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JUILLET 2016

 

Chronique principale :  Red Hot Chili Peppers    Découverte du mois :  Kaleo

 

15-21 juillet :

Mansfield TYA - Metronomy - Needtobreathe

 

Spécial Fête de la France :

Amir - Gojira - Christophe Maé - Vianney - Air

Chroniques précédentes :  Clarika - Katerine - L.E.J. - Renaud

En bref :  Bertrand Chamayou - RAphaële Lannadère - David Guetta

 

8-14 juillet :

Ana Alcaide - BadBadNotGood - Alison Balsom & Tom Poster -

Reuben Hollebon - Mitski - Moulettes

 

1-7 juillet :

Thomas Cohen - Dexys - gARBAGE - Radiohead - Liz Stringer - Guylaine Tanguay -

tEGAN AND sARA - aLLEN tOUSSAINT - Amélie Veille - The Virginmarys -

John Wilson - Neil Young - Mike Doughty

 

Spécial Fête du Canada :

Brandi Disterheft - Jadea Kelly - Janie Renée - The Tragically Hip - Barenaked Ladies

Chroniques précédentes :  Megan Bonnell - Jim Bryson - Basia Bulat - Drake - Ron Hawkins - Lights -

Tim Moxam - Meghan Patrick - Radio Radio - HEather Rankin - Royal Tusk - Andy Shauf -

The Small Glories - The Strumbellas - White Lung - Royal Wood - Yes We Mystic

 

Chroniques à venir le mois prochain :

Heart - Blink 182 - Billy Talent - Steven Tyler - JEff Beck - Chantal Kreviazuk

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CHRONIQUE PRINCIPALE :

 

 Red Hot Chili Peppers – The Getaway

Red Hot Chili PeppersThe Getaway

Pour leur 11e album, les Red Hot Chili Peppers ont décidé pour la première fois depuis longtemps de ne pas travailler avec le réalisateur Rick Rubin. C’est plutôt Brian Burton (alias Danger Mouse) qui en prend la responsabilité. Le groupe gagne en maturité et propose un album tout en nuances avec des influences soul et funk des années 1970. Plusieurs pièces offrent une certaine douceur très agréable à l’oreille et l’ensemble suit une très belle ligne directrice. De subtiles influences disco (chanson-titre) ou électro (« Go Robot ») prouvent leur grande polyvalence et des capacités créatrices toujours bien présentes. On peut aussi entendre des influences des Beatles (« The Longest Wave », « Feasting on the Flowers »). Même si on reconnaît le style des Red Hot Chili Peppers, ils réussissent juste assez à nous surprendre. À noter une collaboration de taille avec Elton John qui joue du piano dans « Sick Love ». Avec The Getaway, les Red Hot Chili Peppers reprennent leur place de choix parmi les plus grands groupes au monde.

Vidéoclip : « Dark Necessities »

Warner

½

   

       

 

 

 

 

DÉCOUVERTE DU MOIS :

 

 Kaleo – A/B

Kaleo A/B

Kaleo est un groupe islandais qui s’est formé il y a quatre ans. Sur ce premier album, ils proposent un son indie rock avec des influences blues et folk. Dès la pièce d’ouverture, « No Good » (entendue dans la promotion de la série Vinyl sur HBO), on pense au son blues garage des Black Keys. Mais le groupe ralentit ensuite le rythme pour l’excellente « Way Down We Go ». L’album réalisé par Jacquire King (Kings of Leon, City and Colour) présente cet agréable mélange de ballades parfois plus folk et de riffs énergiques tout au long des 10 pièces totalisant 42 minutes. C’est un excellent premier disque que nous offre le quatuor, un disque grandement accrocheur et suffisamment varié pour conserver notre intérêt jusqu’à la fin.

Vidéoclips : « All the Pretty Girls » - « No Good » - « Way Down We Go »

Elektra / Atlantic / Warner

½

   

 

15-21 juillet :

 

 Mansfield TYA – Corpo Inferno

Mansfield TYACorpo Inferno

Mansfield TYA est un duo français qui présente une musique unique. Julia Lanoë et Carla Pallone proposent un savant mélange de chanson française moderne, de musique pop, de musique baroque et d’éléments électroniques. Elles offrent donc une musique contemporaine qui brille par son originalité. Corpo Inferno est un album sophistiqué aux rythmes contagieux qui ne laissera aucun auditeur indifférent. À noter la participation de Shannon Wright pour la bouleversante « Loup noir ».

Vicious Circle / SIX

½

 Metronomy – Summer 08

Metronomy Summer 08

Deux ans après Love Letters, Joe Mount et sa bande sont de retour avec Summer 08. Comme le veut son titre, l’album fait un retour sur l’été 2008, soit tout de suite après la sortie de l’album Nights Out. Il s’agit d’un album joyeux avec de nombreux rythmes disco et funk. L’ensemble s’écoute à merveille alors que Mount réussit à demeurer toujours aussi créatif. À noter la présence de Robyn sur la pièce « Hang With Out to Dry », un ajout plus qu’intéressant à ce très bel album du groupe anglais.

Vidéoclips : « Old Skool » - « Night Owl »

Because / Warner

½

   

 Needtobreathe – Hard Love

Needtobreathe Hard Love

Avec leur sixième album, Needtobreathe s’attaquent de plein fouet à la musique commerciale avec des chansons faites sur mesure pour les radios populaires. Plus que jamais ils nous font penser à Kings of Leon et OneRepublic avec des mélodies pop totalement inoubliables. Même la voix de Bear Rinehart se compare parfaitement à celle de Caleb Followill de Kings of Leon. Cela dit, Needtobreathe réussissent tout de même à conserver leur propre personnalité, question de ne pas perdre leurs fans fidèles. Hard Love leur permettra seulement de rejoindre un auditoire plus vaste et possiblement de conquérir les radios. Il s’agit de leur album le plus accessible à ce jour, mais il présente aussi plusieurs chansons de grande qualité pour un disque très efficace en bout de ligne.

Vidéoclip : « Happiness »

Atlantic / Warner

½

   

 

Spécial FÊTE DE LA FRANCE :

 

 Amir – Au cœur de moi

AmirAu cœur de moi

Après un album en hébreu et une participation au Concours Eurovision, le Franco-Israélien lance son premier disque en français. Le CD de 12 titres inclut bon nombre de succès pop instantanés à commencer par les premiers simples « J’ai cherché » et « On dirait ». Des mélodies accrocheuses et des rythmes entraînants rendent Amir Haddad sur mesure pour envahir les radios à travers la francophonie. Ce n’est que lorsqu’il ralentit le rythme pour tomber dans la ballade à textes qu’Amir perd de l’intérêt (« À ta manière »). Heureusement, l’ensemble demeure à la hauteur pour un album pop de qualité.

Vidéoclip : « J’ai cherché »

Sash / Warner

   

 Gojira – Magma

Gojira Magma

Le groupe métal français présente son sixième album en 20 ans de carrière. Ils laissent finalement tomber le death metal pour plutôt se concentrer sur un métal plus mélodique avec des chansons courtes et accessibles. Ils se rapprochent en fait du métal alternatif en de nombreuses occasions, malgré quelques moments toujours aussi extrêmes comme dans la 3e piste par exemple, « The Cell ». Un album plus simple pour Gojira conserve tout de même son lot de complexités et de pièces progressives. Certains journalistes parlent de Magma comme du Black Album de Metallica. La comparaison est facile et assez juste, mais n’a rien de honteux, puisqu’il s’agit peut-être de l’album qui leur permettra enfin de rejoindre un auditoire plus large, hors des inconditionnels de métal. Un très bon disque!

Vidéoclips : « Stranded » - « Silvera » - « Low Lands »

Roadrunner / Warner

½

     

 Christophe Maé – L’attrape-Rêves

Christophe MaéL’attrape-Rêves

Le chanteur français revient avec son quatrième album, après l’excellent Je veux du bonheur paru en 2013. Il propose à nouveau une très bonne musique pop française, mais il y intègre encore plus d’influences avec des éléments de rock, de R&B, et même de hip hop. Dès les premières pièces (la chanson-titre, « La Parisienne » et « Californie »), Christophe Maé nous captive avec ses mélodies accrocheuses et totalement inoubliables. Il ne reste ensuite qu’à déguster la suite alors que l’album ne contient que 10 titres totalisant 41 minutes. Il s’agit encore une fois d’un très bon disque, qui ravira ses fans en plus de lui permettre de conquérir un nouvel auditoire, avide de musique pop de qualité.

Warner

½

   

 Vianney – Idées blanches (2 CD)

VianneyIdées blanches (2 CD)

Grâce à ce premier album paru à l’automne 2014, le jeune auteur-compositeur et interprète français s’est vu couronner Artiste masculin de l’année au dernier gala des Victoires de la musique. Enfin disponible au Québec, Idées blanches nous est présenté avec un disque en boni contenant des versions acoustiques. Influencé par la chanson française de Brassens et Le Forestier, Vianney Bureau propose une pop française contemporaine aux mélodies incomparables. Il évoque une certaine parenté avec Jean-Jacques Goldman et Gérald de Palmas, mais il se démarque rapidement avec un phrasé qui lui est unique et une voix remarquable entre toutes. À ses excellentes compositions s’ajoutent quelques reprises : « Lean On » de Major Lazer, « Man Down » de Rihanna et « Dis, quand reviendras-tu? » de Barbara. On peut aussi entendre deux remix pour « Veronica » et « Les gens sont méchants ». Voici un très bel album par un artiste incomparable de la nouvelle scène pop française.

Vidéoclip : « On est bien comme ça »

Tôt ou Tard / SIX

½

 

 Air – Twentyears (2 CD)

Air – Twentyears (2 CD)

Le duo électro français existe depuis déjà 20 ans et pour l’occasion, on nous offre une compilation double des meilleurs enregistrements de leur carrière. Twentyears contient rien de moins que 31 titres totalisant plus de 133 minutes. On y trouve évidemment leurs plus grands succès comme « Sexy Boy », « Alone in Kyoto » ou « La femme d’argent », mais on peut aussi entendre des raretés et pièces jamais parues jusqu’à maintenant. On peut aussi redécouvrir « The Duelist » mettant en vedette Charlotte Gainsbourg et Jarvis Cocker. Le principal défaut des deux CD est qu’ils présentent l’ensemble des pièces dans un désordre total. Aussi, le livret manque de détails sur le groupe et aurait grandement bénéficié d’une biographie. Malgré tout, cette compilation complète brosse un bon portrait de la carrière d’Air jusqu’à ce jour.

Parlophone / Warner

½

     

 Clarika – De quoi faire battre mon cœur

ClarikaDe quoi faire battre mon cœur

Voici le septième album de la chanteuse française Clarika. Son écriture demeure particulièrement précise, que ce soit dans les moments pop rock entraînants ou dans les passages plus doux.  Les superbes arrangements de cordes jouent assurément un rôle important dans l’ensemble avec un enrobage somptueux des textes de Clarika. Donnons le crédit au réalisateur, Fred Pallem. Parmi les 13 chansons de l’album, notons deux duos : « La cible » avec La Maison Tellier et « Dire qu’à cette heure » avec Alexis HK. Parmi les thèmes abordés, il y a la séparation, inspirée de sa séparation amoureuse et artistique d’avec le compositeur et arrangeur Jean-Jacques Nyssen avec qui elle était en couple depuis 25 ans. (avril 2016)

At(h)ome / SIX

 

 Katerine – Le film

KaterineLe film

Sur ce 10e album, le chanteur fantaisiste français Philippe Katerine présente 16 chansons s’apparentant aux scènes d’un film, enregistrées dans le même ordre qu’elles lui sont venues en tête. Pour l’occasion, il laisse de côté les envolées électro des derniers albums pour une musique minimaliste piano-voix, avec quelques rares percussions, une chorale d’enfants et des sons d’animaux. Il revient donc à la base de ses chansons fantaisistes aux sonorités enfantines. Ses histoires rocambolesques n’en sont que plus mémorables alors que l’on entre avec plaisir dans son univers complètement éclaté. Katerine est une bibitte unique, un artiste à part entière qui réussit toujours à nous faire sourire. Voici donc un film/disque bien singulier et agréable à suivre jusqu’à sa conclusion. (avril 2016)

Cinq7 / Wagram / SIX

½

 

 L.E.J. – En attendant l’album…

L.E.J. En attendant l’album…

Les trois Françaises de L.E.J. (Elijay) se sont fait grandement remarquer sur la toile à l’été 2015 avec un medley de reprises de succès planétaires en version dépouillée voix, violoncelle et percussions (« Summer 2015 »). Avec plus de 46 millions de visionnements, elles sont devenues de véritables vedettes d’Internet. Elles présentent sur cet album 11 morceaux qu’elles ont su se réapproprier habilement. On y retrouve entre autres « Hanging Tree », « Can’t Hold Us », « Survivor », « Get Lucky », deux medleys et un « Hip Hop Mash Up ». Leurs voix s’harmonisent parfaitement pour des versions toujours intéressantes des chansons qu’elles reprennent. Elles se produiront pour la première fois au Canada sur la scène du Petit Olympia à Montréal le 14 mars. (mars 2016)

Vidéoclips : « Summer 2015 (Medley) » - « Hip Hop Mash Up »

½

 

 Renaud – Renaud

RenaudRenaud

Le chanteur parisien demeure toujours bien actif à l’aube de ses 64 ans, « toujours debout » comme il le dit si bien dans le premier extrait de cet album éponyme. Pourquoi un album titré de son nom aussi tard dans sa carrière? Peut-être parce qu’il réussit à offrir l’un de ses albums les plus personnels à ce jour. Musicalement par contre, Renaud demeure dans le style folk rock qui l’a rendu célèbre tout au long de ses 40 ans de carrière. Il propose plusieurs très bonnes chansons, pour un album qui réussira certainement à satisfaire encore ses fans de longue date. (mai 2016)

Vidéoclip : « Toujours debout »

Parlophone / Warner

   

Bertrand Chamayou Maurice Ravel: Complete Works For Solo Piano

Le pianiste français interprète l'oeuvre complète pour piano solo du compositeur français Maurice Ravel.

Erato / Warner / SIX

     

Raphaële Lannadère – L.

Raphaële LannadèreL.

La Parisienne chante depuis son plus jeune âge, mais elle est aussi une auteure reconnue pour des artistes comme Patrick Bruel et Julien Clerc. Elle présente maintenant son deuxième album, rempli de poésie.

Tôt ou Tard / SIX

 

 David Guetta – Listen (Ultimate)

David Guetta Listen (Ultimate)

Une nouvelle édition de son album Listen incluant les 7 chansons bonies parues précédemment sur Listen Again.

Parlophone / Warner

 

 

8-14 juillet :

 

 Ana Alcaide – Leyenda: World Music Inspired by Feminine Legends

Ana AlcaideLeyenda: World Music Inspired by Feminine Legends

Ana Alcaide est une auteure-compositrice et interprète espagnole. Sur cet album, elle s’est inspirée de la mythologie et de légendes féminines espagnoles, d’Europe et d’ailleurs dans le monde. Elle y joue de son instrument de prédilection, le nyckelharpa suédois, qu’elle accompagne de voix, d’une flûte et de chants d’oiseaux. Il en résulte une musique du monde unique aux influences folk, jazz et classique. Un très bel hommage aux femmes en général!

ARC

   

 BadBadNotGood – IV

BadBadNotGood IV

BadBadNotGood est un groupe de Toronto fondé en 2010. Ils se sont d’abord fait connaître grâce à leurs interprétations jazz de pièces hip hop. Ils présentent maintenant une fusion entre jazz, électro, funk et R&B. Après une collaboration avec Ghostface Killah l’an passé pour l’album Sour Soul, le groupe revient avec son quatrième album bien à lui. Ils accueillent maintenant à temps plein le saxophoniste Leland Whitty en tant que quatrième membre et font évoluer du même coup leur son. C’est surtout l’électro qui prend plus de place et on peut aussi entendre des rythmes un peu plus soutenus. Aussi, les nombreux chanteurs invités ajoutent une couleur nouvelle à la musique de BadBadNotGood. Même si le jazz demeure à l’avant-plan, l’album présente un mélange hétéroclite de styles qui demeure bien agréable à écouter.

Arts & Crafts / SIX

½

   

 

Alison Balsom & Tom Poster Légende: Works For Trumpet and Piano

La trompettiste Alison Balsom explore un mélange de classique et de baroque depuis le début des années 2000. Depuis quelques temps, elle tente surtout d’apprivoiser des pièces françaises contemporaines. En compagnie de son collaborateur de longue date, le pianiste Tom Poster, elle présente des morceaux d’artistes contemporains dont George Enescu, Paul Hindemith et Leonard Bernstein, en plus de Maurice Ravel et George Gershwin. Le duo Balsom/Poster semble tout simplement fusionnel tant l’ensemble parait indissociable. Il s’agit assurément d’un excellent disque!

Parlophone / Warner / SIX

½

     

 Reuben Hollebon – Terminal Nostalgia

Reuben Hollebon Terminal Nostalgia

Reuben Hollebon est un auteur-compositeur et interprète britannique. Jusqu’à maintenant, il avait surtout travaillé comme ingénieur de son pour des artistes comme Nitin Sawhney et Courtney Barnett, ainsi qu’avec l’Orchestre symphonique de Londres. Il présente son tout premier album sur lequel il propose une musique folk rock alternative. Grâce à l’intégration d’un orgue et d’un piano, son son prend parfois une toute autre direction devenant une musique d’ambiance hypnotique, entre autres dans « Fields, For Fields ». Terminal Nostalgia peut s’avérer assez difficile d’approche au premier abord, mais il présente plusieurs éléments intéressants si on arrive à ne pas sombrer dans un sommeil profond…

Bright Antenna / ADA

   

 Mitski – Puberty 2

Mitski Puberty 2

La chanteuse japonaise Mitski Miyawaki est maintenant établie à Brooklyn, New York et elle fait ses débuts sur l’étiquette indépendante américaine Dead Oceans après trois autres albums. Elle propose un son rock alternatif avec quelques injections à tendance punk et une attitude qui peut rappeler Patti Smith. Ses textes sont souvent durs et dépeignent les hauts et les bas de sa génération. Ils sont livrés avec une voix puissante et ensorcelante qui peut être franchement impressionnante dans les basses. Des riffs de guitare parfois grinçants accompagnent de belle façon la voix de cette jeune artiste au talent remarquable. L’ensemble de 11 titres totalisant seulement 31 minutes vous montrera toute l’étendue de ce talent avec un agréable mélange de pièces rock et de ballades puissantes. Puberty 2 est un très bel album auquel il ne manque qu’un ou deux titres qui se démarqueraient pour en faire un disque historique.

Vidéoclips : « Your Best American Girl » - « Happy »

Dead Oceans

½

   

 

Moulettes Preternatural

Le groupe expérimental anglais revient avec un nouvel album qui repousse à nouveau quelques barrières. Moulettes présentent un rock alternatif extrêmement exploratoire avec des éléments d’électro et de folk progressif, un mélange parfait des genres quoi! Par contre, il faut assurément s’accoutumer à leur style quelque peu décousu qui va dans plusieurs directions. Après quelques morceaux, on arrive à comprendre leur ligne directrice et on peut alors véritablement apprécier. Preternatural est un album qui sera surtout efficace dans un contexte de musique d’ambiance, lors d’un souper entre amis par exemple. Par contre, l’écouter attentivement permet aussi de découvrir quelques moments forts plutôt intéressants.

Craft Pop / Pipe & Hat / Fontana North

   

 

1-7 juillet :

 

Thomas Cohen - Bloom Forever

un texte de Jean Jean (Rocklegends)

Thomas Cohen est un anonyme ici, une célébrité malgré lui outre-manche. Ex-mari de Peaches Geldof - fille de Bob Geldof, fondateur du Live Aid et Liv 8 – décédée d’une overdose en 2014, l’ex-membre de S.C.U.M. se retire en Islande pour travailler calmement une bonne partie de Bloom Forever, son premier album solo. Six morceaux sortiront de ce voyage, les trois derniers seront enregistrés à Londres. Bloom Forever a donc été terminé dans la douleur (certains morceaux datent de quatre ans voire plus), mais cette période sombre n’entraîne pas ce rock indie dans les méandres profonds des lamentations. Bien sûr, il aura fallu purger la douleur (splendide « Honeymoon » et sa guitare déchirante, « Only Us » et son chant larmoyant). Mais ce disque court, resserré comme il faut (9 chansons), dispose de quelques envolées musicales épiques (« Ain’t Gonna Be No Rain » et ses chœurs galvanisants), de pop enjouée (« Hazy Shades » et son piano enlevé) et jazzy (« New Morning Comes ») et de ballade foudroyante (« Bloom Forever »). Parce que la force de la vie reprend le dessus, Thomas Cohen refile une belle leçon de courage… peut-être dû à la naïveté salvatrice de son jeune âge. Cause ou conséquence, cet album est inspiré, très bien produit, le son indé et profond évite l’écueil du dégueulasse par opposition au surproduit. Tout est minutieusement pesé mais sans intellectualiser à outrance. Du coup, ce courant vintage électrise ses chansons et les guitares se font généreuses, la basse ardente, les pianos et claviers vivifiants.

   

 

Dexys Let the Record Show: Dexys Do Irish and Country Soul

Les Dexys Midnight Runners ont connu leur apogée dans les années 1980 grâce à leur capacité à fusionner habilement le rock, le new wave, le soul et le folk irlandais. En 2012, le chanteur Kevin Rowland est revenu avec une nouvelle mouture du groupe simplement nommée Dexys. Sur ce deuxième album de son nouveau groupe, Rowland reprend des classiques du folk irlandais, mais aussi des morceaux d’artistes plus connus comme « To Love Somebody » des Bee Gees, « You Wear It Well » de Rod Stewart, « 40 Shades of Green » de Johnny Cash, « How Do I Live » de LeAnn Rimes et « Both Sides Now » de Joni Mitchell. Il en résulte un bon mélange de soul et de folk, comme seul les Dexys peuvent nous en offrir.

100% / Rhino / Warner

   

 Garbage – Strange Little Birds

Garbage Strange Little Birds

Strange Little Birds est le sixième album de Shirley Manson et sa bande, et il représente une étape cruciale dans la carrière de Garbage, suite à leur retour en 2012. On retrouve à nouveau le son qui les a rendus célèbres dans les années 1990, mais ils réussissent à aller un peu plus loin avec des atmosphères captivantes en de nombreuses occasions. Shirley chante mieux que jamais et même si elle traite de problèmes sociologiques ou personnels, elle nous ensorcelle au point d’en oublier les thèmes abordés. Malgré que l’on reconnaisse leur style du passé, Garbage réussit à nous maintenir dans une ambiance des années 2010 avec un son qui demeure généralement bien contemporain. En fait, Strange Little Birds s’écoute tellement bien qu’en remontant le temps, on réalise qu’il s’agit peut-être de leur meilleur album depuis leur disque éponyme de 1995, celui-là même qui les a propulsés au titre de superstars.

Vidéoclip : « Empty »

½

     

 Radiohead – A Moon Shaped Pool

Radiohead A Moon Shaped Pool

Thom Yorke et sa bande sont de retour sur disque, cinq ans après The King of Limbs. Probablement incapables de s’entendre sur un ordre logique pour les 11 pièces de l’album, ils les ont simplement placées en ordre alphabétique. Une autre bizarrerie de la part de Radiohead qui nous laisse le choix de les écouter dans notre ordre préféré. Autre fait à noter, certains des morceaux ont été travaillés depuis longtemps. Par exemple, le groupe a commencé à plancher sur « Burn the Witch » au tournant des années 2000, alors que « True Love Waits » est apparue en concert aussi loin qu’en 1995. Par contre, on ne sent à aucun moment qu’il s’agit d’un album de raretés ou de pièces rejetées, comme si c’était simplement le bon moment pour les présenter au public. A Moon Shaped Pool surprend par son uniformité et sa solidité jusqu’à la fin. L’électro fait toujours bien partie de la musique du groupe pour une musique ambiante qui peut sembler parfois lourde, mais qui n’est jamais inintéressante. Yorke continue de nous hypnotiser avec sa voix sur un fond musical d’une qualité peu entendue depuis Kid A. Moins expérimental que sur ses derniers enregistrements, Radiohead continue encore de gagner en maturité et en profondeur.

     

 Liz Stringer – All the Bridges

Liz Stringer All the Bridges

Liz Stringer est une chanteuse australienne qui nous arrive avec un très bon album de pop rock. Le soul dans sa voix basse apporte aussi un feeling bien particulier. On peut également détecter des influences de musique folk, surtout dans la deuxième moitié, mais l’ensemble bouge passablement avec un bon assemblage de pièces rythmées. Par son énergie, elle nous rappelle en particulier les années 1980 avec un petit quelque chose de Blondie et des Pretenders. C’est donc un album très satisfaisant que l’on peut découvrir avec All the Bridges.

Roaring Girl / Fontana North / Universal

   

 

Guylaine TanguayClassique Country

La chanteuse country préférée des Québécois revient de Nashville avec son sixième album en carrière. Réalisé par Steve Mandile, Classique Country propose des succès incontournables du country américain et québécois, mais aussi de la musique pop avec « I Will Always Love You ». On peut y entendre les incontournables « Ring of Fire », « Always On My Mind » et « Jolene », ainsi que « Vole colombe » et « Un coin du ciel ». La seule chanson originale, « Danse avec moi », écrite par Nelson Minville, est offerte en boni et constitue le premier extrait. Il faut aussi mentionner un duo exceptionnel avec Tommy Cash (le frère de Johnny Cash) pour la pièce « Jackson ». Les amateurs de country en auront pour tous les goûts, alors que le disque aborde un son country plus traditionnel, mais aussi le country pop. Quelques versions peuvent sembler manquer de personnalité dans l’interprétation, mais l’ensemble démontre tout de même de belles qualités, entre autres les arrangements qui mettent bien en valeur la voix de la chanteuse.

Création

 

 Tegan and Sara – Love You To Death

Tegan and Sara Love You To Death

Les sœurs Quin reviennent avec un nouvel album, trois ans après Heartthrob. La direction plus pop de cet album les avait quelque peu éloignées de leur premier public, mais ils ont su à la fois trouver de nombreux nouveaux fans. Tegan and Sara poursuivent dans la même voie sur Love You To Death, démontrant à nouveau leur immense talent de mélodistes. Réalisé encore une fois par Greg Kurstin, l’album présente un superbe mélange de pop rock, new wave et ballades romantiques. Leurs textes demeurent profonds et honnêtes, mais ils atteignent une cible plus large qu’auparavant. Avec Love You To Death, Tegan and Sara prouvent plus que jamais que la musique pop peut être à la fois divertissante et intelligente.

Vidéoclips : « Boyfriend » - « 100x » - « U-Turn »

Warner

½

     

 

Allen Toussaint American Tunes

Le pianiste natif de la Nouvelle-Orléans est décédé à l’automne 2015, mais non sans nous avoir laissé cet hommage à la musique américaine. C’est le réalisateur Joe Henry qui a complété l’album, laissé en suspens par le départ subi d’Allen Toussaint en novembre 2015 alors qu’il était en tournée à Madrid. Sur American Tunes, Toussaint poursuit son exploration jazz entreprise sur The Bright Mississippi en 2009. Par contre, les standards jazz ne comptent que pour une partie de ce nouvel album qui présente aussi des versions de son propre répertoire et des chansons un peu plus contemporaines. On retrouve deux titres de Duke Ellington, un de Bill Evans, un de Earl King, ainsi que « American Tune » de Paul Simon en conclusion du disque. Qu’il soit seul au piano ou accompagné par des chanteurs invités, Allen Toussaint impressionne par son aplomb au piano qui donne une nouvelle vie aux pièces interprétées. À noter plus particulièrement la performance vocale exceptionnelle de Rhiannon Giddens sur les deux morceaux de Duke Ellington, « Rocks In My Bed » et « Come Sunday ».

Nonesuch / Warner

½

     

 

Amélie VeilleLes moments parfaits

L’auteure-compositrice et interprète de la Beauce présente son 4e album avec Les moments parfaits. Ayant passé passablement de temps outre-mer au cours des dernières années, Amélie Veille a su établir des liens avec des créateurs français. Les paroliers Boris Bergman et Claude Lemesle font donc partie des collaborateurs de ce nouveau disque, réalisé toutefois par le Québécois Antoine Gratton. Fidèle à ses influences, Amélie propose à nouveau une musique pop toute en douceur. Ce sont 11 « moments parfaits » où le positivisme domine pour notre plus grand plaisir, un disque qui vous fera oublier rapidement la grisaille de votre quotidien. À noter les participations d’Andréanne A. Malette (« Comment s’habillent les filles ») et de Maxime Landry (« Ton côté du lit »).

Vidéoclip : « Je prends tout de toi »

Artic

½

 

 The Virginmarys – Divides

The Virginmarys Divides

The Virginmarys est un trio indie rock anglais qui s’est formé en 2009 et présente maintenant son troisième album. Ils ont une tendance hard rock bien assumée avec une section rythmique particulièrement dynamique et de très bons riffs de guitare. Une attitude un peu agressive à la Billy Talent ou qui rappelle le punk garage de The Hives n’empêche pas le groupe d’avoir des mélodies efficaces et des rythmes entraînants faits sur mesure pour la scène. Ils sont sûrement très divertissants à voir en spectacle. Voici donc un groupe à écouter le volume à fond, mais attention aux excès de vitesse sur la route!

Vidéoclips : « Into Dust » - « Motherless Land »

Wind-Up / Concord

½

   

 

The John Wilson Orchestra Gershwin in Hollywood

Après les enregistrements de Cole Porter pour le cinéma, le John Wilson Orchestra revient avec ceux des frères Gershwin, la légende George et Ira. George Gershwin a toujours oscillé entre jazz et musique classique et c’est exactement ce que nous propose l’orchestre de John Wilson avec une musique classique légère ponctuée de jazz entraînant. L’album de 75 minutes a été enregistré en concert au Royal Albert Hall, certainement une soirée magique considérant la qualité des œuvres offertes. On y retrouve des extraits de Girl Crazy, Funny Face, An American in Paris, Shall We Dance et beaucoup plus. À en croire les applaudissements nourris après plusieurs des morceaux présentés, la foule semblait tout simplement conquise. Un excellent album tant pour les amateurs de classique léger que de jazz.

Warner / SIX

½

     

 

Neil Young + Promise of the Real Earth (2 CD)

Le folk rockeur légendaire demeure toujours aussi productif malgré ses 70 ans. Après une première collaboration avec Promise of the Real en 2015 pour The Monsanto Years, ils présentent un double album de leurs performances de l’année passée, sur fond de bruits d’animaux et autres atmosphères provenant directement de la terre. En fait, Earth est un album tellement cru que la musique semble passer au second plan. Il faut même monter le volume pour en avoir plein les oreilles. Les frères Nelson (les fils de Willie) peinent à donner du tonus à ce double CD qui contient pourtant de bonnes chansons, mais ce sont les animaux qui ont malheureusement la vedette. L’idée de base demeure plus que valable, mais on n’achète pas un album de Neil Young pour ses enregistrements d’animaux. Dommage!

Reprise / Warner

   

Mike Doughty – Haughty Melodic (2005) (2016 Re-Issue)

Mike Doughty Haughty Melodic (2005) (RÉÉDITION DE 2016)

Cinq ans après la séparation de Soul Coughing, Mike Doughty présentait un premier album solo accompagné d’un groupe de musiciens avec Haughty Melodic. La guitare y est particulièrement présente et pour la basse, il préférait une basse acoustique. À l’image de son titre, les mélodies s’avèrent très efficaces, ce qui en fait certainement l’un de ses albums les plus accessibles. Onze ans après sa parution originale, voici une réédition du CD avec deux pièces en boni : « I’m Still Drinking In My Dreams » et une version démo par Dan Wilson de « All the Time ». Haughty Melodic demeure encore aujourd’hui le meilleur album pour découvrir Mike Doughty en solo, puisqu’il était alors à son meilleur.

ATO

½

   

 

Spécial FÊTE DU cANADA :

 

 Brandi Disterheft – Blue Canvas

Brandi Disterheft Blue Canvas

Quatre ans après Gratitude, la chanteuse et contrebassiste jazz canadienne revient avec son troisième album, en formule trio avec le chevronné pianiste Harold Mabern (âgé de 80 ans) et le légendaire batteur Joe Farnsworth. En plus de son instrument de prédilection, Brandi débute au violoncelle dans « When the Mood is Right ». L’ensemble de Blue Canvas s’avère passablement varié, tant en humeurs et en tempos qu’en ambiances. Parmi les moments forts de l’album, notons leur interprétation de la rhapsodie « Daahoud » de Clifford Brown, ainsi que « Beehive » de Mabern. L’album se conclut en force 45 minutes plus tard avec la reprise rafraîchissante de « Willow Weep For Me » d’Ann Ronell. C’est donc encore une fois un excellent disque que nous propose Brandi Disterheft avec Blue Canvas, un disque qui ne manque assurément pas de virtuosité.

Justin Time / SIX

½

   

 Jadea Kelly – Love & Lust

Jadea Kelly Love & Lust

Jadea Kelly avoue candidement que ce troisième album a été son plus difficile à créer, de par son contexte sombre sur fond d’infidélité et de rupture amoureuse. Malgré le dur processus par lequel a dû passé Jadea, Love & Lust brille par son honnêteté, son intensité et toute l’émotion qui s’en dégage. En fait, l’artiste ontarienne semble avoir atteint le summum de sa carrière en tant qu’auteure-compositrice. Elle présente un mélange agréable de musique folk et d’indie pop contemporaine, tel un amalgame entre Patsy Cline et Feist. Voici donc un album à découvrir!

Fontana North

½

   

 

Janie RenéeL’Éden est un bazar

Originaire de l’est de l’Ontario, Janie Renée se produit non seulement au Canada, mais aussi dans les Caraïbes françaises, en Autriche et en France. L’Éden est un bazar est son deuxième album, après Les valises paru il y a 4 ans. L’auteure-compositrice et interprète propose des pièces originales sur fond de jazz, de swing, de bossa nova et d’autres danses latines. Ses textes sont colorés avec souvent une touche humoristique. Les cuivres et percussions occupent une place importante sur l’album ce qui lui donne une certaine richesse. Même si la musique latine n’est jamais bien loin, plusieurs chansons s’inspirent directement de Paris et de la chanson française en général. C’est un album chaleureux que nous propose Janie Renée avec L’Éden est un bazar.

 The Tragically Hip – Man Machine Poem

The Tragically Hip Man Machine Poem

Depuis que l’on sait que le chanteur Gord Downie est atteint du cancer du cerveau, les fans espéraient un nouvel album rapide de la part de Tragically Hip. Voici donc enfin Man Machine Poem, 4 ans après leur album précédent, Now For Plan A. Comme il s’agit probablement de leur dernier disque, il prend une signification bien particulière et on l’écoute assurément différemment. Dès le premier morceau, « Man », on constate un virage un peu plus expérimental ou progressif. On est loin du rock d’aréna de leurs meilleures années, ce que les fans auraient bien aimé pour ce dernier enregistrement. On sent une certaine mélancolie et les thèmes abordés tournent évidemment beaucoup autour de la mortalité et du regret du passé. En ce sens, Downie reprend un peu la formule de David Bowie sur son dernier album, alors qu’il mettait en scène sa propre mort. Par contre, c’est passablement moins réussi dans le cas de Tragically Hip. Plusieurs pièces vous sembleront trop longues et ennuyantes. Ce sont les textes qui occupent l’avant-plan avec des mélodies qui semblent parfois improvisées et une musique qui ne sert que d’accompagnement, sans riffs vraiment remarquables. On retrouve tout de même quelques bons moments, mais rien pour ramener le groupe ontarien dans les radios rock.

Universal

   

 Barenaked Ladies – BNL Rocks Red Rocks

Barenaked LadiesBNL Rocks Red Rocks

En juin 2015, le groupe ontarien se produisait sur la scène du légendaire amphithéâtre Red Rocks au Colorado. C’est cet enregistrement unique qui est présenté sur ce CD de 60 minutes. On y retrouve quelques pièces récentes, mais surtout de grands classiques comme « The Old Apartment », « Brian Wilson », « One Week » et « If I Had $1,000,000 ». On peut aussi entendre leur version de « Who Can It Be Now » de Men At Work. La qualité sonore est particulièrement exceptionnelle et le groupe semble à son meilleur. Voici donc une bonne façon de redécouvrir ce groupe canadien de premier plan.

Raisin' / Warner

½

   

 Megan Bonnell – Magnolia

Megan Bonnell Magnolia

Après un premier album d’une grande efficacité avec Hunt and Chase, la jeune artiste ontarienne revient avec un disque plus abouti sur lequel elle étend un peu son champ d’action avec de solides mélodies pop sur un fond variant entre folk, indie pop et musique alternative plus adulte. Elle augmente son niveau de créativité en assumant sa propre personnalité et en offrant un album qui n’appartient qu’à elle. Un très bel accomplissement pour cette jeune artiste au talent infini... Et quel plaisir que d’entendre sa voix à nouveau! (avril 2016)

Maple / Universal

½

   

 Jim Bryson – Somewhere We Will Find Our Place

Jim Bryson Somewhere We Will Find Our Place

L’auteur-compositeur et interprète natif d’Ottawa s’est fait une renommée avec son style country alternatif unique au Canada. Absent sur disque depuis quelques années, le voici de retour avec Somewhere We Will Find Our Place. Il s’agit d’un album de 10 pièces totalisant 39 minutes qui présente plusieurs bonnes compositions à tendance folk. Tout au long de l’album, sa voix semble nous souffler à l’oreille ses douces mélodies, ce qui est bien agréable. Il ne révolutionne assurément pas le genre, mais figure tout de même parmi les artistes les plus intéressants de la scène country folk canadienne actuelle. (mars 2016)

Maple / Universal

   

 Basia Bulat – Good Advice

Basia Bulat Good Advice

La chanteuse indie pop de Toronto présente son quatrième album avec Good Advice. Elle a décidé pour l’occasion de confier la réalisation du disque à son ami et collaborateur Jim James (My Morning Jacket) et elle s’est même rendue en voiture jusqu’à son studio de Louisville au Kentucky. Moins folk que ses œuvres précédentes, l’album contient une guitare électrique, des synthétiseurs et une section rythmique qui appuient un peu plus sa voix charmante. Elle présente donc un son plus pop, comme si elle sortait enfin de sa coquille pour montrer ce qu’elle peut vraiment faire avec sa voix, tant en émotion qu’en puissance. Assurément son disque le plus accessible à ce jour, Good Advice présente aussi Basia Bulat sous son meilleur jour. Un excellent album par une artiste au sommet de son art! (mars 2016)

Secret City / SIX

½

   

 Drake – Views

Drake Views

Attendu depuis longtemps, voici enfin le nouvel album du rappeur torontois. Malheureusement, Views laisse rapidement l’impression d’un pétard mouillé. D’abord, il semble ne jamais démarrer avec l’interminable « Keep the Family Close » de 5 minutes 30. Ensuite, il y a un manque évident de mélodies accrocheuses, le son semble parfois dépassé et surtout, on sait qu’on a 20 titres pour un total de 81 minutes devant nous! Même le plus patient des fans peinera à se rendre jusqu’au bout de cette épreuve, mais c’est quand même à la toute fin que se trouvent probablement les meilleurs moments avec la chanson-titre et le succès « Hotline Bling ». Le seul autre passage divertissant arrive à la 16e piste avec « Too Good », un duo avec Rihanna à tendance dancehall. On le dit souvent, mais la base même de la musique est de procurer du plaisir. Quand ça devient ardu, c’est que c’est raté… Même au niveau des textes Drake revient avec son thème récurrent de ses histoires d’amour qui ne mènent nulle part. Ça intéresse qui? Drake a connu un succès à ses débuts qui a créé un engouement autour de lui. Mais franchement, il serait probablement temps d’en revenir, puisqu’il prouve de plus en plus qu’il ne peut se comparer aux meilleurs Américains (Kendrick Lamar et cie). (juin 2016)

Vidéoclip : « Hotline Bling »

Republic / Universal

   

 Ron Hawkins – Spit Sputter and Sparkle

Ron Hawkins Spit Sputter and Sparkle

Le chanteur de Toronto est surtout connu en tant que leader du groupe The Lowest of the Low, mais il compte aussi son lot d’albums solo dont les excellents Greasing the Star Machine (1998) et Crackstatic (2000). Sur ce nouveau disque, il présente un excellent mélange de rock alternatif et de rock plus classique, flirtant occasionnellement avec le rockabilly (« Strum and Drag »). Il offre quelques très bonnes compositions qui nous obligent à taper du pied. Par contre, l’ensemble peut s’avérer quelque peu inégal avec des chansons franchement ennuyantes. (mars 2016)

Pheromone / Universal

   

 Lights – Midnight Machines

Lights Midnight Machines

La chanteuse ontarienne a encore une fois décidé sur Midnight Machines de laisser tomber sa dimension électronique pour plutôt offrir un album acoustique. Une tradition qu’elle perpétue désormais à chacun de ses albums, il s’agit surtout de relectures de pièces de Little Machines paru en 2014, ainsi que deux nouvelles chansons : « Follow You Down » et « Head Cold ». Il n’y en a que huit en tout pour un total avoisinant les 40 minutes. Une section de cordes vient ajouter de la richesse et de la magie à l’album qui réussit à nous conquérir rapidement par son atmosphère chaleureuse. En fait, on pourrait même dire que Lights est à son meilleur dans ce contexte. Un bien beau disque! (mai 2016)

Vidéoclip : « Meteorites »

Interscope / Universal

½

   

 Tim Moxam – Soft Summer

Tim Moxam Soft Summer

Suite à la séparation des Great Bloomers, le chanteur canadien s’est lancé dans une carrière solo dont voici le premier album. Accompagné de sa guitare acoustique, Tim Moxam présente un très beau mélange entre musiques folk et country rock. Soft Summer contient des chansons grandement personnelles dont plusieurs vivent depuis longtemps déjà ayant été remodelées plusieurs fois. Moxam a enfin pu les compléter et nous les offrir sur disque. Même si ces pièces datent de différents moments de sa vie, il a réussi à en faire un tout cohérent, cimenté par sa personnalité unique. Si vous aimez le genre country folk, l’ensemble tout en douceur s’écoute à merveille. (mai 2016)

Vidéoclip : « Bones »

Fontana North

   

 Meghan Patrick – Grace & Grit

Meghan Patrick Grace & Grit

Meghan Patrick est une chanteuse country ontarienne qui arrive avec son tout premier album, Grace & Grit. Elle a débuté en tant que chanteuse du groupe bluegrass The Stone Sparrows. Elle propose un country pop contemporain grandement énergique, auquel s’ajoute sa voix puissante. Parmi les collaborateurs à l’album, notons Chad Kroeger qui a co-écrit et réalisé plusieurs titres dont le premier extrait, « Bow Chicka Wow Wow ». On retrouve aussi Joe Nichols qui chante en duo avec Meghan sur « Still Loving You ». C’est un premier album très réussi que nous offre Meghan Patrick, elle qui risque fort de devenir la prochaine Shania Twain. (mai 2016)

Vidéoclip : « Bow Chicka Wow Wow »

Warner

   

 Radio Radio – Light the Sky

Radio Radio Light the Sky

Le duo électro-rap acadien nous arrive avec son cinquième album, mais cette fois-ci, totalement en anglais. Même si leur musique s’adapte magnifiquement à la langue de Shakespeare, on appréciait particulièrement leur singularité lorsqu’ils s’exprimaient en chiac. Sur Light the Sky, Radio Radio semblent décidés plus que jamais à nous faire danser, avec des rythmes concoctés sur mesure pour les planchers de danse. L’arrivée de deux beatmakers talentueux en Shash’U et J.u.D. pour remplacer Arthur Comeau ajoute sûrement à cette ambiance festive pleine d’énergie. Malgré cette énergie débordante, Radio Radio réussit moins à capter notre attention sur ce nouvel album qui semble un peu trop s’intégrer à la masse des enregistrements du genre. Les gars de Radio Radio peuvent très bien s’exprimer en anglais s’ils le désirent, mais quelques morceaux en chiac devraient toujours faire partie de leur univers, puisque c’est là qu’ils brillent véritablement. (mars 2016)

Vidéoclip : « My Dance Floor »

Bonsound

   

 Heather Rankin – A Fine Line

Heather Rankin A Fine Line

Heather Rankin fait partie de la célèbre famille Rankin originaire du Cap-Breton en Nouvelle-Écosse, qui a fait la pluie et le beau temps sur la scène folk canadienne dans les années 1990 avant de se séparer en 1999. Heather a poursuivi une carrière d’actrice et elle présente maintenant l’album A Fine Line. On retrouve toujours quelques traces du folk celtique qui a caractérisé la musique de sa famille, mais avec une direction beaucoup plus pop adulte. Elle renoue avec sa sœur Cookie et son frère Jimmy le temps d’une chanson, « We Walk As One ». On peut aussi entendre Quake Matthews sur sa reprise de « Everybody Wants To Rule the World » de Tears For Fears. Réalisé par David Tyson, qui collabore aussi à l’écriture de plusieurs chansons, A Fine Line offre quelques moments intéressants, sans grandes surprises. (avril 2016)

Back Street / Maple

   

 Royal Tusk – Dealbreaker

Royal Tusk Dealbreaker

Royal Tusk est un groupe d’Edmonton qui présente son premier album complet. Réalisé par Eric Ratz (Big Wreck, Monster Truck, Arkells, Billy Talent), Dealbreaker offre un son rock contemporain énergique. Leur côté rock ‘n’ roll n’est pas sans nous rappeler Billy Talent en plusieurs occasions. Ils ont aussi une énergie à la Collective Soul, un groupe pour qui ils font d’ailleurs quelques premières parties de spectacles. Sans déborder d’originalité, Royal Tusk proposent une musique entraînante et divertissante. (mai 2016)

Vidéoclip : « Fever »

Cadence / Universal

   

 Andy Shauf – The Party

Andy Shauf The Party

Le jeune auteur-compositeur et interprète de Regina en Saskatchewan s’inspire autant de Neil Young que d’Elliott Smith et de Wilco. Par contre, il réussit à créer son propre univers grandement fantaisiste sur The Party. Il propose une musique pop sophistiquée, généralement acoustique, mais aux arrangements tout de même riches. Certains titres se démarquent du lot comme « The Magician » et « The Worst in You », mais l’ensemble devrait être écouté attentivement à quelques reprises pour être totalement assimilé. La récompense n’en sera que meilleure puisqu’il s’agit certainement de l’un des meilleurs albums canadiens à paraître depuis le début de 2016. À découvrir! (mai 2016)

Arts & Crafts / SIX

½

   

 The Small Glories – Wondrous Traveler

The Small Glories Wondrous Traveler

The Small Glories est un duo folk de Winnipeg au Manitoba qui lance son tout premier album. Cara Luft et JD Edwards nous livrent une musique folk acoustique avec une grande maîtrise de leurs instruments : guitare, banjo et voix. Les deux pourraient fort bien faire carrière chacun de leur côté, mais quand ils s’unissent, la magie opère et ils deviennent un tandem puissant. Réalisé par Neil Osborne (54-40), le disque enregistré « live to tape » met magnifiquement en valeur le talent des deux musiciens, leurs harmonies vocales et la qualité de leurs compositions. Voici un excellent album folk, assurément l’un des meilleurs de l’année jusqu’à maintenant! (mars 2016)

½

   

 The Strumbellas – Hope

The Strumbellas Hope

Le groupe indie de Toronto ne pensait certainement pas envahir les radios avec un succès instantané. C’est pourtant ce qui est arrivé avec le premier extrait de Hope, « Spirits », une chanson pop rock totalement inoubliable. Simon Ward et sa bande ont définitivement réussi à produire leur véritable hymne qu’ils devront interpréter le reste de leur carrière. Le reste de l’album offre un mélange d’indie pop, de folk et de rock. D’autres titres se comparent avantageusement à « Spirits ». C’est le cas notamment pour la suivante, « Shovels & Dirt », dont le refrain avec un chœur possède le même potentiel accrocheur. The Strumbellas présentent dans l’ensemble un album qui crée une dépendance et vous fera certainement chanter en chœur. (mai 2016)

Vidéoclip : « Spirits »

Six Shooter / Universal

½

   

 White Lung – Paradise

White Lung Paradise

Après 10 ans de carrière, le groupe indie rock de Vancouver semble enfin véritablement prendre son envol avec ce quatrième album. Dynamique à souhait, Paradise capte rapidement notre attention avec des rythmes accrocheurs, malgré un son rock qui n’a rien de conventionnel. Leurs racines punk et noise ne sont en effet jamais bien loin, avec aussi quelques expérimentations à la guitare, qui voyage entre punk et métal. La voix de Mish Barber-Way se démarque tout au long du disque, malgré une guitare grinçante et une section rythmique remarquable. Les influences de Hole et des Pixies sont évidentes, mais White Lung semblent avoir enfin trouvé leur propre voie. Dommage qu’on ait seulement droit à 10 pièces totalisant 28 minutes. Pas le choix : il faut le réécouter en boucle, mais ce sera avec un véritable plaisir! Un superbe album, très divertissant! (mai 2016)

Vidéoclips : « Hungry » - « Below »

Domino

½

   

 Royal Wood – Ghost Light

Royal Wood Ghost Light

L’auteur-compositeur, chanteur, multi-instrumentiste et réalisateur de Toronto a pratiquement tout fait sur son nouvel album, jusqu’à la coréalisation avec Bill Lefler. Les seules autres collaborations sont celles de Hannah Georgas et Felicity Williams (Bahamas). Grâce à très peu d’assistance électronique, Ghost Light demeure essentiellement organique et chaleureux. Wood explore diverses sonorités de guitares et de percussions, y ajoutant du piano et des orchestrations, ce qui en fait une musique pop rock d’une grande richesse et extrêmement variée. Le premier extrait, « Long Way Out », en donne un excellent aperçu, mais c’est le cas tout au long des 13 titres. Avec Ghost Light, Royal Wood donne un nouveau souffle à sa carrière en prenant l’avant-scène du pop rock canadien. Un disque surprenant et combien agréable! (avril 2016)

Vidéoclip : « Long Way Out »

Cadence / Universal / SIX

½

   

 

Yes We Mystic Forgiver

Forever est le premier album du groupe indie rock de Winnipeg, Yes We Mystic. Le groupe propose un mélange de brit pop à la Radiohead et Coldplay avec une musique indie introspective montréalaise comme Patrick Watson et Wolf Parade. L’album a d’ailleurs été réalisé par Jace Lasek qui a travaillé avec les deux derniers. Le groupe intègre aussi d’autres influences comme du folk et de la musique pop orchestrale qui peut parfois rappeler Arcade Fire. C’est un premier disque surprenant et vraiment intéressant qui nous est offert par Yes We Mystic, un groupe à surveiller de très près. (mai 2016)

½

 

juin :

 

 Beyoncé – Lemonade

Beyoncé Lemonade

Le sixième album de Beyoncé a été devancé par une présence remarquée à la mi-temps du Super Bowl il y a quelques mois, créant du même coup une certaine attente. Sur Lemonade, Beyoncé ne sent définitivement pas le besoin de plaire à tout prix et d’envahir les radios commerciales. Elle se concentre plutôt à faire ce qu’elle sait faire de mieux : produire des chansons remarquables par leur créativité et démontrant la personnalité forte de la femme. Elle défend avec conviction les femmes noires, tout en dénonçant les infidélités des hommes, mais elle prend aussi position socialement et politiquement. Elle évite quand même tous les clichés et réussit à surprendre musicalement en plusieurs occasions, comme par exemple dans « Don’t Hurt Yourself » où elle est accompagnée de Jack White qui amène Beyoncé dans des territoires inexplorés jusque-là. Après une construction constante, l’album se conclut en force avec les incontournables « Freedom », « All Night » et « Formation ». Les artistes invités incluent The Weeknd, Kendrick Lamar et James Blake. On peut voir un côté plus sombre de l’artiste sur Lemonade, mais il s’agit d’un ajout de grande importance, voire essentiel, à sa discographie. Quelques écoutes sont fortement suggérées, mais Lemonade figurera assurément parmi les meilleurs albums de l’année. (chronique principale de juin 2016)

Vidéoclip : « Formation »

   

     

 Michelle Willis – See Us Through

Michelle Willis See Us Through

Née en Angleterre, Michelle Willis a grandi à Toronto. Elle a perfectionné son art grâce à de nombreuses collaborations (notamment Iggy Pop) et grâce à son travail en tant que claviériste de studio. Elle joue toujours dans différents groupes, mais elle présente finalement son tout premier album solo, See Us Through. Véritable album d’auteure-compositrice, il inclut un son folk rock centré sur les claviers, une musique plutôt douce qui réussit rapidement à capter notre attention grâce à de très belles mélodies. Un album remarquable! (découverte du mois de juin 2016)

GroundUP / Universal

½

   

 Guillaume Arsenault – De l’autre côté des montagnes

Guillaume ArsenaultDe l’autre côté des montagnes

Le Gaspésien présente déjà son cinquième album, un disque mélodieux, tendre et intimiste. Guillaume Arsenault demeure toujours près de la nature qui fait partie intégrante de son œuvre. Il a d’ailleurs fait le pari audacieux de demeurer dans sa Gaspésie natale pour poursuivre sa carrière, malgré un public restreint et dispersé, ainsi que l’éloignement géographique et professionnel. Avec De l’autre côté des montagnes, Arsenault propose un album empli d’amour, tant pour la nature que pour la femme de sa vie, avec des parallèles fréquents entre les deux. Voici donc un très bel album qui réussit à nous faire sentir la fraîcheur de la nature gaspésienne. (juin 2016)

Productions de l’arbre / SIX

½

 

 Frankie Ballard – El Rio

Frankie Ballard El Rio

Pour son troisième album, le chanteur country prend une direction un peu plus rock, s’inspirant entre autres des années 1980. John Mellencamp nous vient d’ailleurs rapidement en tête. Frankie Ballard reprend aussi « You’ll Accomp’ny Me » de Bob Seger, une des rares ballades de l’album, qui dégage autrement passablement d’énergie. Ballard présente plusieurs très bonnes chansons, toutes en simplicité, mais d’une grande efficacité. Le son d’El Rio rappelle peut-être John Mellencamp, mais son matériel le plus mémorable dont Scarecrow. Avec ce nouveau disque, Frankie Ballard présente son enregistrement le plus cohérent et efficace à ce jour. (juin 2016)

Warner

½

   

 Manon Bédard – Née Country

Manon Bédard Née Country

Avec Née Country, la yodleuse et chanteuse présente son sixième album en carrière, mais son premier en sept ans. Manon Bédard offre 12 chansons country inspirées de son parcours, dont la pièce-titre, sa première composition personnelle. On peut aussi découvrir trois chansons originales écrites par Paul Daraîche et Daniel Laquerre. Parmi les autres morceaux, on peut entendre des classiques d’Angèle Arsenault (« Je veux toute toute la vivre ma vie »), Paul Dwayne (« Ma p’tite guitare »), Ginette Reno (« Des croissants de soleil »), Stéphane Venne (« Il était une fois des gens heureux »), et même de Roger Miron (« Hommage au cowboy »). Réalisé par Stéphane Dufour et André Rondeau, l’album présente de très beaux arrangements intégrant du violon et du banjo. Surtout, il dégage une joie de vivre unique à la chanteuse, pour un album qui fait du bien. (juin 2016)

Prod2

 

 Champion – Best Seller

Champion Best Seller

DJ Champion (alias Maxime Morin) est de retour avec son quatrième album de compositions originales. Le disque commence peut-être tout en douceur avec « I Can’t Let Go », mais il se transforme rapidement ensuite en un album pour faire la fête et ce, dès le 2e titre, « Life Is Good ». Ces deux pièces ainsi que deux autres n’avaient pas trouvé leur place sur son disque précédent, cadrant moins bien dans l’ambiance, mais sur Best Seller, le moment était bien choisi pour les introduire. En plus de ses rythmes énergisants et de la guitare électrique omniprésente, Champion considère toujours la voix comme importante depuis la performance de Betty Bonifassi sur « No Heaven », le succès qui l’a fait connaître. Ici, les chanteuses invitées sont Lou Laurence, Marie-Christine Depestre et Anna Frances Meyer qui offrent toutes des performances remarquables. Même avec très peu de mots, Anna Frances Meyer réussit à nous envoûter dans « Boy Toy ». C’est un album solide que nous présente encore une fois Champion, un disque parfait pour la saison estivale. (juin 2016)

Vidéoclip : « Life Is Good »

½

 

 Eric Clapton – I Still Do

Eric Clapton I Still Do

Pour son 23e album, Eric Clapton renoue avec le réalisateur Glyn Johns, celui-là même qui l’avait orienté pour Slowhand en 1977. Par contre, Clapton n’est plus du tout au même endroit sur I Still Do avec une majorité de chansons douces et touchantes. Il y a bien quelques moments de blues pur, comme avec le premier titre, « Alabama Woman Blues », mais ça ne constitue plus le cœur de son œuvre. Le disque contient une majorité de reprises, des standards du blues, de la pop ou du folk avec des pièces de J.J. Cale, Robert Johnson, Skip James, Bob Dylan, etc. Les deux seules chansons originales de Clapton, « Spiral » et « Catch the Blues », viennent magnifiquement compléter l’ensemble. Certains pourraient dire qu’ils auraient préféré entendre un album de chansons originales, mais le jeu de Clapton et son interaction avec Johns sont tout simplement magiques. Il en résulte un album extrêmement agréable à écouter qui trouvera son nombre appréciable d’admirateurs. (juin 2016)

ADA / Universal

½

   

The Claypool Lennon Delirium – Monolith of Phobos

The Claypool Lennon Delirium Monolith of Phobos

Lorsque le bassiste Les Claypool s’unit au chanteur et guitariste Sean Lennon, il ne peut qu’en sortir du matériel original expérimental. C’est ce qu’ils ont décidé de faire l’an passé et il en résulte ce délire collectif de 11 titres. Monolith of Phobos est un voyage plutôt surréaliste dans un monde progressif psychédélique. Heureusement, malgré une expérimentation constante, le duo réussit à concentrer quelque peu ses efforts pour une musique tout de même cohérente dans sa folie. Leur musique se centre autour de la basse de Claypool dans une rythmique énergique même si quelque peu difficile à suivre. C’est un album créatif et très efficace que nous propose ce duo hors du commun. (juin 2016)

Prawn Song / Chimera / ATO

½

   

 Dan + Shay – Obsessed

Dan + Shay Obsessed

Daniel Smyers et Shay Mooney ont décidé de former un duo à Nashville en 2012. Quatre ans plus tard, ils présentent leur deuxième album, Obsessed, un disque country pop qui s’adresse à un vaste auditoire. En fait, avec le nombre de ballades que l’on compte sur le CD, Dan + Shay tombent plus aisément dans un territoire adulte contemporain que country. Le duo est enveloppé dans des arrangements somptueux et sirupeux, des arrangements qui sont un peu trop présents puisqu’ils enlèvent tout le côté intimiste du duo qui pourrait être intéressant. Après les efficaces « All Nighter » et « Road Trippin’ », Obsessed devient plutôt rempli de ballades ennuyantes et sans grand intérêt. (juin 2016)

Warner

½

     

The Dead Ships – Citycide

The Dead Ships Citycide

The Dead Ships est un trio de rock garage de Los Angeles qui présente son premier album, après trois ans de tournée intensive un peu partout en Amérique. Ils possèdent des influences certaines de The Strokes, mais aussi des Pixies, avec un son axé sur une guitare électrique énergique et puissante. Ils ne révolutionnent certainement pas le genre, mais c’est plutôt agréable d’entendre un son rock pur en 2016, alors que les amalgames de styles ont la cote. Citycide est un album honnête et efficace qui offre quelques très bons moments. (juin 2016)

Vidéoclip : « Big Quiet »

Nevado

 

 The Paul Deslauriers Band – Relentless

The Paul Deslauriers Band Relentless

Deux ans après un premier album remarquable, Paul Deslauriers est de retour avec un nouveau disque de blues rock énergique. Cette fois-ci, tout le trio a été mis à contribution pendant le processus créatif. Ce sont 10 chansons originales que nous proposent Deslauriers (guitare, voix), Greg Morency (basse) et Sam Harrisson (batterie), avec des textes de Paul Deslauriers, aidé par Alec McElcheran. L’énergie contagieuse du trio sur scène est transposée à la perfection sur cet album qui figurera assurément parmi les meilleurs albums de blues de l’année. (juin 2016)

Big Toe / SIX

½

 Fitz and the Tantrums – Fitz and the Tantrums

Fitz and the Tantrums Fitz and the Tantrums

Sur ses deux albums précédents, le groupe de Los Angeles présentait des influences R&B et soul plutôt rétro. Sur cet album éponyme, Fitz and the Tantrums se tournent vers un son pop contemporain. Généralement dansante et parfaite pour les radios, leur musique est assurément très plaisante à écouter, avec des hymnes contagieux comme le succès « Handclap » et « Complicated ». Pour ce disque, Michaël Fitzpatrick et sa bande ont collaboré avec l’auteur Sam Hollander (Katy Perry, Panic At The Disco, Neon Trees). Il a sûrement contribué de façon importante au groupe par sa sensibilité et son habileté avec les rythmes programmés énergiques. Le réalisateur Jesse Shatkin (Sia, Tegan and Sara) y est sûrement aussi pour quelque chose. Un excellent album pop dansant! (juin 2016)

Vidéoclip : « Handclap »

Elektra / Warner

½

   

 Alexe Gaudreault – Alexe Gaudreault

Alexe GaudreaultAlexe Gaudreault

Pour son premier album, cette ex-participante à La Voix s’est entourée d’une équipe chevronnée dirigée par le réalisateur et musicien John Nathaniel (Marie-Mai, Andie Duquette), qui a collaboré à tous les textes et composé les musiques. Alexe présente un album grandement personnel, qui raconte en quelque sorte son histoire parsemée d’embûches. Dans les moments les plus doux, sa voix peut rappeler parfois celle de Cœur de Pirate, par contre lorsqu’elle prend vraiment son envol, on peut rapidement découvrir toutes ses possibilités vocales. Musicalement, elle propose une musique pop aux arrangements riches intégrant des éléments d’électro très modernes. Les mélodies sont inoubliables et les textes vous resteront aussi en tête. C’est un premier disque de grande classe que nous propose Alexe Gaudreault. (juin 2016)

Vidéoclip : « Éclat »

Musicor

 

Margaret Glaspy – Emotions and Math

Margaret Glaspy Emotions and Math

La Californienne d’origine maintenant établie à New York présente un superbe mélange de chansons introspectives sur un fond rock cru et passablement agressif. Sa guitare domine en de nombreuses occasions, comme pour affronter en duel sa voix posée. Margaret cite des influences de Weezer et on peut en effet reconnaître le style du groupe dans sa façon de jouer la guitare à plusieurs moments. Par contre, là s’arrêtent les comparaisons puisqu’elle s’avère généralement beaucoup plus introspective avec une Fiona Apple par exemple qui peut nous venir en tête. Des influences blues sont aussi évidentes à d’autres moments. C’est donc un premier album très réussi que nous offre la chanteuse américaine. (juin 2016)

ATO

½

   

 Goo Goo Dolls – Boxes

Goo Goo Dolls Boxes

Depuis la fin des années 1990, un nouvel album des Goo Goo Dolls ne crée plus beaucoup d’émois. Désormais un duo formé de John Rzeznik et Robby Takac, les Goo Goo Dolls présentent un onzième album sur fond de conscience écologique. Par contre, il s’agit certainement du seul élément de modernité sur l’album qui présente un son d’une autre époque, un pop rock commun d’il y a 20 ans. Il y a bien quelques rythmes qui peuvent rappeler le hip hop de Twenty One Pilots, mais ce ne sont pas des essais bien convaincants. L’ensemble demeure surtout axé autour des ballades et pièces mid-tempo qui caractérisent le groupe depuis maintenant près de 20 ans. On est donc encore une fois bien loin du rock alternatif agressif de leurs premières années. Quelques mélodies intéressantes réussiront probablement à capter l’attention d’un certain public et par le fait même de certaines radios. Mais Boxes ne contient rien de plus remarquable que ce que le groupe nous a offert depuis le tournant du nouveau millénaire. (juin 2016)

Warner

½

     

 Ariana Grande – Dangerous Woman

Ariana Grande Dangerous Woman

La Floridienne est de retour avec son troisième album. Maintenant bien installée dans le monde adulte, Ariana Grande présente un très beau mélange de soul classique, de pop des années 1990 et de R&B contemporain. Le réalisateur Max Martin et son collègue suédois Ilya y sont certainement pour quelque chose dans ce son alliant le présent au passé. C’est dans les pièces dansantes qu’Ariana se démarque véritablement, comme par exemple avec « Be Alright ». Les pièces R&B un peu plus lourdes sont aussi grandement intéressantes. Parmi les collaborateurs, notons Nicki Minaj, Lil Wayne, Macy G et Future. Avec Dangerous Woman, Ariana réussit à nous offrir un album plus cohérent que son précédent. (juin 2016)

Vidéoclips : « Dangerous Woman » - « Into You » - « Let Me Love You »

Republic / Universal

½

   

Les Handclaps – Sessions: Brooklyn

Les Handclaps Sessions: Brooklyn

Depuis leur premier album en 2009, le trio québécois en a fait du chemin. Leur musique a en effet été entendue dans plusieurs publicités et même dans des séries américaines comme The Blacklist, The Middle et Awkward. Pour ce nouvel album, ils présentent en fait une compilation de toutes ces chansons enregistrées à Brooklyn avec les réalisateurs Gus Van Go et Werner F (The Stills, Trois Accords, Cowboys Fringants). Plusieurs des 19 pièces ont déjà été entendues régulièrement, à commencer par l’excellent succès « Je pense encore à toi » qui a joué abondamment dans une publicité de Bell Fibe, mais aussi « Nouvelle-Angleterre » et « I’m So Into You ». On peut entendre des noms célèbres comme collaborateurs : James Di Salvio (Bran Van 3000) et Ivan Doroschuk (Men Without Hats). Hugo Clermont, Lorraine Muller et Daniel Saucier nous offrent une musique pop rock énergique aux mélodies inoubliables, une musique qui ne laissera personne indifférent. (juin 2016)

½

 Cynthia Harvey – Cynthia Harvey

Cynthia HarveyCynthia Harvey

La chanteuse du Saguenay s’est fait découvrir lors de la première édition de La Voix dans l’équipe de Marie-Mai. Elle présente aujourd’hui son tout premier album après une carrière de chanteuse soliste de plus de 20 ans. L’artiste à la voix profonde et puissante attire rapidement l’attention, mais le CD semble progresser et prendre de l’ampleur pour atteindre sa vitesse de croisière à la 4e piste, l’excellente « Parfum de déjà-vu ». À ne pas rater avant la fin sa version bien personnelle de « Déjeuner en paix » de Stephan Eicher, ainsi qu’un duo avec Tim Brink, « Pour ce qu’il reste ». L’album a été réalisé par Rob Langlois (Marie-Mai) qui a aussi composé toutes les chansons en compagnie de Cynthia, avec quelques collaborateurs (Marie-Mai, Fred St-Gelais, Nelson Minville, etc.). L’album est peut-être quelque peu inégal, mais il contient plusieurs morceaux de grande qualité et bien divertissants. (juin 2016)

Sélect

 The Joy Formidable – Hitch

The Joy Formidable Hitch

Le trio du Pays de Galles présente son troisième album, qu’ils ont enregistré à la maison après une longue tournée, sûrement dans un désir de se reconnecter avec leurs influences premières. Musicalement, The Joy Formidable ne s’éloignent pas vraiment par contre de ce qu’ils nous ont offert auparavant, avec un son indie rock provenant directement des années 1990. Ils ont peut-être un certain côté gothique avec des références du passé, mais il reste qu’ils réussissent à nous offrir de bien bonnes mélodies. Sans égaler leurs deux albums précédents, Hitch est un disque honnête que leurs fans apprécieront probablement. (juin 2016)

Cadence / Universal

   

 Adam Karch – Moving Forward

Adam Karch Moving Forward

Après le très réussi Blueprints il y a deux ans, l’auteur-compositeur et guitariste revient à nouveau avec un album qui se situe quelque part entre le blues et le folk. Adam Karch présente un mélange de chansons en solo et en trio avec ses comparses Marc-André Drouin (basse) et Bernard Deslauriers (batterie). On y retrouve bon nombre de compositions originales, mais aussi des interprétations surprenantes comme « Night Moves » de Bob Seger, l’excellente « City Boy » de Keb’ Mo, ainsi que « Werewolves of London » de Warren Zevon. Karch reprend en plus une de ses propres chansons dans une version très groovy, « Did You Get the Latest News », qui date de 2002 et qu’on pouvait entendre sur son premier album, Crossroad Diaries. Enregistré à Montréal, Moving Forward présente un Adam Karch au sommet de son art, fort d’une maturité acquise au cours des dernières années en tournée. Encore une fois, voici un excellent album qui a tout pour plaire aux amateurs d’une musique authentique. (juin 2016)

Bros / SIX

½

 

 Yves Lambert Trio – Laissez courir les chiens

Yves Lambert Trio – Laissez courir les chiens

Yves Lambert est de retour en formule trio en compagnie de Tommy Gauthier (violon, mandoline, guitare, voix et pieds) et Olivier Rondeau (guitares acoustique et électrique, banjo, voix). Le trio réinvente la musique traditionnelle québécoise, intégrant des auteurs et compositeurs contemporains, ainsi qu’une sonorité du 21e siècle mise en valeur par une réalisation impeccable. Comme il le fait si bien depuis 40 ans, Yves Lambert poursuit sa démarche de faire évoluer avec fierté la musique traditionnelle d’un Québec en changement constant. Certaines pièces sont franchement ancrées dans leur époque, comme « Dans le bayou St-Laurent » qui traite de pipeline et d’environnement, ainsi que « Suite pour Justin » qui évoque le nouveau Premier Ministre Justin Trudeau et ses promesses ensoleillées. On peut aussi détecter des influences d’ailleurs, que ce soit d’Irlande ou d’Écosse. Encore un très bon disque par Yves Lambert et ses acolytes! (juin 2016)

La Prûche Libre / SIX

½

 

 The Low Anthem – Eyeland

The Low Anthem Eyeland

Le groupe indie folk de Providence, Rhode Island présente un quatrième album qui déborde d’idées et d’expérimentations, malheureusement pas toujours réussies. Plusieurs pièces sont passablement cacophoniques et deviennent difficiles à supporter sur toute leur longueur. Par exemple, « Ozzie », qui démarre pourtant de façon énergique, presque rock ‘n’ roll, se voit ralentie sans raisons apparentes en plein milieu pour y ajouter toutes sortes d’effets non pertinents et surtout, inintéressants. Cet hommage au OzzFest aurait facilement pu devenir l’hymne incontournable de l’album si on ne l’avait pas massacré. The Low Anthem rangent définitivement le folk pour plutôt se perdre dans un rock progressif des années 1970 mélangé avec des expérimentations électroniques à la Radiohead (en pas mal moins réussies). Leur pause des cinq dernières années n’aura définitivement pas été bénéfique pour le groupe qui s’égare dangereusement de ce qu’il faisait de mieux. S’ils avaient un désir si profond d’expérimentation, ils n’avaient qu’à proposer un projet parallèle, pas un nouvel album de The Low Anthem qui ne fera que s’éloigner leurs fans d’autrefois. (juin 2016)

Washington Square / Concord

½

 

 Brad Mehldau Trio – Blues and Ballads

Brad Mehldau Trio Blues and Ballads

Sur son nouvel album en formule trio en compagnie de Larry Grenadier (basse) et Jeff Ballard (batterie), le pianiste Brad Mehldau reprend sept standards du jazz, du blues et des ballades pop. On y trouve des titres de Buddy Johnson, Cole Porter, Charlie Parker, etc. On peut même entendre « And I Love Her » des Beatles et « My Valentine » de Paul McCartney. Le tout est interprété dans un style jazz acoustique extrêmement doux. Sans être aussi audacieux que certains de ses disques précédents dans le choix des chansons, Mehldau a tout de même fait des choix judicieux qui défilent à merveille pendant 55 minutes. L’album s’écoute avec plaisir jusqu’à la fin, procurant une excellente musique d’ambiance. (juin 2016)

Nonesuch / Warner

½

   

 The Monkees – Good Times!

The Monkees Good Times!

Les Monkees fêtent 50 ans de carrière cette année. C’est donc un bon moment pour présenter un nouvel album, 20 ans après leur dernier enregistrement studio. Il s’agit possiblement de leur dernier album, mais si c’est le cas, quelle bonne façon de clore une carrière hors du commun! Good Times reprend le style qui les a rendus si populaires au milieu des années 1960 avec des chansons accrocheuses qui nous donnent le goût de les chanter en chœur. La qualité des compositions est impressionnante et même si le style réfère au passé, le son demeure bien ancré dans son époque contemporaine. C’est un album qui s’écoute bien jusqu’à la fin, avec le sourire aux lèvres et une certaine nostalgie de l’âge d’or de la musique pop. À noter les collaborations de Rivers Cuomo et Noel Gallagher, deux fans du groupe. (juin 2016)

Warner

½

   

 Mudcrutch – 2

Mudcrutch 2

Mudcrutch s’est formé en 1970 avec un Tom Petty âgé de seulement 17 ans. Populaire dans les bars, le groupe s’est séparé avant d’avoir enregistré un album complet et allait paver la voie pour Tom Petty & the Heartbreakers. Les cinq musiciens se sont réunis en 2007 pour enregistrer leur premier album éponyme et les voici de retour avec la suite. On reconnaît rapidement le style de Tom Petty avec un son pop rock à tendance country et des ballades tristes. Contrairement au disque précédent, celui-ci ne présente que des chansons originales de chacun des musiciens, avec tout de même une domination de Petty qui a écrit sept des 11 titres. Un des meilleurs moments du CD nous est offert par Tom Leadon avec « The Other Side of the Mountain ». Mais l’ensemble propose une belle cohérence et demeure solide du début à la fin. Il s’agit en fait du meilleur matériel de Tom Petty depuis des années. (juin 2016)

Reprise / Warner

½

     

 Kevin Parent – Kanji

Kevin Parent Kanji

Pour son huitième album, le Gaspésien renoue avec ses racines anglophones et présente son deuxième disque dans la langue de Shakespeare, son premier depuis 2007. Kevin Parent renoue aussi avec ses racines folk, country rock et blues. C’est un voyage au Japon qui a inspiré la chanson-titre de ce nouvel album, ainsi que d’autres à venir sur un prochain album. Pour l’instant, Parent était impatient de présenter les huit titres qui sont apparus lors de séances d’enregistrement à Los Angeles. Ça en fait donc un court album de 31 minutes, mais d’une richesse rarement entendue sur ses derniers albums. On sent que l’artiste s’est retrouvé dans un contexte où il se sentait particulièrement à l’aise, au cœur de son véritable univers musical. Kanji est un album extrêmement efficace qui plaira assurément à ses fans de la première heure. (juin 2016)

Universal

½

 

 Blake Shelton – If I’m Honest

Blake Shelton If I’m Honest

Suite à son divorce d’avec Miranda Lambert, Blake Shelton est de retour avec un disque un peu plus lumineux que le précédent. Il en profite pour nous présenter sa nouvelle flamme alors que Gwen Stefani l’accompagne sur « Go Ahead and Break My Heart ». Les ballades pop et romantiques dominent sur If I’m Honest, et c’est un album qui s’adresse certainement plus à un vaste auditoire qu’à un public country. Shelton semble surtout vouloir rejoindre ses nouveaux fans qui l’ont connu grâce à The Voice. Des 15 titres offerts, quelques-uns se démarquent comme « Straight Outta Cold Beer », « Came Here To Forget » et « Go Ahead and Break My Heart ». Par contre, l’ensemble peut devenir rapidement lassant, tant pour ses fans de la première heure que pour de vrais amateurs de country. If I’m Honest s’avère plutôt ennuyant et bonne chance pour l’écouter dans son ensemble! (juin 2016)

Ten Point / Warner

½

     

 Paul Simon – Stranger to Stranger

Paul Simon Stranger to Stranger

Le légendaire Paul Simon est de retour avec un nouvel album, cinq ans après l’excellent So Beautiful or So What. Stranger to Stranger débute de façon bien surprenante avec « The Werewolf », une pièce au rythme unique de basse, batterie et maracas. C’est d’ailleurs un album essentiellement basé sur le rythme que nous offre Paul Simon avec seulement une paire de pièces acoustiques qui se démarquent du lot. Malgré ses 50 ans de carrière, Simon n’est assurément pas nostalgique et se tourne plutôt vers l’avenir. Il réussira encore une fois à en surprendre plus d’un avec le très efficace Stranger to Stranger. Malgré ses 37 minutes seulement, c’est un disque à savourer à chaque morceau, jusqu’à la fin. (juin 2016)

Concord / Universal

½

   

 Félix Soude – L’âge que j’ai

Félix SoudeL’âge que j’ai

Découvert au Festival de la chanson de Petite-Vallée en 2007, le natif de Gaspé a parcouru les routes du Québec, du Nouveau-Brunswick et même de la France au cours des dernières années. Félix Soude propose un son unique fusionnant des influences folk, blues et country avec des moments rappelant le punk ou à l’autre extrême, la chanson française. Il peut nous rappeler Dédé Fortin, Plume Latraverse ou Mononc’ Serge, un mélange de chansonnier et de protestataire avec des textes engagés teintés d’humour. L’âge que j’ai est son deuxième album, le premier en cinq ans. Il y partage ses réflexions sur le couple (qu’il compare à une prison), le travail routinier et l’absence de grands rêves collectifs. Si vous aimez des textes grinçants livrés sans mettre de gants blancs, Félix Soude saura assurément vous séduire avec son folk trash entraînant. (juin 2016)

½

Teleman - Brilliant Sanity

un texte de Jean Jean (Rocklegends)

Brilliant Sanity est de ces disques qu’il est difficile d’évaluer. Parce qu’il est bon, vraiment bon. Parce qu’il est léger, parfois trop. Parce qu’il faut souligner le plaisir d’écoutes répétitives et intégrales, saluant au passage la cohérence de cette collection de chansons qualitatives. Qualitatives oui, un peu plus qu’ordinaires, sans être extraordinaires. D’où la difficulté. Pour remettre les choses dans le contexte, Teleman est une émanation de Pete & the Pirates, les frangins Sanders et Peter Cattermoul étant d’anciens équipiers. Après un premier album de rodage, les Londoniens sont donc revenus avec ce recueil de chansons pop plutôt abouties et surtout très bien arrangées. On traîne un peu sur les rives de l’électro, on taquine le groove, on aperçoit l’ampleur des sons synthétiques. On sent très vite l’ambition de créer, tester et façonner un son propre et unique. Produit par Dan Carey (Franz Ferdinand, Bat For Lashes, Eugene McGuinness), Brilliant Sanity est d’ailleurs empreint d’une belle rondeur qui apporte la sucrosité à ce disque à la fois léger mais pris au sérieux par ses concepteurs. Du coup, on enquille les titres comme des bières un soir de finale de ligue des champions. On y prend du plaisir, on garde un bon souvenir sans conserver en bouche le goût indélébile de tout ce que l’on s’est envoyé. C’est signe d’une bière premium industriel : c’est bon mais pas de quoi se taper la tronche au sol. Retour à la case départ, tout le monde comprendra maintenant pourquoi ce disque est si difficile à évaluer. L’enthousiasme est de mise, la qualité aussi. Manque sûrement l’étincelle, celle qui transcende le bon disque en grand disque. Mais qu’à cela ne tienne, la prochaine tentative risque d’être la bonne. (juin 2016)

½

 

 David Thibault – David Thibault

David ThibaultDavid Thibault

Après avoir ébloui le public dès l’âge de 16 ans avec ses interprétations parfaites d’Elvis Presley, David Thibault a participé à The Voice en France et est devenu une méga star dans toute la francophonie. Maintenant âgé de 19 ans, il présente son premier album, qui contient bien sûr son lot de classiques du rock ‘n’ roll : « That’s All Right Mama », « Only the Lonely », « Stray Cat Strut », « Folsom Prison Blues », « Great Balls of Fire », etc. Par contre, il nous offre aussi des chansons originales, dont « Saint-Raymond », un clin d’œil à son patelin, et « Sous les mots » à laquelle David a participé à la composition. En boni, on peut découvrir des remix de « Blue Hotel » et « Stray Cat Strut ». Avec ce premier disque, le jeune homme présente essentiellement la musique qui l’a d’abord influencé. Il en offre sa version bien personnelle, même si les liens avec les chansons originales se font très facilement. Il ne réinvente peut-être pas le genre, mais il fera remonter les nostalgiques dans le temps. (juin 2016)

DEP / Universal

   

 Train – Does Led Zeppelin II

Train Does Led Zeppelin II

Le groupe américain a décidé de rendre hommage à son groupe préféré, Led Zeppelin, en reprenant entièrement leur deuxième album, l’excellent Led Zeppelin II, l’un des meilleurs albums de l’histoire. Train va peut-être un peu trop loin par contre dans son désir de demeurer fidèle à l’original puisqu’ils copient toutes les mimiques, tous les sons, jouant même avec les effets stéréo comme en 1969. C’est à s’y méprendre par moments alors que si on est plus ou moins attentifs on pourrait croire que c’est l’original qu’on écoute. Alors en ce sens, on doit se poser la question : est-ce que l’exercice était nécessaire? Assurément pas puisque qu’on peut toujours écouter l’original qui a même été réédité récemment. Train aurait certainement pu y mettre un peu de sa personnalité, mais le résultat ne ressemble même pas à leur autre matériel, ce qui risque de déboussoler les fans du groupe. (juin 2016)

Crush / Atlantic / Warner

   

 Cuong Vu Trio – Cuong Vu Trio Meets Pat Metheny

Cuong Vu Trio – Cuong Vu Trio Meets Pat Metheny

Le trompettiste Cuong Vu a joué régulièrement avec le guitariste Pat Metheny depuis le début des années 2000. Par contre, c’est la première fois qu’ils collaborent ensemble pour tout un album avec le trio de Cuong Vu. Leur collaboration pour un album de jazz d’avant-garde peut sembler bizarre au premier abord, mais il ne faut pas oublier la polyvalence de Metheny qui peut s’adapter à différents contextes. Le quatuor présente donc une musique jazz moderne d’une grande créativité, qui ne manque assurément pas d’expérimentations sonores. C’est un album difficile d’approche au départ, mais qui s’apprivoise lentement, pour finalement découvrir que l’univers des deux musiciens s’amalgame extrêmement bien. (juin 2016)

Nonesuch / Warner

½

     

 West Trainz – Train Songs

West Trainz Train Songs

Après l’audacieux livre-CD double lancé l’an passé, Erik West Millette reprend du service avec le collectif West Trainz. Il s’agit encore une fois d’un hommage musical aux trains qui l’ont toujours passionné. Il est entouré d’interprètes de première classe comme Nanette Workman, Bïa, Emilie-Claire Barlow, Betty Bonifassi, Thomas Hellman, Steve Hill, et plusieurs autres. Train Songs présente 11 chansons des années 1940 aux années 1970 qui évoquent l’univers ferroviaire. On peut entendre des classiques comme « Mystery Train » de Junior Parker, « Number 9 Train » de Bobby Robinson, « The Locomotion » de Goffin et King, « Hear My Train a Comin’ » de Jimi Hendrix, et même « Le train du Nord » de Félix Leclerc repris à la façon de Bïa. On peut aussi découvrir comme premier extrait « The City of New Orleans » de Steve Goodman par Zachary Richard. L’ensemble contient bon nombre de morceaux de blues, mais il explore aussi le rock, le jazz et la musique pop. Un disque surprenant et grandement intéressant! (juin 2016)

L-A be / SIX

½

 

 My Morning Jacket – It Still Moves (2 CD)

My Morning Jacket It Still Moves (2 CD)

Le groupe de rock alternatif à tendance country du Kentucky a présenté l’album It Still Moves en 2003. C’était leur troisième album studio. Treize ans plus tard, il est réédité dans une version remixée et remasterisée, avec en plus un deuxième CD en boni contenant du matériel jamais paru auparavant, dont plusieurs versions démos. Sur It Still Moves, My Morning Jacket nous offrent une musique qui n’est pas sans nous rappeler Neil Young ou The Band, avec un folk rock sudiste de grande qualité. Plusieurs pièces s’étendent en longueur avec 12 titres sur 72 minutes, mais ça semble toujours justifié et rarement ennuyant. Bien construit, l’album figure toujours parmi les plus intéressants de leur carrière. (juin 2016)

ATO

½

   

 Pat Metheny – The Unity Sessions (2 CD)

Pat Metheny The Unity Sessions (2 CD)

En 2012, le guitariste jazz Pat Metheny créait le Unity Band, qui allait prendre de l’ampleur par la suite avec l’ajout du multi-instrumentiste Giulio Carmassi. Cet album double les présente live au Black Box Theatre de New York en 2014 dans une performance unique enregistrée et filmée. La caractéristique principale de cette formation, c’est que leur musique est surtout basée sur les cuivres et la section rythmique, laissant du même coup moins d’espace pour la guitare de Metheny. En plus des pièces des deux albums du Unity Band, on retrouve des morceaux extraits de la longue carrière de Metheny qui s’étend maintenant sur 40 ans. Le style de l’album va d’une musique acoustique classique à des rythmes plus soutenus, et même à de la musique du monde atmosphérique. Il y en a pour tous les goûts dans un ensemble très agréable à écouter, malgré près de deux heures de musique. (juin 2016)

Nonesuch / Warner

½

     

 The Cars – Moving in Stereo: The Best of The Cars

The Cars Moving in Stereo: The Best of The Cars

Plusieurs compilations de la musique de The Cars sont parues au cours des années, mais rien qui ne valait vraiment la peine de s’y attarder depuis Complete Greatest Hits en 2002. Cette compilation de 20 titres couvrait le meilleur de la carrière du groupe en ordre chronologique en plus d’avoir un livret détaillé. Pour Moving in Stereo: The Best of The Cars, Ric Ocasek et sa bande ont plutôt décidé d’insérer quelques raretés, dont une pièce en concert, « Everything You Say ». Il y en a 18 au total, mais il manque plusieurs succès importants dont les excellentes « Good Times Roll », « Magic » et « Bye Bye Love ». En plus, il n’y a aucune chronologie sur l’album, ce qui le rend beaucoup moins intéressant que Complete Greatest Hits. Vous pourrez toujours vous en remettre aux incontournables « Just What I Needed », « You Might Think », « Shake It Up », « Drive » et « Tonight She Comes », mais il reste que ce n’est pas une compilation à la hauteur de leur carrière. (juin 2016)

Elektra / Rhino / Warner