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SEPTEMBRE 2019

 

Chronique principale :  tAYLOR sWIFT    Découverte du mois :  pOSSIBLE hUMANS

 

13-19 septembre :

Baritone Madness - Flèche Love - Mélisande (Électrotrad) - Raton Lover

 

6-12 septembre :

Manon Bédard - Emma Frank - Leela Gilday - L'Oumigmag - Les Soeurs Boulay

 

1-5 septembre :

Bon Iver - Sheryl Crow - Fred Fortin - Les Frères à Ch'val - Tool

 

Août :

Ed Sheeran - Purple Mountains - Florist - Monkey House - The Young Gods

 

 

Légende pour les étoiles

 

 

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CHRONIQUE PRINCIPALE :

 

Taylor Swift – Lover

Taylor Swift – Lover

Sur son septième album, la chanteuse de 29 ans (et meilleure vendeuse de l’industrie) revient au romantisme qui l’a rendu célèbre. Elle laisse tomber le côté sombre de Reputation (son album le moins réussi à ce jour) pour plutôt présenter des chansons d’amour, une musique pop à l’eau de rose comme seule peut le faire Taylor Swift sans tomber dans le cliché et en demeurant au sommet des palmarès. Bravo pour ça, mais il reste qu’on aimerait la voir exploiter des sujets plus originaux. Musicalement, il faut dire qu’elle a tout pour demeurer au sommet avec une pop de qualité, qui se distingue rapidement de la masse. Sans être complètement original, Lover présente d’excellents moments de musique pop, qui permettront encore une fois à Taylor de se maintenir au top pour de nombreuses semaines. À noter les participations des Dixie Chicks (« Soon You’ll Get Better ») et de Brendon Urie de Panic! At the Disco (« ME! »).

Vidéoclips : « ME! » - « You Need to Calm Down »

Republic / Universal

½

   

       

 

DÉCOUVERTE DU MOIS :

 

Possible Humans – Everybody Split

Possible Humans – Everybody Split

Groupe formé en 2012 à Melbourne en Australie, Possible Humans nous arrive avec son tout premier album. Les cinq gars proposent un son indie rock et post-punk, un mélange entre Guided By Voices et leurs confrères de Melbourne, Rolling Blackouts Coastal Fever. The Strokes peuvent aussi nous venir en tête à l’occasion. Everybody Split possède une structure solide et une belle évolution musicale, tout en conservant des refrains accrocheurs malgré le style plutôt alternatif du quintet. C’est un album qui n’offre pas nécessairement de grandes surprises, mais qui réussit à conserver notre intérêt jusqu’à la fin grâce à une ligne directrice efficace.

Trouble in Mind

 

 

13-19 septembre :

 

Baritone Madness – Baritone Madness

Baritone Madness – Baritone Madness

Baritone Madness est un quintet albertain formé en 2016 et qui nous offre son tout premier album. Il s’agit d’une formation unique composée de trois saxophonistes baryton (Pat Belliveau, Keith O’Rourke et Gareth Bane), d’un contrebassiste (Kodi Hutchinson) et d’un batteur (Tyler Hornby). Ils transposent de façon originale des pièces de Gerry Mulligan, Pepper Adams et Hamiett Bluiett qui semblent faites sur mesure pour la sonorité du saxophone baryton. Le groupe propose en plus plusieurs compositions originales. Voici un album de jazz différent et grandement intéressant par sa sonorité singulière.

Chronograph / SIX

½

   

 

Flèche Love – Naga (Part 1)

Flèche Love – Naga (Part 1)

Amina Cadelli (alias Flèche Love) est une Suissesse d’origine algérienne qui mélange les influences autant que les langues. Naga propose en effet un peu de français et d’espagnol, mais surtout de l’anglais, sur un mélange de soul et d’électro aux influences jazz et R&B. Cette musique métissée, chantée avec une très belle voix rapidement reconnaissable, ne s’identifie à aucune culture ou musique du monde. Il s’agit simplement de l’œuvre unique de Flèche Love, qui nous offre un très beau premier disque, à la fois original et envoûtant…

Musique Sauvage / L-A be / SIX

½

   

 

Mélisande (Électrotrad) – Les myriades

Mélisande (Électrotrad) – Les myriades

Après Les métamorphoses (2014) et Les millésimes (2017), le duo électro-traditionnel québécois revient avec Les myriades. Mélisande et Alexandre de Grosbois-Garand poursuivent leur œuvre fusionnant tradition et modernité avec des chansons collectées auprès d’aînés le long du Richelieu au cours de 2018. On peut y découvrir des personnages colorés, à l’image de Ti-Pétard Allard qui donne son nom au premier extrait. Ces chansons traditionnelles prennent une sonorité plus moderne que jamais avec une musique électro presque futuriste. Il s’agit certainement du seul groupe qui peut superposer de la guimbarde à des rythmes synthétiques et demeurer pertinent. Voici donc encore une fois une très belle réussite pour Mélisande.

Productions du Moulin / Borealis / SIX

½

 

Raton Lover – Changer de trottoir

Raton Lover – Changer de trottoir

Le groupe de Québec revient avec son troisième album, deux ans après l’excellent Le sens du vent. Raton Lover a depuis changé de maison de disque, et l’album a été réalisé cette fois par André Papanicolaou (Patrice Michaud, Joseph Edgar, Pascale Picard). Dès les premières chansons, on détecte un peu moins d’explorations progressives que sur le disque précédent. Le folk se fait également plus discret. C’est plutôt un son pop rock plus conventionnel qui nous est offert, à l’image du premier extrait, « J’crache du sens ». Par contre, les influences des années 1970 sont toujours bien présentes; elles sont simplement légèrement différentes. C’est possible que les fans de la première heure soient quelque peu perdus à la première écoute, mais même si leur groupe préféré a passablement évolué en deux ans, il demeure l’un des meilleurs pour faire le pont entre la musique d’aujourd’hui et celle d’il y a 45 ans.

Rosemarie

 

 

 

6-12 septembre :

 

 Manon Bédard – Courtepointe

Manon Bédard – Courtepointe

Trois ans après Née country, Manon Bédard présente un album de chansons originales, en collaboration avec l’auteur-compositeur, musicien et réalisateur Pascal Allard, qui a écrit des chansons sur mesure pour la chanteuse originaire de Saint-Tite. On y découvre un mélange lumineux entre rétro et modernité, avec de belles harmonies. Le tout est enveloppé dans chaque chanson par le violon de Stéphanie Labbé.

Hook / SIX

 Emma Frank – Come Back

Emma Frank – Come Back

Emma Frank est originaire de Boston, mais elle s’est installée à Montréal en 2006 pour se donner la chance d’étudier la littérature à l’Université McGill. C’est là qu’elle a débuté sa carrière musicale avec les groupes She’s Got a Habit et Malcolm Sailor’s Songs, en plus de produire deux albums en solo. Elle a ensuite décidé de déménager à Brooklyn, New York et elle présente aujourd’hui son quatrième album. La chanteuse folk d’avant-garde propose neuf chansons toutes en douceur, qui côtoient à l’occasion le jazz et le R&B. Elle semble à la découverte d’elle-même tout au long de cet album très personnel. Le tout nous est offert avec cette voix chaude que l’auteur-compositeur Leif Vollebekk a qualifié de « cuir sur soie ». À noter sa version très réussie de « Either Way » de Wilco. Avec Come Back, Emma Frank s’ouvre complètement à nous et dévoile magnifiquement son intimité.

Justin Time / Nettwerk / SIX

 

 Leela Gilday – North Star Calling

Leela Gilday – North Star Calling

Leela Gilday est une chanteuse de Yellowknife aux Territoires du Nord-Ouest. Sur ce cinquième album, elle propose une musique folk parfois énergique à travers laquelle le rock ressort particulièrement, avec des moments plus pop (dès l’ouverture avec « Rolling Thunder ») et quelques touches de country. Mais c’est sa voix qui domine tout au long des 10 pièces du disque. À noter la participation de Jadea Kelly, qui a coécrit « Hard Ground » avec Leela, ainsi que celle de Logan Staats, qui chante en duo avec elle sur « One Thing ». Des cordes viennent accompagner la chanteuse et ses musiciens en quelques occasions, principalement dans la chanson-titre. North Star Calling est un album qui fusionne de très belle façon les racines autochtones et canadiennes de Leela Gilday.

Diva Sound

 

 L’Oumigmag – Habitant

L’Oumigmag – Habitant (2 CD)

L’Oumigmag (« le bœuf musqué » en inuktitut) est un groupe de jazz d’avant-garde québécois dirigé par le compositeur, guitariste et poète Sébastien Sauvageau. Avec Habitant, le sextuor poursuit sa quête entamée avec Territoires en 2017. L’album double de près de 94 minutes propose une exploration géographique et spirituelle du Québec avec un jazz acoustique audacieux qui intègre de la musique traditionnelle, ainsi que de la musique contemporaine classique. L’Oumigmag ne possède assurément pas d’égal dans le paysage musical québécois avec un son bien à lui, très cinématographique. Il suffit ensuite d’y adhérer, ce qui ne sera tout de même pas donné à tous.

SIX

 

Les Sœurs Boulay – La mort des étoiles

Les Sœurs Boulay – La mort des étoiles

Après une pause du duo, le temps d’un bébé pour Mélanie et d’un album solo pour Stéphanie, voilà que les Sœurs Boulay sont de retour avec un album complet. Sur La mort des étoiles, les sœurs se paient tout un « trip », intégrant de très belles et riches orchestrations à leur toute douce musique folk. Les harmonies vocales demeurent au cœur de leur œuvre, mais avec un soutien musical hors du commun. Leur musique prend ainsi une toute autre dimension. L’album débute en force avec l’excellente « Nous après nous » et les sœurs réussissent ensuite à nous faire naviguer agréablement à travers les 40 minutes du disque de 13 titres ponctué de deux interludes. Voici donc un autre album qui s’écoute à merveille de la part des Sœurs Boulay, un album qui fait du bien…

Vidéoclip : « Nous après nous »

Grosse Boîte

½

 

 

1-5 septembre :

 

 Bon Iver – I,i

Bon Iver – I,i

Après l’hiver, le printemps et l’été, Bon Iver nous présente l’automne sur ce quatrième album. Justin Vernon et compagnie proposent à nouveau cet excellent mélange de folk et d’indie rock avec une touche d’électro qui les différencie de la masse. Quelques cuivres et chœurs viennent habilement s’ajouter à l’ensemble pour apporter une richesse musicale grandement appréciée. On réalise rapidement qu’il s’agit certainement de leur album le plus mature à ce jour; peut-être aussi le plus complet alors que le tout se tient pendant les 13 titres. Mais surtout, voici un album parfait pour l’automne qui est à nos portes, un album à déguster lentement et à quelques reprises. Avec I,i, Bon Iver nous sert possiblement son meilleur album en 12 ans de carrière. À découvrir absolument!

Jagjaguwar

   

 

 Sheryl Crow – Threads

Sheryl Crow – Threads

Annoncé comme son dernier album en carrière, Threads a créé une certaine attente chez les fans de Sheryl Crow. Elle s’est entourée pour l’occasion par de nombreux artistes, dont plusieurs pour qui elle voue un grand respect depuis longtemps, tant pour l’écriture que pour chanter en duo avec elle. On la retrouve donc aux côtés de Stevie Nicks, Bonnie Raitt, Mavis Staples, Eric Clapton, Sting, Johnny Cash, Neil Young, Keith Richards, Willie Nelson, Kris Kristofferson, Joe Walsh, Emmylou Harris, James Taylor, Vince Gill, et plusieurs autres. Parmi les 17 titres offerts, notons des pièces écrites par des légendes, comme « Beware of Darkness » par George Harrison, « Everything is Broken » par Bob Dylan et « The Worst » par Mick Jagger et Keith Richards. Alors que certaines chansons s’y démarquent dès le début (« Prove You Wrong », « Live Wire », « Tell Me When It’s Over »), l’album possède quelques passages à vide avec des duos moins intéressants et des ballades qui manquent d’efficacité. Mais dans l’ensemble, Threads pourrait conclure efficacement une carrière de plus de 25 ans, même si on doute fort que Sheryl mette vraiment un terme à sa carrière à seulement 57 ans.

The Valory Music Co. / Big Machine / Universal

 

 

Fred Fortin – Microdose

Fred Fortin – Microdose

C’est dans la plus grande surprise que Fred Fortin lance son sixième album, Microdose. Il s’agit d’un disque artisanal de rock brut, garroché, sans fioritures ni finesse. En fait, il s’agit certainement du meilleur prétexte pour que l’homme-orchestre puisse repartir en tournée au plus vite. Il propose tout de même des moments plus intimistes, où il effleure son noyau familial. La chanson-titre, avec sa flûte qui vole la vedette, n’est pas sans nous rappeler les années 1970, avec une influence certaine d’Harmonium. Mais, il s’agit en fait d’une parodie des hippies californiens. On retrouve aussi des influences de vieille musique country, même si l’essentiel se situe dans un rock garage sale plus contemporain. On retrouve plusieurs très bons riffs qui donnent assurément le goût d’aller l’entendre en spectacle dans sa formule en solo.

Grosse Boîte

½

 

 

 Les Frères à Ch’val – Ast’heure

Les Frères à Ch’val – Ast’heure

Après 20 ans d’absence sur disque, les Frères à Ch’val reviennent avec un album de chansons originales. On y retrouve avec plaisir leurs mélodies inoubliables sur des rythmes country, rock ou reggae, avec une touche traditionnelle. Parmi les 10 titres contenus sur Ast’heure, on peut entendre deux adaptations par Polo de pièces découvertes au début du 20e siècle : d’abord « Paye-moé » (« Pay Me My Money Down »), un chant traditionnel d’esclaves sauvé de l’oubli par Lydia Parrish, puis « Essaye-lé donc » (« Salty Dog Blues »), un classique bluegrass. Après plusieurs moments entraînants comme dans les années 1990, l’album se conclut avec une pièce instrumentale, « Elle passa », un « concerto pour égoïne et violon ». Notons deux collaborations à l’écriture de l’album : Yvon Lebrun (« La chanson du gitan ») et Dédé Traké, le frère de Polo (« Mon petit quartier »). Ast’heure est un album surprenant, qui nous ramène tout de suite dans les années 1990 alors que le groupe atteignait les sommets. Le principal défaut du disque est qu’il est trop court avec à peine 33 minutes…

Martin Leclerc

½

 

 Tool – Fear Inoculum

Tool – Fear Inoculum

Après 13 ans d’absence, le groupe de métal progressif / expérimental est enfin de retour sur disque avec Fear Inoculum. Sur ce cinquième album, Tool nous en met plein les oreilles avec 10 morceaux totalisant presque une heure et demie (dont « 7empest » qui culmine à près de 16 minutes). On s’entend que la construction doit être particulièrement réussie pour proposer d’aussi longues pièces qui conserveront notre attention, mais c’est mission accomplie dès la chanson-titre en ouverture, avant de se poursuivre avec l’exceptionnelle « Pneuma ». Des arrangements magistraux viennent ajouter au plaisir de découvrir de longues envolées créatrices en plusieurs parties toutes aussi intéressantes les unes que les autres. En plus, les musiciens semblent avoir atteint le summum de leur carrière, comme en fait foi la performance à la batterie de Danny Carey dans « Chocolate Chip Trip ». Maynard James Keenan et sa bande ont pris le temps d’élaborer leur nouveau produit et il en résulte leur disque le plus mature à ce jour. Le groupe propose assurément son meilleur album depuis le chef-d’œuvre que fut Aenima en 1996.

 

 

 

août :

 

Ed Sheeran – No. 6 Collaborations Project

Ed Sheeran – No. 6 Collaborations Project

Suite au mini-album No. 5 Collaborations en 2011, l’idée a continué de faire son chemin chez Ed Sheeran pour un album complet de collaborations. Il présente donc maintenant 15 nouvelles collaborations avec des artistes de tous les horizons dans des styles qui passent de la pop au folk, au R&B et au hip hop. On peut y entendre des artistes comme Khalid, Camila Cabello, Cardi B, Chance the Rapper, Justin Bieber, Travis Scott, Eminem, 50 Cent, Meek Mill, Skrillex, Chris Stapleton, Bruno Mars, et plusieurs autres. Même si on retrouve des traces du style singulier de Sheeran en certaines occasions, l’essentiel de l’album va un peu trop dans toutes les directions, avec une forte tendance vers le hip hop et le R&B. En bout de ligne, on y reconnaît assez peu le chanteur pop minimaliste que l’on a aimé avec « Shape of You ». Et en plus, plusieurs des compositions s’avèrent sans intérêt. Décevant! (chronique principale d'août 2019)

Atlantic / Warner

½

   

     

Purple Mountains – Purple Mountains

Purple Mountains – Purple Mountains

Purple Mountains est le nouveau projet de David Berman (Silver Jews), lui qui est demeuré à l’écart de l’industrie musicale pendant une décennie, soit depuis la fin des Silver Jews. Berman réussit à nous ramener rapidement dans son univers, même après tout ce temps. On peut en effet réentendre ce mélange de rock alternatif et de country qui a fait sa marque de commerce. Là où la différence est majeure, c’est qu’il semble plus inspiré que jamais avec un ensemble serré de 10 pièces qui se tiennent comme un tout. Alors qu’il était en panne d’inspiration depuis plusieurs années, surtout pour les textes, il propose ici une très belle poésie, livrée avec aplomb. Avec Purple Mountains, on assiste carrément à la renaissance d’un excellent auteur-compositeur et interprète. À noter aussi sa collaboration avec Dan Auerbach (Black Keys) pour l’écriture de la chanson en conclusion du disque, « Maybe I'm the Only One for Me ». (découverte du mois d'août 2019)

Drag City

½

   

 Florist – Emily Alone

Florist – Emily Alone

Pour le troisième album de Florist, Emily Sprague passe à un style plus dépouillé, qui s’éloigne de la version complète du groupe. La musique indie pop devient donc essentiellement folk sur Emily Alone, alors que l’artiste se retrouve seule à la guitare (parfois au clavier). Le résultat s’avère surprenant et crée une agréable atmosphère de quiétude. La voix douce d’Emily est superbement mise en évidence et nous captive rapidement, même si elle est plutôt plaintive par moments. La nature n’est jamais bien loin à travers la musique de cet album qui nous ramène à la base. C’est donc un disque doux qui nous est proposé par Florist, un album qui ne laissera personne indifférent. (août 2019)

Double Double Whammy

½

   

 

 Monkey House – Friday

Monkey House – Friday

Le groupe Monkey House est de retour avec sa musique sophistiquée et ses mélodies efficaces sur ce cinquième album. Après plus de 25 ans à tourner à travers le monde le groupe a su créer un intérêt sans cesse croissant pour sa formule, qui intègre du rock, du jazz et du funk. Le R&B, le soul et le blues ressortent aussi tout au long de Friday. Don Breithaupt et sa bande proposent une œuvre riche de 12 titres avoisinant les 57 minutes. Les cuivres occupent une place importante dans la musique du quatuor, et ils sont joués ici par des artistes renommés de Toronto. Breithaupt a composé lui-même l’ensemble de l’album, sauf « Say It For the Last Time » qui a été coécrite avec Chris Smith (ex-Regatta) et Guido Luciani. On peut aussi entendre une reprise, « Book of Liars », une pièce de 1994 de Walter Becker avec Steely Dan. Il en résulte un album cohésif qui contient plusieurs chansons plus rythmées que par le passé. C’est un album solide qui donne envie de les découvrir en concert. (août 2019)

Alma / SIX

½

 

 The Young Gods – Data Mirage Tangram

The Young Gods – Data Mirage Tangram

Depuis bientôt 35 ans, le groupe suisse The Young Gods nous propose son mélange bien à lui de rock, d’électronique et de musique ambiante, qui tend souvent vers l’industriel. Avec Data Mirage Tangram, ils présentent leur premier album en huit ans, et ils en profiteront pour revenir au Québec après 20 ans d’absence. C’est donc un album de seulement sept titres totalisant plus de 53 minutes qui nous est offert ici, un disque sur lequel l’improvisation et l’expérimentation sont au rendez-vous pour une musique d’avant-garde hors du commun. Certaines pièces s’étirent quelque peu, comme « All My Skin Standing » qui s’étend sur plus de 11 minutes, mais ces longueurs font partie de leur univers après tout. Data Mirage Tangram est un album d’ambiance qui ne laissera personne indifférent lors d’un souper entre amis, certains osant même aventurer un « c’est ben bizarre ta musique »! (août 2019)

Two Gentlemen / SIX

½

   

 

juillet :

 

Madonna – Madame X

Madonna – Madame X

La reine de la pop est de retour sur disque avec Madame X, son 14e album en carrière. La soixantaine ne semble pas la ralentir et Madonna s’entoure de jeunes collaborateurs latins (Maluma, Anitta) et rap (Quavo, Swae Lee). Elle travaille avec de talentueux réalisateurs comme son vieux comparse Mirwais, ainsi que Mike Dean et Diplo. Il en résulte une musique métissée au goût du jour. Après avoir passé les dernières années à Lisbonne au Portugal, on sent qu’elle s’en est grandement influencé, avec des textes en portugais en plus de l’espagnol et de l’anglais. Les rythmes latins l’ont toujours inspirée et c’est encore plus le cas sur Madame X, même si on y trouve aussi plusieurs influences hip hop. Encore une fois, Madonna trouve le moyen de se renouveler et de demeurer au top de la pop. Il y a bien quelques pièces moins intéressantes parmi les 15, mais on ne peut qu’admirer son audace. À noter qu’une version de luxe de Madame X est aussi disponible. (chronique principale de juillet 2019)

Vidéoclips : « Medellin » - « Crave » - « Dark Ballet » - « God Control »

Live Nation / Interscope / Maverick / Universal

½

   

       

Lauren Jenkins – No Saint

Lauren Jenkins – No Saint

La Texane Lauren Jenkins nous arrive avec un tout premier album, dans un style country contemporain. Par contre, il faut dire que plusieurs pièces, dont « Give Up the Ghost » en ouverture, ne conservent que bien peu de la musique country et pourraient simplement être cataloguées dans le pop rock. Seule une guitare slide bien discrète vient leur donner ce petit élément caractéristique au country. Puis, l’ensemble est enveloppé dans une production de grande envergure qui vise certainement à séduire un vaste auditoire. La voix de Lauren possède une belle maturité qui ne semble par coller à ses 27 ans, et on sent qu’elle possède une grande expérience de vie et de tournée. L’album de 10 pièces, sur lequel alternent chansons énergiques et ballades, possède une très belle ligne directrice. Surtout, il permet de découvrir un nouveau talent dont on entendra parler longtemps. (découverte du mois de juillet 2019)

Vidéoclips : « Give Up the Ghost » - « Running Out of Road (Short Film) »

Big Machine / Universal

½

 

 Laura Anglade – I’ve Got Just About Everything

Laura Anglade – I’ve Got Just About Everything

Laura Anglade est originaire d’un petit village du sud de la France, mais a été élevée dans le Connecticut et est maintenant établie à Montréal. À 23 ans, elle présente son premier album, dans un style jazz qui évoque Julie London, Helen Merrill et Cyrille Aimée. Laura présente des standards du genre, mais d’une façon rafraichissante. Sa voix unique, presque d’une autre époque, nous fait rapidement craquer, dès les premiers moments de l’album dans « A Beautiful Friendship ». Elle démontre une maturité hors du commun qui nous fait rapidement oublier son âge. Parierons qu’elle s’établira dans l’industrie pour de nombreuses années, aux côtés des plus grandes chanteuses jazz. (juillet 2019)

Justin Time / SIX

½

 The Black Keys – Let’s Rock

The Black Keys – Let’s Rock

Après cinq ans d’absence, voici déjà le neuvième album pour Dan Auerbach et Patrick Carney, alors qu’ils reviennent à un son de guitare pur, plus près de ce qu’ils offraient au début de leur carrière. Le duo de l’Ohio présente tout de même encore des mélodies accrocheuses à souhait, comme certains hits des dernières années qui ont réussi à faire leur place auprès de vastes auditoires. Let’s Rock est un album lumineux avec une énergie contagieuse. Très agréable! (juillet 2019)

Vidéoclip : « Go »

Easy Eye Sound / Nonesuch / Warner

½

   

 

 Mike Goudreau – Acoustic Sessions

Mike Goudreau – Acoustic Sessions

Pour son 20e album en carrière, le bluesman Mike Goudreau a décidé de présenter 14 chansons acoustiques avec une instrumentation épurée. On y retrouve 10 pièces originales, ainsi que quatre titres réarrangés. En plus des guitares acoustiques, on peut entendre du banjo, de la contrebasse, de la guitare dobro slide, de l’harmonica, du violoncelle, du saxophone baryton et de l’accordéon. Majoritairement blues, la musique de Goudreau inclut aussi des éléments de country, de gospel, et même une pièce de jazz manouche. Enregistré à Sherbrooke avec son ami David Elias, Acoustic Sessions bénéficie d’une qualité sonore haut de gamme, même s’il a été produit de façon indépendante. (juillet 2019)

½

 

Jonas Brothers – Happiness Begins

Jonas Brothers – Happiness Begins

Après une pause de neuf ans et des projets en solo (incluant le populaire DNCE de Joe), les frères Jonas sont de retour pour l’enregistrement d’un nouveau disque. Kevin, Nick et Joe proposent donc Happiness Begins, un nouvel album pop qui inclut plusieurs succès radio potentiels, à commencer par l’incontournable « Sucker ». Les mélodies demeurent mémorables tout au long du disque, appuyées par les excellentes harmonies vocales du trio du New Jersey. Ce ne sont pas toutes les pièces qui sont énergiques et on retrouve un bon nombre de pièces mid-tempo, souvent un peu plus tristes. Par contre, la qualité des arrangements et la modernité du son font en sorte qu’il est bien difficile de leur reprocher quoi que ce soit. C’est ensemble que les trois frères demeurent à leur meilleur et seulement pour ça, on ne peut que se réjouir de les voir à nouveau réunis pour nous offrir un album pop de grande qualité. (juillet 2019)

Vidéoclip : « Sucker »

Republic / Universal

½

   

 

 

juin :

 

Carly Rae Jepsen – Dedicated

Carly Rae Jepsen – Dedicated

La chanteuse pop canadienne est de retour avec son quatrième album, quatre ans après E-MO-TION. Carly a travaillé pour l’occasion avec une panoplie d’auteurs-compositeurs et de réalisateurs, incluant John Hill, Jack Antonoff, Captain Cuts, Patrik Berger, sans oublier son fidèle collaborateur, Tavish Crowe. Elle a fait paraître un premier extrait à l’automne 2018, « Party for One », qui allait donner le ton au disque. Elle est revenue depuis avec une série d’extraits : l’énergique « Now That I Found You », « No Drug Like Me », « Julien », et plus récemment, « Too Much ». Sur Dedicated, on ne retrouve pas encore un succès à la hauteur de « Call Me Maybe » qui nous l’a fait découvrir en 2012. Par contre, il s’agit d’un album solide du début à la fin, dans un style qui peut rappeler parfois une musique des années 1970 ou 1980, tout en conservant une touche électro contemporaine. Voici donc à nouveau un album pop de qualité et intelligent pour Carly Rae Jepsen. (chronique principale de juin 2019)

Vidéoclips : « Party for One » - « Now That I Found You » - « Too Much »

604

½

   

     

Lydia Persaud – Let Me Show You

Lydia Persaud – Let Me Show You

L’auteure-compositrice et chanteuse de Toronto, d’origine canado-guyanaise-ukrainienne, présente son tout premier album avec Let Me Show You. Lydia Persaud propose une musique folk pop douce et agréable qui met parfaitement en valeur sa très belle voix. Enregistré à Toronto avec le réalisateur Robbie Grunwald (Jill Barber), le disque inclut 11 chansons tantôt romantiques et tantôt socialement engagées, avec des influences soul et country. Lydia s’inspire de ses héros musicaux : Donny Hathaway, Bill Withers, Stevie Wonder et Carole King. Avec ce premier enregistrement, elle démontre qu’elle a su créer son propre style et nous l’offre en primeur. (découverte du mois de juin 2019)

Next Door / SIX

½

   

Patrick Ballantyne – Sky

Patrick Ballantyne – Sky

L’auteur-compositeur et interprète de Toronto Patrick Ballantyne présente son quatrième album avec Sky. Après une courte introduction, le disque débute en force avec « Beneath Your Skin », qui n’est pas sans nous rappeler Pink Floyd. Plus tard, c’est Paul McCartney qui nous vient en tête en écoutant « Dominos », puis Warren Zevon avec la ballade « A Bit of Make Believe ». Il propose donc un rock alternatif qui s’inspire grandement des années 1970, surtout du rock progressif. Plusieurs moments réussissent à capter notre attention, mais il y a malheureusement un peu trop de pièces qui nous semblent familières, preuve d’un certain manque de créativité. Sky s’écoute tout de même très bien. (juin 2019)

Northwood

 

 The Paul Deslauriers Band – Bounce

The Paul Deslauriers Band – Bounce

Trois ans après Relentless, le trio de Paul Deslauriers revient avec Bounce. On peut y découvrir 12 chansons originales et une seule reprise, « Jumpin’ at Shadows » d’Anthony « Duster » Bennett popularisée par Peter Green et Fleetwood Mac. Le guitariste est entouré d’une section rythmique puissante avec Sam Harrisson à la batterie et le nouveau venu, Alec McElcheran à la basse. Les trois musiciens chevronnés nous offrent un blues rock qui décoiffe. Bounce est peut-être l’album le plus solide du trio à ce jour. (juin 2019)

Bros / SIX

½

   

 Matt Herskowitz – Mirror Image

Matt Herskowitz – Mirror Image

Après un hommage à Lew Soloff en formule trio, le pianiste Matt Herskowitz revient seul au piano pour Mirror Image. Lui qui a toujours un peu oscillé entre jazz et classique, on peut dire qu’il explore définitivement les deux styles sur ce nouveau disque. En réfléchissant à ce qu’il voulait enregistrer, des pièces lui sont venues en tête rapidement qui provenaient de sa transition du classique à la composition jazz et qu’il n’avait jamais enregistrées. Elles représentent une approche naïve et organique du jazz contemporain dans un style classique. Il y intègre aussi une bonne dose d’improvisation. Mirror Image représente donc une fusion quasi-parfaite entre jazz et classique, entre ancien et nouveau. (juin 2019)

Justin Time / SIX

½

 Cate Le Bon – Reward

Cate Le Bon – Reward

La Galloise Cate Le Bon revient avec un cinquième album intitulé Reward. C’est seule au piano qu’elle a créé la structure de ce disque de 10 pièces. Au lieu des guitares rock habituelles, Cate a plutôt enveloppé ses chansons de synthétiseurs, de saxophone et de percussions. Il en résulte donc un tout autre univers, très intimiste, pour cette artiste éclectique. L’ensemble s’avère beaucoup plus près du folk, de l’indie pop ou de la pop de chambre que de l’indie rock qu’elle nous a offert précédemment. Certains passages peuvent sembler un peu bizarres et plutôt difficiles d’accès, mais ça fait partie du personnage de Cate Le Bon : une artiste créative à part entière qui est toujours prête à prendre des risques. Reward est un album incomparable, peut-être son plus original à ce jour. Par contre, on aime ou pas; tout est une question de goût. (juin 2019)

Mexican Summer

½

 

Jean Leloup – L’étrange pays

Jean Leloup – L’étrange pays

Pour son nouvel album, Jean Leloup a décidé d’enregistrer chacune des 13 chansons en extérieur, de son balcon montréalais, de Charlevoix, et même du Costa Rica. Il a voulu produire un enregistrement le plus naturel possible avec de simples microphones. Les seuls effets ajoutés ont été un peu de réverbération. Sinon, on peut entendre sa voix et sa guitare dans son expression la plus simple. Du même coup, L’étrange pays concentre toute notre attention sur les textes de Leloup, qu’ils soient poétiques, fantasmagoriques ou complètement éclatés, à l’image du personnage. Dès l’ouverture, avec « Le sentier » et la chanson-titre, Leloup nous emporte dans son univers particulier et il est bien difficile de s’en sortir avant la fin, même si certains morceaux s’avèrent un peu moins efficaces en cours de route. Leloup en solo avec sa guitare demeure dans une classe à part dans l’industrie musicale québécoise! (juin 2019)

Grosse Boîte

½

 

Kedr Livanskiy – Your Need

Kedr Livanskiy – Your Need

Kedr Livanskiy est une artiste russe qui nous arrive avec un deuxième album. Elle présente une musique électronique généralement rythmée, entre musique house dansante et ambiante. Sur Your Need, les mélodies pop pointent aussi le bout du nez en plusieurs occasions, sur des chansons plus courtes et moins difficiles d’accès. Kedr semble avoir trouvé sa voie et propose une musique plus ensoleillée que précédemment. En bout de ligne, voici un album cohérent et très agréable à écouter. Son principal défaut : il ne dure que 32 minutes! (juin 2019)

2MR

½

   

 

Loud – Tout ça pour ça

Loud – Tout ça pour ça

Suite à l’immense succès de son album Une année record, principalement grâce au hit « Toutes les femmes savent danser », le rappeur québécois revient avec un deuxième disque qu’il entend projeter au sommet. Loud veut à nouveau faire danser et chanter le public en français sur des compositions à l’américaine. D’ailleurs, avec son premier extrait, « Fallait y aller », il n’a rien à envier à ce que nous proposent les Américains. Loud présente encore des pièces mémorables, de véritables vers d’oreilles, et parions que « Fallait y aller » fera partie de nombreuses listes d’écoute pendant l’été. Loud s’entoure de collaborateurs pour prêter leurs voix à deux chansons : Charlotte Cardin pour « Sometimes All the Time » et Lary Kidd pour « Off the Grid ». Avec Tout ça pour ça, Loud passe à merveille le test du deuxième album, à tel point que celui-ci est peut-être encore plus solide que son précédent. (juin 2019)

Vidéoclip : « Fallait y aller »

Joy Ride

 

Justin Rutledge – Passages

Justin Rutledge – Passages

L’Ontarien Justin Rutledge présente son huitième album avec Passages. C’est entouré de nouveaux musiciens, dont le guitariste Rob Baker (Tragically Hip), qu’il a concocté ce nouveau disque aux chansons enveloppées d’arrangements riches. Enregistré live en studio à Toronto et co-réalisé par Rutledge et Chris Stinger, Passages ne contient que très peu de surimpression sonore. Il propose toujours, bien évidemment, des pièces aux racines country et Roots, mais avec un mélange de rock alternatif et de musique ambiante. Avec la chanson-titre, Rutledge nous offre une chanson d’amour hors du commun, l’une de ses meilleures à ce jour. En fait, il s’agit d’un album d’une grande efficacité dans son ensemble, possiblement son plus cohérent en carrière. (juin 2019)

Outside / SIX

½

   

 

 Jacques Kuba Séguin – Migrations

Jacques Kuba Séguin – Migrations

C’est accompagné de musiciens de renom que Jacques Kuba Séguin propose son nouvel album, Migrations. On retrouve notamment le pianiste Jean-Michel Pilc et le saxophoniste Yannick Rieu pour accompagner le trompettiste, qui assure aussi la composition et l’orchestration. Sur Migrations, on retrouve des compositions basées sur des entretiens avec des gens de différentes communautés culturelles du Québec. Il s’agit d’un véritable métissage des cultures. L’album a été mixé et matricé par l’ingénieur Klaus Scheuermann aux studios Emil Berliner à Berlin. Les sept pièces du disque (totalisant 49 minutes) sont à la fois imagées, énergiques et touchantes. Elles permettent à Séguin de revenir à un jazz plus pur, plus standard. Voici donc un très bel enregistrement pour Jacques Kuba Séguin! (juin 2019)

ODD Sound / SIX

½

   

 Vice E Roi – Les heures maladives

Vice E Roi – Les heures maladives

Le duo Vice E Roi, formé de Jayana Auger et Guillaume Lessard, a été fondé en 2013 à Saguenay. Il nous offre un son folk pop parfois entraînant et parfois plus introspectif, mais l’atmosphère demeure toujours colorée et ensoleillée. Arrangé et réalisé par Gabriel Desjardins (Philippe Brach), Les heures maladives est un mini-album de cinq titres qui fait suite à leur efficace album éponyme. Les thèmes y sont parfois lourds, inspirés des maladies du siècle, mais interprétés avec une certaine légèreté. (juin 2019)

UniForce

 Dawn Tyler Watson – Mad Love

Dawn Tyler Watson – Mad Love

Dawn Tyler Watson présente son cinquième album, le deuxième avec le Ben Racine Band. Sous la direction de Frankie Thiffault, Dawn propose une musique majoritairement blues, mais avec aussi des traces de rock, de gospel et de jazz. Elle laisse sa créativité s’exprimer plus que jamais dans des chansons personnelles, mais qui s’inspirent de standards du genre. Elle est accompagnée par deux invités de marque en Steve Marriner (Monkeyjunk) et Steve Hill. Forte d’avoir été la première Canadienne et la deuxième femme à avoir été couronnée championne à l’International Blues Challenge de Memphis en 2017, la chanteuse propose un album qui surfe sur ses récents succès artistiques, tout en étant teinté d’un échec amoureux récent. Il en résulte son album le plus abouti à ce jour. (juin 2019)

½

 Wellbad – Heartbeast

Wellbad – Heartbeast

Wellbad est le pseudonyme du bluesman allemand Daniel Welbat. Il présente son quatrième album avec Heartbeast, réalisé par Stephan Gade (Udo Lindenberg, Therion). Il s’agit en quelque sorte d’un hommage au cinéma, lui qui est né dans une famille d’artistes et de cinéastes. Il affirme lui-même que « Heartbeast est la bande originale d’un film qui n’a jamais été réalisé ». En plus du blues rock, Wellbad propose des éléments de roots, de jazz et de hip hop, le tout avec un groove hors du commun. À découvrir sur scène le 1er juillet dans le cadre du Festival international de jazz de Montréal. (juin 2019)

Blue Central / SIX

 

Lords of Chaos (DVD + Blu-ray)

Lords of Chaos (DVD + Blu-ray)

Basé sur la vraie histoire du groupe Mayhem et de son fondateur, Euronymous, Lords of Chaos présente les origines du black métal norvégien. Créé à Oslo vers 1987, Mayhem représentait ce que ce mouvement avait de plus extrémiste et sataniste. Coupables de plusieurs incendies dans des églises, les membres du groupe vivaient littéralement ce qu’ils prônaient, jusqu’à commettre des meurtres. Euronymous lui-même en sera victime, tué de dizaines de coups de couteau par son propre bassiste, Varg (Burzum). Le film de près de deux heures est d’une rare violence et présente plusieurs moments inconfortables. Entre le suicide explicite du premier chanteur du groupe, Dead, les profanations et incendies de lieux de culte, ainsi que les meurtres sanglants, il ne reste que bien peu de place pour la musique de Mayhem qu’on découvre à peine en surface. C’est un film à voir pour comprendre un peu mieux les fondements du black métal, mais pour découvrir plus en détails sa musique, il ne s’agit assurément pas du meilleur outil. (juin 2019)

Vice / MVD

   

 

 

mai :

 

Rob Thomas – Chip Tooth Smile

Rob Thomas – Chip Tooth Smile

Pour son quatrième album solo, Rob Thomas a fait confiance aux réalisateurs Butch Walker (Panic! At the Disco, P!nk) et Benny Blanco (Ed Sheeran). Il s’agit de l’album de la maturité pour le populaire auteur-compositeur et interprète qui y traite de sujets personnels comme sa famille, son fils et ses responsabilités, sans oublier son obligation de faire face à la mort. L’album est propulsé par le premier extrait, « One Day Less (Dying Young) », suivi des entraînantes « Timeless » et « Can’t Help Me Now ». On y retrouve aussi la rythmée « I Love It », utilisée dans le cadre des séries 2019 de la NBA. À l’image de ces chansons, le disque propose plusieurs mélodies inoubliables et rythmes énergiques, entrecoupés de ballades ou pièces mid-tempo moins intéressantes. Moins solide de façon constante que The Great Unknown paru il y a quatre ans, Chip Tooth Smile propose tout de même des chansons pop rock de qualité, faites sur mesure pour les radios. Thomas ne réussira sûrement pas à reconquérir son auditoire du temps de Matchbox Twenty, mais il propose un produit intéressant. (chronique principale de mai 2019)

Vidéoclip : « One Day Less (Dying Young) »

Emblem / Atlantic / Warner

   

     

Nilüfer Yanya – Miss Universe

Nilüfer Yanya – Miss Universe

Après plusieurs mini-albums, la Londonienne Nilüfer Yanya présente enfin un premier album complet avec Miss Universe. Cette passionnée de guitare propose une musique indie pop avec des éléments de rock aux influences des années 1990 et de soul. Nilüfer suggère un album-concept (du moins en bonne partie) alors qu’elle fait la promotion d’un faux programme de soins personnels appelé « WWAY Health ». Dans la deuxième moitié, le disque prend une teinte un peu plus jazzy, même si toutes les compositions reposent avant tout sur la guitare électrique. Nilüfer nous offre une musique majoritairement douce et introspective, mais avec toujours une grande richesse de styles et d’originalité. (découverte du mois de mai 2019)

Vidéoclips : « Heavyweight Champion of the Year » - « In Your Head » - « Bay Blu »

ATO

½

   

Bernard Adamus – C’qui nous reste du Texas

Bernard Adamus C’qui nous reste du Texas

Voici le quatrième album en carrière pour Bernard Adamus, quatre ans après Sorel Soviet So What. Sur C’qui nous reste du Texas, il présente à nouveau son folk rock bluesy un peu cru aux influences diverses. Il intègre ici des rythmiques qui rappellent les années 1960 et 1970, même les Doors sur « Entre les lignes ». Adamus réussit à nouveau à nous surprendre en plusieurs occasions tout au long de l’album de 10 pièces. Il nous offre donc un autre divertissement de grande qualité qui nous laisse un sourire aux lèvres permanent. (mai 2019)

Grosse Boîte

½

 

 Dramatik – Le phénix, il était plusieurs fois

Dramatik – Le phénix, il était plusieurs fois

Avec Le phénix, il était plusieurs fois, il s’agit d’une renaissance pour le rappeur québécois, un moment phare de sa carrière. Dramatik est entouré pour l’occasion par des collaborateurs de renom dont Malika Tirolien, Fouki & Loussa, Muzion, et même Dan Bigras (qui vient prêter sa voix unique à « Épicentre jeunesse »). Le rappeur propose un album puissant de 12 pièces dont il a assuré presque l’entièreté de la réalisation. Son flow hors du commun accompagne à merveille ses rimes complexes. Avec ce nouvel album, Dramatik démontre plus que jamais toute sa persévérance et sa résilience. (mai 2019)

7ième Ciel / SIX

½

 Forest Boys – Boys Like Having Fun

Forest Boys – Boys Like Having Fun

Forest Boys est un projet parallèle de deux membres de The Seasons, dont Julien Chiasson, le grand frère d’Hubert Lenoir. Le groupe présente un mini-album de six titres qui met l’accent sur les mélodies pop rock accrocheuses, avec une bonne dose de funk. Boys Like Having Fun propose donc une musique estivale entraînante, qui possède tout ce qu’il faut pour conquérir les radios commerciales, à l’image du premier extrait, « Electrify ». (mai 2019)

Vidéoclip : « Electrify »

Spectra

½

 

 FouKi – ZayZay

FouKi – ZayZay

Après l’album Zay l’an passé, le rappeur québécois FouKi et son producteur QuietMike sont de retour avec un disque de près d’une heure intitulé ZayZay. Il contient 18 nouvelles pièces et de nombreuses collaborations au micro, dont le rappeur belge ISHA, le Parisien Lord Esperanza, Koriass, Vendou, Obia le Chef, Brown Family et Alaclair Ensemble. FouKi navigue toujours entre humour et introspection avec un habile mélange entre rap, reggae et pop. Il présente donc un hip hop différent et énergique qui s’inspire de diverses cultures. Voici peut-être l’album hip hop de l’année au Québec. (mai 2019)

7ième Ciel / SIX

½

 Leanne Hoffman – What Remains

Leanne Hoffman – What Remains

Basée à Halifax, NS, Leanne Hoffman présente son tout premier album avec What Remains. L’auteure-compositrice et interprète y propose une musique pop rock aux rythmes efficaces et aux mélodies inoubliables. Réalisé par Erin Costelo, l’album semble rendre hommage tant aux artistes contemporains (Metric) qu’aux plus grands auteurs-compositeurs et mélodistes (Randy Newman, Paul Simon). Malgré des guitares efficaces, c’est la voix de Leanne qui demeure au cœur de son œuvre, avec des accompagnements discrets de claviers. Voici un album très agréable à écouter, qui démontre tout le talent de l’artiste pour la composition. (mai 2019)

Venue

 

 Norah Jones – Begin Again

Norah Jones – Begin Again

En 2018, Norah Jones a entrepris de lancer une série d’extraits en version numérique, avec la collaboration de Jeff Tweedy (Wilco) et Thomas Bartlett. Les sept pièces incluses sur Begin Again (dont une seule jamais entendue) proviennent de ce projet, ce qui en fait non seulement un album court, mais aussi plutôt disparate. Malgré la grande différence de styles entre chaque chanson, Norah réussit à créer une certaine cohérence grâce à sa voix unique et son jeu de piano caractéristique. Elle donne assurément une touche charmante à l’ensemble pour lequel les attentes n’étaient pas si grandes. Mais Begin Again demeure avant tout un assemblage sans trop de liens d’expérimentations jazz pop, saupoudrées de folk, de soul et même d’électro. (mai 2019)

Capitol / Universal

   

Yama Laurent – Yama Laurent

Yama Laurent – Yama Laurent

Après avoir ému et bouleversé les téléspectateurs de La Voix 6 avec sa voix grave et ses interprétations divines, Yama Laurent offre son premier album éponyme. La grande gagnante de cette sixième édition propose 11 chansons dont neuf reprises, majoritairement en français. On retrouve tout de même les titres en anglais « I Say a Little Prayer » (interprétée tant par Dionne Warwick que par Aretha Franklin), « I Want to Know What Love Is » (de Foreigner) et « Let It Be » (des Beatles, interprétée en duo avec Nanette Workman). On peut aussi entendre un duo avec son coach, Garou, pour la pièce « Un peu de nous », que celui-ci lui avait écrite pour lui permettre de gagner la finale (on ne comprend pas trop comment d’ailleurs). En conclusion, on peut entendre une toute nouvelle chanson, « Chanter est ma couleur », écrite et composée par Didier Golemanas et Rick Allison. Malgré une interprétation unique, le choix de plusieurs chansons peut apporter son lot de questionnements, comme si elles n’étaient pas adaptées à sa voix incomparable. Il en résulte qu’on ne retient pas grand-chose de cet album par une chanteuse qui devrait pourtant se présenter comme plus grande que nature. (mai 2019)

Musicor

½

 

 

Alain Lefèvre – My Paris Years: French Music for Piano

Alain Lefèvre – My Paris Years: French Music for Piano

Sur ce nouvel album, le pianiste québécois rend en quelque sorte hommage à la ville où il a passé une partie de sa jeunesse, Paris. Lefèvre rend surtout hommage à des compositeurs d’envergure comme Debussy (Arabesque, L’Isle Joyeuse, Suite Bergamasque), Ravel (Sonatine, Pavane pour une infante défunte), Satie (Trois Gymnopédies) et Franck (Prélude). Le répertoire du piano français s’avère donc superbement mis en évidence par le doigté impeccable d’Alain Lefèvre. (mai 2019)

Warner Classics / SIX

 

 

 Marco – La vie devant moi

Marco – La vie devant moi

Marco Bocchicchio a été découvert à l’émission La cour des grands il y a plus de 10 ans. Maintenant âgé de 22 ans, Marco revient sur disque avec La vie devant moi, incluant les participations spéciales de Mario Pelchat, Bruno Pelletier et Éléonore Lagacé. Il propose cinq grands succès de la francophonie, ainsi que cinq compositions originales, le tout réalisé par Peter Ranallo (Nicola Ciccone, Mario Pelchat, Bobby Bazini). Dès l’ouverture, on peut entendre dans « La prière » (de Ginette Reno) un duo entre le jeune Marco de 11 ans et celui à la voix mature d’aujourd’hui. Dans « En manque de toi » de Bruno Pelletier, celui-ci vient prêter sa voix, tout comme le fait Mario Pelchat dans sa chanson « Je me souviendrai ». Les autres succès que l’on reconnaîtra sont « Tu reviendras » de Sylvain Cossette et « Un jour tu reviendras » popularisée par Mireille Mathieu. Le futur diplômé en chant classique de l’Université McGill propose un album de pop adulte qui devrait plaire aux amateurs de Nicola Ciccone et Mario Pelchat. (mai 2019)

Peter Ranallo

½

 

 Tim Moxam – Marlborough Hall

Tim Moxam – Marlborough Hall

Avec son deuxième album, le Canadien Tim Moxam présente à nouveau son mélange de folk pop, country et rock, avec toujours de très belles mélodies. Propulsé par le premier extrait, « Rich Man », Marlborough Hall contient encore une fois des refrains franchement accrocheurs qui nous attirent littéralement vers sa voix unique. L’album propose aussi des moments plus hypnotiques, voire ennuyants, comme c’est le cas dans la sirupeuse « All I Feel » grâce à un fond de musique ambiante au saxophone et synthétiseur. Heureusement, cette pièce qui risque de diviser son auditoire est suivie de « Honesty » qui propose une progression constante, d’une simple valse jusqu’à son apogée vocale digne d’une finale de concert. On retrouve donc des moments grandement intéressants sur Marlborough Hall, mais c’est la constance qui fait malheureusement défaut. (mai 2019)

Roaring Girl

 The National – I Am Easy to Find

The National – I Am Easy to Find

Voici déjà le huitième album studio pour ce groupe de Brooklyn formé il y a 20 ans. The National proposent à nouveau leur son unique de rock alternatif plutôt doux aux influences country et indie pop. Ils réussissent à créer une ambiance enveloppante très agréable qui peut rappeler la musique brit pop ou U2. L’album est né suite à un projet de film avec le cinéaste Mike Mills, un court-métrage de 25 minutes à propos de la durée émotionnelle de la vie d’une femme, de sa naissance à la mort. Même si le disque a été produit séparément, il s’en inspire complètement. Le groupe laisse libre court au grandiose sur I Am Easy to Find avec des orchestrations majestueuses et des choristes parmi les plus belles voix féminines : Lisa Hannigan, Sharon Van Etten, Mina Tindle, Gail Ann Dorsey, Eve Owen, Kate Stables, ainsi que le Brooklyn Youth Chorus. L’album de 16 pièces s’étend sur 64 minutes et possède tout pour plaire jusqu’à la fin. Il n’y a que quelques moments où le groupe tente de trop en faire, sur des compositions moins réussies. Mais dans l’ensemble, I Am Easy to Find demeure un très bel album qui fera certainement partie des plus remarquables pour The National. (mai 2019)

Vidéoclip : « Hairpin Turns »

4AD

½

   

Mario Pelchat – Pelchat Aznavour désormais

Mario Pelchat – Pelchat Aznavour désormais

Après Michel Legrand et Gilbert Bécaud, Mario Pelchat rend maintenant hommage à une autre idole européenne, Charles Aznavour. Il s’agit ici d’une « modeste » compilation de 14 chansons revisitées parmi les 1 000 et plus qu’Aznavour a composées et enregistrées au cours de sa carrière. On peut y entendre évidemment ses plus grands classiques comme « Hier encore », « La bohème », « Que c’est triste Venise », « Emmenez-moi », ainsi que le premier extrait, « Désormais ». La voix puissante de Pelchat, accompagnée de très belles orchestrations, rend bien justice à ces compositions indémodables de ce géant de la chanson francophone, l’un des rares à s’être fait un nom sur la scène mondiale. (mai 2019)

MP3

½

 

 Léo Piché – Le robot

Léo Piché – Le robot

Après avoir pris de l’expérience de scène en tant que musicien accompagnateur, Léo Piché présente un mini-album de quatre titres (près de 15 minutes). Le fils de Paul est donc prêt à prendre son envol à l’avant-scène. Il propose une musique pop rock contemporaine avec de nombreux éléments d’électronique. Réalisé par Maxime Lalanne, l’album a aussi bénéficié de l’appui de Jean-François Lemieux à la préproduction et de Yan Faraire à la direction artistique. Le robot nous donne le goût d’en entendre plus de la part de ce jeune artiste talentueux, formé en percussions et en composition. À noter que Léo Piché est aussi le fondateur de l’école de percussions brésiliennes Baturica et il s’est produit avec l’ensemble du même nom dans divers événements. (mai 2019)

Audiogram

½

Jeffrey Piton – Blind

Jeffrey Piton – Blind

L’auteur-compositeur et interprète qui s’est d’abord fait remarquer à La Voix présente un premier album en anglais. Réalisé par David Laflèche et Connor Seidel (Charlotte Cardin, Matt Holubowski, Soran), Blind contient neuf chansons folks à tendance pop. On peut y découvrir deux titres en français, incluant l’excellent extrait « Panorama ». À noter aussi, les deux premiers extraits à succès : « On My Own », « A Place to Call Home ». Même si Piton semble préférer le côté dépouillé de la musique, il nous sert quelques envolées pop savoureuses, interprétées avec sa voix unique. (mai 2019)

Artifice / SIX

½

 

 

 John Southworth – Miracle in the Night

John Southworth – Miracle in the Night

Depuis une vingtaine d’années, le Torontois John Southworth propose son style unique de folk rock avec une touche parfois de jazz et parfois de pop. Avec Miracle in the Night, il présente son 12e album en carrière. Encore une fois, il semble avoir sa propre recette de chansons d’amour comme on n’en a pas entendues souvent. Certains pourront reconnaître des éléments qui ont fait le succès de son album incontournable Niagara paru en 2014. Son style folk prend une forte tendance pop de chambre sur Miracle in the Night, avec toujours des éléments jazzy grandement intéressants. Il chuchote et chantonne plus souvent qu’autrement, mais c’est ce qui le caractérise. Southworth ne présente certainement pas un album facile d’accès, mais sait tout de même faire preuve d’une grande créativité. (mai 2019)

Tin Angel

½

   

 Julian Taylor Band – Avalanche

Julian Taylor Band – Avalanche

Le guitariste torontois Julian Taylor, riche de son bagage mohawk et africain, présente une musique métissée à souhait. On trouve donc sur Avalanche un mélange unique de rock, R&B, funk et même reggae. À 40 ans, l’artiste qui a exploré tous les recoins de l’industrie musicale semble retrouver une créativité enfouie il y a longtemps, alors qu’il sévissait dans les bars de Toronto en interprétant des reprises. Taylor propose un court album de huit pièces totalisant 33 minutes, mais dont la solidité est impressionnante. En fait, ce sont les faiblesses qui sont pratiquement inexistantes sur cet album varié, divertissant et agréable à écouter jusqu’au bout. Une belle surprise! (mai 2019)

Howling Turtle / Gypsy Soul / Fontana North

½

Vampire Weekend – Father of the Bride

Vampire Weekend – Father of the Bride

Le groupe new yorkais Vampire Weekend est de retour avec son quatrième album, son premier en 6 ans. Plusieurs changements ont eu lieu au cours de cette période au sein du groupe. D’abord, le membre fondateur Rostam Batmanglij a quitté pour poursuivre une carrière solo, pendant qu’Ezra Koenig s’exilait vers Los Angeles, puis il y a eu un changement de maison de disque. Vampire Weekend arrive donc avec une nouvelle perspective de la côte ouest pour ce nouvel album, ce qui ajoute une touche de fraîcheur au disque. L’écriture de Koenig est plus créative que jamais, avec des structures complexes, mais à la fois des mélodies inoubliables. C’est un album audacieux qui explore différents styles, entre folk et électro, entre country et pop, le tout fusionné dans leur style rock unique. Parmi les 18 pièces du disque (qui frôle les 60 minutes), on peut entendre trois participations de Danielle Haim : pour la pièce d’ouverture, « Hold You Now », pour « Married in a Gold Rush », ainsi que pour « We Belong Together ». On peut aussi découvrir deux collaborations de Steve Lacy dans « Sunflower » et « Flower Moon ». Father of the Bride est un album à la fois rafraîchissant et d’une grande originalité, un album extrêmement satisfaisant! (mai 2019)

 

 

 Michel Rivard – L’origine de mes espèces : Théâtre musical en solitaire (Livre + CD)

Michel Rivard – L’origine de mes espèces : Théâtre musical en solitaire (Livre + CD)

L’origine de mes espèces est une proposition théâtrale d’autofiction impressionniste. Le spectacle mélange la poésie, l’anecdote, le drame et l’autodérision. Rivard y présente ses origines et celles de sa vocation, passant par l’histoire de ses parents et de sa jeunesse. Il raconte donc sa vie, entrecoupé de 11 chansons. Le livre présente les textes de l’ensemble du spectacle, alors que le CD contient les 11 chansons, toutes très personnelles. Une proposition audacieuse pour cette légende de la chanson québécoise! (mai 2019)

Spectra

 

 

Salebarbes – Live au Pas perdus

Salebarbes – Live au Pas perdus

Salebarbes est un supergroupe composé des frères Jonathan et Éloi Painchaud, de Kevin McIntyre, de George Belliveau et de Jean-François Breau. Le quintet acadien nous propose un album en concert enregistré aux Îles-de-la-Madeleine sur lequel il revisite 13 titres cajuns. Avec leur musique énergique, joyeuse et festive, les cinq musiciens et chanteurs nous font voyager entre l’Acadie et la Louisiane. Les Salebarbes font revivre une culture qui tombe peu à peu dans l’oubli, et ils retrouvent du même coup le plaisir de jouer ensemble cette musique de leurs racines, en français bien sûr… (mai 2019)

L-A be / SIX

½

 

UZEB – Reunion Live

UZEB – Reunion Live

Depuis les années 1980, la référence québécoise sur la scène jazz fusion mondiale se nommait UZEB, avec 500 000 albums vendus et près de 1 000 concerts à travers le monde. Mais le trio formé du guitariste Michel Cusson, du bassiste Alain Caron et du batteur Paul Brochu s’est séparé au milieu des années 1990. Ils se sont finalement réunis en 2017 pour une tournée canadienne et européenne. Ce sont des enregistrements réalisés au Canada, en France, en Israël et en Italie lors de cette tournée que l’on retrouve sur ce premier album en 25 ans pour UZEB. On peut y redécouvrir toute la maîtrise instrumentale et la virtuosité des musiciens qui a mené à la réputation internationale du groupe. Le trio est accompagné pour l’occasion par une section de cuivres de renom composée de Jean-Pierre Zanella, Jean-Nicolas Trottier, Jocelyn Couture, Alexandre Côté et David Bellemare. Avec près de 75 minutes de musique, Reunion Live ramène le meilleur de ce que le groupe avait à nous offrir. Un véritable délice! (mai 2019)

NORAC / Propagande / SIX

½

 

 

La Voix 2019

La Voix 2019

L’album double de La Voix 2019 contient 24 chansons marquantes des trois premières étapes du concours par les finalistes qui sont passés à l’étape des directs. Ces pièces ont été réenregistrées en studio avec le réalisateur Gilbert Fradette. On peut entendre notamment les performances exceptionnelles de Rafaëlle Roy (« Et je t’aime encore »), Gabriel Cyr (« Crier tout bas »), Mélissa Ouimet (« Natural »), Vincent Chouinard (« New York State of Mind »), Kelly-Ann Martin (« Sign of the Times »), Christian Marc Gendron (« Je voudrais voir New York »), Colin Moore (« With a Little Help From My Friends »), Mory Hatem (« Que je t’aime »), Rick Pagano (« She Will Be Loved ») et Geneviève Jodoin (« Hallelujah »). En boni, on peut découvrir « For Me… Formidable » de Charles Aznavour par les coachs, Alex Nevsky, Éric Lapointe, Lara Fabian et Marc Dupré, une pièce qui avait été offerte aux fans pour le temps des fêtes. (mai 2019)

Vidéoclips : « Je voudrais voir New York » (Christian Marc Gendron) - « Que je t’aime » (Mory Hatem) - « Hallelujah » (Geneviève Jodoin) - « For Me… Formidable » (les coachs)

Musicor

 

 

avril :

 

The Strumbellas – Rattlesnake

The Strumbellas – Rattlesnake

Le groupe de Toronto a connu un succès fou avec son dernier album, Hope, qui, il faut l’avouer, contenait de bien bonnes chansons dont le méga hit « Spirits ». Trois ans plus tard, les Strumbellas reviennent avec un nouveau disque, tentant de continuer de surfer sur le succès du précédent. Rattlesnake débute avec un autre succès incontournable, « Salvation », à saveur plutôt pop. En fait, le groupe prend une tendance plus pop pendant la majeure partie du court CD de 32 minutes, laissant de côté ses influences folk. L’album propose une musique joyeuse et ensoleillée, mais sans grande substance. En plus, l’abus de certains clichés, comme des claquements de pieds et de mains amplifiés, détourne notre attention sur la partie la moins originale de leur musique. D’accord les mélodies réussiront à vous accrocher, mais l’ensemble manque de profondeur et de créativité, ce qu’on retrouvait sur Hope. Voici donc un album à écouter à la pièce en extrayant vos quelques chansons préférées. (chronique principale d'avril 2019)

Vidéoclips : « Salvation » - « I’ll Wait »

½

 

     

The Stroppies – Whoosh!

The Stroppies – Whoosh!

The Stroppies est un groupe australien qui présente son premier album. Il propose un son indie rock avec de belles mélodies pop. Précédemment, ils avaient enregistré quelques pièces en lo-fi, mais ils ont décidé ici de se payer le grand studio, pour une meilleure qualité de son. Leur musique est généralement up-tempo et possède une énergie contagieuse et des riffs d’une grande efficacité. À certains moments, on peut les comparer à Rolling Blackouts Coastal Fever, un autre groupe de Melbourne. Non seulement les Stroppies suivront leurs traces, mais ils pourraient fort bien se rendre encore plus loin grâce à cette capacité créatrice incomparable. (découverte du mois d'avril 2019)

Vidéoclips : « Cellophane Car » - « Nothing at All » - « Entropy »

Tough Love

½

   

 Brigitte Boisjoli – Women

Brigitte Boisjoli – Women

Après le succès de son album en hommage à Patsy Cline il y a 4 ans, Brigitte Boisjoli rend maintenant hommage à diverses légendes féminines de la musique country. Enregistré entre Nashville et Montréal à l’automne 2018 et à l’hiver 2019, Women a été réalisé et arrangé par Carl Marsh. On peut y redécouvrir des classiques de Loretta Lynn, Tammy Wynette, Brenda Lee, Connie Francis, Skeeter Davis, Lynn Anderson, Wanda Jackson, Patti Page et bien évidemment, Patsy Cline. La voix de Brigitte semble toujours parfaite pour interpréter des succès comme « Stand By Your Man », « Stupid Cupid », « Mean Mean Man », etc. Elle prend un malin plaisir à revisiter ces chansons et à les faire siennes. Sans être renversant, Women s’avère plutôt agréable. À noter qu’une version de luxe est également disponible en CD édition limitée avec cinq titres bonus en concert enregistrés lors du spectacle Patsy Cline présenté le 21 septembre 2016 au Théâtre St-Denis à Montréal. (avril 2019)

Martin Leclerc

 

Sara Dufour – Sara Dufour

Sara Dufour – Sara Dufour

Sara Dufour s’est fait remarquer avec son premier album en 2016, Dépanneur Pierrette. Elle remet ça avec cet album éponyme, réalisé par Dany Placard, alors qu’elle lâche à nouveau son fou dans un style folk trash et country rock. Elle se démarque rapidement par son franc-parler et ses expressions assumées du Lac-Saint-Jean. Elle propose donc une musique sans compromis, un coup de poing en plein visage. Cela étant, on aime ou non, mais on ne peut rester indifférent. Sara possède assurément une personnalité pétillante qui se transmet rapidement jusqu’à nous dans un vent de fraîcheur. (avril 2019)

Vidéoclip : « Chez Té Mille »

B-12 / SIX

½

 

 Michel Louvain – La belle vie

Michel Louvain – La belle vie

Après plus de 60 ans de carrière, le crooner québécois revient avec son 32e album qui sera suivi d’une nouvelle tournée. Louvain y reprend plusieurs classiques de la chanson française et américaine des années 1950 et 1960, incluant « C’est magnifique », « L.O.V.E. », « N’oublie jamais », « Quando Quando Quando » et « Besame Mucho ». Plus crooner que jamais, il y chante en français, en anglais, en italien et en espagnol, accompagné de très belles orchestrations. Avec ce nouvel album, Michel Louvain célèbre la belle vie. (avril 2019)

Martin Leclerc

 Robert Nelson – Nul n'est roé en son royaume

Robert NelsonNul n'est roé en son royaume

Après avoir parcouru les scènes du Québec et de la francophonie avec le collectif Alaclair Ensemble, Robert Nelson présente son premier album solo. Il s’entoure pour l’occasion de fidèles acolytes : Vlooper, Caro Dupont, KNLO, Koriass et Eman. Nelson propose un hip hop plus introspectif et personnel, dans lequel la poésie occupe une place de choix. Des grooves contagieux viennent compléter le tout, qui demeure très agréable à écouter. (avril 2019)

7ième Ciel / SIX

 Laurence Nerbonne – Feu

Laurence Nerbonne – Feu

Pour son deuxième album, coréalisé avec Philippe Brault, Laurence Nerbonne prend un certain virage musical. On retrouve toujours son mélange électro-pop, mais avec une bonne injection de hip hop, son influence première. Dans le premier extrait, « Fausses idoles », elle semble décocher une flèche vers Marie-Mai, même dans le vidéoclip. Mais ironiquement, à plusieurs moments au cours de l’album on peut faire des parallèles entre les deux chanteuses. Finalement, Laurence s’en est peut-être inspirée malgré elle… Dans le deuxième extrait, « Semblant », elle raconte une histoire d’amour inachevée oscillant entre désir et raison. Puis, dans « Back Off », elle lance un clin d’œil à Louis-Jean Cormier dont elle avait reproché les propos sur les quotas féminins dans les festivals. Plusieurs titres de hip hop pur apportent un vent de fraîcheur dans la musique pop québécoise, souvent hermétique aux styles émergents. Feu se présente donc comme un deuxième album réussi pour Laurence Nerbonne. (avril 2019)

Vidéoclips : « Fausses idoles » - « Semblant »

Coyote

½

 

 Kerri Ough – One Day Soon

Kerri Ough – One Day Soon

L’une des trois membres des Good Lovelies, l’Ontarienne Kerri Ough présente son tout premier album solo avec One Day Soon. Elle propose une musique folk qui repose essentiellement sur sa voix et sa guitare acoustique. Kerri nous offre des chansons toutes personnelles qu’elle nous susurre à l’oreille, comme si elle se confiait. On retrouve tout de même quelques moments un peu plus pop, dont la très efficace « How is This Going to End », rythmée par des claquements de doigts et de langues. Ce ne sont que neuf pièces totalisant 35 minutes qui nous sont offertes, mais Kerri réussit à nous tenir bien captifs jusqu’à la fin. Un très beau disque pour les amateurs d’un style dépouillé à l’extrême! (avril 2019)

 

 Jonathan Personne – Histoire naturelle

Jonathan Personne – Histoire naturelle

Jonathan Personne est le projet solo de Jonathan Robert du groupe montréalais Corridor, qui est aussi artiste visuel. Après s’être fait remarquer avec l’extrait « Comme personne », voilà qu’il présente son premier album avec Histoire naturelle. Jonathan propose un style lo-fi avec une prise de son analogique sur un huit pistes. Ce sont les guitares qui dominent l’ensemble, avec un mélange de pop aérienne, de rock, d’Americana et de western spaghetti. Le tout n’est pas sans nous rappeler les textures musicales des années 1970. Malgré la production qui semble bon marché au premier abord, il aura tout de même fallu quatre ans à Jonathan Personne pour peaufiner ces 10 pièces à l’atmosphère unique qui s’avèrent empreintes de sensibilité. (avril 2019)

Michel

½

 

 Stefie Shock – Le fruit du hasard

Stefie Shock – Le fruit du hasard

Après une absence de cinq ans, Stefie Shock est de retour sur disque avec Le fruit du hasard. Il propose à nouveau son pop rock énergique et dansant, accompagné de sa voix unique et profonde. Le premier extrait, « Avec ou sans toi » (mettant en vedette Mello G), avec son mélange dancehall, rock et surf, présente une version revampée et améliorée de l’œuvre à la fois dynamique et créative de Stefie. Les cuivres que l’on retrouve presque tout au long de l’album ajoutent une belle richesse à l’ensemble qui s’avère empli de subtilités. En plus de la collaboration avec Mello G, on retrouve celles avec Nini Leinad et Sonia Cordeau (pour deux chansons). Dans le cadre de la journée Bell Cause pour la cause, dont Stefie est le porte-parole depuis neuf ans, le chanteur a décidé de présenter un deuxième extrait du disque, « As-tu deux minutes », qui traite de l’anxiété. Il s’agit d’un échantillonnage d’une chanson de Pauline Julien sur des mots de Michel Tremblay. Avec Le fruit du hasard, Stefie Shock présente un nouvel album de qualité avec plusieurs grands succès potentiels aux influences pop, funk, rock, hip hop, et même country. Une très bonne façon de célébrer son 50e anniversaire de naissance et ses 20 ans de carrière! (avril 2019)

Coyote

½

 Julie Thériault – Projections

Julie Thériault – Projections

À peine plus d’un an après Subduction, la compositrice, pianiste et peintre Julie Thériault est déjà de retour avec Projections. Elle est à nouveau accompagnée par les cordes de l’Orchestre symphonique de Bratislava qui réunit 31 musiciens dirigés par David Hernando Rico, ainsi que la violoniste québécoise Annie Guénette (I Musici). Malgré ces instrumentistes virtuoses, la pianiste prend ici le pari de l’intériorité, créant une musique cinématographique hors du commun. L’album s’ouvre d’ailleurs tout en introspection avec « Mirage », une pièce qui se déploie lentement. Dans « Pour M. Éthier », elle rend un hommage touchant à un élève disparu pendant la production de l’album, un professeur de latin à la retraite grand amateur de valse. Mais surtout, elle nous fait voyager : dans le désert du Sahara (« Sirocco »), aux frontières de l’univers (« Mutation plutonique ») et dans les mystères de l’au-delà (« Volupté spectrale »). Voici un autre album instrumental colossal de la part de Julie Thériault! (avril 2019)

Audiogram

½

 Tom Petty and the Heartbreakers – The Best of Everything (2 CD)

Tom Petty and the Heartbreakers – The Best of Everything (2 CD)

Sur cette collection de 38 titres, on peut entendre tous les plus grands succès de Tom Petty au cours de sa carrière de 40 ans, soit entre 1976 et 2016. On peut y entendre bien sûr les Heartbreakers, mais aussi ses succès en solo, ainsi que Mudcrutch. Les pièces ne sont pas présentées en ordre chronologique, mais plutôt selon une liste qui met toutes les époques en évidence. La dernière chanson de la compilation est autobiographique et inédite, « For Real ». Tous les enregistrements originaux ont été repiqués numériquement par Chris Bellman, question de remettre l’œuvre de Tom Petty au goût du jour. The Best of Everything est assurément la compilation la plus complète et la plus réussie à ce jour pour Tom Petty. Tout y est! (avril 2019)

Geffen / Universal

½

 

 

mars :

 

Ariana Grande – Thank U, Next

Ariana Grande – Thank U, Next

Tout juste six mois après Sweetener, Ariana Grande nous offre déjà le cinquième album de sa jeune carrière. Propulsé par les extraits « Imagine », « 7 Rings » et la chanson-titre, Thank U, Next propose 12 chansons de pop moderne et originale. On y trouve le parfait dosage entre pop dansante et ballades, entre chansons sombres et joyeuses, avec quelques éléments de R&B sensuel. On peut dire qu’à 25 ans, Ariana a déjà trouvé son style et son univers, et qu’elle en a le parfait contrôle. Les épreuves n’ont pas manqué pour elle au cours des dernières années et elles auront sûrement servi de sources d’inspiration. On n’a qu’à penser à l’attaque de Manchester lors de son concert en 2017, sans oublier le décès prématuré de son ex-copain Mac Miller. Ariana aura réussi à canaliser son énergie en énergie créatrice et elle présente aujourd’hui sans contredit son album le plus solide à ce jour. Thank U, Next se présente donc comme l’album d’une star de la pop au sommet de son art. (chronique principale de mars 2019)

Vidéoclips : « Thank U, Next » - « 7 Rings » - « Break Up With Your Girlfriend, I’m Bored »

Republic / Universal

½

   

     

Sheila Soares – All There Is

Sheila Soares – All There Is

Sheila Soares nous arrive tout droit de Toronto avec finalement un premier album de chansons originales. L’auteure-compositrice et interprète (et ancienne enseignante) propose un jazz léger intégrant des éléments de soul, de blues et de folk. On peut la comparer à Norah Jones, Diana Krall et Alison Krauss. Le court disque de sept titres totalisant moins de 26 minutes a été réalisé par Eric St-Laurent, qui y joue aussi la guitare. St-Laurent accompagne magnifiquement Sheila avec l’aide du claviériste Jeff McLeod et d’une solide section rythmique formée de Jordan O’Connor (basse) et Chris Wallace (batterie). All There Is contient une musique envoûtante qui nous rejoint rapidement grâce à la très belle voix de l’artiste. Le principal défaut de l’album, c’est qu’il est franchement incomplet (presqu’un mini-album finalement). (découverte du mois de mars 2019)

½

 Bryan Adams – Shine a Light

Bryan Adams – Shine a Light

Shine a Light est le 14e album en carrière pour le Canadien Bryan Adams. Il y reprend les différents éléments qui ont été la recette de son succès par le passé avec un excellent mélange de rock ‘n’ roll, de rhythm ‘n’ blues et de pop, avec quelques ballades à travers. On peut entendre plusieurs pièces franchement entraînantes (« All or Nothing », « No Time For Love »). Mais ce qui frappe rapidement dès les premiers moments avec la chanson-titre et « That’s How Strong Our Love Is », c’est la qualité de la production. C’est un album solide que nous propose Bryan Adams avec Shine a Light, bien plus qu’une simple excuse pour repartir en tournée. (mars 2019)

Polydor / Universal

½

   

 Matt Andersen – Halfway Home by Morning

Matt Andersen – Halfway Home by Morning

L’auteur-compositeur, chanteur et guitariste du Nouveau-Brunswick présente un nouvel album de blues rock énergique, son 10e en carrière. Il a déjà accumulé plus de 120 000 écoutes sur Spotify avec les extraits « Free Man » et « Quarter on the Ground (A Song for Uncle Joe) ». On peut aussi entendre sur l’album un très beau duo avec Amy Helm pour la pièce « Something to Lose », magnifiquement enrichie par des cuivres. Enregistré à Nashville, Halfway Home by Morning propose des moments de soul et de folk en plus de son son caractéristique. On découvre des passages grandement intéressants sur ce nouveau disque de Matt Andersen. (mars 2019)

True North / SIX

   

 Matt Andersen – Halfway Home by Morning

Don Brownrigg – Fireworks

L’auteur-compositeur et interprète de Terre-Neuve Don Brownrigg revient après l’album acclamé de la critique It Takes All Kinds (To Make This World I Find). Sur Fireworks, il propose à nouveau son style folk rock poétique, avec quelques envolées plus pop, comme dans le premier extrait, « Bad Timing ». À ses neuf compositions originales, notons l’ajout de sa reprise bien personnelle de « Tom’s Diner » de Suzanne Vega qui remonte à 1982. Voici un album intéressant pour cet artiste talentueux. (mars 2019)

Lou-Adriane Cassidy – C’est la fin du monde à tous les jours

Lou-Adriane Cassidy – C’est la fin du monde à tous les jours

Découverte à La Voix, Lou-Adriane Cassidy (fille de Paule-Andrée Cassidy) a été choriste pour Hubert Lenoir. Après les succès de « Ce qu’il reste » et « Ça va ça va » sur les plateformes d’écoute, l’auteure-compositrice et interprète présente son premier album, ainsi qu’un nouvel extrait, « Poussière ». Lou-Adriane propose une musique aux influences pop des années 1970 et de la chanson française, le tout dans une facture tout à fait contemporaine. On y découvre de très beaux arrangements de cordes, gracieuseté de Gabriel Desjardins (Philippe Brach, Dany Placard) et c’est Simon Pedneault (Louis-Jean Cormier, Gabrielle Shonk) qui signe la coréalisation avec Lou-Adriane. L’artiste risque fort de vous séduire avec sa voix et son atmosphère intimiste. (mars 2019)

Grosse Boîte

 

 

Robert Charlebois – Et voilà!

Robert Charlebois – Et voilà!

À bientôt 75 ans, Robert Charlebois propose son 25e album en carrière, enregistré à Brooklyn et réalisé par Gus Van Go et Werner F. Il demeure toujours aussi pertinent et cool avec des musiques énergiques et des textes fusionnant humour, mélancolie et poésie. Il fait une rétrospective sur sa vie, réalisant que les années filent. Les 10 chansons incluent deux textes perdus et retrouvés : un de Réjean Ducharme (« Le manque de confiance en soi ») et un de Daniel Thibon (« La divine »). Charlebois renoue avec Louise Forestier le temps d’un duo pour l’excellente « Monsieur l’ingénieur ». On peut aussi entendre un retour au rock ‘n’ roll pour lui dans « Musique de chambre » (sur un texte de Simon Proulx des Trois Accords). Il rend hommage à la littérature (« Des livres et moi ») et à Johnny Hallyday (« Johnny »). Puis, il fait une adaptation française de « Can’t Help Falling in Love » popularisée par Elvis Presley, qui devient « Fou amoureux de vous ». Charlebois se fait plaisir en présentant un album varié qui inclut un peu de tout ce qui a fait sa carrière. Une sorte de rétrospective, mais avec des chansons originales. Et voilà! Une bien belle réussite! (mars 2019)

La tribu

½

 

 

 Comme dans un film – La lune est passée par ici

Comme dans un film – La lune est passée par ici

Comme dans un film est le nouveau projet d’Isabelle Blais et Pierre-Luc Brillant, qui poursuivent où ils avaient laissé avec leur dernier album ensemble en 2016, intitulé justement Comme dans un film. Le duo de chanteurs, musiciens et acteurs propose un mélange de folk rock et de country, avec des textes souvent passablement crus. Les neuf titres de La lune est passée par ici présentent des personnages hauts en couleurs pas tellement bienveillants aux destins plus ou moins heureux. Très cinématographique, leur musique nous apporte automatiquement des images, ce qui crée un très bel album à l’atmosphère unique. (mars 2019)

B12 / Virago / SIX

½

Corneille – Parce qu’on aime

Corneille – Parce qu’on aime

Après l’échec monumental de son premier album en anglais, Love & Soul, Corneille revient rapidement avec un nouveau disque de chansons originales en français, son huitième enregistrement en carrière. Coécrit avec sa femme, Sofia de Medeiros, Parce qu’on aime contient plusieurs succès incontournables dans le style R&B qui nous l’a fait connaître, dont « Tout le monde ». Corneille a réalisé lui-même l’album, qui a été arrangé avec la collaboration de Marco Volcy. Les 11 titres du disque possèdent le même fil conducteur : l’histoire du couple Corneille-Sofia et de leur amour. Parce qu’on aime est un album lumineux et bien personnel pour Corneille. (mars 2019)

Musicor

 

 

Lara Fabian – Papillon

Lara Fabian – Papillon

Après un album en anglais il y a un peu plus d’un an, Camouflage, Lara Fabian revient avec son 14e album studio en carrière, cette fois en français. Entièrement conçu à Montréal, Papillon a été réalisé par Moh Denebi, l’un des réalisateurs les plus talentueux du nouveau son pop suédois. L’auteure-compositrice américaine Sharon Vaughn a coécrit la majorité des chansons avec Lara et Denebi. Ses deux comparses ont d’ailleurs également été impliqués sur son disque précédent. À l’image du premier extrait, « Je suis à toi », et de la chanson-titre, Papillon présente une musique pop passablement rythmée avec des arrangements très européens. Là où Lara surprend le plus, c’est vocalement. Elle demeure dans un registre plutôt bas, laissant du même coup de côté les grandes envolées vocales, sauf en de rares occasions. (mars 2019)

9 Productions / Musicor

 

 

 Luis Fonsi – Vida

Luis Fonsi – Vida

Si Justin Bieber est à jamais associé au monstrueux succès de 2017 « Despacito », c’est Luis Fonsi qui est pourtant derrière cette chanson, et Bieber n’était qu’un collaborateur (avec Daddy Yankee) pour la version anglaise. Le Portoricain présente finalement un album qui inclut ce hit planétaire dans ses deux versions. Il s’agit du premier album en cinq ans pour Luis Fonsi qui compte tout de même 20 ans de carrière et huit albums. Il propose une musique latine à tendance pop, avec certains rythmes particulièrement efficaces, mais aussi des ballades contemporaines. « Despacito » n’est pas le seul succès que l’on peut réentendre sur Vida puisqu’on retrouve aussi « Imposible » (avec Ozuna) et « Calypso » (avec Stefflon Don, en plus d’une version avec Karol G). Mais surtout, le moment le plus intéressant et entraînant du disque demeure l’incontournable « Échame la Culpa » (avec Demi Lovato). Avec Vida, Fonsi présente plusieurs immenses succès et quelques bons moments, mais aussi des ballades ou pièces mid-tempo moins captivantes, pour un album en dents de scie. Et si en plus vous avez déjà trop entendu « Despacito », il faudra à nouveau passer à travers deux fois plutôt qu’une. (mars 2019)

Vidéoclips : « Despacito » - « Échame la Culpa » - « Calypso » - « Imposible » - « Sola »

Polydor / Universal

   

 Steve Haines and the Third Floor Orchestra – Steve Haines and the Third Floor Orchestra

Steve Haines and the Third Floor Orchestra – Steve Haines and the Third Floor Orchestra

Voici un projet audacieux pour le bassiste Steve Haines. En compagnie de la chanteuse Becca Stevens, du saxophoniste soprano Chad Eby, du pianiste Joey Calderazzo et d’un orchestre symphonique dirigé par Kevin Geraldi, il reprend des classiques de grands auteurs-compositeurs et interprètes canadiens tels Gordon Lightfoot, Neil Young, Leonard Cohen et Kim Mitchell. On peut aussi entendre des pièces originales écrites par Haines et par Becca. On peut même entendre du Chopin! En fait, Haines et son orchestre proposent un mélange parfait entre jazz et folk, entre classique et musique celtique, pour un magnifique album d’une grande élégance. L’album culmine avec l’excellente « Hallelujah » de Cohen, même s’il s’agit d’une énième reprise de ce classique presque trop entendu. (mars 2019)

Justin Time / SIX

½

 

 Hanorah – For the Good Guys and the Bad Guys

Hanorah – For the Good Guys and the Bad Guys

Harorah s’est rendue jusqu’aux quarts de finale lors de la cinquième édition de La Voix en 2017. L’auteure-compositrice et interprète montréalaise présente un premier mini-album de cinq titres, réalisé par Alexandre Lapointe (The Brooks). Elle offre un son pop rock aux très fortes influences soul, Amy Winehouse et Joss Stone en tête. Hanorah propose plusieurs thèmes qui lui sont chers, dont de grands moments d’optimisme, mais aussi le récit traumatique de l’agression sexuelle qu’elle a vécue en 2012. Elle présente une musique solide sur cette première carte de visite qui ne nous met que l’eau à la bouche en espérant plus de matériel de sa part. (mars 2019)

Dare To Care

½

 

Yves Jarvis – The Same But By Different Means

Yves Jarvis – The Same But By Different Means

Yves Jarvis est le nouveau pseudonyme de Jean-Sébastien Audet, mieux connu sous le nom d’Un Blonde. Il s’agit en fait de son deuxième prénom et du nom de famille de sa mère. Le Montréalais se libère donc de son ancien alter-ego pour nous proposer un tout nouvel univers musical. The Same But By Different Means ne contient rien de moins que 22 titres, mais qui varient entre 15 secondes et huit minutes. On y trouve un mélange exploratoire fascinant entre folk noir, envolées R&B et musiques d’ambiance. Certaines pièces peuvent sembler finir un peu trop abruptement, mais l’ensemble demeure d’une grande originalité. Même si elle peut s’avérer quelque peu difficile d’accès, c’est une belle œuvre d’art que nous offre Yves Jarvis avec The Same But By Different Means. (mars 2019)

Vidéoclip : « Fruits of Disillusion »

Flemish Eye / SIX

½

 

 

 Avril Lavigne – Head Above Water

Avril Lavigne – Head Above Water

Après six ans d’absence pour cause de maladie, l’Ontarienne Avril Lavigne est de retour sur disque. Ce combat se répercute grandement dans les chansons offertes sur Head Above Water. Elle y présente un ensemble de pièces mid-tempo, qui n’ont plus rien à voir avec son pop punk des débuts. Il s’agit plutôt ici d’une musique pop rock adulte qui aura bien de la difficulté à reconquérir le jeune auditoire perdu il y a longtemps. La production colossale demeure de grande qualité avec de très beaux arrangements de cordes pour accompagner ses refrains puissants. Avril sort tout de même de cet environnement sirupeux en quelques occasions, notamment avec la divertissante « Dumb Blonde » (mettant en vedette Nicki Minaj). L’ensemble présente de bons moments, mais qui ne figureront assurément pas parmi les plus grands de sa carrière. (mars 2019)

   

 Madison Violet – Everything’s Shifting