13 ans. Brittany propose une musique soul contemporaine, avec des éléments de rock, de blues et de funk. On est rapidement séduit par sa voix unique, et l’album gagne en profondeur à chaque nouvelle écoute. En fait, c’est un disque d’une grande originalité qu’elle nous propose, une œuvre unique et incomparable. Difficile de faire un lien avec Alabama Shakes, et cet enregistrement solo de Brittany risque de nous habiter encore longtemps. (découverte du mois d'octobre 2019)

ATO

½

   

 Guillaume Arsenault – La partie de moi qui tremble

Guillaume Arsenault – La partie de moi qui tremble

Le Gaspésien Guillaume Arsenault revient avec son sixième album, réalisé par Mathieu Pelletier-Gagnon. Il propose un voyage intérieur empreint de nostalgie et d’espoir sur fond de musique folk atmosphérique avec des claviers et rythmes électro. Différents autres sons du quotidien et de la nature viennent meubler le tout qui n’en devient que plus riche et contemporain. Voici donc un album folk nouveau genre, un disque bien de son époque. (octobre 2019)

Les Faux-Monnayeurs / SIX

 

 Guy Bélanger – Eldorado

Guy Bélanger – Eldorado

C’est son huitième album que présente Guy Bélanger avec Eldorado. Toujours ancré dans le blues, le disque inclut aussi des touches de funk et de folk, sans oublier des pièces instrumentales cinématiques. Comme sur ses enregistrements précédents, Bélanger propose plusieurs chansons originales, mais aussi des reprises exceptionnelles, comme « Bright Side of the Road » de Van Morrison et « Sign O’ the Times » de Prince (en collaboration avec le chanteur et guitariste franco-allemand Mathis Haug). Avec Eldorado, Guy Bélanger réussit à nous faire passer par toute une gamme d’émotions. (octobre 2019)

Bros / SIX

 

 Big Thief – Two Hands

Big Thief – Two Hands

Avec Two Hands, le groupe indie new yorkais revient avec un deuxième album en cinq mois, soit depuis le très solide U.F.O.F.. Enregistré au Texas pratiquement en direct, sans ajouts à la production, ce quatrième album de Big Thief lui permet de revenir au sol, plus près de la terre. On retrouve en effet moins d’envolées et d’effets sonores, pour un son parfois folk et parfois rock grinçant. L’album demeure indie rock, mais avec une atmosphère chaleureuse et enveloppante. Même si Two Hands peut être considéré comme le petit frère de son prédécesseur, il s’agit à nouveau d’un très bon album, que l’on peut difficilement abandonner avant la fin. (octobre 2019)

4AD

½

   

Émile Bilodeau – Grandeur mature

Émile Bilodeau – Grandeur mature

Après un premier album qui a fait tourner bien des têtes, surtout grâce au succès « J’en ai plein mon cass », le jeune auteur-compositeur et interprète effectue son grand retour sur disque avec Grandeur mature. Émile Bilodeau propose une musique pop rock plutôt entraînante, avec des accents country (« Échec et mat »), des rythmes chauds (« Candy ») et du folk plus intimiste (« Colin »). Interprétée en duo avec Caroline Savoie, « Candy » représente très bien le désir de Bilodeau de divertir tout en faisant passer ses messages sociaux. En plus d’être l’un des meilleurs auteurs-compositeurs de sa génération, il porte bien haut le flambeau de sa fierté envers son peuple, tout en mettant de l’avant ses travers et les problèmes de la société. Émile Bilodeau risque fort de réussir à nouveau à attirer l’attention avec Grandeur mature. (octobre 2019)

Vidéoclip : « Robin des bois »

Grosse Boîte

½

 

 

 Comet Gain – Fireraisers Forever

Comet Gain – Fireraisers Forever

Après une absence de cinq ans, le groupe indie rock londonien est de retour avec Fireraisers Forever. Il s’agit d’un album puissant aux guitares grinçantes, mais aux mélodies drôlement efficaces malgré tout. Et c’est ce mélange entre colère et luminosité qui rend ce nouveau disque de Comet Gain si intéressant encore aujourd’hui, malgré une carrière qui s’étend sur 25 ans. Avec Fireraisers Forever, le groupe nous offre un album d’une rare intensité, même dans ses moments plus doux. Mais l’exercice s’avère particulièrement réussi et permettra au groupe de briller à nouveau en 2019, comme s’il n’avait pas pris une ride. Bien joué! (octobre 2019)

Tapete

½

 

 Alexandre Da Costa – Stradivarius BaROCK

Alexandre Da Costa – Stradivarius BaROCK

Le violoniste et chef d’orchestre Alexandre Da Costa présente un nouvel album bien particulier. Sur Stradivarius BaROCK, il propose une relecture passionnée et unique d’œuvres de plusieurs compositeurs du 17e siècle. Il reprend notamment des pièces de Bach, Vivaldi, Gounod et Pachelbel avec un regard moderne, se demandant ce que ces immortels auraient fait avec les outils d’aujourd’hui. Da Costa est entouré pour l’occasion de plusieurs musiciens et interprètes, dont Bruno Pelletier, Mario Pelchat, Gregory Charles, La Bronze, QW4RTZ et Giorgia Fumanti. À noter aussi qu’il rend hommage à Maurane sur un prélude de Bach. Voici une façon bien originale de redécouvrir des classiques d’une autre époque, le tout interprété de main de maître par Alexandre Da Costa qui a le privilège de jouer sur le Stradivarius « Deveault » de 1701. (octobre 2019)

Martin Leclerc

½

 

Kim Gordon – No Home Record

Kim Gordon – No Home Record

Après plusieurs décennies au sein de Sonic Youth et des collaborations avec d’autres artistes, voici le tout premier album solo de Kim Gordon, l’une des leaders du rock alternatif américain. L’album inclut d’ailleurs son premier simple en solo, « Murdered Out », paru en 2016. On peut aussi y entendre un nouvel extrait, « Sketch Artist », qui est accompagné d’un vidéoclip complètement déjanté. Majoritairement réalisé par Justin Raisen (Charli XCX, Sky Ferreira), No Home Record s’inscrit bien dans le style de son ancien groupe avec des moments expérimentaux plutôt déroutants qui pourraient faire décrocher les moins patients. C’est un album qui gagne à être redécouvert à quelques reprises et qui prend de la valeur à chaque fois d’un point de vue artistique. Voici donc un disque très réussi pour cette artiste hors du commun, qui demeure à l’avant-garde malgré ses 66 ans. (octobre 2019)

Vidéoclip : « Sketch Artist »

Matador

½

 

 

Laurence Jalbert – Au pays de Nana Mouskouri

Laurence Jalbert – Au pays de Nana Mouskouri

Laurence Jalbert a découvert Nana Mouskouri par sa mère qui lui vouait une grande admiration. Avec ce nouvel album, elle rend donc hommage à Nana tout en ayant une pensée pour sa mère, reprenant 13 de ses chansons dans un style folk acoustique aux influences parfois pop et parfois country. On peut entendre des incontournables du répertoire de Nana Mouskouri comme « L’amour c’est comme l’été », « Voici le mois de May », « Le temps qu’il nous reste », etc. Laurence nous offre deux pièces en duo : « Dans le soleil et dans le vent » avec Mario Pelchat et « Mille raisons de vivre » avec Paul Daraîche. Au pays de Nana Mouskouri constitue une très belle façon de redécouvrir l’œuvre de cette légende grecque connue non seulement dans la francophonie, mais à travers le monde! (octobre 2019)

MP3

½

 

 

Kaïn – Je viens d’ici (2 CD)

Kaïn – Je viens d’ici (2 CD)

Pour célébrer leur 20e anniversaire, Kaïn proposent rien de moins qu’un album double de 20 chansons. La première moitié contient 10 nouvelles compositions, dans le style folk contemporain du groupe que l’on reconnaît aisément, avec une touche de country (« Cœur d’homme », la chanson-titre) et de rock (« On attend quoi »). Ils surprennent aussi avec « Suis ton cœur » qui allie la pop et le rap, une première pour eux. On peut aussi y entendre le premier extrait à succès « Yé midi kek part ». La deuxième moitié inclut 10 de leurs plus grands succès revisités en compagnie d’artistes invités. On peut donc redécouvrir des incontournables comme « Parle-moi d’toi », « Mexico », « Comme dans l’temps », « Embarque ma belle », etc. Les invités comptent Paul Daraîche, 2Frères, les frères Éloi et Jonathan Painchaud, La Chicane, Renée Martel, Matt Lang, Stephen Faulkner, Yves Lambert et Laurence Jalbert. Voici un album très agréable qui souligne à merveille le 20e anniversaire de Kaïn. (octobre 2019)

Musicor

½

 

 

 LaF – Citadelle

LaF – Citadelle

Voici le premier album officiel du groupe rap québécois LaF. Les trois rappeurs aux voix distinctes (Bkay, Jah Maaz et Mantisse) accompagnés de leurs concepteurs rythmiques (Bnjmn.lloyd, Oclaz et BLVDR) proposent 14 titres hip hop hétéroclites aux sonorités riches. Ils intègrent de l’électronique et de la pop francophone à leur style pour une musique qui crée une atmosphère chaude bien particulière. C’est donc un solide album de hip hop que proposent LaF, avec des mélodies qui nous restent en tête indéfiniment. (octobre 2019)

7ième Ciel / SIX

½

 

Neil Little – Neil Little

Neil Little – Neil Little

L’Ontarien Neil Little présente un premier mini-album solo de sept titres, après plusieurs années au sein du groupe Chrome Hearts. Il propose une musique folk ambiante et intimiste, très zen. L’album a été enregistré au studio The Cottage à Guelph avec le réalisateur Scott Merritt, qui a fait beaucoup pour la musique folk canadienne depuis plus de 30 ans. Little présente des chansons personnelles qui vous toucheront assurément, pour une raison ou une autre. (octobre 2019)

 

 

 Mazacote – Patria

Mazacote – Patria

Fondé en 2009, le groupe Mazacote présente une musique latine inspirée des sons de la Colombie, du Mozambique et du Nicaragua. Le sextet dirigé par le chanteur et compositeur David Lopez propose des rythmes entraînants et un groove puissant qui ne laisseront personne indifférent. Avec Patria, le groupe nous offre son troisième album qui représentera une superbe carte de visite pour leurs nombreux concerts à venir à travers le monde. (octobre 2019)

Justin Time / Nettwerk / SIX

½

 

 Maria Mendes – Close to Me

Maria Mendes – Close to Me

Maria Mendes est une chanteuse jazz portugaise maintenant établie à Rotterdam aux Pays-Bas. Avec Close to Me, elle présente son troisième album, enregistré en compagnie de certains des meilleurs musiciens néerlandais : Karel Boehlee (piano), Jasper Somsen (contrebasse) et Jaspert van Hulten (batterie et percussions). Mais surtout, Maria a collaboré avec le célèbre Metropole Orkest en formation de chambre d’une trentaine de musiciens dirigés par le pianiste et compositeur John Beasley, qui a réalisé l’album, joué les claviers et écrit les orchestrations. Sur Close to Me, Maria Mendes exprime la touche créative moderne du fado, le plus célèbre style de musique portugais dans lequel les histoires d’amour sont teintées de drame et de nostalgie. Parmi toutes les compositions originales, notons un fado spécialement écrit pour elle par l’un de ses gourous musicaux, la légende brésilienne Hermeto Pascoal. Voici un album de première classe par une des voix à surveiller du jazz européen. (octobre 2019)

Justin Time / SIX

½

   

 Jacques Michel – Tenir

Jacques Michel – Tenir

Après plusieurs relectures de ses plus grands succès au cours des dernières années, voici un premier album de chansons originales en 35 ans pour Jacques Michel. Pour l’occasion, il a demandé les services du réalisateur et multi-instrumentiste Andre Papanicolaou, dont il avait apprécié le travail avec Patrice Michaud, qui lui permet d’offrir un enregistrement au goût du jour. Sur ce nouveau disque, Michel jette un regard à la fois critique, compatissant et lucide sur le monde qui l’entoure. On peut y redécouvrir ses talents de mélodiste et sa voix toujours aussi belle. (octobre 2019)

Audiogram

 Angel Olsen – All Mirrors

Angel Olsen – All Mirrors

La chanteuse alternative revient avec un cinquième album intitulé All Mirrors. Elle s’entoure pour l’occasion d’un orchestre de cordes dirigé par Jherek Bischoff, ce qui ajoute une belle richesse à sa musique qui n’a plus rien du lo-fi de ses débuts. Les arrangements de qualité possèdent une sonorité unique avec une certaine réverbération qui peut rappeler l’intérieur d’une église. La voix d’Angel demeure toutefois au cœur de l’œuvre et elle réussit à nous conquérir rapidement. L’objectif de départ était de produire un album double qui aurait contenu les versions solos des mêmes chansons, mais le résultat grandiose des orchestrations l’a fait changer d’avis. Voici donc l’album le plus riche et complet d’Angel Olsen à ce jour! (octobre 2019)

Jagjaguwar

 

 

 Katherine Penfold – Sweetest Thing

Katherine Penfold – Sweetest Thing

La chanteuse canadienne présente un premier album sous l’étiquette montréalaise Justin Time. Sweetest Thing contient une musique soul contemporaine de grande classe, avec des influences jazz et pop. La voix de Katherine Penfold peut être comparée à une jeune Billie Holiday. Elle travaille ici avec des collaborateurs de renom : Amber Navran (Moonchild), Eyelovebrandon, Chin Injeti (Drake, Eminem) et William Bowers, sans oublier le réalisateur David Sikula. Katherine propose une interprétation bien personnelle du classique « Feel Like Makin’ Love » de Roberta Flack, un des grands moments du disque. Avec Sweetest Thing, Katherine Penfold nous offre un album chaleureux et extrêmement agréable à écouter. (octobre 2019)

Justin Time / SIX

½

   

Rocketship – Thanks to You

Rocketship Thanks to You

Après un premier album qui avait fait écarquiller bien des paires d’yeux en 1996, A Certain Smile, A Certain Sadness, le défi était de taille pour Rocketship pour son deuxième enregistrement. C’est possiblement ce qui les a fait patienter tout ce temps, soit 23 ans, avant que l’on puisse finalement entendre Thanks to You. Le groupe propose une musique indie pop souvent planante, mais avec aussi des moments entraînants ou plus expérimentaux. Le groupe reprend où il nous avait laissé en 1996, mais avec cette touche de modernité, pour une musique intemporelle en quelque sorte. Voici donc certainement l’un des plus grands retours de l’année! (octobre 2019)

Darla

½

 

 Martin Roussel & MJ Cyr – Pixel

Martin Roussel & MJ Cyr – Pixel

Le pianiste, compositeur et arrangeur Martin Roussel s’adjoint les services de la chanteuse MJ Cyr pour présenter ces sept morceaux de jazz impressionniste. Le duo propose des compositions originales contrastées, des standards aux arrangements inventifs, ainsi que deux surprenantes (et méconnaissables) adaptations de classiques du rock : « Have You Ever Seen the Rain » de Creedence Clearwater Revival et « Great Gig in the Sky » de Pink Floyd. Voici un album surprenant d’originalité qui nous amène sur différents territoires. (octobre 2019)

Note Musik

 Skydiggers – Let’s Get Friendship Right

Skydiggers – Let’s Get Friendship Right

Plus de 30 ans de carrière ne semblent pas vouloir ralentir le groupe de Toronto qui revient avec un nouveau disque, deux ans après Warmth of the Sun. Les vétérans du folk rock canadien présentent un album autoproduit de neuf titres, sur lequel ils tentent de faire la paix avec les nombreux disparus qu’ils ont eu dans leur entourage au cours des dernières années. Il en résulte un album positif qui trouve ses racines dans l’amitié. Même si peu de pièces se démarquent du lot, l’ensemble demeure efficace et devrait satisfaire leurs fans. (octobre 2019)

Siobhan Sloane-Seale – One of My Friends

Siobhan Sloane-Seale – One of My Friends

L’auteure-compositrice et interprète de Vancouver présente son premier album avec One of My Friends. Elle propose 11 chansons folk rock dans lesquelles elle fait des observations sur le monde qui l’entoure, sur les conditions humaines. Sa poésie accompagnée de sa très belle voix ont tôt fait de nous envoûter et on oublie rapidement que les arrangements demeurent minimalistes. Sa positivité est irrésistible, ce qui fait de One of My Friends un album qui nous accroche un sourire. Bien agréable! (octobre 2019)

 

 Diane Tell – Haïku

Diane Tell – Haïku

Huit ans après le riche album folk rock Rideaux ouverts, Diane Tell fait preuve d’audace et revient avec un album de chansons originales très contemporain. Réalisé à nouveau par Fred Fortin, le disque compte une équipe de brillants iconoclastes comme François Lafontaine, Olivier Langevin, Samuel Joly et Joe Grass qui ont permis aux paroles et aux musiques d’éclater comme des feux d’artifices. Diane a aussi recruté un nouveau collaborateur, l’écrivain suisse d’origine serbe Slobodan Despot, qui a signé trois titres. Diane signe elle-même quatre chansons de cet album concept, avec un point de départ et un point d’arrivée, autour de l’impermanence des sentiments humains. Les pièces majoritairement douces tirent leurs influences du rock alternatif et du folk, le tout dans une facture très moderne. Un très bel album! (octobre 2019)

Tuta / SIX

½

 

 that dog. – Old LP

that dog. – Old LP

Après une séparation de 22 ans, le groupe alternatif that dog. est de retour sur disque, mais en trio (sans Petra Haden). Anna Waronker et sa bande proposent toujours un rock énergique aux guitares grinçantes et aux harmonies vocales efficaces. Par contre, on peut découvrir un peu plus de subtilités et de recherche par moments, plutôt qu’une musique aux influences purement punk. On peut toujours les comparer aux Breeders et à Veruca Salt, mais le groupe a su évoluer agréablement, malgré toutes ces années hors du circuit. Voici donc un excellent album, peut-être le meilleur retour de l’année! (octobre 2019)

Universal

½

 

Patrick Watson – Wave

Patrick Watson – Wave

Après quatre ans d’absence, Patrick Watson effectue son retour sur disque avec Wave, son sixième album. Suite à la perte de sa mère, sa séparation d’avec sa compagne et le départ de son batteur de longue date, il a réalisé que des êtres chers peuvent vite disparaître. C’est ce qui a été à la base de l’inspiration de ces chansons mélancoliques qui s’additionnent en un album très personnel et intime, tant pour l’homme que pour le groupe Patrick Watson (complété par Joe Grass à la guitare, Mishka Stein à la basse et Evan Tighe à la batterie). L’excellent album de pop indie planant à souhait contient les extraits « Broken » et « Melody Noir » lancés plus tôt en 2017 et en 2018, pendant la création du disque. « Broken » a été diffusée dans plusieurs séries télévisées dont Grey’s Anatomy, The Good Doctor et Burden of Truth. À noter que le vinyle sera disponible en édition limitée sous la forme d’un disque bleu translucide. (octobre 2019)

Secret City / SIX

½

   

 

Jonathan Painchaud – 45 Tours

Jonathan Painchaud – 45 Tours

Pour souligner ses 45 ans de vie et ses 25 ans de carrière, Jonathan Painchaud a décidé de revisiter les chansons les plus marquantes de sa carrière. Il a donc réenregistré en version acoustique 11 de ses plus grands succès, incluant « Belle infirmière », « Pousse pousse » et « Les vieux chums ». En boni à la 12e piste, on peut entendre la version radio de « Instagram Queen ». (octobre 2019)

L-A be

½

 

 

 

septembre :

 

Taylor Swift – Lover

Taylor Swift – Lover

Sur son septième album, la chanteuse de 29 ans (et meilleure vendeuse de l’industrie) revient au romantisme qui l’a rendu célèbre. Elle laisse tomber le côté sombre de Reputation (son album le moins réussi à ce jour) pour plutôt présenter des chansons d’amour, une musique pop à l’eau de rose comme seule peut le faire Taylor Swift sans tomber dans le cliché et en demeurant au sommet des palmarès. Bravo pour ça, mais il reste qu’on aimerait la voir exploiter des sujets plus originaux. Musicalement, il faut dire qu’elle a tout pour demeurer au sommet avec une pop de qualité, qui se distingue rapidement de la masse. Sans être complètement original, Lover présente d’excellents moments de musique pop, qui permettront encore une fois à Taylor de se maintenir au top pour de nombreuses semaines. À noter les participations des Dixie Chicks (« Soon You’ll Get Better ») et de Brendon Urie de Panic! At the Disco (« ME! »). (chronique principale de septembre 2019)

Vidéoclips : « ME! » - « You Need to Calm Down »

Republic / Universal

½

   

       

Possible Humans – Everybody Split

Possible Humans – Everybody Split

Groupe formé en 2012 à Melbourne en Australie, Possible Humans nous arrive avec son tout premier album. Les cinq gars proposent un son indie rock et post-punk, un mélange entre Guided By Voices et leurs confrères de Melbourne, Rolling Blackouts Coastal Fever. The Strokes peuvent aussi nous venir en tête à l’occasion. Everybody Split possède une structure solide et une belle évolution musicale, tout en conservant des refrains accrocheurs malgré le style plutôt alternatif du quintet. C’est un album qui n’offre pas nécessairement de grandes surprises, mais qui réussit à conserver notre intérêt jusqu’à la fin grâce à une ligne directrice efficace. (découverte du mois de septembre 2019)

Trouble in Mind

 

Baritone Madness – Baritone Madness

Baritone Madness – Baritone Madness

Baritone Madness est un quintet albertain formé en 2016 et qui nous offre son tout premier album. Il s’agit d’une formation unique composée de trois saxophonistes baryton (Pat Belliveau, Keith O’Rourke et Gareth Bane), d’un contrebassiste (Kodi Hutchinson) et d’un batteur (Tyler Hornby). Ils transposent de façon originale des pièces de Gerry Mulligan, Pepper Adams et Hamiett Bluiett qui semblent faites sur mesure pour la sonorité du saxophone baryton. Le groupe propose en plus plusieurs compositions originales. Voici un album de jazz différent et grandement intéressant par sa sonorité singulière. (septembre 2019)

Chronograph / SIX

½

   

 

 Manon Bédard – Courtepointe

Manon Bédard – Courtepointe

Trois ans après Née country, Manon Bédard présente un album de chansons originales, en collaboration avec l’auteur-compositeur, musicien et réalisateur Pascal Allard, qui a écrit des chansons sur mesure pour la chanteuse originaire de Saint-Tite. On y découvre un mélange lumineux entre rétro et modernité, avec de belles harmonies. Le tout est enveloppé dans chaque chanson par le violon de Stéphanie Labbé. (septembre 2019)

Hook / SIX

Bellflower – Upside Down

Bellflower – Upside Down

Bellflower est le projet de l’auteure-compositrice, chanteuse et guitariste Em Pompa. C’est accompagnée de sept musiciens chevronnés qu’elle présente un deuxième album, après The Season Spell paru il y a trois ans. Le groupe propose une musique vaste et qui demande un effort de la part de l’auditeur. Il s’agit d’une pop alternative aux mélodies efficaces, saupoudrée d’électro, de progressif et de jazz planant, le tout enveloppé dans des arrangements atmosphériques et cinématographiques. À noter que la pochette de l’album est l’œuvre de l’artiste visuelle Alexandra Levasseur. (septembre 2019)

La Tanière / SIX

½

 

 Bon Iver – I,i

Bon Iver – I,i

Après l’hiver, le printemps et l’été, Bon Iver nous présente l’automne sur ce quatrième album. Justin Vernon et compagnie proposent à nouveau cet excellent mélange de folk et d’indie rock avec une touche d’électro qui les différencie de la masse. Quelques cuivres et chœurs viennent habilement s’ajouter à l’ensemble pour apporter une richesse musicale grandement appréciée. On réalise rapidement qu’il s’agit certainement de leur album le plus mature à ce jour; peut-être aussi le plus complet alors que le tout se tient pendant les 13 titres. Mais surtout, voici un album parfait pour l’automne qui est à nos portes, un album à déguster lentement et à quelques reprises. Avec I,i, Bon Iver nous sert possiblement son meilleur album en 12 ans de carrière. À découvrir absolument! (septembre 2019)

Jagjaguwar

   

 

Évelyne Brochu – Objets perdus

Évelyne Brochu – Objets perdus

Après trois extraits, l’actrice présente son tout premier album, Objets perdus. Évelyne Brochu a toujours eu un goût (et un talent) pour la chanson, et elle décide de s’assumer totalement sur ces 11 pièces. Appuyée par son ami Félix Dyotte, elle propose une pop légère à tendance française, avec des mélodies mémorables qu’elle interprète de sa voix douce et séduisante. On y retrouve tout de même une certaine diversité musicale avec des éléments discrets de rock et de disco, aux fortes influences des années 1960 et 1970. Malgré quelques inégalités, Objets perdus réussit à donner un bon aperçu de la personnalité d’Évelyne en tant que chanteuse. (septembre 2019)

Grosse Boîte

 

 Sheryl Crow – Threads

Sheryl Crow – Threads

Annoncé comme son dernier album en carrière, Threads a créé une certaine attente chez les fans de Sheryl Crow. Elle s’est entourée pour l’occasion par de nombreux artistes, dont plusieurs pour qui elle voue un grand respect depuis longtemps, tant pour l’écriture que pour chanter en duo avec elle. On la retrouve donc aux côtés de Stevie Nicks, Bonnie Raitt, Mavis Staples, Eric Clapton, Sting, Johnny Cash, Neil Young, Keith Richards, Willie Nelson, Kris Kristofferson, Joe Walsh, Emmylou Harris, James Taylor, Vince Gill, et plusieurs autres. Parmi les 17 titres offerts, notons des pièces écrites par des légendes, comme « Beware of Darkness » par George Harrison, « Everything is Broken » par Bob Dylan et « The Worst » par Mick Jagger et Keith Richards. Alors que certaines chansons s’y démarquent dès le début (« Prove You Wrong », « Live Wire », « Tell Me When It’s Over »), l’album possède quelques passages à vide avec des duos moins intéressants et des ballades qui manquent d’efficacité. Mais dans l’ensemble, Threads pourrait conclure efficacement une carrière de plus de 25 ans, même si on doute fort que Sheryl mette vraiment un terme à sa carrière à seulement 57 ans. (septembre 2019)

The Valory Music Co. / Big Machine / Universal

 

 

 Marc Déry – Atterrissage

Marc Déry – Atterrissage

Après huit ans d’absence sur disque, Marc Déry effectue un nouvel « atterrissage ». Sur ce cinquième album solo, Déry propose une fusion entre musiques pop, rock et reggae, avec des arrangements électro. L’auteur-compositeur et interprète semble s’être grandement inspiré de ses voyages récents, qu’il a multipliés au cours des dernières années. Il y a puisé diverses influences qu’il colle habilement dans un tout qui s’enchaîne de façon agréable, malgré quelques transitions moins réussies. Il interprète la pièce « Au secours » de deux façons totalement distinctes, en opposition. Sur Atterrissage, on reconnaît aisément le mélodiste hors-pair avec ses grooves entraînants, même si le collage sonore peut aller dans toutes les directions à certains moments. (septembre 2019)

Audiogram

 

Flèche Love – Naga (Part 1)

Flèche Love – Naga (Part 1)

Amina Cadelli (alias Flèche Love) est une Suissesse d’origine algérienne qui mélange les influences autant que les langues. Naga propose en effet un peu de français et d’espagnol, mais surtout de l’anglais, sur un mélange de soul et d’électro aux influences jazz et R&B. Cette musique métissée, chantée avec une très belle voix rapidement reconnaissable, ne s’identifie à aucune culture ou musique du monde. Il s’agit simplement de l’œuvre unique de Flèche Love, qui nous offre un très beau premier disque, à la fois original et envoûtant… (septembre 2019)

Musique Sauvage / L-A be / SIX

½

   

 

Fred Fortin – Microdose

Fred Fortin – Microdose

C’est dans la plus grande surprise que Fred Fortin lance son sixième album, Microdose. Il s’agit d’un disque artisanal de rock brut, garroché, sans fioritures ni finesse. En fait, il s’agit certainement du meilleur prétexte pour que l’homme-orchestre puisse repartir en tournée au plus vite. Il propose tout de même des moments plus intimistes, où il effleure son noyau familial. La chanson-titre, avec sa flûte qui vole la vedette, n’est pas sans nous rappeler les années 1970, avec une influence certaine d’Harmonium. Mais, il s’agit en fait d’une parodie des hippies californiens. On retrouve aussi des influences de vieille musique country, même si l’essentiel se situe dans un rock garage sale plus contemporain. On retrouve plusieurs très bons riffs qui donnent assurément le goût d’aller l’entendre en spectacle dans sa formule en solo. (septembre 2019)

Grosse Boîte

½

 

 

 Emma Frank – Come Back

Emma Frank – Come Back

Emma Frank est originaire de Boston, mais elle s’est installée à Montréal en 2006 pour se donner la chance d’étudier la littérature à l’Université McGill. C’est là qu’elle a débuté sa carrière musicale avec les groupes She’s Got a Habit et Malcolm Sailor’s Songs, en plus de produire deux albums en solo. Elle a ensuite décidé de déménager à Brooklyn, New York et elle présente aujourd’hui son quatrième album. La chanteuse folk d’avant-garde propose neuf chansons toutes en douceur, qui côtoient à l’occasion le jazz et le R&B. Elle semble à la découverte d’elle-même tout au long de cet album très personnel. Le tout nous est offert avec cette voix chaude que l’auteur-compositeur Leif Vollebekk a qualifié de « cuir sur soie ». À noter sa version très réussie de « Either Way » de Wilco. Avec Come Back, Emma Frank s’ouvre complètement à nous et dévoile magnifiquement son intimité. (septembre 2019)

Justin Time / Nettwerk / SIX

 

 Les Frères à Ch’val – Ast’heure

Les Frères à Ch’val – Ast’heure

Après 20 ans d’absence sur disque, les Frères à Ch’val reviennent avec un album de chansons originales. On y retrouve avec plaisir leurs mélodies inoubliables sur des rythmes country, rock ou reggae, avec une touche traditionnelle. Parmi les 10 titres contenus sur Ast’heure, on peut entendre deux adaptations par Polo de pièces découvertes au début du 20e siècle : d’abord « Paye-moé » (« Pay Me My Money Down »), un chant traditionnel d’esclaves sauvé de l’oubli par Lydia Parrish, puis « Essaye-lé donc » (« Salty Dog Blues »), un classique bluegrass. Après plusieurs moments entraînants comme dans les années 1990, l’album se conclut avec une pièce instrumentale, « Elle passa », un « concerto pour égoïne et violon ». Notons deux collaborations à l’écriture de l’album : Yvon Lebrun (« La chanson du gitan ») et Dédé Traké, le frère de Polo (« Mon petit quartier »). Ast’heure est un album surprenant, qui nous ramène tout de suite dans les années 1990 alors que le groupe atteignait les sommets. Le principal défaut du disque est qu’il est trop court avec à peine 33 minutes… (septembre 2019)

Martin Leclerc

½

 

 Leela Gilday – North Star Calling

Leela Gilday – North Star Calling

Leela Gilday est une chanteuse de Yellowknife aux Territoires du Nord-Ouest. Sur ce cinquième album, elle propose une musique folk parfois énergique à travers laquelle le rock ressort particulièrement, avec des moments plus pop (dès l’ouverture avec « Rolling Thunder ») et quelques touches de country. Mais c’est sa voix qui domine tout au long des 10 pièces du disque. À noter la participation de Jadea Kelly, qui a coécrit « Hard Ground » avec Leela, ainsi que celle de Logan Staats, qui chante en duo avec elle sur « One Thing ». Des cordes viennent accompagner la chanteuse et ses musiciens en quelques occasions, principalement dans la chanson-titre. North Star Calling est un album qui fusionne de très belle façon les racines autochtones et canadiennes de Leela Gilday. (septembre 2019)

Diva Sound

 

 Hua Li – Dynasty

Hua Li – Dynasty

Hua Li est une artiste multidisciplinaire et rappeuse montréalaise d’origine chinoise qui présente aujourd’hui son nouvel album après un mini-album acclamé, Za Zhong. Dynasty raconte son parcours bien personnel en tant que Canadienne de deuxième génération. On y retrouve notamment le premier extrait, « Mastery », une déclaration de puissance et de grâce féminine. L’album réalisé par Hua Li et Alexander Thibault (alias Gloze) propose un très beau mélange de rythmes R&B lo-fi avec une touche de jazz et de rap. Les 12 morceaux s’enchaînent à merveille dans un ensemble cinématographique captivant. À noter aussi la pochette de l’album qui est l’œuvre du Montréalais Charlie Twitch. (septembre 2019)

Next Door / SIX

½

 

Mélisande (Électrotrad) – Les myriades

Mélisande (Électrotrad) – Les myriades

Après Les métamorphoses (2014) et Les millésimes (2017), le duo électro-traditionnel québécois revient avec Les myriades. Mélisande et Alexandre de Grosbois-Garand poursuivent leur œuvre fusionnant tradition et modernité avec des chansons collectées auprès d’aînés le long du Richelieu au cours de 2018. On peut y découvrir des personnages colorés, à l’image de Ti-Pétard Allard qui donne son nom au premier extrait. Ces chansons traditionnelles prennent une sonorité plus moderne que jamais avec une musique électro presque futuriste. Il s’agit certainement du seul groupe qui peut superposer de la guimbarde à des rythmes synthétiques et demeurer pertinent. Voici donc encore une fois une très belle réussite pour Mélisande. (septembre 2019)

Productions du Moulin / Borealis / SIX

½

 

 L’Oumigmag – Habitant

L’Oumigmag – Habitant (2 CD)

L’Oumigmag (« le bœuf musqué » en inuktitut) est un groupe de jazz d’avant-garde québécois dirigé par le compositeur, guitariste et poète Sébastien Sauvageau. Avec Habitant, le sextuor poursuit sa quête entamée avec Territoires en 2017. L’album double de près de 94 minutes propose une exploration géographique et spirituelle du Québec avec un jazz acoustique audacieux qui intègre de la musique traditionnelle, ainsi que de la musique contemporaine classique. L’Oumigmag ne possède assurément pas d’égal dans le paysage musical québécois avec un son bien à lui, très cinématographique. Il suffit ensuite d’y adhérer, ce qui ne sera tout de même pas donné à tous. (septembre 2019)

SIX

 

Raton Lover – Changer de trottoir

Raton Lover – Changer de trottoir

Le groupe de Québec revient avec son troisième album, deux ans après l’excellent Le sens du vent. Raton Lover a depuis changé de maison de disque, et l’album a été réalisé cette fois par André Papanicolaou (Patrice Michaud, Joseph Edgar, Pascale Picard). Dès les premières chansons, on détecte un peu moins d’explorations progressives que sur le disque précédent. Le folk se fait également plus discret. C’est plutôt un son pop rock plus conventionnel qui nous est offert, à l’image du premier extrait, « J’crache du sens ». Par contre, les influences des années 1970 sont toujours bien présentes; elles sont simplement légèrement différentes. C’est possible que les fans de la première heure soient quelque peu perdus à la première écoute, mais même si leur groupe préféré a passablement évolué en deux ans, il demeure l’un des meilleurs pour faire le pont entre la musique d’aujourd’hui et celle d’il y a 45 ans. (septembre 2019)

Rosemarie

 

 

Les Sœurs Boulay – La mort des étoiles

Les Sœurs Boulay – La mort des étoiles

Après une pause du duo, le temps d’un bébé pour Mélanie et d’un album solo pour Stéphanie, voilà que les Sœurs Boulay sont de retour avec un album complet. Sur La mort des étoiles, les sœurs se paient tout un « trip », intégrant de très belles et riches orchestrations à leur toute douce musique folk. Les harmonies vocales demeurent au cœur de leur œuvre, mais avec un soutien musical hors du commun. Leur musique prend ainsi une toute autre dimension. L’album débute en force avec l’excellente « Nous après nous » et les sœurs réussissent ensuite à nous faire naviguer agréablement à travers les 40 minutes du disque de 13 titres ponctué de deux interludes. Voici donc un autre album qui s’écoute à merveille de la part des Sœurs Boulay, un album qui fait du bien… (septembre 2019)

Vidéoclip : « Nous après nous »

Grosse Boîte

½

 

 Tool – Fear Inoculum

Tool – Fear Inoculum

Après 13 ans d’absence, le groupe de métal progressif / expérimental est enfin de retour sur disque avec Fear Inoculum. Sur ce cinquième album, Tool nous en met plein les oreilles avec 10 morceaux totalisant presque une heure et demie (dont « 7empest » qui culmine à près de 16 minutes). On s’entend que la construction doit être particulièrement réussie pour proposer d’aussi longues pièces qui conserveront notre attention, mais c’est mission accomplie dès la chanson-titre en ouverture, avant de se poursuivre avec l’exceptionnelle « Pneuma ». Des arrangements magistraux viennent ajouter au plaisir de découvrir de longues envolées créatrices en plusieurs parties toutes aussi intéressantes les unes que les autres. En plus, les musiciens semblent avoir atteint le summum de leur carrière, comme en fait foi la performance à la batterie de Danny Carey dans « Chocolate Chip Trip ». Maynard James Keenan et sa bande ont pris le temps d’élaborer leur nouveau produit et il en résulte leur disque le plus mature à ce jour. Le groupe propose assurément son meilleur album depuis le chef-d’œuvre que fut Aenima en 1996. (septembre 2019)

 

 

 

août :

 

Ed Sheeran – No. 6 Collaborations Project

Ed Sheeran – No. 6 Collaborations Project

Suite au mini-album No. 5 Collaborations en 2011, l’idée a continué de faire son chemin chez Ed Sheeran pour un album complet de collaborations. Il présente donc maintenant 15 nouvelles collaborations avec des artistes de tous les horizons dans des styles qui passent de la pop au folk, au R&B et au hip hop. On peut y entendre des artistes comme Khalid, Camila Cabello, Cardi B, Chance the Rapper, Justin Bieber, Travis Scott, Eminem, 50 Cent, Meek Mill, Skrillex, Chris Stapleton, Bruno Mars, et plusieurs autres. Même si on retrouve des traces du style singulier de Sheeran en certaines occasions, l’essentiel de l’album va un peu trop dans toutes les directions, avec une forte tendance vers le hip hop et le R&B. En bout de ligne, on y reconnaît assez peu le chanteur pop minimaliste que l’on a aimé avec « Shape of You ». Et en plus, plusieurs des compositions s’avèrent sans intérêt. Décevant! (chronique principale d'août 2019)

Atlantic / Warner

½

   

     

Purple Mountains – Purple Mountains

Purple Mountains – Purple Mountains

Purple Mountains est le nouveau projet de David Berman (Silver Jews), lui qui est demeuré à l’écart de l’industrie musicale pendant une décennie, soit depuis la fin des Silver Jews. Berman réussit à nous ramener rapidement dans son univers, même après tout ce temps. On peut en effet réentendre ce mélange de rock alternatif et de country qui a fait sa marque de commerce. Là où la différence est majeure, c’est qu’il semble plus inspiré que jamais avec un ensemble serré de 10 pièces qui se tiennent comme un tout. Alors qu’il était en panne d’inspiration depuis plusieurs années, surtout pour les textes, il propose ici une très belle poésie, livrée avec aplomb. Avec Purple Mountains, on assiste carrément à la renaissance d’un excellent auteur-compositeur et interprète. À noter aussi sa collaboration avec Dan Auerbach (Black Keys) pour l’écriture de la chanson en conclusion du disque, « Maybe I'm the Only One for Me ». (découverte du mois d'août 2019)

Drag City

½

   

 Florist – Emily Alone

Florist – Emily Alone

Pour le troisième album de Florist, Emily Sprague passe à un style plus dépouillé, qui s’éloigne de la version complète du groupe. La musique indie pop devient donc essentiellement folk sur Emily Alone, alors que l’artiste se retrouve seule à la guitare (parfois au clavier). Le résultat s’avère surprenant et crée une agréable atmosphère de quiétude. La voix douce d’Emily est superbement mise en évidence et nous captive rapidement, même si elle est plutôt plaintive par moments. La nature n’est jamais bien loin à travers la musique de cet album qui nous ramène à la base. C’est donc un disque doux qui nous est proposé par Florist, un album qui ne laissera personne indifférent. (août 2019)

Double Double Whammy

½

   

 

 Monkey House – Friday

Monkey House – Friday

Le groupe Monkey House est de retour avec sa musique sophistiquée et ses mélodies efficaces sur ce cinquième album. Après plus de 25 ans à tourner à travers le monde le groupe a su créer un intérêt sans cesse croissant pour sa formule, qui intègre du rock, du jazz et du funk. Le R&B, le soul et le blues ressortent aussi tout au long de Friday. Don Breithaupt et sa bande proposent une œuvre riche de 12 titres avoisinant les 57 minutes. Les cuivres occupent une place importante dans la musique du quatuor, et ils sont joués ici par des artistes renommés de Toronto. Breithaupt a composé lui-même l’ensemble de l’album, sauf « Say It For the Last Time » qui a été coécrite avec Chris Smith (ex-Regatta) et Guido Luciani. On peut aussi entendre une reprise, « Book of Liars », une pièce de 1994 de Walter Becker avec Steely Dan. Il en résulte un album cohésif qui contient plusieurs chansons plus rythmées que par le passé. C’est un album solide qui donne envie de les découvrir en concert. (août 2019)

Alma / SIX

½

 

 The Young Gods – Data Mirage Tangram

The Young Gods – Data Mirage Tangram

Depuis bientôt 35 ans, le groupe suisse The Young Gods nous propose son mélange bien à lui de rock, d’électronique et de musique ambiante, qui tend souvent vers l’industriel. Avec Data Mirage Tangram, ils présentent leur premier album en huit ans, et ils en profiteront pour revenir au Québec après 20 ans d’absence. C’est donc un album de seulement sept titres totalisant plus de 53 minutes qui nous est offert ici, un disque sur lequel l’improvisation et l’expérimentation sont au rendez-vous pour une musique d’avant-garde hors du commun. Certaines pièces s’étirent quelque peu, comme « All My Skin Standing » qui s’étend sur plus de 11 minutes, mais ces longueurs font partie de leur univers après tout. Data Mirage Tangram est un album d’ambiance qui ne laissera personne indifférent lors d’un souper entre amis, certains osant même aventurer un « c’est ben bizarre ta musique »! (août 2019)

Two Gentlemen / SIX

½

   

 

juillet :

 

Madonna – Madame X

Madonna – Madame X

La reine de la pop est de retour sur disque avec Madame X, son 14e album en carrière. La soixantaine ne semble pas la ralentir et Madonna s’entoure de jeunes collaborateurs latins (Maluma, Anitta) et rap (Quavo, Swae Lee). Elle travaille avec de talentueux réalisateurs comme son vieux comparse Mirwais, ainsi que Mike Dean et Diplo. Il en résulte une musique métissée au goût du jour. Après avoir passé les dernières années à Lisbonne au Portugal, on sent qu’elle s’en est grandement influencé, avec des textes en portugais en plus de l’espagnol et de l’anglais. Les rythmes latins l’ont toujours inspirée et c’est encore plus le cas sur Madame X, même si on y trouve aussi plusieurs influences hip hop. Encore une fois, Madonna trouve le moyen de se renouveler et de demeurer au top de la pop. Il y a bien quelques pièces moins intéressantes parmi les 15, mais on ne peut qu’admirer son audace. À noter qu’une version de luxe de Madame X est aussi disponible. (chronique principale de juillet 2019)

Vidéoclips : « Medellin » - « Crave » - « Dark Ballet » - « God Control »

Live Nation / Interscope / Maverick / Universal

½

   

       

Lauren Jenkins – No Saint

Lauren Jenkins – No Saint

La Texane Lauren Jenkins nous arrive avec un tout premier album, dans un style country contemporain. Par contre, il faut dire que plusieurs pièces, dont « Give Up the Ghost » en ouverture, ne conservent que bien peu de la musique country et pourraient simplement être cataloguées dans le pop rock. Seule une guitare slide bien discrète vient leur donner ce petit élément caractéristique au country. Puis, l’ensemble est enveloppé dans une production de grande envergure qui vise certainement à séduire un vaste auditoire. La voix de Lauren possède une belle maturité qui ne semble par coller à ses 27 ans, et on sent qu’elle possède une grande expérience de vie et de tournée. L’album de 10 pièces, sur lequel alternent chansons énergiques et ballades, possède une très belle ligne directrice. Surtout, il permet de découvrir un nouveau talent dont on entendra parler longtemps. (découverte du mois de juillet 2019)

Vidéoclips : « Give Up the Ghost » - « Running Out of Road (Short Film) »

Big Machine / Universal

½

 

 Laura Anglade – I’ve Got Just About Everything

Laura Anglade – I’ve Got Just About Everything

Laura Anglade est originaire d’un petit village du sud de la France, mais a été élevée dans le Connecticut et est maintenant établie à Montréal. À 23 ans, elle présente son premier album, dans un style jazz qui évoque Julie London, Helen Merrill et Cyrille Aimée. Laura présente des standards du genre, mais d’une façon rafraichissante. Sa voix unique, presque d’une autre époque, nous fait rapidement craquer, dès les premiers moments de l’album dans « A Beautiful Friendship ». Elle démontre une maturité hors du commun qui nous fait rapidement oublier son âge. Parierons qu’elle s’établira dans l’industrie pour de nombreuses années, aux côtés des plus grandes chanteuses jazz. (juillet 2019)

Justin Time / SIX

½

 The Black Keys – Let’s Rock

The Black Keys – Let’s Rock

Après cinq ans d’absence, voici déjà le neuvième album pour Dan Auerbach et Patrick Carney, alors qu’ils reviennent à un son de guitare pur, plus près de ce qu’ils offraient au début de leur carrière. Le duo de l’Ohio présente tout de même encore des mélodies accrocheuses à souhait, comme certains hits des dernières années qui ont réussi à faire leur place auprès de vastes auditoires. Let’s Rock est un album lumineux avec une énergie contagieuse. Très agréable! (juillet 2019)

Vidéoclip : « Go »

Easy Eye Sound / Nonesuch / Warner

½

   

 

 Mike Goudreau – Acoustic Sessions

Mike Goudreau – Acoustic Sessions

Pour son 20e album en carrière, le bluesman Mike Goudreau a décidé de présenter 14 chansons acoustiques avec une instrumentation épurée. On y retrouve 10 pièces originales, ainsi que quatre titres réarrangés. En plus des guitares acoustiques, on peut entendre du banjo, de la contrebasse, de la guitare dobro slide, de l’harmonica, du violoncelle, du saxophone baryton et de l’accordéon. Majoritairement blues, la musique de Goudreau inclut aussi des éléments de country, de gospel, et même une pièce de jazz manouche. Enregistré à Sherbrooke avec son ami David Elias, Acoustic Sessions bénéficie d’une qualité sonore haut de gamme, même s’il a été produit de façon indépendante. (juillet 2019)

½

 

Jonas Brothers – Happiness Begins

Jonas Brothers – Happiness Begins

Après une pause de neuf ans et des projets en solo (incluant le populaire DNCE de Joe), les frères Jonas sont de retour pour l’enregistrement d’un nouveau disque. Kevin, Nick et Joe proposent donc Happiness Begins, un nouvel album pop qui inclut plusieurs succès radio potentiels, à commencer par l’incontournable « Sucker ». Les mélodies demeurent mémorables tout au long du disque, appuyées par les excellentes harmonies vocales du trio du New Jersey. Ce ne sont pas toutes les pièces qui sont énergiques et on retrouve un bon nombre de pièces mid-tempo, souvent un peu plus tristes. Par contre, la qualité des arrangements et la modernité du son font en sorte qu’il est bien difficile de leur reprocher quoi que ce soit. C’est ensemble que les trois frères demeurent à leur meilleur et seulement pour ça, on ne peut que se réjouir de les voir à nouveau réunis pour nous offrir un album pop de grande qualité. (juillet 2019)

Vidéoclip : « Sucker »

Republic / Universal

½

   

 

 

juin :

 

Carly Rae Jepsen – Dedicated

Carly Rae Jepsen – Dedicated

La chanteuse pop canadienne est de retour avec son quatrième album, quatre ans après E-MO-TION. Carly a travaillé pour l’occasion avec une panoplie d’auteurs-compositeurs et de réalisateurs, incluant John Hill, Jack Antonoff, Captain Cuts, Patrik Berger, sans oublier son fidèle collaborateur, Tavish Crowe. Elle a fait paraître un premier extrait à l’automne 2018, « Party for One », qui allait donner le ton au disque. Elle est revenue depuis avec une série d’extraits : l’énergique « Now That I Found You », « No Drug Like Me », « Julien », et plus récemment, « Too Much ». Sur Dedicated, on ne retrouve pas encore un succès à la hauteur de « Call Me Maybe » qui nous l’a fait découvrir en 2012. Par contre, il s’agit d’un album solide du début à la fin, dans un style qui peut rappeler parfois une musique des années 1970 ou 1980, tout en conservant une touche électro contemporaine. Voici donc à nouveau un album pop de qualité et intelligent pour Carly Rae Jepsen. (chronique principale de juin 2019)

Vidéoclips : « Party for One » - « Now That I Found You » - « Too Much »

604

½

   

     

Lydia Persaud – Let Me Show You

Lydia Persaud – Let Me Show You

L’auteure-compositrice et chanteuse de Toronto, d’origine canado-guyanaise-ukrainienne, présente son tout premier album avec Let Me Show You. Lydia Persaud propose une musique folk pop douce et agréable qui met parfaitement en valeur sa très belle voix. Enregistré à Toronto avec le réalisateur Robbie Grunwald (Jill Barber), le disque inclut 11 chansons tantôt romantiques et tantôt socialement engagées, avec des influences soul et country. Lydia s’inspire de ses héros musicaux : Donny Hathaway, Bill Withers, Stevie Wonder et Carole King. Avec ce premier enregistrement, elle démontre qu’elle a su créer son propre style et nous l’offre en primeur. (découverte du mois de juin 2019)

Next Door / SIX

½

   

Patrick Ballantyne – Sky

Patrick Ballantyne – Sky

L’auteur-compositeur et interprète de Toronto Patrick Ballantyne présente son quatrième album avec Sky. Après une courte introduction, le disque débute en force avec « Beneath Your Skin », qui n’est pas sans nous rappeler Pink Floyd. Plus tard, c’est Paul McCartney qui nous vient en tête en écoutant « Dominos », puis Warren Zevon avec la ballade « A Bit of Make Believe ». Il propose donc un rock alternatif qui s’inspire grandement des années 1970, surtout du rock progressif. Plusieurs moments réussissent à capter notre attention, mais il y a malheureusement un peu trop de pièces qui nous semblent familières, preuve d’un certain manque de créativité. Sky s’écoute tout de même très bien. (juin 2019)

Northwood

 

 The Paul Deslauriers Band – Bounce

The Paul Deslauriers Band – Bounce

Trois ans après Relentless, le trio de Paul Deslauriers revient avec Bounce. On peut y découvrir 12 chansons originales et une seule reprise, « Jumpin’ at Shadows » d’Anthony « Duster » Bennett popularisée par Peter Green et Fleetwood Mac. Le guitariste est entouré d’une section rythmique puissante avec Sam Harrisson à la batterie et le nouveau venu, Alec McElcheran à la basse. Les trois musiciens chevronnés nous offrent un blues rock qui décoiffe. Bounce est peut-être l’album le plus solide du trio à ce jour. (juin 2019)

Bros / SIX

½

   

 Matt Herskowitz – Mirror Image

Matt Herskowitz – Mirror Image

Après un hommage à Lew Soloff en formule trio, le pianiste Matt Herskowitz revient seul au piano pour Mirror Image. Lui qui a toujours un peu oscillé entre jazz et classique, on peut dire qu’il explore définitivement les deux styles sur ce nouveau disque. En réfléchissant à ce qu’il voulait enregistrer, des pièces lui sont venues en tête rapidement qui provenaient de sa transition du classique à la composition jazz et qu’il n’avait jamais enregistrées. Elles représentent une approche naïve et organique du jazz contemporain dans un style classique. Il y intègre aussi une bonne dose d’improvisation. Mirror Image représente donc une fusion quasi-parfaite entre jazz et classique, entre ancien et nouveau. (juin 2019)

Justin Time / SIX

½

 Cate Le Bon – Reward

Cate Le Bon – Reward

La Galloise Cate Le Bon revient avec un cinquième album intitulé Reward. C’est seule au piano qu’elle a créé la structure de ce disque de 10 pièces. Au lieu des guitares rock habituelles, Cate a plutôt enveloppé ses chansons de synthétiseurs, de saxophone et de percussions. Il en résulte donc un tout autre univers, très intimiste, pour cette artiste éclectique. L’ensemble s’avère beaucoup plus près du folk, de l’indie pop ou de la pop de chambre que de l’indie rock qu’elle nous a offert précédemment. Certains passages peuvent sembler un peu bizarres et plutôt difficiles d’accès, mais ça fait partie du personnage de Cate Le Bon : une artiste créative à part entière qui est toujours prête à prendre des risques. Reward est un album incomparable, peut-être son plus original à ce jour. Par contre, on aime ou pas; tout est une question de goût. (juin 2019)

Mexican Summer

½

 

Jean Leloup – L’étrange pays

Jean Leloup – L’étrange pays

Pour son nouvel album, Jean Leloup a décidé d’enregistrer chacune des 13 chansons en extérieur, de son balcon montréalais, de Charlevoix, et même du Costa Rica. Il a voulu produire un enregistrement le plus naturel possible avec de simples microphones. Les seuls effets ajoutés ont été un peu de réverbération. Sinon, on peut entendre sa voix et sa guitare dans son expression la plus simple. Du même coup, L’étrange pays concentre toute notre attention sur les textes de Leloup, qu’ils soient poétiques, fantasmagoriques ou complètement éclatés, à l’image du personnage. Dès l’ouverture, avec « Le sentier » et la chanson-titre, Leloup nous emporte dans son univers particulier et il est bien difficile de s’en sortir avant la fin, même si certains morceaux s’avèrent un peu moins efficaces en cours de route. Leloup en solo avec sa guitare demeure dans une classe à part dans l’industrie musicale québécoise! (juin 2019)

Grosse Boîte

½

 

Kedr Livanskiy – Your Need

Kedr Livanskiy – Your Need

Kedr Livanskiy est une artiste russe qui nous arrive avec un deuxième album. Elle présente une musique électronique généralement rythmée, entre musique house dansante et ambiante. Sur Your Need, les mélodies pop pointent aussi le bout du nez en plusieurs occasions, sur des chansons plus courtes et moins difficiles d’accès. Kedr semble avoir trouvé sa voie et propose une musique plus ensoleillée que précédemment. En bout de ligne, voici un album cohérent et très agréable à écouter. Son principal défaut : il ne dure que 32 minutes! (juin 2019)

2MR

½

   

 

Loud – Tout ça pour ça

Loud – Tout ça pour ça

Suite à l’immense succès de son album Une année record, principalement grâce au hit « Toutes les femmes savent danser », le rappeur québécois revient avec un deuxième disque qu’il entend projeter au sommet. Loud veut à nouveau faire danser et chanter le public en français sur des compositions à l’américaine. D’ailleurs, avec son premier extrait, « Fallait y aller », il n’a rien à envier à ce que nous proposent les Américains. Loud présente encore des pièces mémorables, de véritables vers d’oreilles, et parions que « Fallait y aller » fera partie de nombreuses listes d’écoute pendant l’été. Loud s’entoure de collaborateurs pour prêter leurs voix à deux chansons : Charlotte Cardin pour « Sometimes All the Time » et Lary Kidd pour « Off the Grid ». Avec Tout ça pour ça, Loud passe à merveille le test du deuxième album, à tel point que celui-ci est peut-être encore plus solide que son précédent. (juin 2019)

Vidéoclip : « Fallait y aller »

Joy Ride

 

Justin Rutledge – Passages

Justin Rutledge – Passages

L’Ontarien Justin Rutledge présente son huitième album avec Passages. C’est entouré de nouveaux musiciens, dont le guitariste Rob Baker (Tragically Hip), qu’il a concocté ce nouveau disque aux chansons enveloppées d’arrangements riches. Enregistré live en studio à Toronto et co-réalisé par Rutledge et Chris Stinger, Passages ne contient que très peu de surimpression sonore. Il propose toujours, bien évidemment, des pièces aux racines country et Roots, mais avec un mélange de rock alternatif et de musique ambiante. Avec la chanson-titre, Rutledge nous offre une chanson d’amour hors du commun, l’une de ses meilleures à ce jour. En fait, il s’agit d’un album d’une grande efficacité dans son ensemble, possiblement son plus cohérent en carrière. (juin 2019)

Outside / SIX

½

   

 

 Jacques Kuba Séguin – Migrations

Jacques Kuba Séguin – Migrations

C’est accompagné de musiciens de renom que Jacques Kuba Séguin propose son nouvel album, Migrations. On retrouve notamment le pianiste Jean-Michel Pilc et le saxophoniste Yannick Rieu pour accompagner le trompettiste, qui assure aussi la composition et l’orchestration. Sur Migrations, on retrouve des compositions basées sur des entretiens avec des gens de différentes communautés culturelles du Québec. Il s’agit d’un véritable métissage des cultures. L’album a été mixé et matricé par l’ingénieur Klaus Scheuermann aux studios Emil Berliner à Berlin. Les sept pièces du disque (totalisant 49 minutes) sont à la fois imagées, énergiques et touchantes. Elles permettent à Séguin de revenir à un jazz plus pur, plus standard. Voici donc un très bel enregistrement pour Jacques Kuba Séguin! (juin 2019)

ODD Sound / SIX

½

   

 Vice E Roi – Les heures maladives

Vice E Roi – Les heures maladives

Le duo Vice E Roi, formé de Jayana Auger et Guillaume Lessard, a été fondé en 2013 à Saguenay. Il nous offre un son folk pop parfois entraînant et parfois plus introspectif, mais l’atmosphère demeure toujours colorée et ensoleillée. Arrangé et réalisé par Gabriel Desjardins (Philippe Brach), Les heures maladives est un mini-album de cinq titres qui fait suite à leur efficace album éponyme. Les thèmes y sont parfois lourds, inspirés des maladies du siècle, mais interprétés avec une certaine légèreté. (juin 2019)

UniForce

 Dawn Tyler Watson – Mad Love

Dawn Tyler Watson – Mad Love

Dawn Tyler Watson présente son cinquième album, le deuxième avec le Ben Racine Band. Sous la direction de Frankie Thiffault, Dawn propose une musique majoritairement blues, mais avec aussi des traces de rock, de gospel et de jazz. Elle laisse sa créativité s’exprimer plus que jamais dans des chansons personnelles, mais qui s’inspirent de standards du genre. Elle est accompagnée par deux invités de marque en Steve Marriner (Monkeyjunk) et Steve Hill. Forte d’avoir été la première Canadienne et la deuxième femme à avoir été couronnée championne à l’International Blues Challenge de Memphis en 2017, la chanteuse propose un album qui surfe sur ses récents succès artistiques, tout en étant teinté d’un échec amoureux récent. Il en résulte son album le plus abouti à ce jour. (juin 2019)

½

 Wellbad – Heartbeast

Wellbad – Heartbeast

Wellbad est le pseudonyme du bluesman allemand Daniel Welbat. Il présente son quatrième album avec Heartbeast, réalisé par Stephan Gade (Udo Lindenberg, Therion). Il s’agit en quelque sorte d’un hommage au cinéma, lui qui est né dans une famille d’artistes et de cinéastes. Il affirme lui-même que « Heartbeast est la bande originale d’un film qui n’a jamais été réalisé ». En plus du blues rock, Wellbad propose des éléments de roots, de jazz et de hip hop, le tout avec un groove hors du commun. À découvrir sur scène le 1er juillet dans le cadre du Festival international de jazz de Montréal. (juin 2019)

Blue Central / SIX

 

Lords of Chaos (DVD + Blu-ray)

Lords of Chaos (DVD + Blu-ray)

Basé sur la vraie histoire du groupe Mayhem et de son fondateur, Euronymous, Lords of Chaos présente les origines du black métal norvégien. Créé à Oslo vers 1987, Mayhem représentait ce que ce mouvement avait de plus extrémiste et sataniste. Coupables de plusieurs incendies dans des églises, les membres du groupe vivaient littéralement ce qu’ils prônaient, jusqu’à commettre des meurtres. Euronymous lui-même en sera victime, tué de dizaines de coups de couteau par son propre bassiste, Varg (Burzum). Le film de près de deux heures est d’une rare violence et présente plusieurs moments inconfortables. Entre le suicide explicite du premier chanteur du groupe, Dead, les profanations et incendies de lieux de culte, ainsi que les meurtres sanglants, il ne reste que bien peu de place pour la musique de Mayhem qu’on découvre à peine en surface. C’est un film à voir pour comprendre un peu mieux les fondements du black métal, mais pour découvrir plus en détails sa musique, il ne s’agit assurément pas du meilleur outil. (juin 2019)

Vice / MVD

   

 

 

mai :

 

Rob Thomas – Chip Tooth Smile

Rob Thomas – Chip Tooth Smile

Pour son quatrième album solo, Rob Thomas a fait confiance aux réalisateurs Butch Walker (Panic! At the Disco, P!nk) et Benny Blanco (Ed Sheeran). Il s’agit de l’album de la maturité pour le populaire auteur-compositeur et interprète qui y traite de sujets personnels comme sa famille, son fils et ses responsabilités, sans oublier son obligation de faire face à la mort. L’album est propulsé par le premier extrait, « One Day Less (Dying Young) », suivi des entraînantes « Timeless » et « Can’t Help Me Now ». On y retrouve aussi la rythmée « I Love It », utilisée dans le cadre des séries 2019 de la NBA. À l’image de ces chansons, le disque propose plusieurs mélodies inoubliables et rythmes énergiques, entrecoupés de ballades ou pièces mid-tempo moins intéressantes. Moins solide de façon constante que The Great Unknown paru il y a quatre ans, Chip Tooth Smile propose tout de même des chansons pop rock de qualité, faites sur mesure pour les radios. Thomas ne réussira sûrement pas à reconquérir son auditoire du temps de Matchbox Twenty, mais il propose un produit intéressant. (chronique principale de mai 2019)

Vidéoclip : « One Day Less (Dying Young) »

Emblem / Atlantic / Warner

   

     

Nilüfer Yanya – Miss Universe

Nilüfer Yanya – Miss Universe

Après plusieurs mini-albums, la Londonienne Nilüfer Yanya présente enfin un premier album complet avec Miss Universe. Cette passionnée de guitare propose une musique indie pop avec des éléments de rock aux influences des années 1990 et de soul. Nilüfer suggère un album-concept (du moins en bonne partie) alors qu’elle fait la promotion d’un faux programme de soins personnels appelé « WWAY Health ». Dans la deuxième moitié, le disque prend une teinte un peu plus jazzy, même si toutes les compositions reposent avant tout sur la guitare électrique. Nilüfer nous offre une musique majoritairement douce et introspective, mais avec toujours une grande richesse de styles et d’originalité. (découverte du mois de mai 2019)

Vidéoclips : « Heavyweight Champion of the Year » - « In Your Head » - « Bay Blu »

ATO

½

   

Bernard Adamus – C’qui nous reste du Texas

Bernard Adamus C’qui nous reste du Texas

Voici le quatrième album en carrière pour Bernard Adamus, quatre ans après Sorel Soviet So What. Sur C’qui nous reste du Texas, il présente à nouveau son folk rock bluesy un peu cru aux influences diverses. Il intègre ici des rythmiques qui rappellent les années 1960 et 1970, même les Doors sur « Entre les lignes ». Adamus réussit à nouveau à nous surprendre en plusieurs occasions tout au long de l’album de 10 pièces. Il nous offre donc un autre divertissement de grande qualité qui nous laisse un sourire aux lèvres permanent. (mai 2019)

Grosse Boîte

½

 

 Dramatik – Le phénix, il était plusieurs fois

Dramatik – Le phénix, il était plusieurs fois

Avec Le phénix, il était plusieurs fois, il s’agit d’une renaissance pour le rappeur québécois, un moment phare de sa carrière. Dramatik est entouré pour l’occasion par des collaborateurs de renom dont Malika Tirolien, Fouki & Loussa, Muzion, et même Dan Bigras (qui vient prêter sa voix unique à « Épicentre jeunesse »). Le rappeur propose un album puissant de 12 pièces dont il a assuré presque l’entièreté de la réalisation. Son flow hors du commun accompagne à merveille ses rimes complexes. Avec ce nouvel album, Dramatik démontre plus que jamais toute sa persévérance et sa résilience. (mai 2019)

7ième Ciel / SIX

½

 Forest Boys – Boys Like Having Fun

Forest Boys – Boys Like Having Fun

Forest Boys est un projet parallèle de deux membres de The Seasons, dont Julien Chiasson, le grand frère d’Hubert Lenoir. Le groupe présente un mini-album de six titres qui met l’accent sur les mélodies pop rock accrocheuses, avec une bonne dose de funk. Boys Like Having Fun propose donc une musique estivale entraînante, qui possède tout ce qu’il faut pour conquérir les radios commerciales, à l’image du premier extrait, « Electrify ». (mai 2019)

Vidéoclip : « Electrify »

Spectra

½

 

 FouKi – ZayZay

FouKi – ZayZay

Après l’album Zay l’an passé, le rappeur québécois FouKi et son producteur QuietMike sont de retour avec un disque de près d’une heure intitulé ZayZay. Il contient 18 nouvelles pièces et de nombreuses collaborations au micro, dont le rappeur belge ISHA, le Parisien Lord Esperanza, Koriass, Vendou, Obia le Chef, Brown Family et Alaclair Ensemble. FouKi navigue toujours entre humour et introspection avec un habile mélange entre rap, reggae et pop. Il présente donc un hip hop différent et énergique qui s’inspire de diverses cultures. Voici peut-être l’album hip hop de l’année au Québec. (mai 2019)

7ième Ciel / SIX

½

 Leanne Hoffman – What Remains

Leanne Hoffman – What Remains

Basée à Halifax, NS, Leanne Hoffman présente son tout premier album avec What Remains. L’auteure-compositrice et interprète y propose une musique pop rock aux rythmes efficaces et aux mélodies inoubliables. Réalisé par Erin Costelo, l’album semble rendre hommage tant aux artistes contemporains (Metric) qu’aux plus grands auteurs-compositeurs et mélodistes (Randy Newman, Paul Simon). Malgré des guitares efficaces, c’est la voix de Leanne qui demeure au cœur de son œuvre, avec des accompagnements discrets de claviers. Voici un album très agréable à écouter, qui démontre tout le talent de l’artiste pour la composition. (mai 2019)

Venue

 

 Norah Jones – Begin Again

Norah Jones – Begin Again

En 2018, Norah Jones a entrepris de lancer une série d’extraits en version numérique, avec la collaboration de Jeff Tweedy (Wilco) et Thomas Bartlett. Les sept pièces incluses sur Begin Again (dont une seule jamais entendue) proviennent de ce projet, ce qui en fait non seulement un album court, mais aussi plutôt disparate. Malgré la grande différence de styles entre chaque chanson, Norah réussit à créer une certaine cohérence grâce à sa voix unique et son jeu de piano caractéristique. Elle donne assurément une touche charmante à l’ensemble pour lequel les attentes n’étaient pas si grandes. Mais Begin Again demeure avant tout un assemblage sans trop de liens d’expérimentations jazz pop, saupoudrées de folk, de soul et même d’électro. (mai 2019)

Capitol / Universal

   

Yama Laurent – Yama Laurent

Yama Laurent – Yama Laurent