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AVRIL 2020

 

Chronique principale :  The Weeknd    Découverte du mois :  Dogleg

 

1-9 avril :

100 Mile House - Aliocha - Louis-Jean Cormier - Pearl Jam - Waxahatchee

 

 

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CHRONIQUE PRINCIPALE :

 

The Weeknd – After Hours

The Weeknd – After Hours

Propulsé par les premiers extraits « Heartless » et « Blinding Lights », After Hours battait déjà des records de précommandes en ligne avant sa sortie. Abel Tesfaye (alias The Weeknd) en avait donc lourd sur les épaules en présentant ce nouvel album. Le Torontois d’origine éthiopienne atteint de nouveaux sommets avec ce nouvel enregistrement grâce à une musique recherchée et extrêmement créative. Son mélange pop et R&B avec une bonne dose d’électro est plus réussi que jamais. The Weeknd semble avoir consolidé son propre style, évitant ainsi toute comparaison. Il reprend bien quelques éléments électro-pop d’une autre époque, notamment dans « Blinding Lights » (euro-pop), « Hardest to Love » (drum ‘n’ bass) et « Too Late » (dubstep), mais l’ensemble demeure moderne et utilise toutes les nouvelles technologies. Avec la chanson d’amour « Scared to Live », il nous replonge dans la musique pop des années 1980, mais il réussit encore une fois à la moderniser. Il installe une atmosphère unique et bien à lui dès la pièce d’ouverture, « Alone Again », et on comprend rapidement que c’est un album de rupture qui nous attend. Mais rien de larmoyant ici! Il s’agit plutôt d’un très bel album à l’atmosphère captivante où s’insèrent très bien les quelques succès incontournables.

Vidéoclips : « Heartless » - « Blinding Lights » - « In Your Eyes »

XO / Republic / Universal

     

     

 

DÉCOUVERTE DU MOIS :

 

Dogleg – Melee

Dogleg – Melee

Dogleg est un groupe de Detroit qui nous présente son tout premier album. Il propose un rock post-hardcore énergique et direct avec un mur de guitares et aucune fioriture. Malgré son style plutôt agressif, Melee contient des mélodies efficaces qui le rendent particulièrement accrocheur. Et avec seulement 35 minutes, on évite les détours inutiles pour nous rendre droit au but. En ce sens, le groupe peut nous rappeler ...And You Will Know Us By the Trail of Dead et At the Drive-In, avec un petit côté garage à la Strokes. C’est un premier enregistrement réussi pour ce groupe qu’il faudra surveiller de près.

½

   

 

1-9 avril :

 

 100 Mile House – Love and Leave You

100 Mile House – Love and Leave You

100 Mile House est un duo folk d’Edmonton en Alberta formé de Peter Stone et Denise MacKay. Sur Love and Leave You, ils proposent des chansons d’amour ancrées dans la mélancolie. Le couple enveloppe sa douce musique acoustique d’une magnifique section de cordes qui ajoute une certaine richesse musicale à l’ensemble. Mais le tout demeure axé sur les textes, plus que jamais auparavant en fait. Après la reconnaissance de Hiraeth en 2016, c’est un album plus dépouillé mais toujours très solide que proposent 100 Mile House.

Fallen Tree

   

 Aliocha – Naked

Aliocha – Naked

Pour son deuxième album, le Montréalais d’origine parisienne a décidé d’y aller dans la sensualité avec un disque plutôt épuré aux guitares dépouillées. Trois ans après Eleven Songs, Aliocha se présente donc dans sa plus simple expression, même sur la couverture. Il met de l’avant sa poésie sensuelle sans fioritures sur une musique mélangeant habilement folk, soul et pop aérienne. Enregistré à Paris, Naked a été à nouveau réalisé par le Français Samy Osta (Feu! Chatterton). Voici un autre album solide de la part d’Aliocha, un disque agréable à écouter du début à la fin.

Audiogram

½

     

 Louis-Jean Cormier – Quand la nuit tombe

Louis-Jean Cormier – Quand la nuit tombe

Louis-Jean Cormier nous arrive avec son troisième album solo, le premier en cinq ans. Avec Quand la nuit tombe, l’ex-leader de Karkwa semble avoir atteint son sommet artistique puisqu’il propose un disque grandement inspiré. Chacune des 10 chansons nous captive et nous entraîne dans son univers particulier. Cormier passe d’un rock sans guitares, à la pop atmosphérique et à l’électro avec une habileté désarmante. Il avoue avoir eu sa conjointe, Rebecca Makonnen, comme muse tout au long de l’écriture du disque et il propose plusieurs textes poignants. Notons aussi la présence du slameur David Goudreault sur la pièce « Les poings ouverts ». Dès l’ouverture avec « 100 mètres haies », la table est mise et on sait qu’il nous en faudra beaucoup pour décrocher. Ça n’arrivera pas pendant les 43 minutes de l’album, avec des pièces incontournables comme « Tout tombe à sa place », la magnifique « Croire en rien » et « Face au vent ». Louis-Jean Cormier réussit le tour de force de présenter son meilleur album à ce jour, tout un défi après l’excellent Les grandes artères sorti en 2015.

Vidéoclip : « 100 mètres haies »

   

 Pearl Jam – Gigaton

Pearl Jam – Gigaton

Le légendaire groupe de Seattle fête ses 30 ans cette année et nous présente pour l’occasion un tout nouvel album, Gigaton. Ce 10e enregistrement studio est leur premier depuis Lightning Bolt en 2013. Pearl Jam semble revigoré d’une énergie nouvelle dès les pièces d’ouverture, « Who Ever Said » et « Superblood Wolfmoon ». Peut-être que c’est parce qu’ils sentent plus que jamais l’urgence de la crise des changements climatiques, le titre de l’album référant à la quantité de glace fondue aux deux pôles. C’est d’ailleurs le thème récurrent tout au long du disque avec plusieurs images apocalyptiques en lien avec le climat, mais aussi avec d’autres sujets préoccupants. Notamment Donald Trump qui est la cible d’Eddie Vedder dans « Quick Escape » et « Never Destination ». Musicalement, l’énergie contagieuse de la première moitié, qui nous ramène aux meilleures années du groupe, fait place à des moments plus méditatifs et introspectifs par la suite. L’ensemble présente tout de même une belle cohérence et surtout, beaucoup de plaisir d’écoute. C’est donc un album surprenant d’efficacité que nous proposent ces vieux routiers du grunge. Une bien belle surprise!

Vidéoclip : « Dance of the Clairvoyants »

Monkeywrench / Republic / Universal

½

     

 Waxahatchee – Saint Cloud

Waxahatchee – Saint Cloud

Katie Crutchfield (alias Waxahatchee) est de retour avec son cinquième album, Saint Cloud. Elle propose un disque plus chaud et accessible, laissant de côté la distorsion pour un son country rock plus mélodique. L’atmosphère est plutôt décontractée et on apprécie rapidement la voix douce de la chanteuse qui nous enveloppe agréablement. C’est peut-être sa sobriété nouvellement acquise qui la rend si détendue. On peut percevoir des influences certaines de Bob Dylan à plusieurs moments de l’album, plus particulièrement dans « Hell » et « War ». Mais l’ensemble demeure agréable du début à la fin avec 11 titres solides qui nous rendent automatiquement bien. Un très bel album!

½

     

 

mars :

 

Justin Bieber – Changes

Justin Bieber – Changes

Plus de quatre ans après Purpose, Justin Bieber revient avec son septième album. À 25 ans (il fête ses 26 ans aujourd’hui, 1er mars), il devient ainsi le plus jeune artiste de l’histoire à atteindre sept fois le #1 du Billboard 200, après Elvis Presley qui à 26 ans atteignait le sommet avec Blue Hawaii en 1961. Le seul groupe à avoir fait mieux est bien évidemment The Beatles avec Rubber Soul (le plus vieux membre du groupe, Ringo Starr, avait alors 25 ans et 6 mois). Une fois cet exploit historique souligné, que reste-t-il à nous mettre sous la dent avec Changes? Pas grand-chose en fait… Il s’agit d’un album de R&B tout ce qu’il y a de plus conventionnel avec une tonne de chansons d’amour similaires et qui parlent à peu près toutes de sa femme, Hailey Baldwin. Même elle doit être gênée de tant d’attention… Peu de pièces se démarquent du lot, même pas les premiers extraits, « Intentions » (avec Quavo) et « Yummy », malgré plus de 500 millions d’écoutes sur les plateformes numériques. Les jeunes fans de Bieber l’apprécient visiblement toujours, mais si ces chansons étaient d’un autre, elles passeraient probablement inaperçu. Un petit moment d’intérêt nous arrive vers la fin avec « At Least for Now » qui aborde ses problèmes de santé mentale. La production monstre et les mélodies accrocheuses séduiront certainement encore, mais Bieber ne change pas la face de la musique pop avec ce nouvel album pourtant tant attendu. (chronique principale de mars 2020)

Vidéoclips : « Yummy » - « Intentions »

Def Jam / Universal

½

     

     

Katie Pruitt – Expectations

Katie Pruitt – Expectations

Katie Pruitt nous arrive tout droit d’Atlanta, Georgie avec un style unique de musique Americana mélangeant habilement country, folk et pop, incluant même des passages rock, comme dans la chanson-titre qui peut rappeler Fleetwood Mac. Elle propose plusieurs chansons mettant en évidence la douceur de sa voix, mais elle présente aussi des envolées en puissance souvent impressionnantes. Elle possède donc un registre très large et peut plaire à un auditoire beaucoup plus vaste que seulement les amateurs de country. Malgré 10 pièces totalisant 46 minutes de musique, on en redemande et on a déjà hâte à la suite. Voici donc une artiste très talentueuse qui fera assurément parler d’elle dans le futur. (découverte du mois de mars 2020)

½

   

 Bad Bunny – YHLQMDLG

Bad Bunny – YHLQMDLG

Le jeune portoricain Bad Bunny présente déjà son troisième album. Il laisse quelque peu de côté le style trap du disque précédent pour se concentrer sur le reggaeton et l’amener à un autre niveau. Il réussit à intégrer les origines du genre et en créer une nouvelle version plus futuriste. Pas évident pour un style surexploité depuis 20 ans… Ses prouesses vocales et sa livraison ajoutent aux rythmes chauds propices aux déhanchements, ce qui permet de rehausser un genre souvent associé à une musique pop facile, sans profondeur. Bad Bunny prouve ici qu’avec un peu de créativité c’est possible d’aller un peu plus loin. Voici donc un album surprenant, à la fois intelligent et divertissant. (mars 2020)

Vidéoclips : « VETE » - « Ignorantes » - « Si Veo a Tu Mama » - « La Dificil » - « Pero Ya No »

½

 

 Cindy Bédard – Après l’orage

Cindy Bédard – Après l’orage

Sur son nouvel album, la chanteuse originaire de Saint-Tite teinte son style country d’un peu de folk, de pop et de rock. Elle y raconte en chansons le chemin parcouru au cours des dernières années alors qu’elle a passé par toute une gamme d’émotions. Elle a en effet subi une rupture et le décès de son ami Marc Gendron, coréalisateur de son album précédent, mais elle a aussi eu le bonheur de devenir mère. Plusieurs pièces sont empreintes de mélancolie ou d’optimisme. Deux de ces titres ont été écrits lors d’une résidence de création à Nashville, la Mecque de la musique country. Cindy signe six chansons de l’album alors qu’elle s’en est faite offrir par des artistes de renom comme Daniel Bélanger, Paul Daraîche, ainsi que Luc De Larochellière et Andrea Lindsay. Elle a écrit « T’as jamais rien compris à la musique country » avec son complice Éloi Painchaud. Elle reprend aussi de façon personnelle « Essence » de Lucinda Williams en duo avec Sam Tucker. Finalement, c’est Rob Heaney qui signe la réalisation, puis le multi-instrumentiste légendaire Rick Haworth a collaboré au disque et se joindra à la tournée à venir. Avec Après l’orage, Cindy Bédard propose un album riche et lumineux. (mars 2020)

Audiogram

½

   

 Olivier Bélisle – Broderie

Olivier Bélisle – Broderie

Après divers projets, collaborations et tournées, Olivier Bélisle revient à la base avec un album dépouillé. Avec Broderie, il présente en effet un album épuré de folk teinté de blues. Le chanteur, compositeur et multi-instrumentiste propose un délire musical original, livré avec sa voix unique. Bélisle signe toutes les chansons, sauf « Quitte ou double » qui a été écrite avec Olivier Gourde et « Crabe ou pas » avec Maxime Bouchard. Quant à « L’inflation à Saint-Fidèle », il s’agit d’une adaptation d’un poème de Patrice Desbiens. (mars 2020)

L-A be / SIX

   

 Binette – Cours, Binette! Cours!

Binette – Cours, Binette! Cours!

Binette est auteur-compositeur, musicien et chanteur depuis 2000, mais seulement à temps partiel puisqu’il poursuit une carrière chez Postes Canada. Sur Cours, Binette! Cours!, il propose un son rock rageur et intense, accompagné d’un mur de guitares. En compagnie de Samuel Matte, il traite des décisions parfois trop rapides que l’on prend et qui nous éloignent de nos passions. Binette s’entoure pour l’occasion de musiciens chevronnés : le batteur Stéphane Gaudreau (Bob Bissonnette, Anik Jean, Jean Leloup), les guitaristes Samuel Matte et Martin Bachand (Véronique Dicaire, Ludovick Bourgeois, Isabelle Boulay) et le bassiste Patrick Boissé (Véronique Dicaire, Nancy Dumais, Amélie Veille). C’est un album sans compromis que nous présente ce facteur rockeur. (mars 2020)

Big Fat Truck / SIX

 

 Ayla Brook & The Sound Men – Desolation Sounds

Ayla Brook & The Sound Men – Desolation Sounds

L’auteur-compositeur et interprète canadien Ayla Brook a formé les Sound Men à Edmonton, Alberta et ils présentent ensemble un très bon album de rock souvent énergique. Réalisé par Terra Lightfoot, Desolations Sounds peut rappeler Blue Rodeo et Tom Petty en plusieurs occasions (« Lift You Up », « All That I Wanted To Do »), mais avec aussi des moments plus folks (« She Smiles Like a River », « Love & Laughter », « Little Birdie »). Les thèmes récurrents sont les amis et la famille, sur un album franchement rafraîchissant, même s’il ne réinvente pas le genre. (mars 2020)

Fallen Tree

   

 Luis Clavis – Homme objet

Luis Clavis – Homme objet

Le membre des collectifs Valaire et Qualité Motel présente un premier album solo. Il y explore de nouvelles facettes de la création musicale avec la complicité des réalisateurs To et Kilojules, alias Toki, aussi membres des collectifs. Ils ont créé ensemble des pièces groovy aux sonorités riches et aux arrangements de qualité. Le bassiste France Basilic (Valaire, Qualité Motel), le chanteur Alan Prater (The Brooks) et la chanteuse Fanny Bloom complètent cette équipe toute étoile autour de l’auteur-compositeur et multi-instrumentiste. Avec un humour mordant, Clavis jette un regard ironique sur les dérives de notre société de consommation sur des musiques qui mélangent de vieux échantillonnages, de vrais instruments et des programmations électroniques. Les rythmes entraînants rappellent quelque peu ce que fait Les Louanges, mais ils sont souvent en décalage avec les textes. (mars 2020)

Audiogram

   

 Luce Dufault – Dire combien je t’aime

Luce Dufault Dire combien je t’aime

Luce Dufault présente son neuvième album de chansons originales avec Dire combien je t’aime. Il s’agit d’un disque aux textes soignés et aux mélodies mémorables, accompagnés de très beaux arrangements et d’orchestrations riches. Le tout enveloppe de belle façon la voix incomparable de Luce qui semble plus en contrôle que jamais de son instrument. Elle interprète des pièces de Nelson Minville, Antoine Gratton, Daniel Bélanger, Richard Séguin, Daniel Lavoie, Zachary Richard, Andrea Lindsay et Luc De Larochellière. Elle signe même « La chanson de Cohen » en compagnie de Marc Chabot. Luce fait preuve de générosité alors qu’il y en a 14 en tout pour un total de 53 minutes. (mars 2020)

Lunou / Martin Leclerc

   

 Florence K – Florence

Florence K – Florence

Sur son nouvel album, Florence K a voulu changer de style. Elle laisse donc de côté les rythmes latins qui nous l’ont fait connaître pour plutôt offrir neuf chansons en français, toutes en douceur. Elle propose ainsi probablement son album le plus personnel à ce jour, réalisé par Jean Massicotte (Lhasa, Pierre Lapointe). Florence présente une musique pop élégante avec une touche d’électro. Elle flirte aussi avec la soul, notamment avec le refrain de « Ce n’est que ma tête ». Pour les textes, elle est appuyée par Moran et David Goudreault (qui chante aussi avec elle sur « Pas grand-chose pour être heureux »). La voix de Florence semble plus touchante que jamais dans la langue de Molière. En conclusion, même si l’album s’avère bien différent de ce qu’elle a fait par le passé, il s’agit encore une fois d’un très beau disque, un enregistrement de grande qualité. (mars 2020)

½

   

 Fuso – Danser dans la tornade

Fuso – Danser dans la tornade

Fuso présente un deuxième album de musique ensoleillée aux rythmes reggae. C’est une musique multicolore qui nous fait aisément voyager, le vent dans les cheveux. L’album s’ouvre avec une pièce écrite par sa grand-mère en 1951, « Quand j’aurai mon voilier », une chanson dépouillée qui s’avère peu représentative du reste du disque par contre. Si la thématique de l’amour revient tout au long de l’album, celui-ci traite aussi d’espoir sur des titres comme « Chance », « Perds pas le moral » et « Chasseurs d’étoiles ». Cependant, c’est l’extrait « Tornade » qui demeure le moment fort de cet enregistrement, avec un rythme contagieux et une mélodie à fredonner sans cesse. Voici l’album parfait pour rêver de vacances ou de l’été à venir. (mars 2020)

R-Musik

½

   

 Green Day – Father of All Motherfuckers

Green Day – Father of All Motherfuckers

Le groupe punk arrive avec son 13e album studio en 32 ans de carrière. Green Day propose un son plus glam avec plus de pièces dansantes que sur tout autre album lancé auparavant. Le trio explore aussi des sons jamais entendus jusque-là. Notamment, la voix de falsetto dans la chanson-titre est quelque peu déstabilisante, alors que le riff rappelle « Fire » de Jimi Hendrix. Sur « Meet Me on the Roof », le groupe plonge plus que jamais dans le dance pop. « Oh Yeah! » semble reprise en partie de « Do You Wanna Touch Me (Oh Yeah) » de Joan Jett, alors que « Graffitia » s’inspire assurément de The Clash et que « Stab You in the Heart » semble copiée de « Hippy Hippy Shake ». Si le groupe voulait peut-être rendre hommage au passé sur ce nouveau disque, il semble plutôt avoir manqué d’inspiration. Par contre, il s’agit d’un album extrêmement énergique et agréable à écouter. (mars 2020)

Vidéoclips : « Oh Yeah! » - « Meet Me on the Roof »

     

 R Grunwald – OMA

R Grunwald – OMA

Le pianiste torontois nous arrive avec son premier album pour piano solo, OMA. Il inclut son premier extrait, « Determination of the Crossing », qui représente son interprétation musicale de l’acte d’évasion, accompagné d’un superbe vidéoclip de Jacob Mittermaier-Zubeck. R Grunwald a principalement travaillé avec Jill Barber, Donovan Woods et David Myles au cours de la dernière décennie, en plus d’avoir composé la musique de plusieurs films et émissions de télévision. Sur OMA, il s’assume enfin, seul derrière son piano, avec un titre qui évoque sa grand-mère de 96 ans exilée au Chili de sa Pologne natale. C’est inspiré par les œuvres de Chilly Gonzales et Max Richter qu’il a décidé de se lancer dans ce projet audacieux il y a cinq ans. Même si les liens avec le jazz se font naturellement, Grunwald présente plutôt une musique pop instrumentale et minimaliste, dont la mélodie demeure en son centre. C’est une musique généralement lente, qui réussit à nous captiver rapidement malgré une approche quelque peu ardue. Voici donc un disque particulièrement réussi de la part de R Grunwald. (mars 2020)

Vidéoclip : « Determination of the Crossing »

Common Noise / Outside / SIX

½

   

 Ozzy Osbourne – Ordinary Man

Ozzy Osbourne – Ordinary Man

Après 10 ans d’attente, Ozzy Osbourne revient avec un nouvel album studio, son 12e en solo. Il s’agit ici d’un retour aux sources avec des références passablement lourdes grandement influencées par ses années avec Black Sabbath. Il reprend même au début de « Straight to Hell » le Alright Now! entendu en 1971 dans le classique « Sweet Leaf ». Ozzy, qui est malade depuis quelques temps, semble pourtant revigoré sur Ordinary Man qui n’a rien à envier à ses meilleurs enregistrements en carrière dans les années 1980-90. C’est entouré du guitariste et réalisateur Andrew Watt (Post Malone), du bassiste Duff McKagan (Guns N’ Roses) et du batteur Chad Smith (Red Hot Chili Peppers) qu’Ozzy s’éclate littéralement sur ce disque franchement rafraîchissant pour cette légende métal de 71 ans. Il se permet même un duo avec une autre légende, Elton John, pour la ballade de la chanson-titre, une pièce sans personnalité par contre. Il collabore également deux fois avec Post Malone pour l’énergique « It’s a Raid » et « Take What You Want » (mettant aussi en vedette Travis Scott). Il y a bien quelques titres moins efficaces parmi les 11 de l’album, mais il s’agit tout de même de son meilleur disque depuis No More Tears en 1991 grâce à des moments plutôt inspirés. (mars 2020)

Vidéoclips : « Under the Graveyard » - « Straight to Hell »

½

     

 Emie R Roussel Trio – Rythme de passage

Emie R Roussel Trio – Rythme de passage

Le trio jazz souligne son 10e anniversaire avec un nouvel album. Ce cinquième disque arrive après de nombreuses distinctions et tournées à travers le monde (11 pays sur 4 continents). Rythme de passage s’avère plus que jamais une œuvre collective alors que le trio prend toujours les devants sur chacun de ses membres. Même Emie, la leader et pianiste, s’efface quelque peu derrière le jeu d’ensemble en compagnie du contrebassiste et bassiste électrique Nicolas Bédard (qui signe 3 des 8 compositions) et du batteur Dominic Cloutier. Les compositions atmosphériques du trio créent une très belle ambiance pendant toutes les 46 minutes de Rythme de passage. La pièce d’ouverture qui annonce bien la suite, « Yatse Club », est un clin d’œil humoristique à l’accent italien d’un chauffeur de taxi à Turin lorsqu’il prononçait « Jazz Club ». Rythme de passage ne contient que des bons moments et contribuera certainement à renforcer la position du trio parmi la crème du jazz contemporain. (mars 2020)

UNImusiQC / SIX

½

   

 Rosie Valland – Blue

Rosie Valland – Blue

Quatre ans après son premier album, Partir avant, Rosie Valland est de retour sur disque. Maintenant réalisatrice, elle y propose une musique pop aux inspirations des années 1990, sur des airs légers. Le mixage est signé par le renommé Joe Zook (U2, Katy Perry, Weezer, P!nk, Modest Mouse), établi à Los Angeles. On peut entendre deux titres qui avaient déjà vu le jour auparavant : la chanson-titre et l’excellente « Chaos ». Sur Blue, Rosie Valland présente une musique pop élégante, riche et intelligente, pour un album très agréable à écouter. (mars 2020)

Secret City

½

   

 

février :

 

Selena Gomez – Rare

Selena Gomez – Rare

Selena Gomez nous arrive avec son très attendu sixième album, Rare. C’est un disque qui jette un regard sur sa guérison et sa croissance. Elle avoue qu’il s’agit de son enregistrement dont elle est la plus fière à ce jour. Il faut dire que même si Rare est un album de pure musique pop jusqu’à la fin, les textes s’avèrent particulièrement recherchés, ce qui en fait une pop franchement intelligente. L’équipe d’auteurs-compositeurs qui l’entourent y sont assurément pour quelque chose, et le tout bénéficie d’une production de premier plan. Selena réussit toujours à demeurer quelque peu à l’écart de la masse, tout en offrant une musique pop grandement accessible. Avec Rare, elle présente peut-être son meilleur album à ce jour, aussi rafraîchissant que son premier, avec en prime une grande maturité. (chronique principale de février 2020)

Interscope / Universal

½

   

     

Loving – If I Am Only My Thoughts

Loving – If I Am Only My Thoughts

Loving est un groupe de Victoria en Colombie-Britannique qui nous arrive avec son tout premier album, après un mini-album qui avait attiré l’attention. Le trio propose un son folk pop à tendance psychédélique, qui semble tout droit sorti d’un film des années 1960 ou 1970. À différents moments, on reconnaît des influences des Beatles, des Beach Boys et de Simon and Garfunkel. Le groupe nous offre d’excellentes mélodies totalement inoubliables, en plus de créer une atmosphère douce et extrêmement agréable. If I Am Only My Thoughts est en fait un album apaisant qui nous procure un immense sentiment de bien-être. (découverte du mois de février 2020)

Last Gang

½

 

 John Borra – Blue Wine

John Borra – Blue Wine

Après trois albums avec son groupe, Rattlesnake Choir, John Borra présente son premier album solo depuis 2002. Avec Blue Wine, Borra demeure l’une des figures emblématiques de la scène country et folk alternative de Toronto. On y découvre bien sûr une certaine maturité, mais aussi des textes sophistiqués, particulièrement bien fignolés. Il s’est entouré pour l’occasion d’une équipe de musiciens toute étoile incluant Mike Boguski (claviériste de Blue Rodeo) et son collaborateur de longue date, Sam Ferrara. Il a collaboré avec la poète Eva H.D. pour trois chansons : « Machu Picchu », « The Wars » et « Hambre and Dolores ». Borra revisite aussi « Foggy Notion » de Velvet Underground, qui met en vedette Kevin Hearn (Barenaked Ladies). (février 2020)

Cousin Jeb

½

 

 Ludovick Bourgeois – 2

Ludovick Bourgeois – 2

Suite au succès de son premier album, transporté par le succès « Desert Song », Ludovick Bourgeois est de retour sur disque. Le gagnant de La Voix en 2017 propose à nouveau des chansons pop rock grandement accrocheuses, sur mesure pour les radios. Ludovick a encore confié la réalisation à Fred St-Gelais, qui est devenu un collaborateur incontournable pour lui. Ils sont partis ensemble sur un road trip aux États-Unis qui allait inspirer ce deuxième album. Une vingtaine de chansons ont été enregistrées pour finalement en avoir conservé 11, incluant les très personnelles « Que sera ma vie », « Je le ferai » (avec Marc Dupré) et « Le saut de l’ange ». (février 2020)

L-A be / SIX

 

Caveboy – Night in the Park, Kiss in the Dark

Caveboy – Night in the Park, Kiss in the Dark

Caveboy est un trio féminin de Montréal qui nous arrive avec son style lumineux. Elles offrent en effet une musique indie pop particulièrement accrocheuse qui rappelle grandement les années 1980. On peut les comparer à HAIM et Tegan & Sara, mais avec cette dimension ensoleillée qui nous amène tout droit à l’été. Les synthétiseurs des années 1980 sont entrecoupés de guitares énergiques et même de solos. Avec 10 pièces totalisant seulement 33 minutes de musique, il vous sera bien difficile de ne pas vous rendre à la fin, sourire fendu jusqu’aux oreilles. Vous pourriez même avoir un désir incontrôlable de reprendre tout de suite l’écoute à la première piste. Très agréable! (février 2020)

½

 

 

 Les Chercheurs d’Or – Caballero

Les Chercheurs d’Or – Caballero

Le nouveau mini-album des Chercheurs d’Or rappelle les sonorités d’un western moderne, avec un son country-folk énergique. On y trouve quatre chansons et trois pièces instrumentales pour un total de 20 minutes. Les sept pièces bénéficient du talent de Simon Pedneault à la réalisation (Lou-Adriane Cassidy, Gabrielle Shonk, Tire Le Coyote). Caballero est un mini-album concept qui s’écoute d’un trait, une belle façon de souligner 10 ans de carrière… (février 2020)

Super Ranch / SIX

   

 Rose Cousins – Bravado

Rose Cousins – Bravado

L’auteure-compositrice et interprète de l’Île-du-Prince-Édouard nous arrive avec un nouvel album qu’elle a produit et réalisé elle-même. Rose Cousins était entrée en studio dans le but d’enregistrer une chanson avec des musiciens de Toronto qu’elle appréciait, et elle en est ressortie avec tout un album contenant probablement son écriture la plus riche à ce jour. On y découvre un très beau mélange de folk et de rock alternatif, avec de superbes orchestrations. Le thème de la solitude semble récurrent, tant pour ceux qui luttent contre la solitude que ceux qui veulent plus de moments seuls. Bravado nous séduit rapidement par ses atmosphères chaleureuses, bercées par la très belle voix de Rose. (février 2020)

Outside / SIX

½

     

Destroyer – Have We Met

Destroyer – Have We Met

Dan Bejar (alias Destroyer) souligne ses 25 ans de carrière avec un nouvel enregistrement. Il poursuit dans son style indie pop aux mélodies accrocheuses, avec une bonne dose d’électronique. Même si l’ensemble est plutôt mid-tempo, on peut entendre quelques rythmes dansants particulièrement entraînants qui cadreraient plutôt bien dans une liste musicale des années 1980. Il réussit à mélanger habilement des textes comiques ou bizarres avec une musique cool et bien de son époque. Ce génie musical propose encore une fois un album intemporel et incomparable, qui s’écoute très agréablement sur toute sa longueur. Sans égaler le classique Poison Season paru il y a cinq ans, Have We Met plaira assurément aux fans de Destroyer. (février 2020)

Merge

½

 

 

Eminem – Music to be Murdered By

Eminem – Music to be Murdered By

Eminem a surpris tout le monde le 17 janvier avec un nouvel album. Malgré son effet de surprise, Music to be Murdered By est un album touffu et extrêmement complet, avec 20 titres (dont des intros et intermèdes) pour un total de 64 minutes. Le rappeur s’entoure bien évidemment de plusieurs collaborateurs : Ed Sheeran, Juice WRLD, Skylar Grey, Anderson.Paak, et plusieurs autres. On retrouve des textes plutôt sombres, dans la lignée du titre de l’album. Mais la musicalité demeure d’une importance capitale, comme on peut s’en rendre compte avec le premier extrait, « Darkness », et avec « Leaving Heaven » (mettant en vedette Skylar Grey). La production est de premier plan et on y retrouve des éléments intéressants, comme par exemple le scratching pour camoufler des mots politiquement incorrects dans la version propre. « Godzilla » (avec Juice WRLD) possède aussi son moment divertissant avec un record de vitesse pour débiter les textes, un véritable exercice de diction, voire même un tour de force. En somme, Music to be Murdered By s’avère un disque solide avec de nombreux points d’intérêt, sans toutefois réinventer le genre. (février 2020)

Shady / Aftermath / Interscope / Universal

     

 

Halsey – Manic

Halsey – Manic

Ashley Nicolette Frangipane (alias Halsey) nous arrive avec son troisième album à ce jour. La jeune artiste du New Jersey propose un disque pop extrêmement bien fignolé avec Manic. Elle y explore différentes atmosphères avec plusieurs changements d’ambiances, parfois même à l’intérieur d’une même pièce. Elle peut passer de sonorités à la Beatles (« I Hate ») ou à la Avril Lavigne (« 3am ») avec des moments de pop rock contemporain, du country, du hip hop et encore plus. Un mince fil directeur relie habilement l’ensemble pour un disque audacieux mais grandement réussi. Elle peut rejoindre ainsi un vaste auditoire qui découvrira en prime son meilleur album à ce jour. (février 2020)

Vidéoclips : « Without Me » - « You Should Be Sad »

Capitol / Universal

½

     

 

Lynne Hanson – Just Words

Lynne Hanson – Just Words

Pour son nouvel album, la chanteuse folk d’Ottawa propose essentiellement des chansons tristes, mais avec aussi un certain positivisme. Elle traite d’intimidation (la chanson-titre), d’acceptation (« Clean Slate ») et de pardon (« Higher Ground »). Après huit ans de sobriété, Lynne a su chasser ses démons, et ça s’entend plus que jamais sur Just Words qui la montre en pleine confiance. Voici donc un très bon album de folk, mais qui possède aussi ses moments plus country ou rock. (février 2020)

 

 

 Matt Holubowski – Weird Ones

Matt Holubowski – Weird Ones

Suite à son premier album, Solitudes, en 2016, Matt Holubowski a parcouru les scènes du Canada, des États-Unis et de l’Europe. Résultat : Weird Ones a été concocté entre Paris, Cracovie, Banff et Montréal. L’auteur-compositeur et interprète a retrouvé le réalisateur Connor Seidel, même s’il pousse un peu plus loin ses expérimentations sonores, naviguant entre douceur et intensité. Sa base folk emprunte des envolées pop et rock, tout en conservant la mélancolie qui l’habite. Les ambiances demeurent surtout planantes, autour de sa voix si caractéristique. Holubowski aborde pour la première fois le thème de l’amour en puisant dans ses expériences personnelles. À ses musiciens se greffent la violoniste Mélanie Bélair, le corniste Pietro Amato et la chanteuse Claudia Bouvette. (février 2020)

Audiogram

½

   

 Jordane – Les chansons-polaroïd

Jordane – Les chansons-polaroïd

Après avoir terminé la tournée de son premier album, 12 jours, Jordane nous revient avec un mini-album de quatre titres. On y trouve trois chansons folks originales, ainsi qu’une reprise bien personnelle du classique country « Quand le soleil dit bonjour aux montagnes ». Elle est accompagnée pour l’occasion de son collaborateur Clément Desjardins (guitare) et du réalisateur et multi-instrumentiste Jeannot Bournival (Fred Pellerin). (février 2020)

Coin d'table / SIX

 

 Adam Karch – Everything Can Change

Adam Karch – Everything Can Change

Ce cinquième album d’Adam Karch a été enregistré à Montréal et réalisé par Karch lui-même. Il y présente un mélange de performances en solo et en trio avec Richard Deschênes (basse) et Marc-André Drouin (batterie). Il alterne aussi entre compositions originales et reprises de classiques comme « Don’t Think Twice It’s Alright » de Bob Dylan, « After Midnight » de JJ Cale, popularisée par Eric Clapton, ainsi que « Preachin’ Blues » de Robert Johnson. Le Québécois propose à nouveau un superbe amalgame de folk, de blues et de country, pour notre plus grand plaisir. Il s’agit peut-être de son enregistrement le plus solide à ce jour. (février 2020)

Bros / SIX

½

     

 Kid Francescoli – Lovers

Kid Francescoli – Lovers

Kid Francescoli est le projet musical de l’artiste français Mathieu Hocine qui a collaboré avec Julia Minkin depuis 2013. Pour ce troisième album, enregistré chez lui Marseille, Hocine s’entoure de nouvelles voix féminines : Samantha, Sarah Rebecca, Nassee et Alizée (alias iOni). Kid Francescoli propose tout de même à nouveau une musique électro-pop légère et grandement accrocheuse, sur des textes majoritairement en anglais, mais aussi en français et en portugais. Il s’agit d’une musique ensoleillée qui nous accroche rapidement un sourire. Les amateurs du genre en redemanderont… (février 2020)

Yotanka / Audiogram

½

   

Mon Doux Saigneur – Horizon

Mon Doux Saigneur – Horizon

Après quatre extraits radio (« Tempérance », « Mythologie », « Content » et la chanson-titre), Mon Doux Saigneur présente finalement son deuxième album, Horizon. Le quintette, dirigé par l’auteur-compositeur, chanteur, homme-orchestre, coréalisateur et arrangeur Emerik St-Cyr Labbé, revient avec son style unique fusionnant le rock lo-fi, le folk et des bribes de country. Les riffs de guitare demeurent toujours aussi accrocheurs, tout comme les mélodies mémorables, pour une bonne poignée de hits garantis parmi les 12 titres. Voici donc un album très agréable! (février 2020)

Grosse Boîte

½

   

 

 Audrey Ochoa – Frankenhorn

Audrey Ochoa – Frankenhorn

La tromboniste canadienne Audrey Ochoa nous arrive avec un album contenant sept compositions originales, ainsi que la reprise de « Postcards » de Ben Sures. Alors qu’il s’agissait au départ d’un projet de duo avec le pianiste Chris Andrew, Audrey a plutôt décidé de se faire confiance et d’utiliser l’expérience acquise afin d’arranger des sections de cordes avec des cuivres et une section rythmique. Il en résulte un projet ambitieux et riche qui mélange musique de chambre, jazz contemporain et jazz latin. En bout de ligne, Audrey Ochoa réussit à fusionner la tradition et la modernité sur Frankenhorn, avec un jazz contemporain bien ancré dans l’histoire. (février 2020)

Chronograph / SIX

½

     

 Orloge Simard – À chacun son Waterloo

Orloge Simard – À chacun son Waterloo

Depuis 2012, le groupe Orloge Simard ne laisse personne indifférent. Leur côté déjanté en séduit plus d’un, comme ce fut le cas lors de leurs passages aux Francofolies de Montréal et au Festival d’été de Québec. Le groupe du Saguenay dirigé par Olivier Simard revient avec un nouvel album de 11 titres racontant les péripéties de Roxan Puppetville, un personnage culte qui les accompagne depuis longtemps. Orloge Simard demeure cru dans ses propos, avec des grossièretés toujours bien placées. (février 2020)

L-A be / SIX

 

Tame Impala – The Slow Rush

Tame Impala – The Slow Rush

Cinq ans après Currents, qui avait surtout connu du succès grâce à l’enivrante « Let It Happen », Tame Impala présente un nouveau disque. Kevin Parker revient à une musique électro plus expérimentale, mais moins psychédélique. Le seul titre pop digne de « Let It Happen » est « Tomorrow’s Dust ». Sinon le tempo s’avère grandement ralenti par rapport au disque précédent qui comptait des collaborations avec Lady Gaga et Kanye West. Si Tame Impala a atteint les grandes ligues grâce à Currents, on sent que son créateur avait plutôt envie de revenir à la base de la musique électro qui l’intéresse. C’est plutôt réussi, au risque de perdre en route quelques nouveaux fans acquis ces dernières années. Parker demeure un auteur-compositeur de premier plan qui propose une musique hors du commun. The Slow Rush est donc encore une fois une valeur sûre, qui possède en plus l’avantage d’être intéressant sur toute sa longueur contrairement à l’album précédent de Tame Impala. (février 2020)

Island / Universal

½

     

 

 Wilsen – Ruiner

Wilsen – Ruiner

Après un premier album acclamé de la critique en 2017, le trio new yorkais est de retour sur disque. Wilsen a collaboré pour l’occasion avec le réalisateur Andrew Sarlo (Big Thief, Bon Iver). Ruiner est encore une fois dominé par la voix feutrée et timide de Tamsin Wilson qui avoue faire enfin la paix avec sa personnalité introvertie et son monstre intérieur, d’où le titre de l’album. Les guitares occupent tout de même une place de choix avec une belle énergie rock en plusieurs occasions pour venir contraster les moments planants, plus cinématographiques. Voici à nouveau un très bel album de la part de ce talentueux groupe! (février 2020)

Secret City / SIX

½

   

 

 

 

 

       

 

 

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