Après nous avoir présenté un album exceptionnel en 2004 avec
Funeral, le groupe montréalais Arcade Fire doit tenter de
progresser avec tout un défi sur les bras, celui de nous offrir à
nouveau un disque d’une telle qualité.
Neon Biblenous amenait totalement ailleurs avec un album
sombre, souvent difficile d’accès. Pour son 3e opus, le groupe
revient à une mélancolie toute « banlieusarde », avec des mélodies
simples, mais tellement efficaces. À l’écoute de la chanson-titre,
on peut entendre une influence évidente des années 1960. La pop des
années 1970 nous vient aussi en tête en plusieurs occasions avec un
David Bowie qui ne se
cache jamais bien loin derrière les influences du groupe. Pas
surprenant que Bowie soit leur fan numéro un. Un peu moins théâtral
que les disques précédents, The Suburbs présente moins de
grandes envolées orchestrales pour se concentrer sur des
enregistrements plus sobres, centrés sur les guitares et les
mélodies. Malgré la grande mélancolie qui meuble l’album de 64
minutes, l’ensemble demeure lumineux, beaucoup moins sombre que
Neon Bible. En ce sens, on peut le comparer un peu
plus facilement avec leur chef-d’œuvre de 2004. Par contre, les 16
pièces ne sont pas toutes du même calibre et on aurait pu en
retrancher quelques-unes pour donner encore plus de puissance au
disque. On y retrouve tout de même un bon nombre de petits bijoux
comme « Ready to Start », « Suburban War », « Sprawl II (Mountains
Beyond Mountains) », magnifiquement interprétée par Régine
Chassagne, et bien sûr la chanson-titre en ouverture avec une
reprise en conclusion. Le groupe explore aussi quelques styles qu’on
ne lui connaissait pas vraiment jusque là : le rock ‘n’ roll (« Month
of May ») et le folk (« Wasted Hours »). Ce 3e enregistrement
d’Arcade Fire constitue encore une fois une très belle réussite et
il figurera assurément parmi les meilleurs de l’année, surtout après
plusieurs écoutes additionnelles.
Big Boi -
Sir Lucious Left Foot… The Son of Chico
Dusty
Il aura fallu quelques années à ce membre d’Outkast pour
produire son véritable premier album. Un changement d’étiquette et
de nombreuses fuites ont en effet retardé tout le processus. Mais le
voici enfin ce disque tant attendu des amateurs de rap. Sir
Lucious Left Foot… nous présente un rap extrêmement créatif avec
des pièces courtes d’une grande efficacité. Il est très varié et
particulièrement riche musicalement avec un bon mélange de hip hop
et de R&B. « Turns Me On » nous séduit rapidement avant les
excellents succès « Follow Us » et « Shutterbugg ». Le rythme unique
de « Tangerine » en fait également l’une de nos favorites, et elle
possède tout ce qu’il faut pour devenir un grand succès. Big Boi
nous présente un album intelligent et divertissant à la fois,
probablement le meilleur disque rap de l’année jusqu’à maintenant.
N’hésitez pas une seconde!
Après le succès de
Ta-Dah grâce à « I Don’t Feel Like Dancing », on ne savait
pas trop à quoi s’attendre d’un nouvel album par le groupe de New
York. Surtout que les Scissor Sisters avaient presque complété un
album avant de tout jeter à la poubelle et de repartir à zéro avec
le réalisateur Stuart Price (Madonna,
Pet Shop Boys). Le groupe laisse tomber le piano qu’on
pouvait entendre sur le précédent disque et revient à un son qui
nous rappelle leur excellent premier album. Il contient en effet un
superbe mélange de rock et de dance music des années 1980, avec
toujours une touche de disco à gauche et à droite. On ne retrouve
pas de succès instantanés comme « I Don’t Feel Like Dancing », mais
c’est la cohérence de l’ensemble qui attire notre attention et nous
séduit. Pourtant, presque chaque pièce du disque possède un
potentiel commercial avec des rythmes entraînants et des mélodies
inoubliables. Encore une fois, les Scissor Sisters visent juste et
nous présentent un album de très grande qualité.
Le 10e album solo de la légende du métal Ozzy Osbourne devait
s’intituler Soul Sucka, mais le désaccord des fans fait en sorte
que c’est plutôt Scream qui nous est offert. On ne s’attend
jamais à un chef-d’œuvre lorsqu’on apprend la sortie d’un nouvel album
d’Ozzy et ce n’est certainement pas encore le cas ici. Par contre, on le
retrouve dans une forme superbe comme si le « prince des ténèbres »
avait encore la quarantaine plutôt que ses 61 ans bien sonnés. On peut
entendre un nouveau guitariste en Gus G., un guitariste grec de
power metal. Dès la pièce d’ouverture, « Let It Die », on se dit que son
jeu à la 6 cordes est intéressant. Par contre, il se cache rapidement
dans le style de Zakk Wylde et Randy Rhoads, les
guitaristes qui ont donné de la personnalité aux albums solo d’Ozzy,
pour laisser toute la place au chanteur. « Let Me Hear You Scream », le
premier extrait, est un hymne instantané clairement composé pour
démarrer les concerts en puissance en faisant participer la foule.
Quelques autres titres méritent notre attention comme « Diggin’ Me
Down » et la ballade « Time ». Par contre, peu d’autres éléments sont
dignes d’intérêt alors qu’on ne peut s’empêcher de penser à ses
meilleurs albums en solo ou avec
Black Sabbath. On se dit donc qu’on est aussi bien de ressortir
ces classiques plutôt que d’écouter Scream. L’album de 11 pièces
a entièrement été co-écrit par Ozzy et le réalisateur Kevin Churko.
La réalisation n’est d’ailleurs pas suffisamment colossale pour rendre
les compositions plus intéressantes.
Kylie a souvent partagé les critiques et c’est encore le cas avec
son 11e disque, Aphrodite, pour lequel on peut entendre et
lire le meilleur comme le pire. Pourtant, si son précédent album,
X, s’avérait passablement décousu malgré de bons moments,
Kylie resserre grandement la cohésion de l’ensemble sur Aphrodite.
Évidemment, elle demeure dans la pop légère qui l’a rendue célèbre,
mais elle est quand même l’une des rares chanteuses pop à pouvoir
produire des albums d’une telle qualité. Plusieurs titres possèdent
le potentiel de brûler les planchers de danse, surtout en Europe,
même si rien ne peut égaler ses méga-succès du début de la dernière
décennie. Pour réaliser ce pas en avant, Kylie s’entoure ici du
réalisateur Stuart Price (Madonna,
Pet Shop Boys) et des auteurs Jake Shears (Scissor
Sisters) et Calvin Harris. Le résultat est surprenant,
mais totalement satisfaisant. Kylie réussit à nous présenter à la
fois des pièces pop grandement efficaces et un album cohésif, ce qui
fait probablement d’Aphrodite l’un de ses meilleurs en
carrière.
Miley Cyrus est d’abord devenue une vedette dans la série de Disney,
Hannah Montana. Elle est aussi la fille du chanteur country Billy
Ray Cyrus. Maintenant âgée de 17 ans, l’adolescente nous propose
déjà son 2e album. Can’t Be Tamed marque un renouveau pour Miley
qui tente désespérément de se dissocier de son image de jeune fille
innocente. C’est donc sexy et plus femme que jamais qu’elle nous arrive,
avec un son qui se veut également plus adulte. La musique demeure pop,
mais un peu plus sombre, et elle s’aventure quelque peu dans des
territoires rock. Elle reprend même efficacement le classique de
Poison de 1988, la ballade « Every Rose Has Its Thorn ».
Malheureusement, ce côté un peu plus sombre enlève du plaisir à l’écoute
de l’album. Ce sont des chansons pop efficaces, mais il semble qu’à trop
essayer de changer de style, elle y perd toute sa joie de vivre. Les
succès potentiels demeurent nombreux et il y a suffisamment de matériel
accessible pour conserver une bonne partie de ses jeunes fans féminins.
Elle possède également une voix solide et toutes les qualités
nécessaires pour attirer l’attention du public de Ke$ha,
Britney ou Katy Perry. Lorsqu’elle aura vraiment atteint
cette maturité tant désirée, elle pourra donc aspirer aux grands
honneurs.
Voici le 6e album du groupe métal californien Deftones, un groupe qui
existe depuis plus de 20 ans. Rien de leur part n’avait véritablement
réussi à attirer mon attention depuis l’excellent
White Ponyparu il y a 10 ans. Les attentes s’avéraient donc
plutôt grandes envers Diamond Eyes. Il aura fallu attendre 4
longues années depuis leur dernier disque, mais il faut dire que la
malchance a frappé le groupe au cours de cette période. D’abord, le
bassiste Chi Cheng a subi des blessures sévères lors d’un
accident de voiture en novembre 2008, ce qui a forcé le groupe à prendre
une pause, avant de poursuivre la tournée avec le bassiste de
Quicksand, Sergio Vega. Ils ont même enregistré un album
presque complet avec lui avant de le détruire. Sur Diamond Eyes,
Deftones explore un peu plus les ambiances atmosphériques, même s’il ne
laisse évidemment pas de côté bien longtemps son agressivité et son côté
sombre. Les moments plus lumineux ou profonds viennent balancer
l’agressivité brute caractéristique du groupe depuis le début de sa
carrière. C’est donc un album mature qui amène Deftones ailleurs, dans
un territoire inexploré jusque là. Même si peu de titres ressortent du
lot, l’ensemble est grandement satisfaisant et il plaira aux amateurs
d’une musique métal intelligente.
Brothers est déjà le 6e album du duo minimaliste The Black
Keys, qui existe pourtant depuis moins de 10 ans. Après leur album
le plus faible avec
Attack & Release en 2008 (possiblement leur seul moment de
faiblesse à ce jour), voilà que le duo revient au sommet de son art.
Les Black Keys laissent quelque peu de côté leurs tendances
psychédéliques pour se concentrer sur les influences blues qui ont
fait leur marque de commerce dès le début de leur carrière. On ne
peut quand même pas parler de retour aux sources puisqu’ils font un
autre pas en avant. Cette fois-ci, ils vont dans une direction un
peu plus accessible et nous présentent enfin un véritable succès en
« Tighten Up », grandement aidé par une publicité. En plus de
plusieurs titres influencés des années 1960 comme « Unknown Brother »,
le duo reprend la pièce de Jerry Butler « Never Gonna Give
You Up ». Sur Brothers, les Black Keys réussissent un
véritable tour de force en fusionnant parfaitement des influences du
passé à une musique moderne d’une grande originalité. Il ne reste
qu’à applaudir…
En 2010, Mark Oliver Everett continue son parcours artistique
comme un autiste, oubliant les règles obscures d'une industrie
musicale en pleine déroute. Désinvolte et surtout refermé sur sa vie
et ses travers, E sort en à peine plus d'un an une trilogie composée
de Hombre Lobo, End Times avant de se conclure sur
Tomorrow Morning. Certains auraient pu souligner la déroute
marketing d'une telle entreprise en 2010. Mais Everett en aurait
déjà eu quelque chose à foutre? Rien n'est moins sûr. Everett avait
composé les deux premiers en pleine période noire, disséminant
quelques titres garages déchirants et ballades poignantes sur
Hombre Lobo. End Times était moins reluisant, plus convenu, son
inspiration semblait perdre son souffle. Plus ouvert, plus radieux
et certainement mieux dans son esprit, E tente un virage optimiste
sur cet acte ultime de la trilogie. L'ambiance est différente sur
Tomorrow Morning, l'air y est plus respirable. Côté musique, le
disque amène une nouvelle dimension. Loin de la brutalité de
certains morceaux de Hombre Lobo, ici le souffle légèrement
électro plane en quasi permanence pour soutenir les habituelles
mélodies légèrement déchirantes de Eels. Mais Everett ne se limite
pas sur ce disque. Touchant de près ou de loin au funk, au gospel,
au hip hop, au folk et à la pop, il conclut cette trilogie avec un
melting pot de styles donnant accès à une nouvelle palanquée de
belles mélodies. Et même si Tomorrow Morning ne figure pas
parmi les plus grandes réussites d'un Everett déjà respectable, il
gagne en profondeur et en beauté au fil des écoutes et sans jamais
s'épuiser malgré son tracklisting long comme le bras.
Le groupe rock de la Nouvelle-Écosse est de retour avec un 4e album.
Plutôt sombre sur ses disques précédents, Wintersleep laissait présager
un tournant un peu plus léger sur New Inheritors. C’est vrai en
quelques occasions grâce à un rock un peu plus accessible, un peu moins
torturé, qui n’est pas sans nous rappeler les Tragically Hip. Par
contre, l’ensemble peut être quelque peu déstabilisant avec un mélange
parfois bizarre de pièces pop rythmées et de morceaux plus expérimentaux
qui peuvent s’étirer en longueur. Leurs fans retrouveront en certaines
occasions le son qui leur plaisait, mais ils risquent de ne pas trop
comprendre la direction que tente de prendre leur groupe préféré.
L’ajout de sections de cordes et de cuivres apporte une certaine
richesse musicale à l’album, mais il vient créer une dissonance avec le
style plutôt brut du groupe. Si « Black Camera » est un succès
incontournable, peu d’autres pièces attirent vraiment notre attention.
Lorsque l’album se conclut, on ne peut faire autrement que de rester
pensif devant New Inheritors, un disque difficile à analyser qui
devrait tout de même obtenir un certain succès.
Infected Mushroom est un duo israélien établi à Los Angeles qui nous
présente une musique techno trance underground depuis déjà de nombreuses
années. The Legend of the Black Shawarma constitue en effet leur 7e album. Plus que
jamais, le duo revient à ses influences rock et métal alors que l’on
peut entendre Jonathan Davis (Korn) sur « Smashing the
Opponent » et Perry Farrell (Jane’s Addiction, Porno
For Pyros) sur « Killing Time ». Il faut dire que leurs influences
rock ont toujours eu une place de choix dans leur musique techno, les
amenant régulièrement dans le terrain de jeu de la musique industrielle.
« Can’t Stop » présente d’ailleurs ce style énergique à souhait avec des
guitares bien présentes et des voix retravaillées électroniquement à la
Ministry. Le long album de 78 minutes se conclut avec un remix de
« Riders on the Storm », un classique de The Doors. Pour ceux qui aiment la
musique électronique underground originale, Infected Mushroom mérite
qu’on y porte une attention particulière. Les fans de musique
industrielle devraient également tendre l’oreille vers ce duo unique.
Off With Their Heads est un groupe punk rock américain qui en est à son
2e album, le premier chez Epitaph, Brett Gurewitz les ayant
signés parce qu’il les adorait. Ils présentent un son punk brut inspiré
de Bad Religion et d’autres punk rockers du genre. In
Desolation inclut 12 titres totalisant moins de 34 minutes.
Plusieurs pièces présentent une énergie hors du commun, dignes des plus
grands groupes punks (« Drive », « Their Own Medicine », « All I Can
Do »). D’autres moments un peu plus lents peuvent nous rappeler les Ramones des années 1980 (« I Just
Want You To Know »). L’ensemble s’écoute très bien et il plaira
assurément aux nostalgiques du punk des années 1980, soit avant que le
punk devienne pop.
Hombre est un groupe dirigé par Tomas Jensen qui nous propose une
musique aux influences diverses allant du drum ‘n’ bass au reggae punk
en passant par des sonorités électroniques. Le résultat est un rock
latin chaud et énergique, chanté en espagnol et en portugais. Ce premier
album a été réalisé par Jensen et Éric Rathé (Psychocaravane,
The Blue Seeds), avec la collaboration du conseiller musical
Éric West (Bïa, Marie Jo Thério, Thomas Hellman)
et de Ryan Morey (Karkwa, Patrick Watson,
Ghislain Poirier, Lhasa). Jensen réussit à créer un univers
musical unique, à la fois festif et critique. L’énergie débordante de
Hombre est contagieuse et parions que vous ne pourrez plus en décrocher…
We Are The In Crowd est
un tout jeune groupe qui n’existe que depuis 2009. Ils nous offrent un
premier mini-album, question de faire patienter leurs déjà nombreux fans
qui ont eu la chance de les découvrir sur MTV grâce à leur succès « For
the Win ». Le groupe nous offre un son pop punk énergique et d’une
grande efficacité alternant entre voix féminine et masculine. Les 7
pièces incluses ici pour un total de 22 minutes nous mettent
définitivement l’eau à la bouche en attendant un album complet de leur
part. À découvrir!
The Guilty Brothers
Experience est un groupe de Bruxelles en Belgique qui nous offre son
tout premier album complet. Le groupe nous propose une musique rock,
parfois assez lourde, avec de nombreux moments d’expérimentation et
quelques sons d’influence orientale. Difficile à décrire, leur musique
peut être comparée à un mélange entre Led Zeppelin, Pink Floyd, Radiohead,
The Mars Volta et Queens Of The Stone Age. C’est un rock
intelligent qu’il faut écouter attentivement pour pouvoir véritablement
apprécier. Avec ses 12 pièces totalisant 58 minutes, TGBE! est un
premier album particulièrement réussi.
½
David Murray
and The Gwo Ka Masters - The Devil Tried To
Kill Me (2009)
Le saxophoniste jazz
David Murray s’associe à nouveau aux Gwo Ka Masters, après les critiques
dithyrambiques reçues pour l’album
Gwotet en 2004. Leurs percussions africaines se marient
parfaitement à la musique de Murray. The Devil Tried To Kill Me
représente également le 3e album de Murray plongeant dans la culture de
l’île de la Guadeloupe, une aventure démarrée en 1996. Pour compléter le
tableau, deux artistes de renom viennent prêter leurs voix à certaines
pièces de l’album : Taj Mahal et Sista Kee. L’album
contient six morceaux et on retrouve en boni une version radio des
pièces « Africa » et « Southern Skies ». Le son de l’album est souvent
funky, avec une chaleur et un rythme uniques aux Caraïbes. C’est un
disque intéressant pour tout amateur de jazz, sans toutefois avoir le
potentiel de passer à l’histoire.
Même si
Hard Candyétait loin d’être un album de première qualité pour
Madonna, elle se devait de partir pour une autre tournée monstrueuse.
Après tout, il s’agit de son gagne-pain! Warner a mis sur le marché un
combo CD/DVD tiré de cette autre tournée à succès de la madone. En fait,
c’est probablement le DVD qui fait tout le travail, mais comme je ne
l’ai pas reçu, c’est du CD qu’il sera question aujourd’hui. Le CD
présente malheureusement la moitié moins de titres que le DVD. En plus,
ce sont surtout des medleys que l’on peut y entendre, plutôt que les
chansons à succès de la reine de la pop. On retrouve quand même de
nouvelles versions de quelques-uns de ses succès, comme « Vogue »,
« Music », « La Isla Bonita » et « Like a Prayer ». « Give It 2 Me » et
« She’s Not Me » sont parmi les rares moments intéressants de ce CD
enregistré en concert à Buenos Aires en 2008.
Voici la compilation
ultime essentielle à tout amateur du chanteur français Nicolas Peyrac,
ou à tout amateur de chanson française en général. Platinum
Collection 3CD contient rien de moins que 56 titres enregistrés
entre 1975 et 2008. Malheureusement, une collection aussi vaste contient
beaucoup de matériel moins intéressant. Aussi, on ne retrouve aucun
ordre chronologique sur les 3 disques qui présentent toutes ces pièces
dans le chaos le plus total. Finalement, le livret pourrait contenir
beaucoup plus d’informations et n’est pas digne d’un tel coffret.
The Kinks
- You Really Got Me: The Story of The
Kinks
Même s’ils se sont toujours retrouvés dans l’ombre des Beatles, des Rolling Stones et des
Who, les Kinks faisaient assurément partie des groupes les plus
influents de l’ère moderne. Ils ont influencé autant le britpop et
le new wave que le punk rock et même le métal. Ce documentaire de 88
minutes présente un portrait complet du groupe anglais à travers de
nombreux extraits musicaux en concert, à la télé ou en vidéoclip.
Plusieurs de ces extraits offrent la pièce complète, même si dans
certaines occasions on retrouve de la narration la couvrant en
partie. Le montage est d’ailleurs l’un des points faibles de ce DVD
alors que l’on peut entendre seulement le début d’un morceau ou
encore que la narration reflète plus ou moins bien ce qu’on entend à
l’arrière. Par contre, malgré ces détails parfois agaçants,
l’ensemble réussit à bien dépeindre la carrière des Kinks que l’on
peut diviser en 4 vagues, jusqu’à leur arrêt en 1996, même si le
groupe ne s’est jamais officiellement dissout.
Le célèbre bassiste du groupe punk rock britannique Sex Pistols est décédé dans
la controverse d’une surdose d’héroïne, quelques heures seulement
après avoir été libéré de prison sous caution. Il avait en effet été
accusé du meurtre de sa petite amie, Nancy Spungen. L’abus
d’héroïne qu’il aura fait cette journée-là, alors que son corps en
était complètement nettoyé depuis un certain temps, aura causé sa
perte. Ce sont ces dernières 24 heures qui nous sont analysées ici
dans les moindres détails, avec une dramatisation des événements.
Par contre, la où ce DVD prend tout son sens, c’est qu’il apporte un
élément nouveau qui n’avait pas été dévoilé depuis ce fameux soir de
février 1979. Cet élément vient jeter la lumière sur les 2 dernières
heures de sa vie, jusque là plutôt nébuleuses. Bien documenté et
appuyé par des témoignages de ses amis présents lors de cette
dernière soirée, ce film de 52 minutes apporte énormément
d’informations intéressantes sur le personnage et les pensées qui
l’ont animé tout au long de ses dernières heures. C’est un
incontournable pour tout amateur de punk rock et des
Sex Pistols.