Recherche personnalisée sur tout Musicomania.ca

 

 

 

pour CHERCHER dans cette page

 

MARS 2021

 

Chronique principale :  Foo Fighters    Découverte du mois :  Jack Kays

 

1-4 mars :

Barry Paquin Roberge - Laurence Nerbonne

 

 

ARCHIVES :

 

   

         

       

 

         

         

         

         

 

       

     

 

Légende pour les étoiles

 

Achetez votre musique sur CD Universe!

 

 

CHRONIQUE PRINCIPALE :

 

Foo Fighters – Medicine at Midnight

Foo Fighters – Medicine at Midnight

Avant même sa sortie, Dave Grohl avait décrit le nouvel album des Foo Fighters comme l’album de party du samedi soir. Sa description s’avère plutôt juste alors que le groupe propose son album le plus énergique et plaisant à écouter depuis longtemps, un très bon mélange pop rock de 36 minutes. Le groupe s’aventure même dans le disco et autres musique dansantes, sans toutefois rejeter complètement ses guitares grinçantes. On retrouve tout de même deux ballades en « Waiting On a War » et la presque soul « Chasing Birds ». Les mélodies accrocheuses sont présentes tout au long des neuf pièces et il vous faudra aussi peu qu’une deuxième écoute pour pouvoir chanter avec Grohl et sa bande en tapant du pied. Voici donc un disque divertissant et d’une grande efficacité par les Foo Fighters. Très agréable!

Vidéoclips : « Shame Shame » - « Waiting On a War » - « No Son of Mine »

½

     

     

 

DÉCOUVERTE DU MOIS :

 

Jack Kays – Mixed Emotions

Jack Kays est un jeune artiste de Cincinnati, Ohio, qui nous arrive avec un tout premier album. Considéré comme un album complet, Mixed Emotions se présente plutôt comme un mini-album avec huit titres totalisants seulement 20 minutes. Cependant, ce sont huit pièces solides qu’il nous offre, traitant de dépendance, de solitude et de santé mentale. L’auteur-compositeur, chanteur et multi-instrumentiste mélange habilement les styles, explorant tant le hip hop et le R&B, que le folk et le rock, le tout avec une voix tout à fait distinctive. Souvent passablement lente, sa musique s’accélère avec plaisir pendant « Morbid Mind », une pièce pop acoustique contagieuse. Notons aussi son duo avec Mike Lavi pour « F*cked Up », ainsi que plusieurs pièces qu’il a partagées avant la parution du disque : « My Head :( », « Gin N Juice » et « Bottom of the Bottle ». Mixed Emotions s’avère être un album bien agréable, même si on aurait certainement aimé entendre quelques morceaux additionnels.

Vidéoclips : « Morbid Mind » - « Bottom of the Bottle » - « Gin N Juice » - « My Head :( » - « Hrtbrkn »

½

 

 

1-4 MARS :

 

 Barry Paquin Roberge – Exordium to Extasy

Barry Paquin Roberge – Exordium to Extasy

Barry Paquin Roberge est un supergroupe montréalais formé à la base d’Étienne Barry des Deuxluxes, ainsi que de Sébastien Paquin et Alexis Roberge de Buddy McNeil & the Magic Mirrors, auxquels se sont ajoutés Jonathan Lafrance (Muscadettes), Jocelyn Gagné (Les Breastfeeders) et Anna Frances Meyer (Les Deuxluxes). Sur Exordium to Extasy, BPR propose à nouveau sa musique glam dansante aux influences néo-disco dans le style des Scissor Sisters. C’est une musique pop contagieuse qui nous conquiert rapidement, dès « BPR Strut (Join Us & You’ll Be Fine) », leur premier extrait. La fusion entre les guitares vivifiantes, les synthétiseurs et la flûte est sans bavures et nous entraîne dans un univers ensoleillé qui nous accroche automatiquement un sourire aux lèvres. Coréalisé par BPR et Félix Petit (Hubert Lenoir, Les Louanges), Exordium to Extasy est un deuxième album savoureux pour le groupe, une véritable bouffée de fraîcheur!

Vidéoclip : « BRP Strut (Join Us & You’ll Be Fine) »

Costume / SIX

½

   

 Laurence Nerbonne – OMG

Laurence Nerbonne – OMG

Après avoir présenté l’extrait « One Love », Laurence Nerbonne nous offre son troisième album. Elle y propose une musique pop ensoleillée avec des éléments de hip hop, de R&B, d’électro et même de musique latine, sur « Kawasaki » notamment. Entièrement autoréalisé, écrit et composé, OMG révèle plusieurs facettes de la personnalité de l’artiste. Sa force de caractère et son attitude revendicatrice ressortent assurément, aussi bien que son côté festif et un peu plus léger. Avec OMG, Laurence Nerbonne est plus assumée que jamais et propose un album qui lui ressemble vraiment. Une solide performance!

Vidéoclip : « Première ministre »

Coyote

½

 

 

février :

 

Jazmine Sullivan – Heaux Tales

Jazmine Sullivan – Heaux Tales

Six ans après Reality Show, Jazmine Sullivan revient avec Heaux Tales, qu’elle considère comme un mini-album malgré 14 titres et 32 minutes. Jazmine propose une musique R&B contemporaine originale, entrecoupée de plusieurs passages parlés, notamment des textes poétiques par Ari Lennox. On peut entendre un duo avec Anderson .Paak pour la funky « Price Tags » et un autre avec H.E.R. pour « Girl Like Me ». Même si on ne compte que 27 véritables minutes de musique au total sur Heaux Tales, le disque présente un côté rafraîchissant plus qu’intéressant, très agréable à écouter. (chronique principale de février 2021)

Vidéoclip : « Girl Like Me »

½

 

     

Celeste – Not Your Muse

La chanteuse R&B Celeste Waite est née en Californie, mais a grandi au Royaume-Uni. Elle a créé des remous dès 2017 avec son premier mini-album officiel, The Milk and the Honey, avant de revenir en 2019 avec Lately. Elle présente enfin son premier album complet de 12 titres, le très attendu Not Your Muse. Le disque débute tout en douceur avec « Ideal Woman » et « Strange », une excellente idée pour mettre rapidement en évidence sa très belle voix. Fortement influencée par ses idoles Aretha Franklin et Billie Holiday sur ces deux pièces avec une touche de jazz, Celeste devient ensuite carrément pop sur « Tonight Tonight » et « Stop This Flame ». Très polyvalente, elle semble s’adapter parfaitement à chaque rythme et sa voix se fait remarquer dans toutes les situations. Voici un très bel album de la part d’une étoile montante qui créera encore plus d’attentes dans le futur. Une très belle découverte! (découverte du mois de février 2021)

Vidéoclips : « Strange » - « Stop This Flame » - « A Little Love » - « Love Is Back »

Polydor / Universal

½

   

 Adrien Brandeis – Meetings

Adrien Brandeis – Meetings (2020)

Adrien Brandeis est un jeune pianiste et compositeur français qui a remporté plusieurs prix en Europe, dont le Letter One Rising Stars Jazz Award en 2018 pour son premier album, Euforia. Alors que son précédent album était en formule quintette, c’est en quatuor que Meetings nous est présenté avec le contrebassiste Damian Nueva, le batteur Arnaud Dolmen et le percussionniste Inor Sotolongo. On peut également entendre Orlando Poleo aux percussions latines sur « Suave ». Les musiciens cubains apportent une rythmique particulière à l’album qui bénéficie en plus de superbes mélodies et harmonies, pour un excellent mélange de saveurs et une belle luminosité. (février 2021)

Jazz Family

½

 

 Dominique Fils-Aimé – Three Little Words

Dominique Fils-Aimé – Three Little Words

Avec Three Little Words, Dominique Fils-Aimé vient conclure sa trilogie qui explore les racines de la culture musicale afro-américaine. Elle propose une musique soul dans sa forme la plus pure, sur un fond de jazz enrobé dans une atmosphère unique. Elle aborde par ailleurs les thèmes de l’auto-guérison et de la santé mentale sous une lunette lumineuse. De sa voix enveloppante et feutrée, Dominique présente des harmonies chaleureuses sur le style doo-wop des années 50 (« While We Wait ») et le soul plus traditionnel (« Mind Made Up »). Avec « Love Take Over » (en deux versions), elle propose un premier extrait de grande qualité incluant de superbes percussions et synthétiseurs. À noter aussi sa reprise bien personnelle de « Stand By Me » en conclusion de l’album. Encore une fois, il faut souligner le travail incomparable du réalisateur, arrangeur et ingénieur de son Jacques Roy qui réussit à fusionner parfaitement les musiques audacieuses, les sonorités multiples et la voix envoûtante de Dominique. Il s’agit possiblement de son œuvre la plus ambitieuse et éclectique à ce jour, qui permet de conclure en beauté une trilogie exceptionnelle. (février 2021)

Vidéoclip : « Love Take Over »

Ensoul / SIX

 

 Pierre-Hervé Goulet – Le jeu des lumières

Pierre-Hervé Goulet – Le jeu des lumières

Voici le troisième album de Pierre-Hervé Goulet, réalisé par Marc Chartrain (Patrice Michaud, Daniel Bélanger, Pascale Picard). Le jeu des lumières présente ses multiples états d’âme qui se contredisent à travers le jeu des perceptions, sur une musique pop à tendance folk. Les textes fignolés à souhait sont mis en valeur par de très belles mélodies, de l’atmosphérique pièce d’ouverture, « Bonnie », en passant par « Les oiseaux du matin » et « Bye Bye Bye », jusqu’à la finale de « Amour punk rock » et « La vie est trop courte ». Voici donc un album très agréable de la part de cet auteur-compositeur et interprète de grand talent. (février 2021)

L-A be / SIX

½

 

 Cassandra Jenkins – An Overview on Phenomenal Nature

Cassandra Jenkins – An Overview on Phenomenal Nature

La chanteuse folk alternative de New York Cassandra Jenkins nous revient avec un nouvel album, cinq ans après son premier, Play Till You Win. Elle y présente un travail incroyable d’observations, de contradictions et de connexions avec la nature sur une musique folk aérienne extrêmement agréable. L’ajout de quelques synthétiseurs ambiants, d’un saxophone et d’une flûte rend l’atmosphère encore plus magnifique. L’album de seulement sept titres pour 31 minutes compte quelques bijoux, notamment « New Bikini » et « Ambiguous Norway », sans oublier la conclusion avec chants d’oiseaux, « The Ramble ». An Overview on Phenomenal Nature est un album intimiste, mais d’une grande beauté, grâce surtout à d’excellents arrangements et divers sons qui nous tiennent en éveil. Voici un excellent album de la part de Cassandra Jenkins, un album dont le principal défaut est d’être trop court. (février 2021)

½

     

 Andréanne A. Malette – Sitka

Andréanne A. Malette – Sitka

Un peu plus de trois ans après son album éponyme contenant les succès « Fou » et « Ici et ailleurs », Andréanne A. Malette est de retour avec Sitka. À la suite d’un voyage en Alaska qui s’est avéré être une quête intérieure pour elle, Andréanne s’en est très fortement inspiré pour ce nouvel album, dont l’extrait « Alaska ». Elle y propose aussi une relecture de son premier extrait, « Le brasier », paru en mars 2020. En plus d’avoir écrit toutes les chansons, Arianne se lance dans la réalisation, appuyée par son complice Antoine Lachance. Sitka présente à nouveau une musique folk pop aux mélodies inoubliables, une musique douce qui nous fait voyager jusqu’aux confins de l’Alaska. (février 2021)

Vidéoclip : « Alaska »

½

   

 Gab Paquet – La force d’Éros

Gab Paquet – La force d’Éros

À voir son look sur la pochette, on peut s’imaginer que Gab Paquet nous arrive tout droit des années 1980. Mais c’est encore plus le cas lorsqu’on écoute sa musique intégrant percussions électroniques et synthétiseurs. C’est juste à temps pour la St-Valentin, sa fête annuelle préférée, qu’il nous a présenté La force d’Éros, son troisième opus. L’album nous plonge dans un voyage à la fois temporel et caricatural au cœur de la musique pop rock des années 1980, moustache et coupe « Longueuil » en prime. Malgré son côté caricatural, Paquet propose plusieurs compositions de qualité aux mélodies inoubliables, de la chanson-titre aux succès « Sexy » et « Magie rose », sans oublier l’énergique « 1-800-666-SEXE ». Voici donc un très bon disque, qui plaira tant aux nostalgiques d’une époque révolue qu’à une nouvelle génération ouverte d’esprit. (février 2021)

Vidéoclips : « Magie rose » - « Sexy »

Duprince

   

 The Weather Station – Ignorance

The Weather Station – Ignorance

Quatre ans après son album éponyme, le groupe indie rock de Toronto nous revient avec Ignorance, son cinquième album. The Weather Station semble avoir enfin atteint son air d’allée d’un point de vue musical, tout en prenant position sur l’impact des changements climatiques. Tamara Lindeman s’est en effet beaucoup informée au sujet de cet enjeu au cours des dernières années, jusqu’à tenir des discussions avec d’autres musiciens et activistes. Dans « Atlantic », elle dépeint son sentiment d’impuissance devant le désastre imminent. Lindeman et sa bande sortent de leur zone de confort sur Ignorance avec une musique inspirée des années 1970 qui laisse de côté leur tendance folk acoustique, ainsi que leur ambiance plus rock. En fait, Fleetwood Mac et Roxy Music peuvent nous venir en tête à différentes occasions, tout en intégrant quelques explorations jazz. La théâtrale « Robber » ouvre l’album sur une atmosphère bien différente pour The Weather Station, une atmosphère des plus agréables. Il en résulte un disque de premier plan pour le groupe, peut-être son plus solide à ce jour. (février 2021)

½

     

 Weezer – OK Human

Weezer – OK Human

Un clin d’œil au classique OK Computer de Radiohead, OK Human est le 14e album en carrière pour le groupe californien. Le disque est plus humain en effet alors que l’on peut entendre des arrangements de cordes tout au long des 12 pièces, surtout composées au piano par Rivers Cuomo. Ce sont donc des sonorités différentes pour Weezer avec une guitare qui est reléguée à l’arrière-plan. On peut même entendre des ballades contemplatives avec « Bird With a Broken Wing » et « Dead Roses ». L’avantage d’avoir des guitares moins grinçantes c’est de porter un peu plus l’attention sur les mélodies uniques de Cuomo. Par contre, les fans de la première heure auront peut-être un peu de difficulté à s’y reconnaître. N’empêche que Weezer présente à nouveau d’excellentes pièces, incluant « All My Favorite Songs », « Aloo Gobi » et « Grapes of Wrath ». En plus, le groupe réussit à se renouveler dans un élan de fraîcheur avec de très beaux arrangements, parfois un peu Beatlesques. Voici donc un autre excellent disque de la part d’un groupe qui semble avoir plusieurs vies différentes. (février 2021)

Vidéoclip : « All My Favorite Songs »

½

   

 L’homme armé

L’homme armé

Sous la direction d’Andrew McAnerney, le Studio de musique ancienne de Montréal offre un parcours musical à la Cour de Bourgogne au 15e siècle. Il propose un programme de motets des premiers polyphonistes franco-flamands : Guillaume Dufay, Antoine Busnois, Josquin des Prés, Gilles Binchois (dont le motet « A solis ortus cardine » est enregistré pour la première fois), etc. Chantée a cappella ou accompagnée par des sacqueboutes, cette musique rare bénéficie ici de la riche texture et des sonorités radieuses du Studio de musique ancienne de Montréal. Fondé en 1974, le Studio a pour mission de faire redécouvrir des musiques vocales sacrées et profanes datant d’avant 1750. (février 2021)

ATMA Classique

   

 Tapeo

Tapeo

Tapeo est un album classique qui regroupe un duo techniquement parfait : Cameron Crozman au violoncelle et Philip Chiu au piano. Le tandem propose une musique espagnole de compositeurs comme Cassadó, Falla, Granados et Turina. Pour l’occasion, Cameron joue sur le El Tiburon de 1769, un violoncelle espagnol attribué à Joannes Guillami, généreusement prêté par la Banque d’Instrument du Conseil des arts du Canada. L’album nous permet aussi de redécouvrir des œuvres de Ravel, Albéniz, Ginastera, Ponce, ainsi qu’Alberto Guerrero. Voici donc un disque très intéressant par un duo incomparable. (février 2021)

ATMA Classique

     

 

janvier :

 

Taylor Swift – Evermore

Taylor Swift – Evermore

À peine cinq mois après l’excellent Folklore, qui a tout détrôné en 2020, Taylor Swift nous propose déjà la suite, à la surprise de tous. C’est son troisième album en 16 mois, ce qui ne diminue en rien leur qualité. Evermore est la suite logique de Folklore, enregistré dans le même contexte, avec la même équipe et explorant les mêmes émotions. Celui-ci est simplement un peu plus relâché alors qu’on avait l’impression que Folklore formait un tout impossible à modifier. Preuve de sa grande maturité, Taylor n’hésite plus à s’exprimer directement, quitte à paraître un peu trop explicite pour son image de fille sage. Elle collabore à nouveau avec Aaron Dessner (The National) qui a coréalisé et coécrit la majorité de l’album. On peut d’ailleurs entendre The National sur la pièce « Coney Island ». À noter aussi les participations de HAIM sur « No Body, No Crime » et Bon Iver sur la chanson-titre en conclusion du disque. Evermore n’est peut-être pas aussi bien ficelé que Folklore, mais il compte lui aussi de nombreuses chansons de grande qualité parmi les 15 titres offerts. Un autre bon coup de la part de cette artiste qui se démarque de plus en plus. (chronique principale de janvier 2021)

Vidéoclip : « Willow »

Universal

½

     

         

Chairmen of the Boards – Surfin’ the Apocalypse

Quoi de mieux qu’une musique surf rock pour nous transporter sur les plages de la Californie en plein hiver! Voici ce que nous propose ce trio de Toronto, pourtant formé bien loin des vagues de la mer (le lac Ontario ne se compare sûrement pas aux plages de Santa Monica ou de San Diego). Avec Surfin’ the Apocalypse, Chairmen of the Boards nous proposent un premier album qui représente bien l’année 2020, mais avec une touche de positivisme pour la suite avec des pièces instrumentales toutes plus ensoleillées les unes que les autres. On en compte 14 au total, incluant bien sûr la chanson-titre, mais aussi le très efficace premier extrait, « Board Whacks », ainsi que les excellentes pièces d’ouverture, « Stormy Monday Payoff » et « Run-a-Wave ». Ils reprennent aussi une pièce de Dick Dale, « Taco Wagon ». Les nostalgiques du bon vieux surf rock des années 1960 seront comblés avec ce nouveau groupe dans le vent. (découverte du mois de janvier 2021)

 

 Miley Cyrus – Plastic Hearts

Miley Cyrus – Plastic Hearts

Depuis quelques années déjà, la chanteuse pop Miley Cyrus a une attitude rock dans son côté provocateur. Cette fois, c’est musicalement qu’elle assume sa personnalité rock avec un son pop rock énergique aux influences des années 1980 et 1990. Ce style lui va plutôt bien alors qu’elle semble avoir trouvé l’équilibre parfait entre sa personnalité provocatrice et sa musique à la fois accrocheuse et plus agressive. Elle s’entoure de collaborateurs de renom de la scène rock : Billy Idol sur « Night Crawling » et Joan Jett sur « Bad Karma ». Puis, elle rend un bel hommage à Stevie Nicks et son succès « Edge of Seventeen » dans son remix du succès « Midnight Sky » intitulé « Edge of Midnight ». Elle reprend finalement deux classiques rock (« Heart of Glass » de Blondie et « Zombie » des Cranberries) dans des versions en concert. À noter aussi l’excellente collaboration de Dua Lipa pour le succès « Prisoner ». On retrouve un peu de tout sur ce très bon album de Miley Cyrus : des succès instantanés, des pièces rock énergiques, des ballades rock dignes des années 1980, d’excellents duos rock et des reprises rock percutantes. Que demander de plus! (janvier 2021)

Vidéoclips : « Midnight Sky » - « Heart of Glass » - « Prisoner »

½

     

 Paul McCartney – McCartney III

Paul McCartney – McCartney III

Alors que son premier album solo, McCartney, est paru en 1970 suite à la dissolution des Beatles et que McCartney II a été lancé en 1980 après la fin des Wings, voilà que Sir Paul McCartney a choisi le confinement de 2020 pour produire McCartney III. Par contre, le seul lien avec les deux précédents est son approche d’homme-orchestre alors qu’il a tout joué lui-même. Les arrangements minimalistes, majoritairement acoustiques, font en sorte de mettre en évidence la voix vieillissante de McCartney, alors que les thèmes nous ramènent inévitablement à ce qu’il a fait dans le passé. C’est évidemment très agréable d’entendre de la nouvelle musique de la part de cette prolifique légende vivante, mais il reste qu’il semble avoir perdu la fraîcheur d’antan sur McCartney III. Pour la première fois on ressent ses 78 ans et ses 60 ans de carrière. Heureusement, quelques pièces énergiques comme « Lavatory Lil » et « Slidin’ » nous rappellent pourquoi tant de générations ont aimé sa musique. Les fans invétérés de McCartney y trouveront des points d’intérêt pour justifier leur amour pour l’artiste, mais il n’a plus l’étincelle qu’il avait lors des deux premiers albums de la trilogie. (janvier 2021)

Universal

     

 Histoires sans paroles – Harmonium Symphonique

Histoires sans paroles – Harmonium Symphonique

Suite au projet de Montréal Symphonique réalisé dans le cadre du 375e anniversaire de Montréal, le producteur Nicolas Lemieux et le chef Simon Leclerc ont décidé d’aller un peu plus loin en reprenant l’œuvre complète d’Harmonium en version symphonique. Il n’aura pas fallu insister longtemps auprès de Serge Fiori pour qui c’était un rêve d’enfance que de produire de la musique symphonique. La trilogie d’Harmonium semble d’ailleurs se diriger vers une telle quête si on considère son évolution du premier album à L’heptade. Il ne restait qu’un pas à faire et voici donc Harmonium Symphonique par l’Orchestre symphonique de Montréal, avec les voix des Petits chanteurs de Laval, de Luce Dufault et de Kim Richardson, ainsi que la guitare de Sylvain Quesnel. On y retrouve l’intégralité de l’œuvre d’Harmonium, soit toutes les pièces des albums Harmonium, Si on avait besoin d’une cinquième saison et L’heptade, mais réécrites en version symphonique par Simon Leclerc, qui est derrière plusieurs projets de musique populaire reprise par un grand orchestre (Bruno Pelletier, Isabelle Boulay, Laurence Jalbert, Starmania, Notre-Dame de Paris, Montréal Symphonique, etc.). Il n’était pas question de respecter l’ordre chronologique, et l’album double de 140 minutes en deux actes débute avec l’Épilogue pour se terminer avec le Prologue. Évidemment, vous y reconnaîtrez facilement les plus grands succès du groupe (« Aujourd’hui, je dis bonjour à la vie », « Pour un instant », « Un musicien parmi tant d’autres », « L’exil », « Dixie », « 100 000 raisons », « Comme un fou »), mais il s’agit d’un nouvel ensemble avec sa personnalité unique qu’a créé Leclerc, un tout à écouter d’un bloc (du moins en deux morceaux pour les deux actes). Voici donc l’œuvre ultime d’Harmonium, un groupe qui n’aura duré que le temps de trois albums entre 1974 et 1976, mais qui laissera désormais une trace indélébile avec Histoires sans paroles – Harmonium Symphonique. L’album double est disponible exclusivement sur le site www.harmoniumsymphonique.com, en version numérique, ou en coffrets de deux CD ou de quatre vinyles accompagnés d’un livret illustré de photos prises lors de l’enregistrement à la Maison symphonique de Montréal en plein confinement (avec distanciation physique), en présence de Serge Fiori. (janvier 2021)

½

 

décembre :

 

Kylie – Disco

Kylie – Disco

Avec son nouvel album, la vedette pop australienne revient à sa pop dansante typique, pour le plus grand bonheur de ses fans. Et comme le sous-entend si bien le titre du disque, Kylie tire plus que jamais ses influences du disco avec un son parfois assez près des années 1970 ou du début des années 1980. Un des moments qui s’en détache est le premier extrait, « Say Something », une pièce électro-pop avec de la guitare. On peut aussi y entendre les incontournables « Magic », « Miss a Thing » et « I Love It ». Kylie s’entoure pour l’occasion de plusieurs collaborateurs de renom : Skylar Adams (avec qui elle a travaillé sur Golden il y a deux ans), Teemu Brunila (David Guetta, Jason Derulo), Maegan Cottone (Iggy Azalea, Demi Lovato), ainsi que son fidèle collaborateur Biff Stannard. Ce 15e enregistrement de l’icône de la pop est un album énergique sans temps morts. À noter qu’une version de luxe est aussi disponible avec 4 titres additionnels pour un total de 16. (chronique principale de décembre 2020)

Vidéoclips : « Say Something » - « Magic »

½

     

     

Rooks – The High Road

Rooks est un trio formé à Calgary en 2018 qui a pour but de nous faire revivre les meilleures années du bon vieux rock ‘n’ roll avec un mur de guitares, soit les années 1970. Ils peuvent nous rappeler Thin Lizzy et les Rolling Stones, avec assurément des influences des Black Keys. La guitare énergique demeure à l’avant-plan de ce premier disque qui s’avère malheureusement trop court avec seulement huit titres totalisant 33 minutes. Il s’agit tout de même d’un très bon album de rock ‘n’ roll pour les nostalgiques. Un bon divertissement! (découverte du mois de décembre 2020)

Vidéoclip : « Vagrant Dreams »

 AC/DC – Power Up

AC/DC – Power Up

Six ans après Rock or Bust, le groupe australien revient avec un nouvel album explosif, digne de ses meilleures années. Pourtant, les dernières années n’ont pas été faciles pour les membres d’AC/DC. D’abord, le guitariste Malcolm Young s’est retiré en 2014 alors qu’il souffrait de démence (il est décédé en 2017). Puis, le batteur Phil Rudd s’est retrouvé dans une saga judiciaire, le chanteur Brian Johnson a dû abandonner la tournée à cause d’une perte d’audition et finalement, le bassiste Cliff Williams a démissionné à la fin de la dernière tournée. Il ne restait donc que l’éternel adolescent Angus Young qui devait se sentir bien seul dans ses shorts d’écolier… C’est aux funérailles de Malcolm qu’Angus a réussi à convaincre la bande de se retrouver pour enregistrer à nouveau avec l’intention de rendre hommage à son frère, un peu comme ils l’avaient fait au tournant des années 1980 suite au décès de Bon Scott, produisant ce qui allait devenir leur plus grand classique, Back in Black. C’est Stevie Young, neveu d’Angus et Malcolm, qui chausse les souliers du disparu à la guitare rythmique, lui qui l’avait déjà fait lors d’une tournée du groupe à la fin des années 1980, alors que Malcolm combattait une dépendance à l’alcool. Le groupe ne tente pas de réinventer la roue sur Power Up, mais se plonge plutôt dans ce qui a fait son succès, intégrant même quelques clins d’œil moqueurs au passé. Les 12 pièces sont énergiques à souhait et réussiront à nouveau à vous faire taper du pied le poing bien levé. (décembre 2020)

½

     

 Roxane Bruneau – Acrophobie

Roxane Bruneau – Acrophobie

Plus de trois ans après son premier album à succès (certifié or), Roxane Bruneau est de retour avec un nouveau disque bien personnel. L’auteure-compositrice et interprète signe tous les textes mais collabore avec le réalisateur et musicien Mathieu Brisset pour la musique. Acrophobie contient 12 chansons originales, incluant deux locomotives de grande puissance, les extraits « Aime-moi encore » et « À ma manière », deux classiques instantanés de la pop québécoise d’aujourd’hui. À noter que l’artiste a enregistré toutes les voix dans sa douche du sous-sol. Le résultat s’avère particulièrement impressionnant avec un son d’une grande modernité et de très beaux arrangements musicaux. Même si quelques titres sont moins marquants dans la deuxième moitié du disque, il s’agit encore d’un très bon album de la part de cette jeune artiste au talent illimité. (décembre 2020)

Vidéoclips : « Aime-moi encore » - « À ma manière »

½

   

 Catherine Ringer – Catherine Ringer chante Les Rita Mitsouko à la Philharmonie de Paris

Catherine Ringer – Catherine Ringer chante Les Rita Mitsouko à la Philharmonie de Paris

Il y a un peu plus d’un an, Catherine Ringer s’est lancée dans une immense tournée en compagnie de son fils et guitariste, Raoul Chichin. Le but était alors de célébrer les 40 ans de carrière du groupe qui l’a rendue célèbre, Les Rita Mitsouko, en revisitant le vaste répertoire du célèbre duo français. Dès les débuts de la tournée, les 28 et 29 septembre 2019, Catherine et ses musiciens se sont arrêtés à la Philharmonie de Paris pour un week-end bien spécial. On retrouve donc sur cet album le résultat de ce passage inoubliable, un enregistrement live contenant tous les plus grands succès du duo dans des versions des plus modernes. Puisque la tournée a dû s’interrompre brusquement dans les mois qui ont suivi (à cause d’une certaine pandémie mondiale), l’enregistrement prend une toute nouvelle signification et devient doublement intéressant. Le divertissement est garanti avec des classiques comme « Les histoires d’A. », « Marcia Baïla », « Andy » et « C’est comme ça ». L’album contient 19 titres totalisant plus de 90 minutes, mais à noter que la version de 2 CD contient aussi un DVD faisant revivre ces deux concerts historiques. Voici donc un très beau cadeau de la part de Catherine Ringer aux fans de longue date des Rita Mitsouko. (décembre 2020)

Six Sarl / Because / Universal

   

 

novembre :

 

Ariana Grande – Positions

Ariana Grande – Positions

Après deux grandes réussites en 2018 (Sweetener) et 2019 (thank u, next), la Floridienne de 27 ans revient avec un troisième album en autant d’années, son sixième en carrière. Annoncé seulement deux semaines avant sa parution, Positions ne contient assurément pas de bombes radio comme sur les deux disques précédents. En plus, à part peut-être les cordes dans « shut up », peu de moments risquent de surprendre. Elle propose à nouveau son mélange habile de pop, de néo-soul et de R&B, avec des morceaux dansants et des pièces plus intimistes et sensuelles comme « off the table », en duo avec The Weeknd. Plus osée que jamais, Ariana semble désormais à l’aise de traiter ouvertement de sexe, comme on peut le découvrir dans « 34+35 » et dans « nasty », mais aussi en filigrane dans « my hair », « love language » et la chanson-titre. En plus de son style habituel, Ariana explore discrètement le funk sur « motive » (avec Doja Cat) et « love language », ainsi que le jazz sur « my hair » qui se termine au saxophone. L’album se conclut avec la chanson d’amour suprême, « pov », dans une atmosphère qui rappelle Mariah Carey. Avec Positions, Ariana Grande propose un autre bon album pop, même s’il n’égale pas ses deux précédents. Sa voix demeure toujours aussi envoûtante et elle prouve ici qu’elle n’a pas besoin de jouer dans la haute voltige pour démontrer tout son talent. (chronique principale de novembre 2020)

Vidéoclip : « positions »

½

     

     

The Jaded Hearts Club – You’ve Always Been Here

The Jaded Hearts Club – You’ve Always Been Here

Formé à Los Angeles en 2017, The Jaded Hearts Club est un supergroupe incluant Matt Bellamy (Muse), Nic Cester (Jet), Miles Kane (The Last Shadow Puppets, The Rascals), Graham Coxon (Blur), Jamie Davis (Margo Price) et Sean Payne (The Zutons). C’est Jamie Davis qui a eu l’idée d’assembler des musiciens britanniques pour reproduire les Beatles du temps du Cavern Club au début des années 1960. Le sextet reprend des classiques et pièces plus obscures du rock, du soul et du jazz dans un style rock plutôt sale et cru, un style garage avec un mur de guitares où la distorsion domine largement. On peut redécouvrir notamment « Reach Out I’ll Be There », « I Put a Spell On You » et « Money (That’s What I Want) », sans oublier « Fever » par Bellamy en conclusion. Il y en a 11 en tout pour un total de 30 petites minutes, le point négatif de ce disque qui nous donne le goût d’en entendre plus ou de les voir en spectacle. (découverte du mois de novembre 2020)

Vidéoclip : « I Put a Spell On You »

½

   

 Abelaïd – Les cœurs du mal

Abelaïd – Les cœurs du mal

C’est sous le pseudonyme d’Abelaïd que l’humoriste et auteur Adib Alkhalidey a décidé de pondre un premier album en tant qu’auteur-compositeur et chanteur. Un premier extrait, « L’indolence », était paru il y a quelques semaines, sans que l’on sache alors quelle était la véritable identité d’Abelaïd. En plus de son album Les cœurs du mal, il dévoile aujourd’hui un vidéoclip pour la chanson-titre qu’il a lui-même réalisé. Musicalement, le disque réalisé par Mathieu Magny et contenant neuf chansons originales présente à la fois de la vulnérabilité, de la beauté et une intensité absolue. Abelaïd possède une voix calme et un peu rauque qui cadre bien avec son style mélancolique et candide. Le projet d’Abelaïd permet à son créateur de raconter de nouvelles histoires, mais en musique cette fois. Un projet très réussi et bien agréable à écouter! (novembre 2020)

Spectra / SIX

½

   

 Daniel Bélanger – Travelling

Daniel Bélanger – Travelling

Pour son nouvel album, Daniel Bélanger n’hésite pas à expérimenter à nouveau. Il crée cette fois une véritable trame sonore à un film qui n’existe pas, à votre propre imaginaire, votre propre cinéma. Travelling est majoritairement instrumental et Bélanger y joue la plupart des instruments (guitares acoustiques et électriques, banjo, sifflet, basse, piano, orgue, Omnichord, « électronie », saxophone soprano, flûtes, percussions et batterie). Il s’entoure aussi de musiciens chevronnés : Chantal Bergeron (violon), Heather Schnarr (violon), Mélanie Bélair (violon), Ligia Paquin (alto), Sofia Gentile (alto), Jacques Kuba Séguin (trompette et bugle), Martin Roy (contrebasse) et Carl Bastien (MS-20, piano et basse). L’orchestre est dirigé par Achille Cassel. Voici une œuvre instrumentale incomparable, qui s’écoute dans toutes les circonstances de la vie, et à répétition svp. (novembre 2020)

Audiogram

½

   

 Nicolas Boulerice – Maison de pierres – Confiné aux voyages

Nicolas Boulerice – Maison de pierres – Confiné aux voyages

C’est accompagné de son ami et contrebassiste Frédéric Samson (Small World Project) que Nicolas Boulerice (Le Vent du Nord) nous propose cet album de musique traditionnelle minimaliste. Suivant Maison de bois sorti il y a cinq ans, Maison de pierres présente en effet une musique dépouillée contrebasse-voix qui met bien en évidence les textes traditionnels. Enregistré à l’église de Saint-Antoine-sur-Richelieu avec l’ingénieur de son renommé Charles-Émile Beaudin (La Voix, Céline Dion, OSM), originaire du même village, l’album propose une musique profonde. L’ambiance sonore a été enrichie par plusieurs voisins avec des cloches, des chevaux et des tonneaux. Il y a aussi Olivier Demers qui collabore aux arrangements en plus d’ajouter du violon. Un projet de spectacle en lien avec l’album devrait voir le jour sous peu. (novembre 2020)

La Compagnie du Nord

 

 Hélène Brunet – Solfeggio

Hélène Brunet – Solfeggio

C’est accompagnée de L’Harmonie des saisons, un ensemble dirigé par Eric Milnes qui joue sur des instruments d’époque, que la soprano Hélène Brunet présente Solfeggio. Elle y propose des airs baroques et classiques de Bach, Handel, Vivaldi, Mozart et Leonardo Vinci. Les deux airs de ce dernier, tirés de L’Elpidia, sont d’ailleurs enregistrés ici en première mondiale : « Aria: D’alme luce » et « Aria: Pupillette vezzosette ». Avec ces 13 très belles pièces d’un répertoire incontournable, Hélène Brunet révèle plus que jamais tout son talent d’interprète. Un excellent disque qui plaira à tout amateur de musique classique! (novembre 2020)

ATMA Classique

 

 Olivier Demers – À l’envers d’un monde

Olivier Demers – À l’envers d’un monde

Violoneux au sein du groupe traditionnel Le Vent du Nord depuis près de 20 ans, Olivier Demers propose un premier album en solo. Pour l’occasion, il troque le violon pour la guitare sur 12 compositions originales instrumentales. Le livret contient tout de même des textes inspirés par ces musiques sans paroles, des textes de Michel Rivard, Manon Desroches, Benoît Archambault, David Marin, Roxanne Bouchard et plusieurs autres. À l’envers d’un monde est en réalité un monde intérieur et intimiste, « le portrait lent d’une société qui va tellement vite », souligne Olivier Demers. Le compositeur avait déjà des milliers de compositions à la guitare dans ses tiroirs et il lui a fallu en choisir 12 pour former un tout cohérent. Le résultat s’avère convaincant. (novembre 2020)

La Compagnie du Nord

½

 Brandi Disterheft Trio With George Coleman – Surfboard

Brandi Disterheft Trio With George Coleman – Surfboard

La compositrice, contrebassiste et chanteuse canadienne présente son cinquième album, Surfboard. En formule trio avec le pianiste Klaus Mueller et le batteur brésilien Portinho, Brandi Disterheft est aussi accompagnée du virtuose saxophoniste ténor George Coleman. Elle propose un programme varié en 14 morceaux allant du jazz au blues, en passant par les standards brésiliens et américains. Les rythmes brésiliens viennent d’ailleurs donner une atmosphère chaude à l’album, comme dans « Coup de foudre » par exemple, une composition personnelle de Brandi. Coleman présente des solos remarquables sur les standards « My Foolish Heart » et « Speak Low », ainsi que sur « Coup de foudre ». Brandi a choisi judicieusement plusieurs classiques comme « Where or When », « On Broadway », « The Pendulum at Falcon’s Lair » (d’Oscar Pettiford) et « Del Sasser » (de Sam Jones). Portinho lui a aussi fait connaître deux pièces obscures du répertoire brésilien : « Nana » de Moacir Santos et la chanson-titre, une pièce moins connue d’Antonio Carlos Jobim. Voici donc un autre excellent album de la part de cette artiste jazz incomparable de Vancouver. (novembre 2020)

Justin Time / SIX

½

     

 Farley – La ballade de Farley

Farley – La ballade de Farley

Avec La ballade de Farley, Serge Fortin assume plus que jamais son pseudonyme et son style country festif. L’auteur-compositeur et interprète présente en effet un album sur mesure pour faire la fête et oublier les mauvais moments dans nos vies. Il met le feu à la cabane avec 11 chansons lumineuses et entraînantes. Bienvenue aux amateurs de danse en ligne! S’il peut ramener le romantisme d’un Hank Williams avec « J’range ma guitare », il parle plutôt de sexe dans « Déculotte-moi », avec une touche de cajun et du yodel. Le honky tonk est à l’honneur dans « Tu fais si bien du ch’val », alors que c’est Merle Haggard qui nous vient en tête à l’écoute de « Quand tu bois du Jose Cuervo ». Avec « Sacré Cayouche », il rend hommage à l’artiste acadien dans un style inspiré de Johnny Cash. Quant à « Quand ça fait 3… 4… », un texte d’Alain Dessureault, il s’agit d’une jolie vision des mythologies américaines du cowboy sur un boogie country énergique. Réalisé par Farley lui-même, l’album est paru sur l’étiquette de Diane Tell, Tuta Music. Voici le disque idéal pour oublier la grisaille de l’automne et le froid de l’hiver. (novembre 2020)

Vidéoclip : « Quand ça fait 3… 4… »

Tuta Music

 

 FouKi – Grignotines de Luxe

FouKi – Grignotines de Luxe

Un mois seulement après la parution du mini-album Grignotines, FouKi surprend tout le monde avec un album complet de 12 titres. Le rappeur québécois ajoute donc huit pièces à « Bijou », « Oui toi », « Brioches à la cannelle » et la chanson-titre. Parmi les ajouts intéressants, notons « PCU », « Zayllionnaire », ainsi que « Copilote », une collaboration énergique avec Jay Scott. Le thème alimentaire se poursuit avec « Table d’hôte », « Beigne », « Crêpe sirop d’érable » et « Ananas Mango ». Voici un autre très bon album de la part de FouKi! (novembre 2020)

Vidéoclip : « Bijou »

7ième Ciel / SIX

½

   

 Peter Katz – City of Our Lives

Peter Katz – City of Our Lives

Pour son nouvel album, le Montréalais Peter Katz prend une direction beaucoup plus pop que précédemment, laissant de côté ses influences folk. Il présente en effet une musique pop contemporaine dominée par les synthétiseurs. Les mélodies demeurent bien à l’avant-plan, mais enrobées dans une musique de 2020 aux fortes influences new wave des années 1980 et pop rock des années 1990. Ce sont des sonorités qui vont particulièrement bien à Katz qui semble dans son élément sur ce nouveau disque. Réalisé par Derek Hoffman (The Trews, Caveboy), City of Our Lives est un album très agréable à écouter, peut-être son meilleur à ce jour. (novembre 2020)

Plaid Shirt / Fontana North

½

 

 Notturna – L’amant jaloux

Notturna – L’amant jaloux

Notturna, un collectif de musiciens qui jouent sur instruments d’époque, se consacre à l’interprétation de la musique de chambre baroque inédite. Dans le cas de L’amant jaloux (1778), l’ensemble propose une version instrumentale pour quintette de l’opéra-comique en trois actes d’André-Ernest-Modeste Grétry, dirigée par Christopher Palameta (hautbois et direction artistique). Cette version, qui daterait de 1778, est dans un arrangement de l’époque pour flûte, hautbois, violon, alto et basse. Sur l’album, on peut aussi découvrir une autre pièce d’André Grétry, l’« Entr’acte » de La Caravane du Caire (1783), ainsi qu’une œuvre de 1755 de François-André Danican Philidor, le « Quatuor no 2 en fa majeur pour hautbois, deux violons et basse » (de L’Art de la modulation). Voici donc un très bel album qui nous permet de redécouvrir une musique baroque oubliée. (novembre 2020)

ATMA Classique

½

   

 Peter Peter – Super comédie

Peter Peter – Super comédie

L’amour, les angoisses existentielles et la condition humaine sont au cœur de ce nouvel album de Peter Peter. Il aborde ces thèmes avec mélancolie, lucidité et espoir sur une musique pop rock aux mélodies à la fois inventives et envoûtantes. Son style électro-pop intégrant synthétiseurs et échantillonnages recherchés s’avère tout simplement irrésistible. En conclusion, il s’aventure même dans l’électro-funk dansant avec « Répétition », écrite en collaboration avec Aurélien Fradagrada (Head On Television). Établi à Paris depuis quelques années, Peter Peter a enregistré et réalisé Super comédie entre le Québec et la France avec les réalisateurs Emmanuel Éthier, Pierrick Devin et Aurélien Fradagrada. Encore une fois, c’est un excellent album que nous propose cet artiste de grand talent. (novembre 2020)

Audiogram

½

 

 Quatuor Molinari – Krzysztof Penderecki

Quatuor Molinari – Krzysztof Penderecki

Sur ce nouvel album, le Quatuor Molinari présente les principales œuvres de musique de chambre de Penderecki, qui vont de 1960 à 2008. On y découvre notamment les « Quatuors à cordes nos 1-3 », « Der unterbrochene Gedanke » (La pensée interrompue), le « Trio à cordes », ainsi que le « Quatuor pour clarinette et trio à cordes ». Le quatuor, accompagné du clarinettiste invité André Moisan, permet de réaliser l’atmosphère particulièrement sombre que crée l’œuvre de Penderecki, figure marquante de la musique polonaise contemporaine décédée le 29 mars 2020 à Cracovie. (novembre 2020)

ATMA Classique

½

   

 Zoe Sanders – Viral Education

Zoe Sanders – Viral Education

L’auteure-compositrice et interprète montréalaise Zoe Sanders présente un premier mini-album de huit titres avec Viral Education. Elle propose une musique pop intelligente avec des passages dansants et de l’électro. Le disque a été réalisé par Alexis Aubin-Marchand et Thomas B. Champagne (alias lefutur) qui cosignent aussi la musique et les arrangements. Le trio a concocté des pièces aux thèmes universels sur des grooves entraînants. De sa jolie voix éraillée, Zoe scrute avec lucidité les habitudes et les travers de sa génération à l’ère des médias sociaux. Dans l’énergique « Silver Boy », composée avec Soran qui signe aussi la réalisation, Zoe célèbre le célibat, tout juste avant de lâcher son fou avec « Dance Floor ». Elle conclut le tout avec « Open Waters », une chanson dépouillée au piano dans laquelle elle démontre une grande vulnérabilité. Avec 27 minutes de musique, il en manque bien peu à Viral Education pour qu’on puisse le considérer comme un album complet. Un très bon disque! (novembre 2020)

Audiogram

½

 

 

 

 

 

       

 

 

Recherche personnalisée


Copyright © 2001-2021, Musicomania.ca. Tous droits réservés / All rights reserved.

S'abonner à musicomania_ca sur Twitter / Join musicomania_ca on Twitter