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FÉVRIER 2017

 

Chronique principale :  The Flaming Lips    Découverte du mois :  Allison Crutchfield

 

17-23 février :

Laurence Castera - Richard Galliano - Geneviève Morissette

 

10-16 février :

Bélanger & Bisson - Raphaël Dénommé - Raton Lover

 

1-9 février :

AFI - Chinese Man - Courage My Love - Rose Cousins - Wyclef Jean -

Antoine Mainville - Patrice Michaud - 2017 Grammy Nominees - Sid Vicious (DVD)

 

27-31 janvier :

Ludovic Alarie - Andrea Ramolo - Alejandra Ribera - Talisco

 

20-26 janvier :

LP - Jonathan Roy

 

13-19 janvier :

Run the Jewels - USS

 

1-5 janvier :

Rolling Stones - Sebastian Kole - Mosquito-B -

St. Paul & The Broken Bones - Vianney - The Weeknd

 

Chroniques à venir le mois prochain :

Mary J. Blige - Sally Folk - Mélisande - Étienne Drapeau

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Légende pour les étoiles

 

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CHRONIQUE PRINCIPALE :

 

 The Flaming Lips – Oczy Mlody

The Flaming Lips – Oczy Mlody

Le groupe alternatif américain revient avec un nouvel album qui réussira à nouveau à surprendre sur plusieurs points. Le psychédélisme demeure présent, mais on peut aussi entendre des passages plus mélodiques, entre hip hop et rock progressif. Les orchestrations sont aussi bien présentes pour une musique atmosphérique éclectique de grande envergure. La voix de Wayne Coyne semble reléguée au second plan en plusieurs occasions, laissant toute la place aux éléments électroniques, aux orchestrations grandioses et aux cordes. Plusieurs des 12 pièces de l’album ressemblent presque à des contes de fée pour adultes, avec de douces mélodies mélancoliques parfaites pour nous conduire tout droit vers le sommeil. Le groupe ayant collaboré avec Myley Cyrus récemment, elle leur rend la pareille en participant au dernier titre, « We a Family ». Le groupe réussit peut-être un peu moins à impressionner que par le passé d’un point de vue créatif, mais il demeure intrigant à écouter jusqu’au bout… à moins que le sommeil ne vous gagne avant.

Vidéoclips : « How?? » - « Nidgy Nie (Never No) »

   

   

 

 

 

 

DÉCOUVERTE DU MOIS :

 

 Allison Crutchfield – Tourist in This Town

Allison Crutchfield – Tourist in This Town

La chanteuse indie pop de l’Alabama a joué dans différents groupes depuis l’adolescence. Elle présente enfin son premier album solo après s’être séparée de son amoureux et guitariste Kyle Gilbride, alors qu’ils jouaient ensemble au sein du groupe Swearin’. Il s’agissait donc d’une double séparation pour la chanteuse de 28 ans qui n’a pas vraiment eu le choix que d’aller de l’avant. Tourist in This Town présente plusieurs petits bijoux de pop alternative, avec en plus des moments d’introspection un peu tristes. La chanteuse montre moins d’agressivité qu’avec Swearin’ et demeure plutôt dans la douceur, même dans les moments plus énergiques. Malheureusement, avec seulement 10 titres totalisant 32 minutes, on reste quelque peu sur notre appétit, mais le disque demeure solide de bout en bout.

Vidéoclips : « Dean’s Room » - « I Don’t Ever Wanna Leave California »

Merge

½

   

 

17-23 février :

 

 Laurence Castera – Le bruit des mots

Laurence Castera – Le bruit des mots

Laurence Castera s’est d’abord fait remarquer à l’émission La Voix en 2014 dans l’équipe de Marc Dupré. Il a ensuite participé au Festival international de la chanson de Granby en 2015 où il a remporté le prix du public. Il présente maintenant son premier album contenant un mélange de tristesse et d’espoir. On y retrouve une musique pop rock aux mélodies accrocheuses, mais aux musiques sombres et ambiantes. Réalisé par Francis Perron (Bears of Legend), le disque a été enregistré presque entièrement live en studio. Il y a bien quelques fausses notes qui ont été conservées, mais on cherchait avant tout l’émotion plutôt que la perfection. En ce sens, Le bruit des mots est particulièrement réussi et il surprend dès les premières pièces par son atmosphère unique. L’album permet certainement à Castera d’évacuer quelques démons, mais il permet aussi de rêver de bonheur. Un disque agréablement surprenant!

Coyote

½

 

 Richard Galliano – New Jazz Musette

Richard Galliano – New Jazz Musette

Pour fêter ses 30 ans de carrière, l’accordéoniste français se paie rien de moins qu’un album double en formule quatuor avec de talentueux amis musiciens. Richard Galliano est en effet accompagné de Sylvain Luc à la guitare, Philippe Aerts à la contrebasse et André Ceccarelli à la batterie. Sur New Jazz Musette, il donne un nouveau souffle au Musette, ce vieux style italo-français du début du 20e siècle. Il redonne aussi ses lettres de noblesse à l’accordéon, instrument souvent considéré comme dépassé. Galliano interprète une sélection de 18 de ses compositions préférées dans un style jazz romantique pour une ambiance agréable.

Ponderosa / SIX

½

 

 Geneviève Morissette – Me v’là

Geneviève Morissette – Me v’là

Avec son langage québécois coloré, Geneviève Morissette est débarquée à Paris au début de 2015 pensant y rester deux semaines. Elle n’en est finalement pas repartie. Elle a tout de suite charmé l’Hexagone avec son style qui rappelle un mélange entre Robert Charlebois et Diane Dufresne. Touchante lorsqu’elle s’installe seule au piano, elle atteint le summum de la folie dans ses pièces pop rock énergiques. « La Morissette » comme on l’appelle maintenant en France revient finalement chez elle pour présenter son premier album, réalisé par Antoine Gratton. On y trouve 10 titres qui reflètent souvent sa nouvelle vie de Parisienne (« Paris », « Comme dans un film », « Michel Drucker »). Elle chante en duo avec Oldelaf sur « Comme dans un film » où elle se moque des différences entre les accents français et québécois. Dans d’autres pièces, c’est carrément le joual qui est à l’honneur. Il aura fallu cinq ans d’attente depuis le Festival international de la chanson de Granby, mais voilà que « La Morissette » rentre chez elle, et par la grande porte…

Musicor / SIX

 

 

10-16 février :

 

 Bélanger & Bisson – Conversations

Bélanger & Bisson – Conversations

La chanteuse et pianiste Anne Bisson et le violoncelliste Vincent Bélanger unissent leurs talents pour présenter un mélange audacieux de jazz et de classique. Il s’agit d’un quatrième album pour Anne Bisson et d’un troisième pour Vincent Bélanger qui sont reconnus pour leur musique intimiste. Un concept original de Lily Luo de XLO Electric, Conversations contient 10 pièces : 6 instrumentales et 4 chantées (une en français, deux en anglais et une en mandarin). On y retrouve sept pièces originales, ainsi que trois reprises de Marc Bélanger (« Rêverie sentimentale »), André Gagnon (« Dédéthoven ») et David Chesky (« Sutton Place Chorinho »). Le duo est accompagné de la harpiste Isabeau Corriveau et des contrebassistes Jean-Bertrand Carbou et Jacques Roy pour quelques titres. Bélanger & Bisson seront en concert le 19 février à L’Astral à Montréal dans le cadre de la série Jazz à l’année du Festival international de jazz de Montréal.

Camilio

 

 Raphaël Dénommé – Raphaël Dénommé EP

Raphaël Dénommé – Raphaël Dénommé EP

Ce jeune auteur-compositeur et interprète de Varennes a été demi-finaliste au dernier Festival international de la chanson de Granby, en plus de participer à l’émission de TVA Faites comme chez vous. Showman rassembleur, il est considéré comme le pionnier du Castor-Blues-Québécois, un blues rock divertissant aux accents sudistes influencé par les White Stripes et le Jon Spencer Blues Explosion. Sur ce premier mini-album, Raphaël Dénommé présente six chansons enregistrées live en studio. Il possède assurément un univers unique et déjanté. Réalisé par Stéphane Papillon et Guy Ritchot, ce disque contenant une face « A » et une face « B » propose un son blues rock rarement entendu en français. Donc, Raphaël Dénommé prend de véritables allures de père fondateur d’un nouveau genre au Québec. Un très bon disque qui ne fera que vous mettre en appétit pour un éventuel album complet!

R-Management / SIX

½

 Raton Lover – Le sens du vent

Raton Lover – Le sens du vent

Voici le deuxième album du groupe Raton Lover, originaire de Québec. On peut y entendre les premiers extraits « Frencher des Françaises », « Traverser novembre » et le plus récent, la chanson-titre. Le groupe propose un son folk rock aux influences du rock des années 1960 et 1970, quelque part entre les Beatles, The Band et Harmonium. Sur ce deuxième disque réalisé par Dany Placard et mixé par Pierre Rémillard, le quintette se permet même quelques incursions dans le country et le rock progressif. Leur son folk énergique possède définitivement de l’envergure, avec en plus de très bonnes mélodies. Le court CD de 10 pièces s’écoute particulièrement bien d’un bout à l’autre!

Vidéoclip : « Le sens du vent »

Bonne maison

½

 

 

1-9 février :

 

 AFI – AFI (The Blood Album)

AFI – AFI (The Blood Album)

Quatre ans après Burials, le groupe punk californien est de retour avec un disque éponyme sous-titré The Blood Album. Il s’agit de leur 10e album sur lequel ils poursuivent leur évolution, notable d’un enregistrement à l’autre. Sur celui-ci, on retrouve différents éléments du passé, mais le groupe s’oriente surtout vers un son post-punk mélodique. Rien à voir avec leur punk hardcore du début, ce qui enrage leurs fans de la première heure depuis le tournant des années 2000. Ils devront en revenir parce qu’il est évident depuis longtemps que le groupe ne reviendra pas à ce style. Sur The Blood Album, AFI s’inspire du rock alternatif des années 1980 avec des groupes comme The Cure, Joy Division et Depeche Mode qui peuvent nous venir en tête, mais avec des sonorités des années 2010. « The Wind That Carries Me Away » semble d’ailleurs être un clin d’œil à « I Feel You » de Depeche Mode. Sur les 14 titres du CD, on retrouve tout de même une poignée de pièces énergiques qui rappelleront les années véritablement punks du groupe et plairont aux nostalgiques. C’est donc encore une fois un album solide que nous offrent AFI, un album plaisant à écouter jusqu’à la fin. Leur évolution n’est certainement pas terminée et voyons voir ce qui nous attend pour la suite.

Vidéoclips : « White Offerings » - « Snow Cats » - « Aurelia »

Conveyor / Universal

½

   

 Chinese Man – Shikantaza

Chinese Man – Shikantaza

Chinese Man est un trio français mystérieux formé de High Ku, SKY et Zé Mateo. Ils sont entourés d’un collectif d’artistes de tout acabits assemblés sur l’étiquette Chinese Man Records, d’abord spécialisée dans les vinyles indépendants. Cinq ans après Racing with the Sun, Chinese Man reviennent avec leur deuxième album, élaboré entre Marseille et Bombay. Musicalement, ils incorporent des sonorités indiennes à une musique trip hop et hip hop qui rappelle Gorillaz. D’ailleurs, Chinese Man aiment aussi gâter leur public avec du visuel et des animations 3D. Leur musique demeure axée sur les rythmes et réussira à tout coup à vous faire taper du pied dans votre salon ou à enflammer les planchers de danse. Shikantaza est un disque de 64 minutes extrêmement créatif sur lequel vous découvrirez plusieurs morceaux grandement intéressants et entraînants.

Chinese Man / SIX

½

   

 Courage My Love – Synesthesia

Courage My Love – Synesthesia

Après un mini-album en 2013, voici enfin le premier album complet du trio ontarien Courage My Love. Ils nous proposent un CD de 14 titres totalisant un peu plus de 40 minutes. Le trio composé des jumelles Arn-Horn et de Brandon Lockwood présente un son pop punk passablement dynamique. Leur énergie devient rapidement communicative et nous fait taper du pied. Par contre, la créativité n’est pas toujours au rendez-vous et on a plusieurs impressions de déjà-vu tout au long du disque. Les voix puissantes demeurent la source même de leur son.

Vidéoclip : « Stereo »

Warner

   

 Rose Cousins – Natural Conclusion

Rose Cousins – Natural Conclusion

L’auteure-compositrice et interprète originaire de l’Île-du-Prince-Edouard maintenant établie à Halifax présente un nouvel album de folk. Pour l’occasion, elle a demandé les services du réalisateur Joe Henry, qui a emmené avec lui des collaborateurs de longue date de Los Angeles : l’ingénieur de son Ryan Freeland, le batteur Jay Bellerose et le bassiste David Piltch, qui ont travaillé ensemble à plusieurs projets (Bonnie Raitt, Solomon Burke, Allen Toussaint, Billy Bragg). Parmi les musiciens, on retrouve aussi le pianiste Aaron Davis (Holly Cole, Jane Siberry), son ami Kinley Dowling (Hey Rosetta!) au violon pour ajouter plus de cordes à l’ensemble, ainsi que Jill Barber parmi les choristes. Rose s’éloigne passablement du bluegrass sur Natural Conclusion présentant plutôt un folk à la fois intimiste et d’une grande richesse. Elle présente une belle maturité et semble avoir atteint un nouveau palier dans sa carrière. Un très beau disque!

Outside / SIX

½

   

 Wyclef Jean – J’ouvert

Wyclef Jean – J’ouvert

Avec ce mini-album de 10 chansons, Wyclef Jean propose un avant-goût de son prochain album à paraître à l’été et qui s’intitulera Carnival III: Road to Clefication. Il paraîtra juste à temps pour souligner le 20e anniversaire du classique album The Carnival. L’auteur-compositeur, interprète, acteur et producteur présente 10 pièces variées entre hip hop, R&B et pop. Il peut compter sur des collaborateurs comme Young Thug pour l’excellent premier extrait « I Swear », Walk the Moon, T-Baby, Allyson Casado, Farina et Nutron. La version numérique de l’album contient quatre titres en extra : des versions acoustiques ainsi que sa reprise bien personnelle de « Ne me quitte pas » de Jacques Brel. J’ouvert contient de superbes moments qui risquent fort de vous rendre impatients de mettre la main sur Carnival III.

Vidéoclip : « I Swear »

eOne / SIX

½

   

 Antoine Mainville – Inspirer aux aurores

Antoine Mainville – Inspirer aux aurores

Originaire d’un petit village près de Mont-Laurier, Antoine Mainville nous arrive avec un deuxième mini-album de cinq titres, un projet réalisé suite à une campagne de sociofinancement sur Indiegogo.com. Il propose un son folk pop unique, très cinématographique. L’auteur-compositeur et interprète s’est entouré d’une équipe du tonnerre avec Nicolas Petrowski (Florence K) à la réalisation, Boris Petrowski aux arrangements de cordes et Warren Spicer (Plants and Animals, Katie Moore, Laurence Hélie) au mixage. Les musiciens ont été habilement choisis : Robbie Kuster à la batterie, Mishka Stein (Patrick Watson) à la basse, Dan Thouin au piano et Nicolas Basque (Plants and Animals, Alex Nevsky, Marie-Pierre Arthur) à la guitare. À quand un vrai un premier album? Espérons-le pour bientôt. Son premier extrait, le dynamique « Sous ton foulard d’hiver », est offert gratuitement jusqu’au 9 février sur son site.

½

 Patrice Michaud – Almanach

Patrice Michaud – Almanach

Almanach est le troisième album de Patrice Michaud, mais il est surtout le premier depuis le mégasuccès de « Mécaniques générales » qui fait désormais partie des classiques de la chanson populaire québécoise. Son nouvel extrait, « Kamikaze », a déjà réussi à se faufiler au sommet des palmarès radio et l’album contient d’autres pièces avec un potentiel de succès. Michaud aborde les thèmes de la liberté, du deuil, de la solitude et bien sûr de l’amour. Réalisé et arrangé par Philippe Brault, Almanach possède de très belles textures sonores avec des guitares parfois tonitruantes, des cuivres, des percussions puissantes et des chœurs riches. On y trouve plusieurs pièces entraînantes et même le côté folk de ses enregistrements précédents semble se déployer dans un ensemble plus complexe. Mais, ce qui impressionne surtout sur ce troisième essai, c’est la cohésion que Michaud réussit à conserver entre ces compositions plutôt variées. Il peut compter sur des collaborateurs de renom en Ariane Moffatt (« Les terres de la Couronne »), Brad Barr (« L’anse blanche » et « La saison des pluies »), ainsi qu’Antoine Gratton (pour les arrangements des chœurs et des cuivres). On peut finalement entendre son fils Loïc, 4 ans et demi, dans « Tout le monde le saura ». En conclusion, Almanach est un excellent disque qui plaira à tous les fans de l'écriture particulière de Patrice Michaud.

Vidéoclip : « Kamikaze »

Spectra

½

 

 2017 GRAMMY Nominees

2017 GRAMMY Nominees

En prévision de la 59e cérémonie de remise des prix GRAMMY qui aura lieu le 12 février au Staples Center de Los Angeles, on nous présente l’album contenant certaines des principales nominations. On peut y entendre 21 succès par des artistes pop comme Beyoncé, Sia, Drake, Adele, Justin Bieber, Demi Lovato, Ariana Grande et Kelly Clarkson. La musique country est aussi bien représentée avec Tim McGraw, Miranda Lambert, Keith Urban, Carrie Underwood, etc. Des artistes moins connus ayant fait sensation au cours de la dernière année sont aussi inclus comme Twenty One Pilots (« Stressed Out »), The Chainsmokers (« Closer ») et Lukas Graham (« 7 Years »). Le disque fait un bon survol de la dernière année dans ces deux styles musicaux, même s’il y manque inexplicablement plusieurs succès incontournables.

Atlantic / Warner

   

 Sad Vacation: The Last Days of Sid and Nancy (DVD)

Sad Vacation: The Last Days of Sid and Nancy (DVD)

Voici un nouveau documentaire de Danny Garcia présentant les derniers jours de Sid Vicious (Sex Pistols) et Nancy Spungen à New York en 1978. À travers les témoignages de nombreux amis, connaissances et musiciens, on en apprend un peu plus sur la personnalité de ces deux tourtereaux, considérés comme un couple mythique. On découvre l’hôtel où tout s’est terminé, le fameux hôtel Chelsea de Manhattan, repère d’artistes depuis plusieurs décennies où la drogue et la prostitution se commandaient presque à la carte. Nancy Spungen, jeune stripteaseuse, prostituée et groupie américaine, y a été découverte poignardée de plusieurs coups de couteau au matin du 12 octobre 1978, alors que Sid, son copain des deux dernières années, dormait juste à côté et ne se souvient de rien. Sid a tout de suite été arrêté et accusé. Il allait être relâché sous caution et décédé quelques temps plus tard d’une overdose, sans que le mystère ait été résolu. Par les nombreux commentaires des intervenants, on apprend pas mal de choses sur le couple, sans toutefois se rendre à une conclusion certaine sur ce qui s’est réellement passé dans cette chambre #100 de l’hôtel Chelsea. Il s’agit tout de même d’un documentaire très intéressant, avec de nombreuses images de l’époque.

MVD

 

 

27-31 JANVIER :

 

 Ludovic Alarie – L’appartement

Ludovic Alarie – L’appartement

Avec L’appartement, Ludovic Alarie présente un deuxième album introspectif et doux, un disque parfait pour vos froides soirées d’hiver. Encore une fois réalisé par Warren C. Spicer de Plants and Animals, le disque propose une ambiance feutrée extrêmement agréable mettant en valeur la qualité des chansons. La musique est à la base même de cet album alors que les textes ne viennent qu’ajouter à l’ensemble, confirmer nos sentiments. C’est donc un très bel album que propose à nouveau Ludovic Alarie, une musique pop ambiante de grande qualité. (janvier 2017)

Coyote

½

 

 Andrea Ramolo – Nuda

Andrea Ramolo – Nuda

Andrea Ramolo est membre du duo folk canadien Scarlett Jane et elle présente son troisième album solo. On trouve sur Nuda 10 morceaux empreints de vulnérabilité et elle offre en bonus le disque Da Sola qui contient les 10 pièces de Nuda, mais en version acoustique complètement intimiste. Réalisé par Michael Timmins (The Cowboy Junkies), Nuda propose un univers sonore country folk riche pour accompagner les récits personnels de l’auteure-compositrice et interprète. Quant à Da Sola, il a été réalisé par sa complice Faye Blais. Parmi les 10 titres, la Torontoise d’origine italienne reprend le classique italien « Caruso ». (janvier 2017)

 SIX

½

     

 Alejandra Ribera – This Island

Alejandra Ribera – This Island

Dès La boca en 2014, Alejandra Ribera écrivait à propos des diverses sources de lumière. Elle quitte cette fois-ci les profondeurs des eaux mythologiques pour s’intéresser aux profondeurs du cœur humain. Elle nous offre le tout avec des arrangements délicats basés avant tout sur une atmosphère intimiste. On peut sentir des influences de Damien Rice, Rufus Wainwright et Fiona Apple. Les arrangements de cuivres ont été écrits par Bryden Baird (Feist) et le mix a été confié à Trina Shoemaker (Sheryl Crow). Alejandra réalise elle-même l’album, mais avec l’apport de l’ingénieur L. Stu Young (Prince), elle réussit à donner au disque des sonorités intemporelles et classiques à la fois. Voici donc un album extrêmement doux, mais qui s’écoute à merveille dans un contexte particulier. (janvier 2017)

Pheromone / SIX

½

   

 Talisco – Capitol Vision

Talisco – Capitol Vision

Talisco est un artiste français qui chante en anglais. Avec Capitol Vision, il nous offre son deuxième album qui illustre parfaitement son périple américain et son amour de Los Angeles, et ce dès la première pièce, « A Kiss from L.A. ». Talisco raconte ses aventures, ce qui lui est véritablement arrivé, sur des mélodies inoubliables. Il intègre des éléments de rock et d’électro à une musique pop futuriste issue des néons du centre-ville de L.A. Il utilise aussi de vieux synthétiseurs analogiques pour brasser encore un peu plus les cartes. C’est un disque plein de créativité que nous propose Talisco avec Capitol Vision. (janvier 2017)

Simone / SIX

½

   

 

20-26 JANVIER :

 

 LP – Lost on You

LP – Lost on You (2016)

Après l’excellent Forever for Now en 2014, la chanteuse de Los Angeles est revenue avec un album de premier plan à la toute fin de 2016. Lost on You inclut entre autres son plus grand succès radio à ce jour avec l’inoubliable chanson-titre. Laura Pergolizzi propose plusieurs chansons à tendance plus pop que sur ses enregistrements précédents, ce qui risque de lui permettre de finalement rejoindre un large auditoire. Malgré tout, elle ne perd aucunement ses habiletés créatives alors qu’elle nous offre des compositions de grande qualité qui n’ont rien à envier à son œuvre passée. Elle semble simplement s’assumer un peu plus qu’auparavant. Voici donc un disque très solide qui propulsera LP au titre de superstar. (janvier 2017)

Vidéoclip : « Lost on You »

BMG / Vagrant / Warner

½

   

 Jonathan Roy – Mr. Optimist Blues

Jonathan Roy – Mr. Optimist Blues

Le fils du légendaire hockeyeur Patrick Roy s’est retrouvé à la croisée des chemins dans sa carrière musicale il y a quelques années, avant d’être introduit à Corey Hart. Grâce à son nouveau mentor, Jonathan Roy fait maintenant ses débuts dans une carrière internationale avec un album de neuf titres dont plusieurs succès instantanés. On peut notamment y entendre les mégasuccès « Daniella Denmark » et « You’re My Ace », ainsi que le nouvel extrait, « Good Things », au vidéoclip plutôt osé qui a fait grandement jaser à sa sortie. Avec Mr. Optimist Blues, Jonathan Roy semble avoir enfin découvert le son qui lui convient le mieux puisque c’est un album qui lui colle à la peau. (janvier 2017)

Vidéoclips : « Daniella Denmark » - « Good Things »

Siena / Warner

     

 

13-19 JANVIER :

 

 Run the Jewels – Run the Jewels 3

Run the Jewels – Run the Jewels 3

EL-P et Killer Mike sont de retour avec leur troisième album. Le super duo de rappeurs revient avec un disque de premier plan dans le genre, un disque avec beaucoup de moments de grande créativité en plus d’être entraînants. Ce n’était pas évident de parvenir à rivaliser avec un deuxième album incomparable, mais le duo réussit habilement à poursuivre le travail déjà amorcé avec 14 titres solides. On pourrait même affirmer qu’ils réussissent à le surpasser. Une production de grande envergure contribue certainement à mettre en valeur les compositions de RTJ3. Le duo n’hésite aucunement à dénoncer la brutalité policière et les inégalités sociales. À noter les collaborations de Zack de la Rocha (Rage Against the Machine), Tunde Adebimpe (TV on the Radio) et Kamasi Washington. Alors que l’album semble solide sur toute sa durée, il atteint son apothéose à la toute fin avec les pièces maîtresses « Thursday in the Danger Room » et « A Report to Your Shareholders / Kill Your Masters ». Voici donc encore une fois un excellent disque de la part de ces rappeurs hors-pair. (janvier 2017)

Mass Appeal

½

   

 USS – New World Alphabet

USS – New World Alphabet

Le duo électro pop de Toronto est de retour, trois ans après Advanced Basics. Encore une fois, USS nous propose un disque qui s’apparente plus à un mini-album avec seulement huit titres totalisant 26 minutes. Par contre, on peut y entendre plusieurs compositions solides qui empruntent à différents styles entre rock, hip hop et pop. Il reste qu’il manque quelques morceaux de premier plan sur New World Alphabet pour en faire un album complet qui pourrait véritablement attirer l’attention. USS ne semble donc pas encore prêt à rejoindre la masse. (janvier 2017)

Coalition / Warner

     

 

1-5 JANVIER :

 

 The Rolling Stones – Blue & Lonesome

The Rolling Stones – Blue & Lonesome

Après presque 55 ans de carrière, les vieux routiers du rock ‘n’ roll reviennent avec un nouvel album, 11 ans après A Bigger Bang. Les Rolling Stones sont entrés en studio pour enregistrer et en sont ressortis trois jours plus tard avec un disque blues de 12 titres sous le bras, leur meilleur enregistrement depuis une éternité. C’est après avoir enregistré une version plutôt réussie de « Blue and Lonesome » de Little Walter que le groupe a décidé d’enregistrer d’autres reprises de blues de Chicago. On y trouve des pièces de Willie Dixon, Howlin’ Wolf, Eddie Taylor, Jimmy Reed, etc. Le groupe est plus uni que jamais et ça s’entend sur Blue & Lonesome qui demeure solide du début à la fin. Il faut dire que c’est un retour aux sources pour les Rolling Stones dont l’inspiration première provenait du blues. Est-ce que Blue & Lonesome sera le dernier album des Rolling Stones? Peut-être pas, mais si les rumeurs à ce sujet s’avèrent fondées, on pourra dire que le groupe aura fait sa sortie par la grande porte en fermant la boucle de très belle façon. À noter la présence d’Eric Clapton sur deux titres, lui qui enregistrait dans le studio voisin. (chronique principale de janvier 2017)

Polydor / Universal

½

   

           

Sebastian Kole – Soup

Sebastian Kole – Soup

Sebastian Kole est d’abord reconnu comme un excellent auteur-compositeur ayant écrit des succès pour Alessia Cara (« Here »), Jennifer Lopez, Demi Lovato, Maroon 5 et Brandy. Il présente maintenant son premier album, Soup, un habile mélange de R&B et de pop urbaine aux influences du sud. Kole offre en quelque sorte une fusion entre Adele, Coldplay et John Legend, avec plusieurs ballades, mais aussi des chansons énergiques et divertissantes. Il possède par ailleurs une voix puissante et très agréable. À noter que trois des chansons de l’album peuvent être entendues dans la série d’ABC Grey’s Anatomy. (découverte du mois de janvier 2017)

Motown / Universal

½

   

 Mosquito-B – Use Less U

Mosquito-B – Use Less U

Mosquito-B est un groupe de Québec créé il y a près de 20 ans par l’auteur-compositeur et multi-instrumentiste Daniel L. Moisan. Ils proposent une musique pop rock inspirée des Beatles et de The Cure. Après deux albums en français, le groupe est revenu avec deux albums en anglais et a pu se frayer un chemin dans le marché britannique. Mosquito-B est maintenant de retour avec son cinquième album, Use Less U, mixé et coréalisé par Paul Northfield (Rush, April Wine, Dream Theater) et masterisé à Londres par Ray Staff (Rolling Stones, Led Zeppelin, David Bowie, Black Sabbath, Muse). Orienté vers le nouveau marché de la musique, le groupe offre son album en ligne seulement au coût d’une livre anglaise (environ 1,70 $CA), une stratégie justifiée par le fait que la totalité de ce montant ira au groupe ce qui représente plus que les profits via un contrat de disque. Musicalement, Moisan et sa bande sont fidèles à leurs racines ancrées dans le rock britannique, avec aussi des éléments de comparaison avec REM et Tragically Hip. Mosquito-B propose plusieurs excellentes compositions parmi les 14 titres de Use Less U (« Not Easy », « The Neon Riders », « The Room », « I Don’t Know », le premier extrait « Left for Love », etc.), pour un album très agréable à écouter jusqu’à la fin. (janvier 2017)

Vidéoclip : « Left for Love »

Présentation des chansons

½

St. Paul & The Broken Bones – Sea of Noise

St. Paul & The Broken Bones Sea of Noise

un texte de Jean Jean (Rocklegends)

Compatriote des Alabama Shakes et formé en 2012 à Birmingham, Alabama, par Paul Janeway au chant et Jesse Philips à la basse, St. Paul & The Broken Bones arrive avec un deuxième album aux orchestrations denses et à la production magnifiquement léchée. Toujours emmené par la voix boisée et épicée de « St. » Paul Janeway et renforcé par le groove et l’apport de leur nouveau claviériste, le groupe se choit dans l’ivresse de la soul d’Otis Redding et Marvin Gaye. Mieux produit à l’aide de Paul Butler (artificier de The Bees, Michael Kiwanuka et Devendra Banhart) et plus équilibré par les claviers d’Al Gamble, Sea of Noise n’apporte cependant aucune surprise. Paul et ses saints ne réinventent en rien la soul classique, ils lui rendent juste un vibrant hommage, cordes sous le pied, souffle dans les cuivres et émotions dans la voix. D’ailleurs, la voix de Paul Janeway est toujours plus incroyable avec le groove et la puissance des grandes voix black, bien soutenue par des musiciens brillants. Et ce qui rend ce disque aussi plaisant à se repasser en boucle, c’est la quasi-égale qualité de ses morceaux, ballades poignantes (« I ‘ll Be Your Woman », « Sanctify »), groove de folie (« Flow With It (You Got Me Feeling Like) », « Midnight On The Earth ») et sweet soul (« Tears In The Diamond ») avec, en fond, ces vieux airs de rock sudiste qui font du bien. Sea of Noise est un panier d’émotions, un plaisir coupable de nostalgie mais en aucun cas un épanchement de grisaille. (janvier 2017)

½

   

 Vianney – Vianney

Vianney – Vianney

Le chanteur français s’est fait découvrir avec son premier album, Idées blanches, paru en France en 2014 et au Québec au printemps 2016. Il a remporté un prix Victoire et a vu depuis une de ses chansons enregistrée par Céline Dion pour son dernier album. Sur ce disque éponyme, Vianney propose une écriture autobiographique sur des musiques douces, sans arrangements extravagants. Il met donc l’accent sur ses textes, fortement influencés par une rupture amoureuse. À noter aussi une chanson touchante inspirée des événements tragiques du 13 novembre à Paris, « L’homme et l’âme ». (janvier 2017)

Tôt ou Tard / SIX

 

 The Weeknd – Starboy

The Weeknd – Starboy

Le chanteur R&B torontois revient avec un nouvel album et la chanson-titre à succès, mettant en vedette le duo français Daft Punk. Sur Starboy, The Weeknd se moque de sa popularité récente et de tout ce qu’elle comporte comme paradoxes. Il présente quelques chansons de grande qualité en plus de la chanson-titre (« Party Monster », « Rockin’ »). Par contre, il nous offre aussi plusieurs morceaux sans personnalité, qui peuvent laisser franchement indifférents. Et ce n’est pas son échantillonnage de Tears for Fears dans « Secrets » qui vient sauver la mise, puisque l’exercice paraît seulement bizarre. Avec la ballade « True Colors », il nous montre en effet ses vraies couleurs dans une ballade extrêmement ennuyante. En somme, si le nouvel album de The Weeknd peut sembler intéressant au départ, il s’avère plutôt grandement décevant par la suite. (janvier 2017)

Vidéoclip : « Starboy »

Republic / Universal

½

   

 

décembre :

 

 Bruno Mars – XXIVK MAgic

Bruno Mars XXIVK MAgic

Après le méga succès de « Uptown Funk » avec Mark Ronson en 2014, Bruno Mars revient avec un nouvel album solo. Quatre ans après Unorthodox Jukebox, il nous arrive avec un troisième disque beaucoup plus cohérent d’un bout à l’autre. Mars explore plus que jamais son côté funk, définitivement là où il est à son meilleur, avec toujours ce fond de R&B et de soul qui lui est caractéristique. Ce sont le rock, le new wave et le reggae qui disparaissent complètement ici, laissant du même coup des pièces beaucoup plus compatibles ensemble pour un album plus solide sur toute sa longueur. C’était le principal problème de son disque précédent qui contenait pourtant de grands succès dont l’incontournable « Locked Out of Heaven ». Sur XXIVK Magic, Bruno Mars rend plutôt hommage aux radios noires des années 1970 et 1980, avec des influences évidentes de Michael Jackson, Lionel Ritchie et bien sûr James Brown dans les moments les plus funky. Mars joue malheureusement à fond la carte du mauvais garçon dans la majorité des neuf chansons, ce qu’il n’a pas besoin de faire. Il s’agit tout de même de son meilleur album à ce jour. (chronique principale de décembre 2016)

Vidéoclip : « 24K Magic »

Atlantic / Warner

   

     

 DNCE - DNCE

DNCE DNCE

Avec une seule chanson, « Cake By the Ocean », le nouveau groupe de Joe Jonas (des Jonas Brothers) est devenu une sensation planétaire en moins d’un an. Flanqué de Cole Whittle (Semi-Precious Weapons) à la basse et aux claviers, du Sud-Coréen JinJoo Lee à la guitare et de Jack Lawless à la batterie, Jonas nous arrive maintenant avec le premier album de DNCE. En plus de « Cake By the Ocean », le disque contient les succès récents « Toothbrush » et « Body Moves », en plus d’autres titres contagieux (« Doctor You », « Naked »). Le quatuor propose un mélange de pop et de rock dansant, toujours funky et énergique, avec des refrains qui revisitent le disco. On peut par moments les comparer à Maroon 5, mais DNCE se veut avant tout une alternative à la musique pop jetable et interchangeable, une preuve que la musique pop peut être de qualité. Passera-t-elle l’épreuve du temps? Plusieurs pièces de DNCE risquent de réussir ce tour de force, avec non seulement des mélodies inoubliables, mais aussi des compositions suffisamment riches pour demeurer intéressantes lors de plusieurs nouvelles écoutes. Même les ballades offertes (« Almost », « Truthfully ») demeurent plaisantes à écouter en évitant bien des clichés. C’est donc un album extrêmement agréable que nous offrent Joe Jonas et sa bande! (découverte du mois de décembre 2016)

Vidéoclips : « Cake By the Ocean » - « Toothbrush » - « Body Moves »

Republic / Universal

½

   

 Bobby Bazini – Summer Is Gone

Bobby Bazini Summer Is Gone

Le Québécois présente son troisième album avec Summer Is Gone. Réalisé par Martin Terefe (Mike Posner, Shawn Mendes, James Blunt), l’album offre encore une fois des chansons pop rock à tendance soul, le tout livré avec la voix unique de Bazini. À en croire le premier extrait, « C’est là vie », l’artiste semble bien décidé à reprendre où il avait laissé il y a deux ans avec l’album à succès Where I Belong, avec une chanson à la mélodie inoubliable qui ne devrait pas avoir de difficulté à conquérir les radios. Pour la première fois, Bobby Bazini collabore avec des auteurs et compositeurs pour l’écriture, ce qui ajoute un regard extérieur très intéressant sur plusieurs pièces. Il réussit à conserver ses influences du passé tout en modernisant son son pour le rendre au goût du jour. C’est encore une fois un très bon disque que propose Bobby Bazini, une belle évolution pour lui. (décembre 2016)

Universal

½

   

 Daniel Bélanger – Paloma

Daniel BélangerPaloma

Après un album de rockabilly en 2013 avec Chic de ville, Daniel Bélanger est de retour avec un son plus facilement reconnaissable sur Paloma, l’un des disques les plus attendus de l’année. Bélanger explore à nouveau des atmosphères planantes et des voix aériennes, mais avec aussi des guitares mordantes et un rythme entraînant. Même s’il a joué à peu près tous les instruments, de toutes les guitares aux claviers, Bélanger a su s’entourer de musiciens de premier plan : Jean-François Lemieux (basse), Marc Chartrain (batterie) et Maxime Lalanne (batterie). L’album a été mixé en partie à Los Angeles par Shaun Lopez et à Montréal par Michel Bélanger et Claude Champagne. Avec Paloma, Daniel Bélanger revient en territoire connu, là où il est à son meilleur. Le principal défaut du CD est qu’il ne dure que 35 minutes, ce qui peut être frustrant à la fin. C’est donc encore un grand disque pour Bélanger! (décembre 2016)

Audiogram

 

Bon Jovi – This House is Not for Sale

Bon JoviThis House is Not for Sale

Avec This House is Not for Sale, le groupe du New Jersey présente son 14e album en plus de 30 ans de carrière. Bon Jovi prend un virage important avec cet album puisqu’il s’agit du premier sans Richie Sambora, le guitariste qui occupait une place importante au sein de la formation et qui est parti avec fracas. Le groupe est loin de s’apitoyer sur son sort alors qu’il revient à un son rock énergique et agressif, sans trop de ballades larmoyantes. En ce sens, ce nouvel enregistrement rappelle passablement Have a Nice Day paru en 2005, le premier disque réalisé par John Shanks qui revient ici pour une sixième collaboration. Sans revenir au style de ses meilleures années dans les années 1980, Bon Jovi réussit à rafraîchir son son avec un album agréable à écouter dans l’ensemble. (décembre 2016)

Vidéoclip : « This House is Not for Sale »

Island / Universal

½

   

 Nick Cave & The Bad Seeds – Skeleton Tree

Nick Cave & The Bad Seeds – Skeleton Tree

L’artiste australien n’a jamais hésité à visiter les coins les plus sombres de l’être humain, et c’est encore le cas sur Skeleton Tree, son 16e album. Il faut dire que Nick Cave a vécu tout un drame pendant la préparation de ce nouveau disque : son fils de 15 ans est décédé tragiquement en juillet 2015 après être tombé d’une falaise. Ce drame teinte l’ensemble de Skeleton Tree qui devient du même coup peut-être son œuvre la plus touchante à ce jour. Il s’agit d’un album modeste de huit titres et 40 minutes, avec une pochette noire. Dans l’ensemble plutôt intimiste, l’album ne contient pas de grandes envolées orchestrales. La plupart des pièces donnent l’impression d’une lecture d’auteur sur un fond de musique d’ambiance. Skeleton Tree contient donc une atmosphère bien particulière, sombre, touchante et captivante. Il s’agit encore une fois d’un excellent disque pour Nick Cave et sa bande. (décembre 2016)

Kobalt

½

     

Cass McCombs – Mangy Love

Cass McCombs Mangy Love

un texte de Jean Jean (Rocklegends)

La Californie est une incroyable terre de musiciens. Même les songwriters sont abreuvés de l’atmosphère décomplexée de cette région à la fois mythique et creuset de la liberté d’expression. Cass McCombes est de ceux-là. Depuis plus d’une douzaine d’années, McCombes ne s’est jamais enferré dans ses succès (d’estime ou autres), il pétrit une nouvelle fois sa musique, l’étire et la distend avec l’aide bienveillante de Rob Schnapf (Elliott Smith, Beck, …) et Dan Horne (Jonathan Wilson, Allah-Las, …). Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que le Californien sort du sillon et poursuit sa réinvention perpétuelle mais jamais l’un de ses disques n’aura eu des allures aussi protéiformes. Mangy Love est un sensationnel melting pot musical où garage rock hypnotique (« Rancid Girl ») alterne avec le groove sexy (« Laughter Is The Medicine »), la pop funky de Steely Dan (« Opposite House », « Switch ») ou le folk planant (« Low Flyin’ Bird » et sa rythmique éthérée). Décloisonné, plutôt axé sur la précision des textes sociopolitiques acerbes, McCombes et ses deux coproducteurs affublent aussi le disque de basses rondes et rutilantes (« Cry ») et de coups de génie (les chœurs floydiens de « It »). La finesse de l’affaire, c’est d’avoir réussi à libérer les esprits, à laisser libre court aux diverses orientations mélodiques sans sombrer dans l’incohérence la plus totale. Bien au contraire, Mangy Love est un modèle du genre. (décembre 2016)

   

 Metallica – Hardwired… To Self-Destruct

Metallica Hardwired… To Self-Destruct

Si on fait abstraction de leur projet avec Lou Reed il y a cinq ans pour Lulu, il aura fallu attendre huit ans pour un nouvel album de Metallica. Par contre, Hardwired… To Self-Destruct est la suite logique de Death Magnetic qui marquait un retour à leur son des années 1980. Ici, non seulement on peut aisément comparer le groupe à ce qu’il a fait du temps de …And Justice For All, mais il propose en plus de longues pièces entre 6 et 8 minutes. Avec 12 titres, ce sont donc près de 78 minutes de musique qui nous sont offertes, bizarrement sur deux CD alors que l’espace était suffisant sur un seul, probablement pour se remémorer les années des vinyles doubles. Plusieurs pièces de ce nouvel album ont une batterie qui nous mitraille et une guitare déchaînée, mais le groupe ralentit aussi le rythme en de nombreuses occasions, comme s’il ne pouvait plus soutenir la cadence pendant tout un album double. Il faut dire qu’après 35 ans de carrière bien comptés, Metallica fait partie des vétérans du métal et n’a peut-être plus l’énergie de la nouvelle génération. Il reste qu’il y a suffisamment de moments pour satisfaire leurs fans des débuts, tout en ne délaissant pas ceux qui sont arrivés plus tard. Le groupe rend hommage au regretté Lemmy Kilmister, décédé il y a un an, sur « Murder One ». Seule la chanson-titre se limite à trois minutes, mais il s’agit assurément de la pièce la plus rapide avec un Lars Ulrich particulièrement en forme derrière sa batterie. Les autres moments intéressants incluent « Moth Into Flame », « Dream No More » et « Spit Out the Bone » en conclusion. Un album très efficace! (décembre 2016)

Vidéoclips : « Hardwired » - « Spit Out the Bone » - Autres vidéoclips

Blackened / Warner

½

     

 Alex Nevsky – Nos eldorados

Alex Nevsky Nos eldorados

Suite au succès monstre d’Himalaya mon amour il y a trois ans, la pression est forte pour Alex Nevsky à la sortie de Nos eldorados. Par contre, reconnu comme l’un des meilleurs auteurs-compositeurs de sa génération, il n’a rien à craindre. Encore une fois, Nevsky propose des mélodies pop inoubliables qui feront le délice des radios commerciales pendant longtemps. Après tout, les succès incontournables « Les coloriés » et « On leur a fait croire » bénéficient toujours d’une solide présence sur les ondes, trois ans plus tard. Ici c’est le premier extrait, « Polaroid », qui risque de tourner pendant plusieurs mois, tant dans les radios que dans votre tête. L’album contient plusieurs autres succès potentiels, mais surtout un grand nombre de chansons créatives pour une pop de premier plan avec des touches d’électro. Nevsky nous offre deux duos : avec Cœur de Pirate pour « Jeter un sort » et avec Koriass pour « Réveille l’enfant qui dort ». Yann Perreau lui a offert les bases d’un poème écrit pour son fils qui est devenu « La beauté ». Il présente aussi la conclusion de « Katharina » qu’on pouvait découvrir sur son disque précédent. Avec Nos eldorados, c’est encore une fois un album de grande qualité que nous propose Alex Nevsky, certainement l’un des meilleurs albums québécois de l’année. (décembre 2016)

Performance sur Ici Musique : « Polaroid »

Audiogram

½

 

 Sting – 57th and 9th

Sting 57th and 9th

Avec 57th and 9th, c’est un retour au pop rock qu’effectue Sting après différentes explorations. Intitulé ainsi à cause du coin de rue à Manhattan qu’il traversait chaque jour pour se rendre au studio, 57th and 9th tourne toujours autour des thèmes du voyage et du déplacement. Dans sa première moitié, le CD présente plusieurs chansons énergiques avec même du rock ‘n’ roll. Par contre, Sting ralentit grandement le tempo dans une deuxième moitié beaucoup plus introspective. Dans l’ensemble, l’ex-leader de The Police propose de très bonnes compositions, comme quoi il n’a rien perdu de sa touche pop. (décembre 2016)

Vidéoclip : « I Can’t Stop Thinking About You »

A&M / Interscope / Universal

½

   

 Martha Wainwright – Goodnight City

Martha Wainwright Goodnight City

La Montréalaise Martha Wainwright est de retour sur disque après avoir fait paraître la bande sonore de la série télé Trauma il y a trois ans, ainsi qu’un album avec sa sœur Lucy l’an passé. Sur Goodnight City, elle présente à nouveau cet habile mélange de folk et de pop alternative, avec sa voix unique remplie d’émotion et sa personnalité attachante. Cette fois par contre elle va un peu plus loin avec des pièces énergiques déchirantes qui rappellent le côté punk de Patti Smith. Elle a coécrit « Look Into My Eyes » avec sa tante, Anna McGarrigle, puis son frère Rufus lui offre « Francis ». Elle chante aussi une chanson écrite par Merrill Garbus de Tune-Yards, « Take the Reins ». Sur Goodnight City, Martha Wainwright va un peu plus loin dans sa création avec un album qu’il faut découvrir avec patience et ouverture. Une belle évolution pour elle! (décembre 2016)

Cadence

½

   

 

idées de cadeaux :

 

 Alexandre Da Costa – Stradivarius à l’opéra

Alexandre Da CostaStradivarius à l’opéra

Le violoniste et chef d’orchestre québécois de réputation internationale Alexandre Da Costa présente sur Stradivarius à l’opéra une sélection de grands airs d’opéra arrangés pour lui. En tant que chef invité de l’Orchestre symphonique de Vienne et accompagné de son Stradivarius « Di Barbaro » datant de 1727, Da Costa présente des incontournables tels que « Carmen : Habanera » de Bizet, « Roméo et Juliette : Montaigu et Capulet » de Prokofiev, « Turandot : Nessun Dorma » de Puccini et « La Valkyrie : Liebeslied (Chanson d’amour) » de Richard Wagner. On peut aussi entendre une belle surprise en ouverture avec une Rhapsodie sur un thème de Freddie Mercury et Brian May de Queen. Stradivarius à l’opéra est déjà le 25e album de la jeune carrière d’Alexandre Da Costa, et possiblement celui qui lui permettra de se faire connaître d’un auditoire un peu plus vaste. (décembre 2016)

Spectra

 

 Joyce DiDonato – In War & Peace

Joyce DiDonato In War & Peace

La cantatrice Joyce DiDonato a remporté de nombreux prix Grammy en plus d’être reconnue pour son charisme et son discours engagé. Mais elle est avant tout l’une des plus grandes chanteuses d’opéra au monde. Sur cet album contenant 15 arias baroques explorant la nature humaine, elle tente de savoir comment trouver la paix au milieu du chaos mondial actuel qui a trouvé son paroxysme lors des attaques terroristes de Paris et Bruxelles. Elle est accompagnée pour l’occasion de l’ensemble baroque Il Pomo d’Oro dirigé par Maxim Emelyanychev. L’album se divise en deux parties : « War » et « Peace ». Parmi les morceaux présentés, on retrouve surtout des titres de Purcell et Handel, mais aussi de Monteverdi et des premières mondiales de Leo et de Jommelli. Voici un album grandiose pour tout amateur d’opéra. (décembre 2016)

Erato / Warner / SIX

½

     

 Jean-Pierre Ferland – Chansons jalouses

Jean-Pierre Ferland – Chansons jalouses

Sur ce nouvel album, la légende vivante que représente Jean-Pierre Ferland a décidé de reprendre des chansons qu’il aurait aimé avoir écrites. On peut y entendre ses versions toutes personnelles de « Bozo » (Félix Leclerc), « Les vieux amants » (Jacques Brel), « Si Dieu existe » (Claude Dubois) et « Ordinaire » (Robert Charlebois). Il reprend même « Mon ange » d’Éric Lapointe, en plus de changer une toute petite ligne de « Si j’étais un homme » de Diane Tell pour la masculiniser et en faire sienne. Les versions de Ferland de ces grandes chansons s’avèrent d’une efficacité incomparable. On en aurait pris beaucoup plus que les 10 pièces offertes. (décembre 2016)

½

   

 Kids United - Un monde meilleur

Kids United - Un monde meilleur

Kids United est un groupe français formé de six enfants de 9 à 16 ans : Carla, Erza, Gloria, Esteban, Nilusi et Gabriel. Le groupe a été créé en 2015 pour une campagne d’UNICEF. Sur ce premier album (paru en 2015 en France, mais maintenant disponible au Québec), on retrouve une majorité de succès français, mais aussi quelques pièces étrangères : « Imagine » de John Lennon, « Happy » de Pharrell Williams et « Last Christmas » de George Michael. Les succès français incluent « On écrit sur les murs », « Sauver l’amour » (avec Hélène Ségara), « Il faudra leur dire » (avec Corneille), « Toi + Moi », « Parce qu’on vient de loin » et « Papaoutai ». On peut aussi se procurer le deuxième album du jeune groupe, Tout le bonheur du monde, avec d’autres grands succès, notamment « L’oiseau et l’enfant », « Destin », « Laissez-nous chanter », « Qui a le droit », « Heal the World », « J’ai demandé à la lune » et la chanson-titre. (décembre 2016)

Play On / Warner

 

 Jean-François Léger – 50 ans de Bossa Nova

Jean-François Léger50 ans de Bossa Nova

Sur cet album, Jean-François Léger rend à hommage à la bossa nova brésilienne, mais aussi à celle de la France et du Québec. Il a su choisir des classiques qui ont marqué un tournant dans l’histoire de cette musique au cours des années 1960. On peut notamment entendre ces incontournables du Brésil : « Chega de Saudade », Manha de Carnaval », « Desafinado » et bien sûr « Garota de Ipanema ». On peut aussi découvrir les chansons françaises de George Moustaki (« Les eaux de mars »), ainsi que « Une fenêtre ouverte » popularisée par Pauline Ester. Finalement, le Québec n’est pas en reste avec « Chanter danser » de Gilles Rivard et « Gilberto » de Diane Tell. Arrangé de façon sobre, l’album propose une ambiance chaude et feutrée qui mettra un peu de soleil dans vos froides soirées d’hiver. (décembre 2016)

Nuits d'Afrique

 

 Quartom – Acte III

QuartomActe III

Quartom est un quatuor vocal québécois qui existe depuis 2008 et est formé de Gaétan Sauvageau (ténor), Benoit Le Blanc (baryton), Julien Patenaude (baryton) et Philippe Martel (baryton-basse). Totalement a capella, ils reprennent de grands classiques. Sur ce troisième album on peut entendre notamment des œuvres de Gounod, Verdi, Handel, Bizet, Gershwin, Mozart et Wagner. Le CD de 18 pièces se conclut avec un pot-pourri d’airs d’opéras italiens par Rossini, Verdi, Donizetti et Puccini. Évidemment, pour apprécier ce genre d’album, il faut avoir une véritable passion pour la voix. On y trouve certaines longueurs plutôt lassantes qui nous font regretter l’absence de musique. Mais il reste que les quatre membres de Quartom possèdent des voix exceptionnelles. (décembre 2016)

ATMA

 

 Qw4rtz – A Cappella 101

Qw4rtzA Cappella 101

Sur A Cappella 101, le quatuor de chanteurs et bruiteurs présente de grands succès québécois et français a cappella, bizarrement sans aucun instrument de musique. Avec leur bouche seulement, ils nous offrent des classiques québécois comme « Julie » des Colocs, « Journée d’Amérique » de Richard Séguin, « Fais-moi un show de boucane » des Sœurs Boulay, « Deux par deux rassemblés » de Pierre Lapointe et « Mécaniques générales » de Patrice Michaud. Les classiques français incluent « Hymne à l’amour » d’Édith Piaf, « Emmenez-moi » de Charles Aznavour, « Comme d’habitude » de Claude François, « Papaoutai » de Stromae, ainsi que « Boum boum boum / Elle me dit » de Mika. Le quatuor impressionne rapidement par sa virtuosité vocale, mais surtout, il nous fait redécouvrir 13 chansons populaires qu’on adore. (décembre 2016)

Analekta

½

 

 Alexandre Tharaud – Tharaud Plays Rachmaninov

Alexandre Tharaud Tharaud Plays Rachmaninov

Le pianiste français rend un bel hommage à Rachmaninov sur ce nouvel album, en compagnie de l’Orchestre philharmonique Royal Liverpool sous la direction d’Alexander Vedernikov, un spécialiste de Rachmaninov. Tharaud présente d’abord le chef-d’œuvre du « Concerto de piano No. 2, Op. 18 ». Il poursuit avec « Cinq morceaux de fantaisie, Op. 3 », la « Vocalise, Op. 34 » (avec la cantatrice Sabine Devieilhe) et deux rares « Pièces pour six mains » (Romance et Valse). Tharaud demeure éblouissant tout au long de cet album de 66 minutes sur lequel il n’hésite pas à explorer des œuvres un peu plus obscures du répertoire de Rachmaninov. (décembre 2016)

Erato / Parlophone / Warner / SIX

½

   

 David Usher – Let It Play

David Usher Let It Play

Avec Let It Play, David Usher présente un album-concept sur lequel on peut découvrir toute son admiration pour la musique québécoise. Il reprend 10 succès québécois contemporains en version anglaise, tout en tentant de conserver leur essence originale. On peut donc entendre des chansons d’Alex Nevsky, Dumas, Ingrid St-Pierre, Karim Ouellet, Daniel Lavoie et plusieurs autres. On retrouve aussi la version française de son succès « Black Black Heart » en duo avec Marie-Mai. Évidemment, on pourra dire que ses versions sont un peu trop près des originales, mais il est très intéressant de redécouvrir ces grands succès de la musique québécoise dans la langue de Shakespeare. C’est là qu’on réalise toute la qualité de cette musique qui pourrait fort bien voyager à travers le monde. (décembre 2016)

Evil Empire

½

 

 Tom Cochrane – Mad Mad World (Deluxe Edition) (2 CD)

Tom Cochrane – Mad Mad World (Deluxe Edition) (2 CD)

Pour souligner le 25e anniversaire de la sortie de l’album qui a fait connaître le Canadien Tom Cochrane à travers le monde, voici une nouvelle édition de luxe incluant un deuxième CD avec un concert enregistré en 1992 à Chicago. On peut aussi découvrir une version démo de son plus grand succès, « Life Is a Highway » qui s’intitulait à ce moment-là « Love Is a Highway ». L’album contient aussi les succès « No Regrets », « Sinking Like a Sunset » et « Washed Away », sans oublier la chanson-titre. Mad Mad World est l’un des rares albums canadiens à avoir atteint le statut Diamant (1 million de ventes au Canada), faisant de Cochrane seulement le troisième artiste masculin canadien à atteindre cette marque. (décembre 2016)

Universal

   

 Jim Corcoran & Bertrand Gosselin – À l’abri de la tempête

Jim Corcoran & Bertrand Gosselin – À l’abri de la tempête

Formé en 1972, le duo de Jim Corcoran et Bertrand Gosselin a connu son plus grand succès en 1978 avec l’album La tête en gigue. Un an plus tard, ils présentaient leur quatrième et dernier album, À l’abri de la tempête, peut-être le plus abouti de leur carrière. Il allait toutefois demeurer méconnu puisque le duo s’est séparé peu de temps après sa sortie. Suite à la découverte des bandes maîtresses, on a pu finalement rééditer cet album trop longtemps oublié à partir du son d’origine et le faire paraître pour la première fois en format CD, presque 40 ans plus tard. Le duo proposait une musique folk basée entièrement sur les deux guitares et les harmonies de leurs deux voix, avec seulement quelques choristes invités. Leur musique intemporelle n’a pas pris une ride et accompagne toujours magnifiquement leur poésie. Un album à découvrir puisqu’il figure assurément parmi les meilleurs albums folks québécois. (décembre 2016)

Audiogram

 

 Florence K – Buena Vida en concert

Florence KBuena Vida en concert

Suite à une grave dépression en 2011, Florence K a raconté ce triste épisode de sa vie dans le livre Buena Vida, vendu à plus de 20 000 exemplaires à ce jour. Elle y fait maintenant suite avec un album en concert enregistré lors de sa tournée du même titre. Elle y présente 10 chansons originales empreintes d’émotion, dont plusieurs en français, un fait rare dans son cas. Elle nous offre aussi cinq interprétations, comme le classique « Mon dieu » d’Édith Piaf. L’album s’ouvre en force avec une superbe version de « All Apologies » de Nirvana. Par la suite, elle explore la chanson française, le jazz et les rythmes cubains avec une solidité incomparable. L’album demeure lumineux dans l’ensemble même si elle revient sur sa période difficile. On la sent à une nouvelle étape de sa vie, en espérant qu’elle ne revive jamais un tel cauchemar. C’est un excellent disque qui nous est proposé avec Buena Vida en concert, et on est tellement heureux de retrouver une Florence K en grande forme! (décembre 2016)

Universal

½

 

 Irvin Blais – Les incontournables

Irvin Blais – Les incontournables

L’auteur-compositeur et interprète country originaire de la Baie-des-Chaleurs en Gaspésie roule sa bosse depuis 13 ans aux quatre coins du Québec et dans le Canada français. Irvin Blais présente maintenant une compilation de ses chansons les plus populaires tirées de ses 10 albums, notamment les succès « La foère au camp », « Cœur de camionneur » et « L’temps d’la chasse ». Il rend hommage à son père avec la pièce « Mon père » et il conclut le disque de 13 titres avec un morceau inédit, « L’incontournable medley ». Voici le disque idéal pour découvrir les chansons accrocheuses d’Irvin Blais. (décembre 2016)

Musicor / SIX

 

 Prince – 4ever (2 CD)

Prince – 4ever (2 CD)

Quelques mois après son décès, voici ce qui pourrait être considéré comme la compilation ultime de Prince. Il s’agit aussi de sa première compilation en 10 ans, avec rien de moins que 40 titres. Seule sa période avant 1993 est couverte ici pour des raisons contractuelles, mais il s’agit là après tout de ses plus grands succès. Deux pièces parmi les 40 sont des raretés : « Gotta Stop (Messin’ About) » (une face B) et « Moonbeam Levels » (une pièce enregistrée en 1982 jamais parue auparavant). Pour le reste, ses classiques s’y retrouvent tous : « 1999 », « Let’s Go Crazy », « Purple Rain », « Kiss », « Cream », « Nothing Compares 2 U », etc. Les seuls points négatifs sont l’absence de chronologie sur les deux disques, ainsi qu’un livret qui manque de détails biographiques pour un si grand personnage de la musique pop. Donc, sans être l’anthologie ultime, 4ever demeure tout de même une très belle rétrospective. (décembre 2016)

NPG / Warner

   

 Claude Saucier présente C’est si bon

Claude Saucier présente C’est si bon

L’émission C’est si bon est animée par Claude Saucier sur les ondes d’ICI Musique depuis 2012. Saucier a choisi 18 titres mémorables, parmi les plus belles musiques de nos souvenirs, qui sont présentés sur ce CD. Ce sont des standards du jazz vocal des années 1930 à 1970 par des artistes comme Dean Martin, Ella Fitzgerald, Pat Boone, Nat King Cole, Patsy Cline, Frank Sinatra, Doris Day et plusieurs autres. L’album se conclut avec l’instrumentale « Moonlight Serenade » par Glenn Miller & His Orchestra. (décembre 2016)

Musicor / SIX

½

 

 Doux moments pour Philou

Doux moments pour Philou

Après le succès de Berceuses pour Philou et Par amour pour Philou, le Centre de répit Philou s’associe à nouveau avec les disques Justin Time pour nous offrir cette très belle collection jazz. On peut y entendre 14 artistes québécois qui interprètent des pièces instrumentales (dont certaines nouvelles compositions), sauf pour Coral Egan qui chante « Les eaux profondes ». Ce sont toutes des pièces en douceur qui vous feront passer de doux moments. On peut y redécouvrir Oliver Jones, Julie Lamontagne, Florence K, François Bourassa, Lorraine Desmarais, Isabelle Cyr, Stephan Moccio, Taurey Butler et plusieurs autres. À noter aussi la présence de Wonny Song qui vient interpréter la superbe « Gymnopédie » d’Érik Satie. Voici donc une très belle compilation du meilleur du jazz par des artistes québécois. Tous les profits réalisés par la vente de l’album seront versés au Centre Philou dont la mission est de fournir des services de répit aux parents d’enfants handicapés physiques âgés de 0 à 12 ans. (décembre 2016)

Justin Time / SIX

½

 

 Les belles chansons

Les belles chansons

Sur cette compilation, on retrouve 10 belles chansons du folklore québécois, acadien et d’ailleurs reprises par des artistes contemporains. On peut notamment entendre Laurence Jalbert (« V’là l’bon vent »), Zachary Richard (« À la claire fontaine »), Marie-Michèle Desrosiers (« Partons la mer est belle »), Francis Cabrel (« Colchiques dans les prés »), Martin Deschamps (« Le Rapide blanc ») et Roch Voisine (« Isabeau s’y promène »). Ce sont majoritairement des chansons qui ont bercé notre enfance, en plus de prendre vie au Jour de l’An et autres moments de festivités. Il s’agit donc du disque idéal pour nous replonger dans nos souvenirs. (décembre 2016)

Tandem

 

 Gaya et le petit désert (livre et CD)

Gaya et le petit désert (livre et CD)

C’est nul autre que Gilles Vigneault qui propose ce conte qui s’adresse aux enfants de 7 à 9 ans. Il s’agit d’un conte écologique racontant l’histoire de Gaya, une petite fille curieuse et pleine d’idées qui découvre un matin près de la maison de son grand-père que le puits d’eau est tombé à sec. Elle part donc interroger les habitants de la forêt pour en connaître la cause. En plus du conte de près de 22 minutes interprété par Marcel Sabourin et Juliane Belleau (avec la narration de Vincent Davy), on peut y entendre 10 chansons de Gilles et Jessica Vigneault (sa fille) interprétées par des artistes comme Ingrid St-Pierre, Richard Séguin, Damien Robitaille, Diane Tell, Daniel Lavoie, Louis-Jean Cormier et plusieurs autres. Les illustrations sont de Stéphane Jorisch, alors que c’est Jean-François Groulx qui assure la réalisation et les arrangements du disque en plus d’y jouer tous les instruments. (décembre 2016)

La montagne secrète

 

 Francis Cabrel – L’in extremis Tour (DVD + 2 CD)

Francis CabrelL’in extremis Tour (DVD + 2 CD)

Au cours de la dernière tournée de Francis Cabrel, on a enregistré les concerts des 4 et 5 mars 2016 au Forest National de Bruxelles. Le meilleur de ces deux spectacles parait aujourd’hui sur 2 CD et un DVD. Même si l’ensemble est présenté comme un album double avec un DVD en boni, c’est plutôt le DVD qui constitue la pièce de résistance de ce très beau cadeau à ses fans. Avec 2 h 15 d’un spectacle irréprochable, tant en termes de son que d’image, on en a définitivement pour notre argent. En plus, on peut découvrir un making of du spectacle de 40 minutes, ainsi que le vidéoclip de « Dur comme fer ». Le CD contient le concert de 2 h 15, avec seulement deux ajouts, les pièces « Quinn l’Esquimau » et « À chaque amour que nous ferons ». Tous ses plus grands succès s’y trouvent, de « Petite Marie » à « Sarbacane » en passant par « Encore et encore », « L’encre de tes yeux », « C’est écrit » et « Je t’aimais, je t’aime, je t’aimerai ». Voici un document indispensable pour tout amateur de ce grand artiste folk pop français. (décembre 2016)

Chandelle / Tandem

 

 Marco Calliari – One Night (DVD + CD)

Marco CalliariOne Night (DVD + CD)

Le Québécois d’origine italienne présente un DVD et un CD d’un concert unique capté le 12 mars 2016 au Club DIX-30 de Brossard. Calliari y présente bien évidemment une majorité de chansons italiennes, des originales mais aussi des classiques comme « Caruso », « Bella Ciao » et « O Sole Mio ». On peut en plus entendre des classiques québécois en version italienne comme « Se Avessi Una Vespa » (« Si j’avais un char ») de Stephen Faulkner, « Alla Manic » (« La complainte de la Manic ») de Georges Dor, ainsi que « Federico » (« Frédéric ») de Claude Léveillée. Calliari nous permet en plus de découvrir une nouvelle chanson en français qui fera partie d’un album à venir en 2017. Les 18 titres offerts le sont en version acoustique, alors qu’il est accompagné de cuivres, de cordes et d’un accordéon. On sent que cette soirée était magique pour Marco Calliari qui jouait en plus devant ses parents. (décembre 2016)

Casa Nostra

½

 New Orleans Music in Exile (Blu-ray)

New Orleans Music in Exile (Blu-ray)

En août 2005, la Nouvelle-Orléans a subi la tempête la plus dévastatrice de son histoire alors qu’une grande partie de la ville a été détruite lors de l’ouragan Katrina. Cette ville à la communauté musicale bien vivante a été alors transformée à jamais. De nombreux musiciens se sont donc retrouvés en exil, incapables de revenir à la maison. Ce documentaire de Robert Mugge brosse un portrait de la situation deux mois après ce triste événement, à travers les yeux de différents musiciens. Les témoignages sont entrecoupés de performances par plusieurs artistes locaux dont Dr. John, Irma Thomas, Cyril Neville (des Neville Brothers), Marcia Ball, Theresa Andersson, The Iguanas et Eddie Bo. New Orleans Music in Exile possède assurément une grande valeur historique, en plus de présenter plusieurs personnages importants de la scène musicale locale. (décembre 2016)

MVD

 

 Dominic & Martin – Fou (DVD)

Dominic & MartinFou (DVD)

Le duo humoristique formé de Dominic Sillon et Martin Cloutier existe depuis près de 25 ans. Avec leur quatrième spectacle, ils explorent la folie du monde qui les entoure ainsi que leur propre folie à différents niveaux. Encore une fois mis en scène par Guy Jodoin, Fou est maintenant présenté sur DVD, après près de 200 représentations un peu partout en province au cours des trois dernières années. Le duo continue de livrer son humour efficace avec un aplomb incomparable et un rythme infernal. Dominic et Martin se renvoient constamment la balle dans un spectacle rodé au quart de tour. Un très bon moment de pure folie! (décembre 2016)

Avanti

½

 

 Eric Clapton – Live in San Diego (with Special Guest JJ Cale) (2 CD)

Eric Clapton Live in San Diego (with Special Guest JJ Cale) (2 CD)

Eric Clapton et JJ Cale ont collaboré pour l’album The Road to Escondido en 2006, mais n’ont jamais fait la promotion du disque sur scène puisque Cale détestait partir en tournée. Il n’a fait qu’apparaître sur la scène pour un spectacle, le temps de cinq chansons, le 15 mars 2007 au iPayOne Center de San Diego. Ce sont ces cinq pièces qui forment le cœur de ce double album en concert, lancé trois ans après le décès de Cale. Le premier disque démarre avec rien de moins que cinq titres de Derek & the Dominos dont « Little Wing », la reprise de Jimi Hendrix. Par la suite, Cale fait son entrée avec « Anyway the Wind Blows » et « After Midnight ». Leur collaboration de cinq titres s’achève au début du deuxième CD avec le classique « Cocaine ». On peut ressentir la joie qu’ont eu les deux amis à se retrouver ensemble pour jouer de la musique. Après être retombé seul avec ses musiciens pour du blues pur, Clapton conclut ce concert de près de deux heures avec les incontournables « Wonderful Tonight », « Layla » et « Crossroads ». Moins axé sur ses succès que certains autres de ses albums en concert, Live in San Diego propose plutôt un concert unique où la guitare et l’amitié occupent le centre d’attention. Un bel hommage au regretté JJ Cale! (octobre 2016)

Reprise / Warner

½

   

 Joshua Redman & Brad Mehldau – Nearness

Joshua Redman & Brad Mehldau Nearness

Le saxophoniste Joshua Redman et le pianiste Brad Mehldau ont souvent joué ensemble depuis le début des années 1990, tout en faisant carrière chacun de leur côté. En 2011, ils ont uni leurs efforts pour une tournée en duo. C’est la partie européenne de cette tournée qui est représentée ici avec des enregistrements en concert de juillet et novembre 2011. Le CD contient six pièces jazz dont plusieurs s’étirent dans ce qui semble être un long jam. On y retrouve des titres de Redman et de Mehldau, mais aussi des standards de Charlie Parker (« Ornithology »), Thelonious Monk (« In Walked Bud »), ainsi que Hoagy Carmichael et Ned Washington (« The Nearness of You »). Le duo forme un tandem fusionnel, très agréable à écouter. (novembre 2016)

Nonesuch / Warner

½

   

 Philip Sayce – Scorched Earth, Volume 1

Philip Sayce Scorched Earth, Volume 1

Suite à son premier album en sol canadien, Influence, paru en 2015, le Torontois présente tout de suite un album en concert. Enregistré au Silver Dollar Room de Toronto le 14 avril 2016, Scorched Earth contient sept titres dont plusieurs s’étirent, pour un total de près de 40 minutes. Dans ce contexte en concert où le jam et la guitare dominent, Sayce rappelle plus que jamais son idole, Jimi Hendrix, même si Stevie Ray Vaughan ne semble jamais bien loin non plus. Cet enregistrement en concert permet assurément de découvrir tout le talent de musicien de Philip Sayce, sans artifices. (octobre 2016)

Warner

½

   

 Dany Bédar – Le meilleur de moi

Dany BédarLe meilleur de moi

Dany Bédar a cumulé sept albums en près de 20 ans de carrière. Pour ce nouveau disque, il a choisi de retravailler et réenregistrer ses plus grands succès, en plus de présenter une toute nouvelle chanson, « T’auras tout ». On peut y entendre trois duos : avec Christian-Marc Gendron (« Sourire »), avec Paul Daraîche (« L’ours (samedi soir) »), ainsi qu’une conclusion unique avec sa conjointe Marie-Ève Fournier pour le classique « Faire la paix avec l’amour ». On peut aussi bien sûr entendre les incontournables « Y’a du monde », « Histoire du bon vieux temps », « Regarde-moi », « Écoute-moi donc » et « Voyeur ». Le meilleur de moi présente assurément le meilleur de Dany Bédar, même si nous n’entendons pas les versions originales. Le principal défaut du CD est l’absence d’une pochette digne de ce nom qui aurait des détails sur l’artiste et ses chansons. (octobre 2016)

Vidéoclips : « Faire la paix avec l’amour » - « Y’a du monde »

DB

 

 Jason Derulo – Platinum Hits

Jason Derulo Platinum Hits

Après plusieurs succès monstres par Jason Derulo, Warner a décidé de les assembler sur Platinum Hits. Parmi les 12 titres, seuls « Don’t Wanna Go Home » et la nouvelle pièce « Kiss the Sky » ne sont pas des succès platines. Avec un CD ne totalisant que 41 minutes, c’est une compilation plutôt succincte qui nous est présentée. Elle comprend tout de même de grands succès des années 2009 à 2015, incluant « Whatcha Say », « Talk Dirty », « Wiggle » et « Want To Want Me ». Sans être une compilation ultime, Platinum Hits démontre tout de même l’importance qu’a eu Derulo sur la scène pop pendant la première moitié de la décennie 2010. (septembre 2016)

Vidéoclips : « Whatcha Say » - « Talk Dirty » - « Wiggle » - « Want To Want Me » - « Kiss the Sky »

Warner

½

   

 Pour l’amour du country : Hommage aux pionniers, vol. 1

Pour l’amour du country : Hommage aux pionniers, vol. 1

Suite au succès de l’émission Pour l’amour du country à ARTV, voici une première compilation d’extraits de l’émission, tirés de la saison 2015. Cet hommage aux pionniers présente de grandes chansons de Québécois comme Lévis Bouliane, Willie Lamothe, Édouard Castonguay, Roger Miron et Marie King, mais aussi de George Jones, Elvis Presley et Zachary Richard. Les interprètes de ces classiques incluent Bourbon Gauthier, Gildor Roy, Breen Leboeuf et Guylaine Tanguay. Les 10 pièces comptent aussi une chanson inédite écrite et interprétée par le regretté Georges Hamel, « Derrière ma fenêtre ». Malheureusement beaucoup trop court avec seulement 32 minutes, l’album aurait dû comprendre plusieurs autres classiques du country québécois. (octobre 2016)

Tandem

½

 

 Salut Sylvain!

Salut Sylvain!

Sylvain Lelièvre nous a quittés il y a de cela plus de 14 ans. Mais grâce à l’album Salut Sylvain!, 13 artistes du Québec et de la France contribuent à faire vivre sa musique encore aujourd’hui. On y retrouve donc 13 des plus grandes chansons de cet auteur-compositeur, chanteur, pianiste et poète. Les artistes qui nous font ce cadeau incluent Ariane Moffatt, Les Sœurs Boulay, Michel Rivard, Emilie-Claire Barlow, Yves Duteil, Isabelle Boulay, Daniel Lavoie et Louis-Jean Cormier. Les versions modernes des chansons de Lelièvre demeurent tout de même bien fidèles aux originales et rendent donc un bel hommage à ce géant de la chanson québécoise. (novembre 2016)

GSI

½

 

 Compass

Compass

Compass est un ambitieux projet par deux célèbres DJ mexicains : Camilo Lara (Mexican Institute of Sound) et Toy Selectah (Control Machete, Mad Decent). Les 13 pièces de l’album comprennent une centaine de collaborateurs d’un peu partout à travers le monde. Elles présentent surtout un mélange de styles incomparable, ce qui en fait un album tout à fait international. On y trouve une base de musique latine, mais aussi de l’électronique, du hip hop, de la pop et différents rythmes du monde. Ce mélange éclectique s’amalgame particulièrement bien sur un fond dansant qui prouve que la musique n’a pas de frontières. (septembre 2016)

Six Degrees / SIX

½

   

 Suicide Squad: The Album

Suicide Squad: The Album

Pour la bande originale du film Suicide Squad, on a assemblé des artistes variés allant du rap contemporain au rock classique. Il s’agit donc de 14 pièces particulièrement variées avec des transitions qui peuvent souvent paraître bizarres. On peut y entendre une majorité de chansons originales par des artistes comme Twenty One Pilots, Wiz Khalifa, Skrillex, Mark Ronson, Lil Wayne, Imagine Dragons, Kevin Gates, Rick Ross, etc. On peut aussi redécouvrir des classiques d’Eminem (« Without Me »), Creedence Clearwater Revival (« Fortunate Son ») et War (« Slippin’ Into Darkness »), en plus d’une reprise de « Bohemian Rhapsody » par Panic! At the Disco. Un des bons moments du disque, et qui cadre en plus très bien avec le film, arrive avec l’excellente « Medieval Warfare » de Grimes. Le CD se conclut avec une reprise de « I Started a Joke » des Bee Gees par ConfidentialMX avec Becky Hanson. Malgré de bons moments, l’ensemble s’avère plutôt inégal et demeurera surtout efficace dans le contexte du film. (septembre 2016)

Atlantic / Warner

½

   

 

novembre :

 

 Green Day – Revolution Radio

Green Day Revolution Radio

Après l’ambitieux projet de trois albums par Green Day à l’automne 2012 (Uno, Dos et Tré), Billy Joe Armstrong a dû être admis en désintoxication, forçant du même coup le trio à prendre une pause. Ils reviennent maintenant en force avec un titre qui semble inspiré de The Clash, Revolution Radio. On y trouve plusieurs chansons énergiques qui rappellent les meilleures années du groupe, comme par exemple le premier extrait (« Bang Bang »), « Say Goodbye », « Bouncing Off the Wall » et la chanson-titre. Elles alternent avec des pièces un peu plus pop dont certaines qui viennent quelque peu briser le rythme de l’ensemble pour nous faire réaliser du même coup que Green Day ne font plus d’albums-concepts, à notre grand regret. Évidemment, ce n’est pas une tâche facile que de refaire un disque de la qualité d’American Idiot. Mais une ligne directrice mieux définie manque assurément à Revolution Radio. N’empêche que le groupe présente suffisamment de titres énergisants pour nous donner le goût d’aller les voir en concert encore une fois. (chronique principale de novembre 2016)

Vidéoclip : « Bang Bang »

Reprise / Warner

½

   

     

 Kirty – Kirty

Kirty Kirty

Kirsten Scholte (alias Kirty) est une auteure-compositrice et interprète d’Orillia, Ontario, maintenant installée à Toronto, qui nous offre son deuxième album. Sur ce disque éponyme, elle propose une musique essentiellement folk avec de très bonnes mélodies pop et des traces de rock plutôt doux. Elle présente plusieurs compositions solides dont les remarquables « Letting You Down » et « Be Here », sans oublier le premier extrait, « That’s Not Me ». Kirty possède une voix charmante qui réussit à nous séduire rapidement. Résultat : après avoir débuté l’écoute de l’album, il est plutôt difficile de ne pas se rendre jusqu’à la fin des 10 pièces. Il s’agit donc d’un album très agréable à découvrir! (découverte du mois de novembre 2016)

Postwar

½

   

 Éric Bélanger – Par-dessus l’épaule

Éric BélangerPar-dessus l’épaule

L’auteur-compositeur et chansonnier québécois est de retour avec un nouveau disque de folk intimiste, son quatrième, sur lequel il manie les mots mieux que jamais. Le titre Par-dessus l’épaule est tiré du livre La passion des femmes de Sébastien Japrisot. Avec le premier extrait, « Grain de beauté », Bélanger aborde un thème que plusieurs se répètent tous les jours, que tout est noir et qu’il n’y a rien de beau dans leur vie. Encore une fois, le chanteur propose des chansons douces à tendance folk, avec de délicats arrangements de cordes. Bélanger est accompagné à la réalisation et aux guitares par son complice Denis Ferland. Avec ce nouveau disque, Éric Bélanger demeure fidèle à lui-même, ce qui plaira à ses fans. (novembre 2016)

CALQ / SIX

 Bon Iver – 22, a Million

Bon Iver 22, a Million

22, a Million est le troisième album de Bon Iver, mais le premier en cinq ans. Justin Vernon redéfinit à nouveau le son indie indescriptible de Bon Iver avec un mélange d’électro et de folk, de rock et d’expérimentation. Plutôt difficile d’approche, c’est un album qu’il faut écouter attentivement et à quelques reprises, question d’en saisir toutes les subtilités. Sa complexité peut devenir aussi un désavantage alors que la frustration d’avoir de la difficulté à comprendre ce qui se passe peut prendre le dessus. Parmi les expérimentations, notons les voix régulièrement modifiées ou accélérées, les synthétiseurs saccadés et les saxophones traités. Le tout est accompagné soit par une douce guitare ou un piano. On retrouve aussi quelques passages R&B sur l’album qui s’avère assurément très créatif. (novembre 2016)

Jagjaguwar

½

   

 Mathieu Boogaerts – Promeneur

Mathieu BoogaertsPromeneur

Avec 20 ans de carrière, Mathieu Boogaerts fait assurément partie des vétérans de la nouvelle scène pop française. Il présente maintenant son septième album qu’il a enregistré seul dans une maison isolée à la montagne. Il a seulement invité deux violonistes à le rejoindre pour une journée. Promeneur est une rêverie alors que Boogaerts nous transporte dans des paysages variés, tant dans ses souvenirs que dans le futur. Chantées tout doucement, ses très belles mélodies captent rapidement notre attention. Voici un album doux, mais tout de même riche, un album qui se déguste lentement pendant 13 titres totalisant moins de 38 minutes. (novembre 2016)

Tôt ou Tard / SIX

½

 

 Michael Bublé – Nobody But Me

Michael Bublé Nobody But Me

Le crooner canadien fête 15 ans de carrière en proposant un nouvel album fidèle à son image. Sur ce neuvième enregistrement, il offre en effet une majorité de standards jazz, entrecoupés de titres un peu plus pop. Parmi les moments forts du CD, notons un très beau duo avec Meghan Trainor, « Someday », sur lequel les deux chanteurs sont accompagnés par un ukulélé. Aussi à surveiller, sa version à la Sinatra de « My Baby Just Cares For Me ». Les nouvelles chansons « Today Is Yesterday’s Tomorrow » et « Nobody But Me » prouvent que Bublé peut aussi offrir du nouveau matériel original de qualité. Ses fans devraient donc être à nouveau satisfaits. (novembre 2016)

Reprise / Warner

   

 Chris de Burgh – A Better World

Chris de Burgh A Better World

Le prolifique auteur-compositeur et chanteur pop rock est encore une fois de retour avec un nouvel album, son 26e en carrière. A Better World jette un regard approfondi sur le monde actuel et ses grands enjeux à travers un mélange de pièces pop rock énergiques, comme dans le premier extrait, « Bethlehem », et de ballades plus adultes. De nombreuses orchestrations et des arrangements grandioses viennent meubler le tout autour de sa superbe voix profonde et puissante. C’est un disque avec de bien bons moments qui devrait plaire à nouveau à son fidèle auditoire. (novembre 2016)

Rockware / Justin Time / SIX

   

 Brent Cobb – Shine on Rainy Day

Brent Cobb Shine on Rainy Day

Après avoir lancé un premier album à l’âge de 20 ans, Brent Cobb a pris 10 ans de pause avant de faire un retour maintenant avec Shine on Rainy Day. En fait, il a surtout écrit pour d’autres pendant cette période : Luke Bryan, Miranda Lambert, Kenny Chesney, etc. Par contre, plus à l’aise en Georgie qu’à Nashville, il a décidé de revenir à ses racines du sud profond. Il y a bien cette touche de country dans sa musique qui peut rappeler Nashville, mais l’essence de son style est bien folk et roots. Il propose 10 chansons efficaces qui plairont tant aux amateurs de country que de folk. (novembre 2016)

Elektra / Warner

   

 Leonard Cohen – You Want It Darker

Leonard Cohen You Want It Darker

Le Montréalais Leonard Cohen a amorcé sa carrière musicale sur le tard alors qu’il avait la trentaine bien entamée. 50 ans plus tard, il ne présente donc que son 14e album studio en carrière alors qu’il est maintenant âgé de 82 ans. Par contre, ces dernières années se sont avérées particulièrement créatives pour celui qui a d’abord débuté en tant que poète. Après l’excellent Old Ideas en 2012 et l’incontournable Popular Problems il y a deux ans, le voici de retour avec un autre album de premier plan. Annoncé comme son dernier album, You Want It Darker se présente comme une conclusion exceptionnelle à sa trilogie ultime. Réalisé par son fils Adam, le disque propose encore une fois de très belles compositions, interprétées avec sa superbe voix de plus en plus basse. Il conclut le tout avec une reprise, « String Reprise / Treaty », qui met magnifiquement un point final à ce trop court CD de 36 minutes. (novembre 2016)

Columbia / Sony

   

 Jérôme Couture – Gagner sa place

Jérôme Couture Gagner sa place

Deux ans après un premier album à succès, le dynamique participant à La Voix revient avec un nouveau disque de 12 titres et 40 minutes. Le protégé de Marc Dupré (directeur musical) propose à nouveau son style de pop rock énergique, fait sur mesure pour les radios commerciales québécoises, comme on peut le découvrir avec ses deux premiers extraits : « My Sweetest Thing » et « Plus fort que tout ». Gautier Marinof demeure à la réalisation, mais Couture ajoute aussi John Nathaniel (Andie Duquette, Alexe Gaudreault, Final State). Le résultat est un album qui ne se différencie pas tant du précédent, si ce n’est qu’une maturité accrue chez le jeune trentenaire. Ses fans seront donc assurément satisfaits. (novembre 2016)

L-A be

 

 Les Dales Hawerchuk – Désavantage numérique

Les Dales HawerchukDésavantage numérique

Les Dales Hawerchuk reviennent avec un quatrième album, toujours inspirés du hockey. Ils ont enregistré Désavantage numérique live en studio avec Pierre Fortin (Galaxie) et on peut d’ailleurs sentir une forte influence de Galaxie dans ce son rock, un peu garage et pas mal grunge. Olivier Langevin vient aussi apporter son soutien pour quelques titres. Les guitares demeurent puissantes tout au long des 11 titres et ont le dessus rapidement sur les mélodies qui sont quand même toujours efficaces. Par contre, c’est définitivement le rock un peu sale qui domine ici avec des rythmes déchaînés jusqu’à la fin. Le quatuor semble à nouveau avoir un plaisir fou à présenter des chansons qu’il aime avant tout. Sur « Jupe noire », le groupe retourne même aux origines du rock ‘n’ roll avec un Chuck Berry qui semble nous attendre dans le tournant. Puis sur « Lemmy », ils rendent « hommage » à Lemmy Kilmister avec une pièce rapide qui n’est pas sans rappeler Motörhead. Avec Désavantage numérique, les Dales Hawerchuk ajoutent plusieurs pièces qui deviendront des incontournables en concert, dont le premier extrait, « Désastre ». (novembre 2016)

La meute / SIX

½

 

 Les Deuxluxes – Springtime Devil

Les Deuxluxes Springtime Devil

Les Deuxluxes, c’est un duo montréalais formé du couple Anna Frances Meyer et Étienne Barry. Ils proposent de revisiter l’âge d’or du rock ‘n’ roll avec un rockabilly d’une autre époque. Par contre, ils créent un très bon lien avec la musique d’aujourd’hui avec des explorations rock garage à la White Stripes. On peut également détecter des influences de la musique soul des années 1960 et du western spaghetti, le tout dans un enrobage sexy à souhait. Le duo a beau être minimaliste, il réussit à présenter une musique grandement énergique sur ce premier album plutôt créatif. C’est un excellent disque qui nous est offert avec Springtime Devil, bien qu’il franchisse à peine la barre des 30 minutes. (novembre 2016)

Vidéoclip : « Springtime Devil »

Bonsound

½

 

 Dragonette – Royal Blues

Dragonette Royal Blues

Le trio électro-pop de Toronto est de retour sur disque, quatre ans après l’excellent Bodyparts. Sur ce quatrième album, Martina Sorbara et compagnie présentent à nouveau cette musique pop entraînante qui a fait leur succès au cours des dernières années, une musique que l’on peut comparer en partie à Icona Pop et Gwen Stefani. Inspiré principalement de la séparation entre Martina Sorbara et le bassiste Dan Kurtz, le disque demeure tout de même ensoleillé malgré le thème principal abordé. Après des collaborations avec Basement Jaxx, Kaskade et Martin Solveig, Dragonette est prêt à demeurer en tête de la scène pop dansante canadienne avec encore une fois un disque très efficace, parfait pour les planchers de danse. (novembre 2016)

Universal

½

   

 Élixir de Gumbo – Le beau piège

Élixir de Gumbo – Le beau piège

Le groupe abitibien Élixir de Gumbo a remporté les Francouvertes 2015 et nous arrive maintenant avec un nouvel album, quatre ans après Hamérricana. L’auteur-compositeur et réalisateur Dylan Perron et sa bande proposent un disque de 16 titres en deux temps. D’abord, on retrouve des pièces douces de folk orchestral avec de très beaux arrangements d’un trio de cordes. Puis, le groupe revient au style qui l’a fait connaître, soit un son bluegrass festif. À travers les chansons originales, on peut entendre une reprise énergique du classique de Gilles Vigneault, « J’ai planté un chêne ». C’est un disque de 60 minutes quelque peu déstabilisant que proposent Élixir de Gumbo avec Le beau piège. Il aurait peut-être été préférable d’en faire deux albums distincts plus uniformes. (novembre 2016)

117 / SIX

 

 Piers Faccini – I Dreamed an Island

Piers Faccini I Dreamed an Island

Le Britannique Piers Faccini est de retour avec un sixième album folk, mais plus métissé que jamais d’influences de différentes musiques du monde. Ses racines françaises et italiennes y sont certainement pour quelque chose, mais il va beaucoup plus loin faisant un tour complet de la Méditerranée jusqu’au Moyen-Orient. Ces influences viennent probablement de cette île à laquelle il a rêvé, en quelque sorte un nouveau pays qui englobe plusieurs cultures. L’artiste traite de tolérance, de terrorisme et de Donald Trump (très d’actualité). Évidemment, les fans de Faccini ne seront pas tant déboussolés, mais ils en découvriront un peu plus sur lui. (novembre 2016)

Beating Drum / Six Degrees / SIX

   

Jonny Fritz – Sweet Creep

Jonny Fritz Sweet Creep

Jonny Fritz (aussi connu sous le nom de Jonny Corndawg) est un gars qui propose un mélange bizarre de country et de rock, comme s’il n’assumait pas complètement son attirance pour le country. En plus, il ne peut s’empêcher d’intégrer une touche d’humour à ses chansons. Sur son quatrième album, le deuxième sous son propre nom, il tente d’emprunter un nouveau sentier avec des instruments de piètre qualité : échantillonnages de percussions, guitares bon marché et synthétiseurs d’une autre époque. On devine aisément que le disque de 11 titres (et seulement 30 minutes) n’a pas été enregistré en studio et ça se confirme lorsqu’il affirme l’avoir fait dans une cour arrière. Malgré les défauts apparents, il faut avouer que Fritz réussit à présenter une créativité suffisamment intéressante pour réussir à nous captiver. Sweet Creep finit par en devenir sympathique et on ne peut le comparer à rien d’autre. Il faut assurément aimer le genre, mais c’est un album intrigant. (novembre 2016)

ATO

 

 André Gagnon – Les voix intérieures

André GagnonLes voix intérieures

Six ans après Les chemins ombragés, le pianiste québécois revient avec Les voix intérieures composé de 10 pièces intimistes et méditatives. André Gagnon nous procure à nouveau des pièces automnales et tristounettes, une musique d’ambiance passablement grise qui ne risque pas de vous remonter le moral si vous vous sentez déprimés. Aux neuf pièces originales s’ajoute « Aria », une reprise d’un morceau paru en 1986 sur l’album Comme dans un film, avec le violoncelliste Guy Fouquet, la mezzo Catherine Robbin et le claviériste Scott Price. L’album s’ouvre avec « Perdue et retrouvée » qui devait figurer sur son disque précédent mais qui a été égarée. Quant à « Compassion », elle a été composée à l’invitation de son producteur au Japon suite au tsunami qui a frappé son pays en 2011. Elle rend hommage aux habitants de ce pays où le pianiste a toujours de nombreux admirateurs. Avec Les voix intérieures, les fans d’André Gagnon n’auront aucune surprise en redécouvrant les mêmes mélodies introspectives qui ont fait partie de la majorité de son œuvre, surtout depuis une trentaine d’années. Gagnon en est à plus de 50 albums en carrière, et ce n’est pas celui-ci qui lui permettra de se démarquer. (novembre 2016)

Audiogram

 

 Claude Gauthier – D’amour et de tendresse

Claude Gauthier – D’amour et de tendresse

Le chansonnier québécois présente son 17e album en carrière avec D’amour et de tendresse. À 77 ans, Claude Gauthier se consacre désormais à l’écriture, par simple plaisir. Sur ce nouveau disque, il présente des chansons intimistes où la poésie demeure au cœur de l’œuvre. Il a invité Daniel Lavoie à se joindre à lui pour la composition de « Les mamans ». Il nous offre aussi son interprétation de « Marie-Noël » qu’il a écrite pour Robert Charlebois qui en a fait le succès que l’on connaît. Gauthier assure lui-même la direction artistique de l’album, mais il s’est tout de même entouré de précieux collaborateurs comme Michel Robidoux aux arrangements musicaux, guitares, claviers et à la basse, ainsi que Mélanie Caron au piano et à l’accordéon. Ses fans de longue date devraient encore une fois apprécier les 12 chansons que Claude Gauthier a à nous offrir. (novembre 2016)

Musicor

 

 Norah Jones – Day Breaks

Norah Jones Day Breaks

Après un album en duo avec Billie Joe Armstrong en 2013 pour rendre hommage aux Everly Brothers (Foreverly), la chanteuse jazz est de retour en solo avec son sixième album. Sur Day Breaks, Norah Jones laisse tomber la musique ambiante de Little Broken Hearts (2012) pour revenir à un son jazz pop plus simple au piano, plus près du son de ses débuts sur le désormais classique Come Away With Me. Elle propose surtout des chansons originales, mais aussi trois reprises minutieusement choisies, pour former un tout uniforme et complet. Parmi ses réinterprétations, notons sa remarquable version bluesy de « Don’t Be Denied » de Neil Young. Les autres reprises sont de Horace Silver (« Peace ») et Duke Ellington (« Fleurette africaine (African Flower) »). De telles pièces apportent leur soutien de belle façon à ses chansons originales, puisqu’elles semblent toutes lui coller à la peau. Day Breaks présente une grande profondeur et démontre tout le talent de l’artiste. Il s’agit donc d’un très beau disque, un bijou pour ses fans! (novembre 2016)

Vidéoclip : « Carry On »

Blue Note / Universal

½

   

 Kings of Leon – WALLS

Kings of Leon WALLS

Pour leur septième album, Kings of Leon sont débarqués à Los Angeles pour travailler avec le réalisateur Markus Dravs (Florence + The Machine, Arcade Fire, Mumford & Sons). Il en résulte une production de premier plan où chaque instrument est parfaitement mis en valeur, incluant le chanteur Caleb Followill. Cette envergure contraste grandement avec le son garage de leurs débuts, mais va très bien dans le sens que le groupe s’oriente depuis quelques années. Déjà sur mesure pour les arénas, le groupe possède maintenant un enchaînement de succès radios potentiels avec une bonne musique pop rock débordante d’énergie. WALLS nous tient en haleine jusqu’à la fin, son principal défaut étant d’être trop court avec seulement 10 titres. Voici donc un très bon disque pour Kings of Leon. (novembre 2016)

Vidéoclips : « Waste a Moment » - « WALLS »

RCA / Sony

½

   

 Korn – The Serenity of Suffering

Korn The Serenity of Suffering

Avec son 12e album en carrière, le groupe de nu metal effectue un retour aux sources avec un son métal plus brut, digne de ses premiers enregistrements, jusqu’à Issues et Untouchables au tournant du nouveau millénaire. Dès les premières pièces de l’album, les fans de la première heure seront ravis avec des riffs de guitare particulièrement agressifs, une voix qui alterne entre le guttural et le mélodique, et une section rythmique à en bouleverser ses voisins. En fait, Korn exécute ce qu’il fait de mieux, sans se mettre de pression ni tenter de tout réinventer. Le groupe possède un son unique, donc pourquoi ne pas l’exploiter à fond. Les plus critiques diront que le groupe regarde plus vers l’arrière que vers l’avant, mais après tout, ce sont là leurs années les plus créatives alors qu’ils ont su prendre l’avant-scène d’une industrie métal en pleine révolution. Ceux qui regrettaient ces années fastes pourront enfin redécouvrir ce qui les avait allumés au premier abord. En plus, Jonathan Davis chante mieux que jamais et le groupe semble à nouveau soudé. (novembre 2016)

Vidéoclips : « Rotting in Vain » - « Take Me »

Roadrunner / Warner

½